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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>&#224; l'&#233;cole du documentaire, au pied des tours</title>
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		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Depuis septembre, des ateliers de cin&#233;ma documentaire sont ouverts aux apprentis r&#233;alisateurs au centre Paris-Anim Jean-Michel Martial. &lt;br class='autobr' /&gt; Samedi, 18h, la nuit tombe, l'&#233;quipe de tournage rentre d'une s&#233;ance sur le terrain &#224; la porte de La Chapelle. Souleymane, 18 ans, est satisfait de la r&#233;colte d'images du jour : un entretien avec un r&#233;sident du quartier depuis plus de cinquante ans qui a accept&#233; de raconter devant la cam&#233;ra ses transformations telles qu'il les a observ&#233;es. Le jeune homme, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-chapelle-international-1594-.html" rel="directory"&gt;Chapelle international&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH113/img_2473-462e2.jpg?1767714697' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis septembre, des ateliers de cin&#233;ma documentaire sont ouverts aux apprentis r&#233;alisateurs au centre Paris-Anim Jean-Michel Martial.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Samedi, 18h, la nuit tombe, l'&#233;quipe de tournage rentre d'une s&#233;ance sur le terrain &#224; la porte de La Chapelle. Souleymane, 18 ans, est satisfait de la r&#233;colte d'images du jour : un entretien avec un r&#233;sident du quartier depuis plus de cinquante ans qui a accept&#233; de raconter devant la cam&#233;ra ses transformations telles qu'il les a observ&#233;es. Le jeune homme, en premi&#232;re ann&#233;e de licence de cin&#233;ma &#224; Paris-8, a de l'exp&#233;rience dans le tournage de clips musicaux et des r&#233;f&#233;rences du c&#244;t&#233; du cin&#233;ma am&#233;ricain : John Ford, Steven Spielberg... Mais il d&#233;couvre &#224; pr&#233;sent le cin&#233;ma documentaire. &#171; Ils sont forts &#187;, dit-il &#224; propos de Charlie et Sylvain, ses mentors. &#171; En deux s&#233;ances, j'ai beaucoup appris &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Damien Denuet, gestionnaire de l'espace de vie sociale Lab'Chapelle dans le quartier Chapelle International, qui est &#224; l'origine de ce projet. A la recherche d'activit&#233;s collectives et cr&#233;atives pour les jeunes du quartier, il rencontre une r&#233;sidente, Charlie Blanchard, r&#233;alisatrice form&#233;e &#224; l'&#233;cole de Lussas, qui lui propose de monter un atelier de formation au documentaire. La RIVP (R&#233;gie immobili&#232;re de la Ville de Paris), principal bailleur social du quartier et gestionnaire du Lab'Chapelle, accepte de financer le projet. Deux autres documentaristes, Sylvain Arriv&#233; et Bastien Magenties, &#233;galement membres du collectif des Films de la Poire, rejoignent Charlie pour participer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers, ouverts aux jeunes &#226;g&#233;s de 14 &#224; 20 ans, d&#233;marrent en octobre 2025, &#224; un rythme bihebdomadaire. Les trois camarades n'ont pas m&#233;nag&#233; leurs efforts, d'abord pour monter le projet, trouver les financements (ceux de la RIVP et de l'ICF, bailleurs sociaux, sont compl&#233;t&#233;s par des subventions de la Mairie et de la politique de la Ville) et des partenaires locaux ; puis pour attirer des jeunes vers ce projet, faisant du porte &#224; porte dans le quartier pour le faire conna&#238;tre. Si une quinzaine de jeunes a initialement manifest&#233; son int&#233;r&#234;t et le d&#233;sir d'apprendre &#224; utiliser du mat&#233;riel de prise d'images, ils sont moins nombreux &#224; avoir suivi les ateliers avec assiduit&#233;. Charlie et Sylvain ne s'en inqui&#232;tent pas, consid&#233;rant qu'il leur faudra du temps pour d&#233;montrer leur pr&#233;sence r&#233;guli&#232;re, se faire accepter. Certains des jeunes rencontr&#233;s ont manifest&#233; une certaine m&#233;fiance vis-&#224;-vis de cette proposition de documenter leur quotidien. Une rixe ayant &#233;clat&#233; dans le quartier, dans laquelle ont &#233;t&#233; impliqu&#233;s certains participants, a &#233;galement compliqu&#233; le d&#233;marrage du projet.