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Le Centre d’accueil pour migrants : une mise à l’abri provisoire

Par: Danielle Fournier  

Rubrique: L’actu du mois (décembre 2016)

 


Avec quelques jours de retard, dus à l’évacuation du campement de Stalingrad, le Centre humanitaire d’accueil pour migrants a ouvert jeudi 10 novembre à 8 h 30, au 70 boulevard Ney. Visite guidée.


Coincé entre le pé­riphérique, les faisceaux ferroviaires et le boulevard des maré­chaux, le centre d’acceuil offre 400 places, ex­clusi­vement réservées aux hommes seuls. Il est géré par Emmaüs solidarités, qui avait organisé des maraudes juste avant pour prévenir les migrants là où ils se trouvent, dans les rues.
À l’ouverture, une dizaine de personnes seulement attendaient, même si des barrières étaient prêtes depuis plusieurs jours pour endiguer d’importantes files d’attente et les larges trottoirs avaient été recouverts d’énor­mes blocs de pierre anti campement. Sur les grilles décorées de couleurs gaies, Bienvenue est décliné en plusieurs langues.

Dix jours maximum

La première journée a été « fluide ». Mais dès 14 h le deuxième jour, les bénévoles expliquaient à ceux qui faisaient la queue que « pour aujourd’hui, c’est fini, il faudra revenir demain à 8 h ». Au fil des jours la file d’attente s’est faite plus longue. Pour entrer, il faut franchir un portail sécurisé. On accède ensuite à la « bulle », structure gonflable spécialement conçue pour l’accueil des nouveaux venus. Là les migrants sont orientés, c’est-à-dire triés : ne peuvent entrer dans le centre que les hommes majeurs. Les mineurs sont dirigés vers des centres spécifiques ; les familles et les femmes isolées sont « mises à l’abri » en attendant le centre qui leur est réservé à Ivry-sur-Seine, en cours de finition... (Lire la suite dans le numéro de décembre 2016)


Photo : © Jean-Claude N’Diaye