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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Kamel Bourahla fait vivre le cha&#226;bi alg&#233;rien dans la Goutte d'Or</title>
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		<dc:creator>Marion Bernard</dc:creator>



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&lt;p&gt;Po&#232;te prolifique, joueur de mandole &#8211; un cousin plus rude de la mandoline sp&#233;cialement invent&#233; pour le cha&#226;bi, Kamel Bourahla, &#171; Cheikh &#187;, sillonne le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour semer ses po&#232;mes d'exil et soigner les &#226;mes. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; R&#233;fugi&#233; musical &#187;, c'est comme &#231;a que Kamel se d&#233;signe, lui qui a trouv&#233; sa place dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; apr&#232;s avoir grandi en Alg&#233;rie pendant la guerre civile, dans un milieu o&#249; la musique &#233;tait &#171; interdite &#187;. Pour ce mandoliste surdou&#233; en grande partie autodidacte, l'exil en France, c'&#233;tait le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH107/arton1402-1ea0e.jpg?1690641586' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Po&#232;te prolifique, joueur de mandole &#8211; un cousin plus rude de la mandoline sp&#233;cialement invent&#233; pour le cha&#226;bi, Kamel Bourahla, &#171; Cheikh &#187;, sillonne le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour semer ses po&#232;mes d'exil et soigner les &#226;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; R&#233;fugi&#233; musical &#187;, c'est comme &#231;a que Kamel se d&#233;signe, lui qui a trouv&#233; sa place dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; apr&#232;s avoir grandi en Alg&#233;rie pendant la guerre civile, dans un milieu o&#249; la musique &#233;tait &#171; interdite &#187;. Pour ce mandoliste surdou&#233; en grande partie autodidacte, l'exil en France, c'&#233;tait le r&#234;ve de pouvoir cr&#233;er librement et de d&#233;couvrir le conservatoire, les notes, le solf&#232;ge, la formation arabo-andalouse classique. &#171; &lt;i&gt;J'ai atterri dans la Goutte d'Or par hasard, commenc&#233; &#224; fr&#233;quenter les jams, le lien s'est fait naturellement et je n'en suis plus jamais reparti &#8211; m&#234;me dans les moments o&#249; j'ai d&#251; me loger ailleurs, tous les jours je revenais ici, c'est comme un aimant pour moi. La Goutte d'Or c'est comme une famille, ou une religion sp&#233;ciale, o&#249; on m'a dit bienvenue, parce que tous on est de la musique de la rue &#224; la base, et dans la musique populaire cha&#226;bi il y a tout &#8211; du blues, du jazz : l'essentiel, de l'&#226;me&lt;/i&gt; &#187;. Tiphenn Fauchois, coorganisatrice de la &#171; Jam Orchestra &#187; qui anime les jams du bar de l'Omadis tous les jeudis, rue Doudeauville, a souvent &#171; jam&#233; &#187; avec Kamel : &#171; &lt;i&gt;Son instrument est diff&#233;rent, c'est un mandole traditionnel acoustique, mais il arrive &#224; s'adapter &#224; tous les styles, &#231;a donne une couleur, &#231;a se m&#233;lange avec l'afro-jazz, la musique latine...&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tradition ancestrale et libert&#233; populaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Kamel est non seulement un interpr&#232;te patient de la tradition mais aussi un auteur et compositeur habit&#233; par une vision d'avenir &#8211; fait rare dans le cha&#226;bi contemporain. Jaur&#232;s, le g&#233;rant du disquaire Soul Ableta de la rue Marcadet, lors de sa premi&#232;re rencontre avec Kamel &#224; un de ses concerts au bar le 34, a &#233;t&#233; frapp&#233; par les teintes folk et le c&#244;t&#233; &#171; psych&#233;d&#233;lique &#187; envo&#251;tant de sa musique : &#171; &lt;i&gt;c'est devenu rare de voir &#231;a en live dans le quartier, &#224; l'oreille, j'ai saisi tout de suite qu'on n'avait pas juste affaire l&#224; &#224; de la musique orientale classique mais &#224; des arrangements modernes et vivants, travers&#233;s de beaucoup d'influences contemporaines. J'ai vu des habitu&#233;s, plut&#244;t rock d'habitude, se mettre &#224; danser, comme dans une transe&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son secret, c'est ce m&#233;lange exigeant de tradition ancestrale qui puise dans l'art m&#233;di&#233;val et de libert&#233; populaire sauvage de la musique de rue &#8211; m&#233;lange qu'il retrouve, quelque part, dans l'&#226;me du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. D'un c&#244;t&#233; la musique arabo&#173;-andalouse classique rigoureusement structur&#233;e en diff&#233;rentes noubas (Insiraf, Touchia, Enhilab etc) et modes (Sika, Zidane, Jarka... ), savoir-faire exigeant acquis aupr&#232;s de diff&#233;rents ma&#238;tres &#8211; de Cheikh Ali Houche, jusqu'aux grands du cha&#226;bi populaire, Dahmane El Harrachi (Ya Rayah), El Hasnaoui, Amar Ezzahi auxquels&lt;br class='autobr' /&gt;