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Libre choix des sujets&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le parti pris des animateurs est de laisser les participants choisir le th&#232;me sur lequel ils souhaitent travailler. Au cours des premi&#232;res s&#233;ances, ils ont commenc&#233; par regarder ensemble une carte du quartier, chacun devant proposer un lieu pour aller filmer. Ensuite, c'est au hasard des rencontres et des impr&#233;vus que se prennent les images. Celles-ci seront visionn&#233;es et discut&#233;es lors de la s&#233;ance suivante. Pour Damien Denuet, ces ateliers peuvent faire na&#238;tre des vocations, donner &#224; des jeunes attir&#233;s par l'image une exp&#233;rience concr&#232;te de r&#233;alisation et leur faire d&#233;couvrir la diversit&#233; des m&#233;tiers existant dans le domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers vont se poursuivre jusqu'au mois de mars. Ensuite, d&#233;butera la phase de montage qui aura lieu &#224; l'&#233;cole normale sociale Torcy, toujours avec les jeunes. L'objectif, pour cette premi&#232;re ann&#233;e, est de monter un premier film, et de trouver un lieu pour le projeter en plein air dans le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rendez-vous au mois de juin, donc, pour une s&#233;ance de cin&#233;ma du r&#233;el, du c&#244;t&#233; de la porte de La Chapelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : D.R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Espoir 18, six jeunes &#224; l'Elys&#233;e</title>
		<link>https://18dumois.info/espoir-18-six-jeunes-a-l-elysee.html</link>
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		<dc:date>2025-02-28T22:07:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cinq jeunes d'Espoir 18 ont &#233;t&#233; convi&#233;s &#224; l'Elys&#233;e pour la remise du prix Ilan Halimi 2025. Une reconnaissance pour le travail de cette association d'&#233;ducation populaire sur les sujets de la&#239;cit&#233; et de lutte contre les discriminations. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Dressez l'oreille, on parle de vous &#187; : l'&#233;crivain Frantz Fanon conseillait ainsi &#224; tous ses lecteurs la vigilance face &#224; l'antis&#233;mitisme, en leur rappelant que cette forme de haine les concerne tous. C'est cette phrase qu'Espoir 18 a choisie comme titre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18e-1518-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L131xH150/espoir18_dr-814c3.jpg?1740782227' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cinq jeunes d'Espoir 18 ont &#233;t&#233; convi&#233;s &#224; l'Elys&#233;e pour la remise du prix Ilan Halimi 2025. Une reconnaissance pour le travail de cette association d'&#233;ducation populaire sur les sujets de la&#239;cit&#233; et de lutte contre les discriminations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Dressez l'oreille, on parle de vous &#187; : l'&#233;crivain Frantz Fanon conseillait ainsi &#224; tous ses lecteurs la vigilance face &#224; l'antis&#233;mitisme, en leur rappelant que cette forme de haine les concerne tous. C'est cette phrase qu'Espoir 18 a choisie comme titre pour son programme d'&#233;ducation et d'actions sur ce sujet. Ateliers vid&#233;o, d&#233;bats, projections de films, visites de lieux de m&#233;moire, l'association multiplie les projets pour amener ses jeunes usagers &#224; s'engager contre les discriminations et les pr&#233;jug&#233;s. Ce travail a &#233;t&#233; r&#233;compens&#233; par le prix Ilan Halimi, cr&#233;&#233; en 2018 par la d&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; la lutte contre le racisme, l'antis&#233;mitisme et la haine anti-LGBT(DILCRAH) dans le cadre du plan national de lutte contre le racisme et l'antis&#233;mitisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 f&#233;vrier dernier, Jad, Maher, El Hadji, Alexandre et Iqbal, accompagn&#233;s de leur encadrant Azzedine Sadji, ont &#233;t&#233; convi&#233;s &#224; l'Elys&#233;e pour recevoir ce prix, qui r&#233;compense en r&#233;alit&#233; le travail d'une cinquantaine de jeunes. Ils se sont &#233;galement rendus sur les lieux du supplice d'Ilan en 2006 pour une c&#233;r&#233;monie d'hommage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un travail au long cours&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela fait maintenant plus de douze ans que l'association travaille sur les sujets de la la&#239;cit&#233;, de la lutte contre le racisme et l'antis&#233;mitisme. Cette t&#226;che indispensable est de plus en plus difficile pour les enseignants du secondaire, comme en t&#233;moignent les chiffres des signalements pour atteinte &#224; la la&#239;cit&#233; dans