[]
.
facebook   twitter

Lydie Quentin, une figure de la Goutte d’Or

Par: Hajer Khader Bizri  

Rubrique: Les Gens (novembre 2018)

 


Les Enfants de la Goutte D’Or, l’association qu’elle dirige, fête Ucette année ses 40 ans.

"Un pilier", "une figure emblématique du quartier", "une femme formidable". Voilà ce qu’évoque le nom de Lydie Quentin. Son parcours aurait pu être un long fleuve tranquille.
Vers l’âge de 20 ans, elle quitte Château-Thierry, sa ville na- tale, et pousse les portes de la maison d’édition Universalis, à Paris. Elle devient commerciale pour les encyclopédies Britannica, une profession raccord avec son goût pour la culture et surtout la lecture, qui l’accompagne depuis l’enfance. Elle s’installe ainsi dans la capitale.
Les années passent, tranquilles. Lydie se plaît à Paris. Elle voyage : Togo, Bénin, Zanzibar, Nordeste brésilien, Tunisie, Côte d’Ivoire, Cap Vert, Maroc... "La vertu d’un voyage, c’est de purger la vie avant de la garnir", comme l’écrivait Nicolas Bouvier. Ses pérégrinations finissent par faire leur effet : à l’approche de la trentaine, elle purge cette vie confortable mais qui "manque de sens". La commerciale veut "une activité plus en accord avec ses valeurs". Son attention se porte sur l’accueil des étrangers. Lydie regarde du côté de l’enseignement du français langue étrangère, jugeant que "les choses ne sont pas bien faites à ce niveau pour l’accueil des immigrés. Banco. Elle prend le risque de l’inconnu, quitte un poste stable qu’elle occupe depuis 13 ans et s’inscrit en DUT carrières sociales, en se disant qu’elle verra bien où cela la mène. L’étudiante cherche un stage et en trouve un dans une association où elle a été bénévole : les Enfants de la Goutte D’Or. (Lire la suite dans le numéro de novembre 2018)