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Extinction des feux au musée du gaz et de l’électricité

Par: Gil Savel  

Rubrique: Goutte d’Or (juillet-août 2018)

 


La "Mémoire de l’électricité, du gaz et de l’éclairage public" (MEGE) ferme ses portes. Elle cherche un lieu pour accueillir ses 2 500 pièces et sa vingtaine d’armoires d’archives.

Six cents visiteurs ont été accueillis en 2017, grâce à une centaine de bénévoles qui se relaient au chevet des archives parisiennes du gaz et de l’électricité. Mais la dernière visite de ce musée insolite et peu connu a eu lieu le 29 mai. Par décision préfectorale, le 29 rue Doudeauville ne peut plus accueillir de public. Et l’association, Mémoire de l’électricité du gaz et de l’éclairage public, qui gérait le lieu est en pourparler avec Enedis pour trouver un nouveau lieu, d’exposition.

L’histoire de ce musée commence en 1972 : Gérard Valentin travaille chez EDF, où il a débuté vingt ans plus tôt. Avec son collègue, Pierre Carrougeaux, ils voient partir du matériel à la benne. Gérard ne se souvient plus trop duquel à présent. Il se rappelle juste de son exclamation : "C’est quand même dommage de foutre ça en l’air !" Alors à deux, ils commencent à l’entreposer dans la sous-station EDF de Ternes. Une trouvaille en appelant une autre, la collecte se poursuit tous azimuts. Compteurs électriques, becs de gaz, transformateurs… La passion de chiner devient quasi obsessionnelle, jusqu’à ce qu’on leur demande de déménager dans un local de Gaz de France (GDF), à côté des Puces de Vanves. (Lire la suite dans le numéro de juillet-août 2018)


Photo : Brigitte Postec