l'enceinte de l'&#233;cole. On pourrait penser qu'elle l'est encore plus lorsqu'on s'adresse &#224; des jeunes souvent d&#233;scolaris&#233;s et issus de familles en difficult&#233;, comme le sont de nombreux habitu&#233;s d'Espoir 18, depuis sa cr&#233;ation en 2002. &#171; La diff&#233;rence avec l'&#233;cole, c'est que chez nous les jeunes ne sont pas oblig&#233;s de venir &#187;, explique son directeur, J&#233;r&#244;me Disle qui a su observer assez t&#244;t la hausse des pr&#233;jug&#233;s, le raidissement des identit&#233;s et des positions victimaires parmi les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout repose donc sur la confiance cr&#233;&#233;e entre ces jeunes et Espoir 18, gestionnaire des quatre Espaces jeunes du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Et cela fonctionne. R&#233;cemment, deux &#233;v&#233;nements organis&#233;s en janvier sur la la&#239;cit&#233; ont fait salle comble : une rencontre avec un imam (Tarek Oubrou), un rabbin (Yeshaya Dalsace) et un pr&#234;tre (Christian Delorme) et une soir&#233;e sur Charlie Hebdo, avec le dessinateur Riss en invit&#233; de marque.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Provoquer le dialogue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque fois, les jeunes de l'association, entre 15 et 25 ans, r&#233;pondent pr&#233;sents. Si certains montrent des signes d'ennui, d'autres posent des questions, parfois na&#239;ves. Et reviennent le plus souvent celles de jeunes musulmans s'estimant maltrait&#233;s par les lois de la R&#233;publique la&#239;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce sujet, les &#233;changes avec Tarek Oubrou, imam pass&#233; par les Fr&#232;res musulmans, pr&#244;nant &#224; pr&#233;sent une pratique ouverte en plein respect des lois r&#233;publicaines, auront peut-&#234;tre fait bouger des points de vue. Celui-ci, critique des positions rigoristes de certains musulmans, mais aussi d'une partie de la la&#239;cit&#233; r&#233;publicaine actuelle, n'h&#233;site pas &#224; provoquer son auditoire. La rencontre avec Christian Delorme et Yeshaya Dalsace a donn&#233; lieu &#224; de passionnantes discussions sur la spiritualit&#233;. &#192; l'issue de plus de deux heures de d&#233;bat, on voit de nombreux jeunes poursuivre les discussions en petits groupes dans les locaux de l'association, dans une ambiance familiale. Nasra, &#233;tudiante en pu&#233;riculture, confie : &#171; Je ne suis pas d'accord avec les positions de l'imam sur le voile. Mais j'ai trouv&#233; le d&#233;bat int&#233;ressant. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut que saluer le travail patient d'Espoir 18 pour faire advenir ces dialogues qui nourrissent les r&#233;flexions de chacun et visent &#224; faire reculer les pr&#233;jug&#233;s. Son directeur esp&#232;re que ce prix l'aidera &#224; poursuivre ce travail, dans un contexte de r&#233;duction drastique du soutien de l'&#201;tat au secteur associatif, dont l'association, parmi d'autres, a fait les frais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : DR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bernard Massera, la Goutte d'Or au c&#339;ur</title>
		<link>https://18dumois.info/bernard-massera-la-goutte-d-or-au-coeur.html</link>
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		<dc:date>2024-06-01T17:55:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Habitant depuis plus de quarante ans &#224; la Goutte d'Or, Bernard Massera n'a cess&#233; de s'engager pour le quartier et ses habitants et ce sur tous les fronts. &lt;br class='autobr' /&gt; Certains hommes trouvent, en tout lieu o&#249; le hasard les porte, l'occasion d'agir. Rien ne pr&#233;disposait, en apparence, Bernard Massera &#224; atterrir &#224; la Goutte d'Or. Ce natif de Haute-Savoie, ouvrier m&#233;tallo depuis ses 16 ans, a d'abord travaill&#233; en r&#233;gion lyonnaise, puis en Picardie. D&#232;s le d&#233;but de sa carri&#232;re, il accumule une solide (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1454-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH112/johakim-880c0.jpg?1717264950' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Habitant depuis plus de quarante ans &#224; la Goutte d'Or, Bernard Massera n'a cess&#233; de s'engager pour le quartier et ses habitants et ce sur tous les fronts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certains hommes trouvent, en tout lieu o&#249; le hasard les porte, l'occasion d'agir. Rien ne pr&#233;disposait, en