il ne cesse de rendre hommage dans ses chansons, en passant par les ma&#238;tres des conservatoires de Dijon et Marseille. De l'autre la chanson populaire, h&#233;rit&#233;e de l'&#233;poque de l'Alg&#233;rie coloniale &#8211; Brel, Lili Boniche, Enrico Macias, Reinette L'Oranaise, Brassens, Dalida &#8211; sans oublier le gnawi ou encore le jazz ou le blues des jams du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si son grand-p&#232;re soufi citait par c&#339;ur au quotidien les po&#232;tes maghr&#233;bins des XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cles, tel Ben Msayeb ou Sidi Lakhdar, pas question pourtant pour lui de faire de la musique dans la maison familiale. En autodidacte rebelle, Kamel construit seul son premier instrument vers l'&#226;ge de 9 ans : un bidon d'huile, une planche, des c&#226;bles de frein ; il apprend seul, cherche la musique seul, joue en cachette, reconstruit sans rel&#226;che les instruments que son p&#232;re lui casse et commence &#224; &#233;crire sans arr&#234;t. De l&#224; une libert&#233; farouche et l'habitude de jouer, seul, tout le temps. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour lui, c'est l'exil. &#171; &lt;i&gt;Mon nom, &#8220;Bourahla&#8221; : &#231;a veut dire &#8220;du voyage&#8221; et je suis comme &#231;a, toujours en voyage &#8211; c'est tr&#232;s pr&#233;sent dans mes chansons, l'exil, la valise et l'instrument sur le dos. Quand je marche avec mon mandole dans les rues du quartier, &#231;a me donne une vraie force, un courage, je ne peux pas sortir ou voyager sans lui. C'est plus qu'un ami. C'est quelque chose de moi.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Seul, il d&#233;gage une pr&#233;sence sp&#233;ciale, juste lui et sa voix&lt;/i&gt; &#187;, raconte Ameth Sissoko, musicien-chanteur et programmateur &#224; la ressourcerie du Poulpe, rue d'Oran, qui a souvent invit&#233; Kamel &#224; se produire en concert : &#171; &lt;i&gt;Il d&#233;gage une sagesse sur sc&#232;ne, une politesse, un respect de la sc&#232;ne, de son magnifique instrument, c'est tr&#232;s inspirant.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'harmonie qui apporte la paix&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De son premier ma&#238;tre Cheikh Mouhoub, grand po&#232;te qui a cess&#233; de jouer avec la guerre civile, il d&#233;fend l'id&#233;e que le cha&#226;bi est une vraie m&#233;decine populaire. &#171; &lt;i&gt;C'est dans son style que je joue encore aujourd'hui. Pourtant, jamais il ne m'a enseign&#233; directement l'instrument &#8211; seulement de pr&#233;cieux conseils, d'un seul geste du doigt ou de la main, qu'il fallait savoir saisir en vol... Mais il m'a transmis le cha&#226;bi comme une philosophie. Toujours, il me posait cette question &#224; laquelle je n'arrivais pas &#224; r&#233;pondre : &#8220;Pourquoi veux-tu chanter ?&#8221; La r&#233;ponse qu'il a fini par me donner un jour, c'est qu'un artiste est un m&#233;decin de la soci&#233;t&#233;, si le public &#233;coute, il gu&#233;rit &#8211; c'est &#231;a le cha&#226;bi, c'est social. Par la parole, l'harmonie, &#231;a soigne, &#231;a apporte la paix&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amar Ezzahi, son plus grand mod&#232;le, un vrai sage, ne dit pas autre chose : &#171; &lt;i&gt;avec cette musique, pas besoin de policier ou de gendarme, pas besoin de cam&#233;ras &#8211; par les paroles anciennes, les mots choisis pour gu&#233;rir, on r&#233;sout les conflits, ou trouve des solutions, cette musique elle &#233;tanche la soif, &#224; la fois populaire, modeste et noble, elle &#233;l&#232;ve ceux qui l'&#233;coutent&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout &#231;a qu'on retrouve dans la musique de Kamel, qu'il joue seul ou accompagn&#233; de derbouka, banjo, guitare : l'histoire de l'Andalousie et du Maghreb, la construction rigoureuse des po&#232;mes arabes classiques du Moyen Age, l'exil et la libert&#233; de la musique de rue. Et surtout, le khelwi, &#233;tat de paix spirituelle proche du zen. Prochaine &#233;tape : la recherche de financement pour l'enregistrement d'un album et le projet de jouer dans des salles de concerts intimistes &#224; guichet ferm&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Repousser les exil&#233;s, toujours plus et o&#249; ?</title>
