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Quatre candidats en lice pour un futur quartier

Par: Brigitte Batonnier, Florianne Finet  

Rubrique: Simplon (juillet-août 2018)

 


L’ancien dépôt SNCF de La Chapelle, dit site Ordener-Poissonniers, est l’objet d’une opération immobilière visant à la construction de logements, d’équipements et à la création d’espaces verts tout en préservant une partie du patrimoine ferroviaire.

Un projet ambitieux par ses défis techniques, son emplacement stratégique au cœur du 18e, un vaste espace se situant derrière le mur des graffitis de la rue Ordener, ayant accueilli en 2015 et 2016 les bars éphémères Ground Control puis Grand Train. Projet ambitieux aussi du fait des attentes des riverains : on se souvient de l’ardue phase de concertation, close par la réunion apaisée du 1er février 2017 (lire notre numéro de mars 2017). Quinze engagements s’imposaient alors aux maîtres d’ouvrage, la Ville de Paris et la SNEF (Société nationale espaces ferroviaires, société immobilière de la SNCF), s’intégrant au cahier des charges soumis aux opérateurs.

Ceux-ci, les "candidats", selon le jargon urbanistique sont au nombre de quatre : Icade/Habitat et Humanisme, Emerige/OGIC, la Compagnie de Phalsbourg/REI/Hertel et la BNP Paribas/Promice. Ce sont des regroupements aux compétences pluridisciplinaires d’architectes, urbanistes, paysagistes et économistes. Le cahier des charges, appelé "Appel à partenariat d’opérateurs", leur a été remis le 24 mai et ils ont jusqu’au 24 septembre pour remettre leur offre d’aménagement.

L’inclusion du Conservatoire

La longue élaboration (depuis début 2017) de ce document par la maîtrise d’ouvrage est due notamment aux négociations concernant la création d’un Conservatoire de musique, véritable point d’achoppement entre la Maire de Paris et Éric Lejoindre, maire du 18e, défenseur du projet. Finalement un Conservatoire de musique de danse et de théâtre d’une capacité de 1 700 élèves dans le cadre d’un ESECA (équipement spécialisé d’enseignement culturel et artistique) devrait voir le jour et permettre – enfin – de désengorger le Conservatoire de la rue Baudelique qui craque dans ses murs. Mais seulement à une échéance de trois ou quatre ans… (Lire la suite dans le numéro de juillet-août 2018)