apparence, Bernard Massera &#224; atterrir &#224; la Goutte d'Or. Ce natif de Haute-Savoie, ouvrier m&#233;tallo depuis ses 16 ans, a d'abord travaill&#233; en r&#233;gion lyonnaise, puis en Picardie. D&#232;s le d&#233;but de sa carri&#232;re, il accumule une solide exp&#233;rience de lutte syndicale : aux c&#244;t&#233;s des militants de la CFDT et du PSU &#224; Vaise (Rh&#244;ne), &#224; l'occasion de la gr&#232;ve de la Rhodiaceta, puis dans l'Aisne o&#249; il s'engage comme pr&#234;tre ouvrier apr&#232;s son ordination en 1967. A la suite d'un nouveau d&#233;m&#233;nagement dans le Nord, il est identifi&#233; comme meneur syndicaliste et blacklist&#233;. Un responsable d'une entreprise d'int&#233;rim, &#224; qui il demande pourquoi on ne lui a pas propos&#233; un poste ouvert &#224; Amiens, finit par lui avouer qu'avec son parcours syndicaliste et politique il ne faut pas y compter. Contraint de chercher ailleurs, c'est aux usines automobiles Chausson, &#224; Gennevilliers, qu'il parvient &#224; se faire embaucher en 1981. Il se met alors en qu&#234;te d'un logement abordable &#224; Paris, assez proche de la gare pour se rendre &#224; l'usine, et c'est naturellement &#224; la Goutte d'Or qu'il s'installe.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pugnacit&#233; mais sens du compromis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que, tout en faisant les trois-huit chez Chausson, il d&#233;couvre la pr&#233;carit&#233; des immigr&#233;s et ouvriers de son quartier. Pour cet homme qu'aucune injustice ne laisse indiff&#233;rent, il est alors naturel de s'engager sur deux fronts : &#224; l'usine, aux c&#244;t&#233;s des travailleurs, dont les emplois sont bient&#244;t menac&#233;s par les projets de fermeture de Renault et Peugeot ; &#224; la Goutte d'Or, dans l'opposition au projet de r&#233;habilitation de la Mairie. On est en 1983, le maire de Paris Jacques Chirac et son adjoint Alain Jupp&#233; ont r&#233;solu de &#171; &lt;i&gt;nettoyer&lt;/i&gt; &#187; le quartier, en d&#233;truisant les immeubles v&#233;tustes et en faisant expulser leurs occupants. Les solutions de relogement propos&#233;es sont inexistantes, en particulier pour les occupants qui sous-louent des logements indignes &#224; des interm&#233;diaires sans aucun contrat &#224; leur nom. L'approche de la Mairie privil&#233;gie la destruction d'immeubles, par blocs, &#224; la r&#233;novation. Bernard participe alors avec d'autres riverains &#224; la cr&#233;ation de l'association Paris Goutte d'Or, qui se donne pour but de mod&#233;rer les ardeurs r&#233;novatrices de la Mairie et d'imposer des conditions de relogement dignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Michel Neyreneuf, auquel il succ&#233;dera &#224; la t&#234;te de l'association, et d'autres, ils parviennent &#224; imposer &#224; la Mairie de revoir ses plans, gr&#226;ce &#224; leur connaissance du terrain et un travail minutieux aupr&#232;s des familles. &#171; &lt;i&gt;Bernard apportait dans les r&#233;unions avec la Mairie sa pugnacit&#233;, mais aussi son sens du compromis&lt;/i&gt; &#187;, se souvient Michel Neyreneuf, devenu ensuite adjoint &#224; l'urbanisme. L&#224;, comme ailleurs, Bernard a toujours &#233;t&#233; un adepte de cette approche, plut&#244;t que de la lutte frontale. La m&#233;thode fonctionne, puisque le groupe parvient &#224; faire entendre raison &#224; la Mairie de Paris et &#224; obtenir un certain nombre d'am&#233;nagements, tel un centre de sant&#233;. En parall&#232;le, il participe &#224; la cr&#233;ation d'Accueil Goutte d'Or, devenu centre social en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une m&#233;moire de quartier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; 84 ans, celui qui vit toujours dans son appartement de la rue des Chartres, a conserv&#233; un grand attachement pour son quartier et une &#233;nergie tranquille. Il continue &#224; &#339;uvrer pour l'aide aux plus pr&#233;caires, notamment en partageant avec les acteurs associatifs son exp&#233;rience consid&#233;rable de lutte sociale. Actif dans de nombreuses associations (Accueil Goutte d'or, ADOS, Salle Saint-Bruno), on le croise fr&#233;quemment, coiff&#233; d'une gapette, dans les rues du quartier. Pour en savoir plus sur les activit&#233;s de cet homme discret, mieux vaut se tourner vers ceux qui le c&#244;toient. &#171; &lt;i&gt;Il est une m&#233;moire du quartier&lt;/i&gt; &#187;, dit de lui H&#233;l&#232;ne Tavera, de l'association