		<link>https://18dumois.info/repousser-les-exiles-toujours-plus-et-ou.html</link>
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		<dc:date>2020-12-04T18:09:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Djillali Bourahla, Marion Bernard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La brutale &#233;vacuation de la place de la R&#233;publique, retransmise par de nombreux m&#233;dias dans le monde, a son prologue dans le nord-est parisien. Une semaine avant, un camp regroupant quelque 3.000 migrants avait &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;, laissant au moins 1.000 d'entre eux sans solution. &lt;br class='autobr' /&gt; Scoop : embarqu&#233;s ou refoul&#233;s au d&#233;but de l'&#233;t&#233; loin de la porte de la Chapelle, les exil&#233;s &#224; la rue n'ont pas disparu. L'intervention polici&#232;re du 17 novembre l'a rappel&#233;, visant &#224; faire dispara&#238;tre le camp (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-chapelle-1129-.html" rel="directory"&gt;La Chapelle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH138/arton1080-53f31.jpg?1690454393' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='138' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La brutale &#233;vacuation de la place de la R&#233;publique, retransmise par de nombreux m&#233;dias dans le monde, a son prologue dans le nord-est parisien. Une semaine avant, un camp regroupant quelque 3.000 migrants avait &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233;, laissant au moins 1.000 d'entre eux sans solution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Scoop&lt;/strong&gt; : embarqu&#233;s ou refoul&#233;s au d&#233;but de l'&#233;t&#233; loin de la porte de la Chapelle, les exil&#233;s &#224; la rue n'ont pas disparu. L'intervention polici&#232;re du 17 novembre l'a rappel&#233;, visant &#224; faire dispara&#238;tre le camp d'infortune majoritairement compos&#233; de r&#233;fugi&#233;s afghans, install&#233; loin de tout &#233;quipement sanitaire sous l'autoroute A1, porte de Paris, au bord du canal Saint-Denis, &#224; deux pas du Stade de France. A quoi riment ces &#233;vacuations ? Pour ceux qui s'y perdent, on a tent&#233; de trouver du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#234;ve europ&#233;en&lt;/strong&gt; : Les cordons de policiers encadrent des files de r&#233;fugi&#233;s avec sur le dos le peu qu'ils ont r&#233;ussi &#224; sauver, l'autoroute ferm&#233;e pour l'occasion ... Des images qui en rappellent d'autres, celles de la guerre, de civils contraints d'abandonner leur maison, marchant vers une destination inconnue. Que peuvent bien penser celles et ceux qui arrivent ici au terme d'un long et dangereux p&#233;riple, contents d'&#234;tre arriv&#233;s vivants, s'imaginant qu'ils peuvent enfin se sentir en s&#233;curit&#233; quelque part ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droits de l'homme&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;i&gt;We are not animals, we are humans&lt;/i&gt; &#187; &#8211; dit un homme aux policiers qui le chassent. Il fait partie de ceux, presque un millier, qui n'ont pas trouv&#233; place dans les bus affr&#233;t&#233;s par la pr&#233;fecture. Toi tu montes, toi non, toi on te prend tes papiers, toi non, toi on te garde, toi on t'expulse. Selon quels crit&#232;res ? Parmi les exil&#233;s rassembl&#233;s ce jour-l&#224;, seuls les deux-tiers ont pu monter dans un bus. Certains seront remis &#224; la rue quelques minutes plus tard, d'autres expuls&#233;s vers le pays qu'ils ont fui, les plus chanceux passeront quelques nuits ou semaines dans un gymnase. Et apr&#232;s ? Ceux qui n'ont pas pu monter ont perdu leur tente et leurs affaires et n'auront pas le temps de souffler ni d'esp&#233;rer autre chose : les policiers les repoussent vers le p&#233;riph&#233;rique puis en sens inverse ; l'ordre a visiblement &#233;t&#233; donn&#233; de les emp&#234;cher de se poser, se reposer, dormir, se rassembler ou s'installer o&#249; que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise &#224; l'abri&lt;/strong&gt; : Un policier donne un coup de pied rageur dans le mat&#233;riel, tentes, couvertures, patiemment rassembl&#233;s par des b&#233;n&#233;voles de l'association Utopia 56 (selon le r&#233;cit de l'un d'entre eux). Peine perdue que ces efforts : un ordre pr&#233;fectoral tombe de plus haut, &#171; pour des raisons sanitaires &#187;, toutes les tentes r&#233;cup&#233;r&#233;es seront d&#233;truites. Lac&#233;rer au couteau, confisquer, d&#233;truire des tentes rel&#232;ve-t-il d'une &#171; mise &#224; l'abri &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Crise sanitaire&lt;/strong&gt; : 3 000 personnes, dont des familles avec enfants, &#171; nass&#233;es &#187; pendant des heures &#224; l'int&#233;rieur d'un cordon policier : ont-elles &#233;t&#233; test&#233;es ? Combien de cas de covid-19 parmi elles ? Quid des distances de s&#233;curit&#233; ? Est-ce pour des raisons sanitaires qu'en pleine &#233;pid&#233;mie, elles avaient &#233;t&#233; refoul&#233;es ici, sans douches, sans toilettes &#8211; contraintes souvent de se laver en puisant l'eau du canal ? Est-ce pour des raisons sanitaires que bon nombre d'entre eux seront laiss&#233;s pour compte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Forces de l'ordre&lt;/strong&gt; : Beaucoup de familles avec enfants &#224; la rue avaient rejoint le camp les jours pr&#233;c&#233;dents l'&#233;vacuation dans l'espoir d'&#234;tre pris en charge. A ces milliers de personnes qui, malgr&#233; la privation de sommeil, attendent dans le calme, esp&#233;rant une solution, des policiers r&#233;pondent par l'utilisation incompr&#233;hensible et gratuite de la force et des armes - gaz lacrymog&#232;nes, grenades de d&#233;sencerclement, coups de matraque. Les jours suivants, ils sillonneront les environs, r&#233;veillant en pleine nuit des r&#233;fugi&#233;s, arr&#234;tant des bus en direction de Paris (bus 153) et faisant descendre arbitrairement toutes celles et ceux qui auraient le faci&#232;s d'un &#171; migrant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Solution&lt;/strong&gt; : Municipalit&#233;, minist&#232;re, pr&#233;fecture : les pouvoirs publics se renvoient la balle. Sur le campement, les associations (Solidarit&#233; migrants Wilson, Utopia 56, la Croix rouge), distribuaient le minimum vital - nourriture, tentes, couvertures, assurant aussi assistance m&#233;dicale et aide administrative. Pourtant, la pr&#233;fecture est intervenue sans concertation pr&#233;alable, emp&#234;chant les associations de faire leur travail. Impr&#233;paration ? Les m&#234;mes sc&#232;nes se r&#233;p&#232;tent pourtant. A un groupe coinc&#233; dans une impasse : &#171; Dispersez-vous avec un ou deux amis maximum &#187;. A des personnes qui n'ont rien, on refuse le &#171; droit &#187; de dormir dehors dans une tente Quechua, alors qu'il fait 5&#176;C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Crise migratoire&lt;/strong&gt; : La majorit&#233; des exil&#233;s pass&#233;s par La Chapelle et Saint-Denis sont finalement retenus en France contre leur volont&#233;. &#171; &lt;i&gt;Moi je veux juste continuer, traverser pour aller en Angleterre&lt;/i&gt; &#187;, nous a confi&#233; Nurla, jeune Afghan crois&#233; sous le pont quelques jours avant l'intervention. S'il y a &#171; crise &#187;, elle est durable, massive ; depuis des d&#233;cennies se multiplient des zones de non-droit, de camps, centres de r&#233;tention, o&#249; naissent, vivent et meurent des millions d'&#171; ind&#233;sirables &#187; internationaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La solidarit&#233; anime les luttes sociales</title>
		<link>https://18dumois.info/la-solidarite-anime-les-luttes-sociales.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion Bernard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Loin des clivages habituels, des citoyens de tous horizons mettent en action, ensemble et sur tous les fronts, leur conscience politique pour tenter de faire barrage aux r&#233;formes anti-sociales en cours. &lt;br class='autobr' /&gt; Vous l'avez forc&#233;ment aper&#231;ue ici ou l&#224;, d&#232;s que l'air vire au rouge : leur banderole est de sortie dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#224; chaque rendez-vous militant, piquets de gr&#232;ves, manifs, rassemblement devant l'h&#244;pital&#8230; D'ailleurs, comme fait expr&#232;s, le logo a un petit air de famille avec &#8230; le coronavirus ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-mobilisation-en-tout-genre-.html" rel="directory"&gt;Mobilisation en tout genre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1046-24ade.png?1690641587' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Loin des clivages habituels, des citoyens de tous horizons mettent en action, ensemble et sur tous les fronts, leur conscience politique pour tenter de faire barrage aux r&#233;formes anti-sociales en cours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous l'avez forc&#233;ment aper&#231;ue ici ou l&#224;, d&#232;s que l'air vire au rouge : leur banderole est de sortie dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#224; chaque rendez-vous militant, piquets de gr&#232;ves, manifs, rassemblement devant l'h&#244;pital&#8230; D'ailleurs, comme fait expr&#232;s, le logo a un petit air de famille avec &#8230; le coronavirus ! Rien &#224; voir pourtant... quoique. Le collectif informel &#171; 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en lutte &#187; ou encore, simplement nomm&#233; &#171; l'Interpro &#187;, s'est form&#233; l'hiver dernier &#224; l'occasion du mouvement social contre la r&#233;forme des retraites. Il a continu&#233; sa route au fil des mobilisations sociales qui ont jalonn&#233; l'ann&#233;e, l'&#233;cole, l'h&#244;pital et la sant&#233; &#8211; avec pour adversaire un autre genre de &#171; virus &#187; : les r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mobilis&#233;s contre les r&#233;formes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qui sont-ils ? Des habitantes et habitants de l'arrondissement issus d'horizons divers, ou qui y travaillent, certains par ailleurs rattach&#233;s &#224; des organisations syndicales ou politiques &#8211; CGT, CNT, Sud &#233;ducation Paris, ATTAC, Cercle Manouchian, France Insoumise, G&#233;n&#233;ration, Parti de gauche, Ensemble, entre autres &#8211; et des &#233;lectrons libres. Leur point commun : avoir envie d'agir au niveau local contre le package de r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales que veut faire passer le gouvernement. Retraites, &#233;ducation, sant&#233;, ch&#244;mage, recherche, le collectif se donne rendez-vous d&#232;s que quelque chose bouge dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, pour voir, cr&#233;er des liens de quartier, une dynamique et des actions communes entre les diff&#233;rents secteurs professionnels, les lieux d'action, les assos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet hiver, ils se sont donn&#233; rendez-vous sur les piquets de gr&#232;ve du d&#233;p&#244;t de bus Belliard, ont discut&#233; avec les conducteurs et machinistes, soutenu leurs actions militantes par leur pr&#233;sence ou en diffusant des tracts. Ils se sont mobilis&#233;s avec (ou en tant que) parents et personnels des &#233;coles en lutte. Ont organis&#233; des d&#233;parts communs pour les manifs depuis le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, s'arrangeant pour garder &#224; tour de r&#244;le les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant le confinement, les r&#233;unions ont continu&#233; en virtuel. D&#233;roul&#233; de banderoles aux fen&#234;tres, participation aux distributions alimentaires des Brigades de solidarit&#233; populaire (lire notre n&#176; 283). Jusqu'aux premi&#232;res manifs de d&#233;sob&#233;issance, malgr&#233; l'interdiction et malgr&#233; les amendes, en soutien &#224; l'h&#244;pital public. &lt;i&gt;&#171; Du fric, du fric, pour l'h&#244;pital public ! &#187;&lt;/i&gt;, invitant les soignants &#224; participer au collectif, &#224; venir aux r&#233;unions, essayant de mobiliser pour les rassemblements devant Bichat, organisant des ateliers de rue de confection de masques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Carnaval des luttes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A chaque sortie de la banderole rouge et noire, de nouveaux habitants prennent contact, rejoignent la troupe. D'autres, plus m&#233;fiants, y compris parmi les gr&#232;vistes, comme &#224; Bichat, se m&#233;fient de ce groupe non identifi&#233; &#8211; avec la peur de la &#171; r&#233;cup&#233;ration politique &#187;. Le collectif d'habitants et travailleurs du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; revendique pourtant son caract&#232;re informel . Pas de ligne univoque, pas de signature collective, pas de repr&#233;sentant. Le but est bien de f&#233;d&#233;rer, de mobiliser largement et de proposer autre chose : des liens de quartier entre les militants antilib&#233;raux du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. AG tous les lundis soirs pour discuter agenda et modes d'action, les locaux varient, parfois pr&#234;t&#233;s par des organisations amies, parfois dans des caf&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au programme de cette rentr&#233;e, organiser un grand carnaval des luttes, avec stands, batucada&#8230; Et la participation aux manifs des 12 et 17 septembre. &lt;i&gt;&#171; Pas de retour &#224; l'anormal ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contact : &lt;a href=&#034;mailto:interpro-paris18@lists.riseup.net&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;interpro-paris18@lists.riseup.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Halte &#233;ph&#233;m&#232;re pour les r&#233;fugi&#233;s du p&#233;riph'</title>
		<link>https://18dumois.info/halte-ephemere-pour-les-refugies-du-periph.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/halte-ephemere-pour-les-refugies-du-periph.html</guid>
		<dc:date>2019-09-01T19:57:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion Bernard</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les villes de Paris et Saint-Denis ont mis en place un accueil de jour pour les personnes migrantes sans domicile. L'activit&#233; dispara&#238;tra avec l'&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Une petite grille ouverte. Des hommes entrent et sortent de cet &#233;ph&#233;m&#232;re centre d'accueil de jour pour migrants, install&#233; pour l'&#233;t&#233; dans des locaux d&#233;saffect&#233;s sous une bretelle du p&#233;riph&#233;rique et de l'A1, presque en face de la tristement c&#233;l&#232;bre &#171; colline du crack &#187;. Pas d'enseigne, c'est le bouche-&#224;-oreilles qui fonctionne. Isaac, r&#233;fugi&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18e-980-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH74/arton839-d63ef.png?1689978792' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='74' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les villes de Paris et Saint-Denis ont mis en place un accueil de jour pour les personnes migrantes sans domicile. L'activit&#233; dispara&#238;tra avec l'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une petite grille ouverte. Des hommes entrent et sortent de cet &#233;ph&#233;m&#232;re centre d'accueil de jour pour migrants, install&#233; pour l'&#233;t&#233; dans des locaux d&#233;saffect&#233;s sous une bretelle du p&#233;riph&#233;rique et de l'A1, presque en face de la tristement c&#233;l&#232;bre &#171; colline du crack &#187;. Pas d'enseigne, c'est le bouche-&#224;-oreilles qui fonctionne. Isaac, r&#233;fugi&#233; s&#233;n&#233;galais qui fait la manche &#224; quelques m&#232;tres, n'&#233;tait m&#234;me pas au courant de l'existence du centre. La &#171; halte &#187;, confi&#233;e pour sa gestion &#224; la Fondation Arm&#233;e du salut, est pourtant ouverte depuis le 28 mai. Elle n'a pas vocation &#224; constituer une r&#233;ponse p&#233;renne et doit fermer le 30 septembre. Apr&#232;s, il faudra trouver un autre lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pondre &#224; l'urgence imm&#233;diate au coup par coup, tout en renvoyant l'&#201;tat &#224; sa responsabilit&#233; d'une r&#233;ponse durable... c'est la ligne fragile que semblent avoir d&#233;cid&#233; de suivre les villes de Paris et Saint-Denis, co-financeurs du projet (budget : 200 000 &#8364;), dans des locaux mis provisoirement &#224; disposition par une entreprise immobili&#232;re (la compagnie de Phalsbourg). On raconte qu'&#224; la place sera construit un h&#244;tel 5 &#233;toiles. En pr&#233;paration des Jeux olympiques ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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