Quartier libre-4C. &#171; &lt;i&gt;Un militant de la premi&#232;re heure, toujours aupr&#232;s des plus faibles. C'est un rep&#232;re pour bon nombre d'entre nous&lt;/i&gt; &#187;, confie celle qui anime avec lui des &#171; &lt;i&gt;conf&#233;rences-visites&lt;/i&gt; &#187; mensuelles du quartier, ax&#233;es sur l'histoire sociale et la vie associative et destin&#233;es notamment aux nouveaux habitants. Au sein du bin&#244;me, il se charge de la partie historique et fait le r&#233;cit de cette identit&#233; ouvri&#232;re et diversifi&#233;e qui s'est forg&#233;e au fil des g&#233;n&#233;rations successives depuis le XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;galement soutenu, depuis sa cr&#233;ation, l'action d'Espoir Goutte d'Or, aujourd'hui au sein d'Aurore, &#224; destination des usagers de drogue. Derri&#232;re son engagement en faveur de l'accueil des usagers dans des salles, on retrouve son sens de l'humanit&#233; et de la solidarit&#233;, ainsi que sa foi dans le dialogue. Il observe que les riverains, inquiets au d&#233;but, ont fini par reconna&#238;tre que l'ouverture de ces salles avait plus apais&#233; les choses que l'inverse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Laisser la place &#224; la rel&#232;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il est souvent sollicit&#233; par les acteurs associatifs du quartier, qui connaissent la valeur de son exp&#233;rience, il veille &#233;galement &#224; laisser la place &#224; la rel&#232;ve. &#171; &lt;i&gt;Les modes d'action &#233;voluent&lt;/i&gt; &#187;, note celui qui voit d'un bon &#339;il le renouvellement des &#233;quipes associatives mais s'inqui&#232;te des &#233;volutions r&#233;centes. &#171; &lt;i&gt;L'engagement associatif comme syndical sont tous deux peu reconnus par le gouvernement. Des associations sont menac&#233;es de disparition en raison de leur action, du fait des d&#233;tournements de la loi de 2021 et de l'application arbitraire faite par les services administratifs du contrat d'engagement r&#233;publicain, d&#233;sormais exig&#233; des associations&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;nonce l'ancien ouvrier m&#233;tallo. C'est pourquoi il soutient la demande de saisine du Haut Conseil &#224; la vie associative sur ce sujet, port&#233;e par plusieurs associations, dont la SSB. Encore un engagement, un combat, parmi une longue liste que plusieurs articles ne suffiraient pas &#224; &#233;voquer. On le devine, tant qu'il y aura des injustices, il n'y aura pas de raison pour lui de s'arr&#234;ter de lutter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fabrique de la Goutte d'Or. Le fil conducteur des couturieurs</title>
		<link>https://18dumois.info/fabrique-de-la-goutte-d-or-le-fil-conducteur-des-couturieurs.html</link>
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		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis dix ans, une coop&#233;rative de couturiers se bat pour vivre et se d&#233;velopper autour d'activit&#233;s et de cr&#233;ations qui d&#233;passent de loin le travail du wax. Un travail entrav&#233; par des probl&#232;mes de r&#233;gularisation des petites mains de cette belle entreprise. &lt;br class='autobr' /&gt; Tulles vaporeux, soieries brod&#233;es et corsets satin&#233;s, saviez-vous qu'&#224; la Goutte d'Or sont confectionn&#233;s certains des costumes de l'Op&#233;ra de Paris ? Quiconque s'est balad&#233; dans le quartier sait qu'on y trouve de nombreux couturiers. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-goutte-d-or-1356-.html" rel="directory"&gt;La Goutte d'Or&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH115/arton1406-84599.jpg?1690850223' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis dix ans, une coop&#233;rative de couturiers se bat pour vivre et se d&#233;velopper autour d'activit&#233;s et de cr&#233;ations qui d&#233;passent de loin le travail du wax. Un travail entrav&#233; par des probl&#232;mes de r&#233;gularisation des petites mains de cette belle entreprise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tulles vaporeux, soieries brod&#233;es et corsets satin&#233;s, saviez-vous qu'&#224; la Goutte d'Or sont confectionn&#233;s certains des costumes de l'Op&#233;ra de Paris ? Quiconque s'est balad&#233; dans le quartier sait qu'on y trouve de nombreux couturiers. Difficile de ne pas remarquer les ateliers qui pars&#232;ment ses rues (il y en aurait plus de 150). Des hommes, souvent originaires d'Afrique de l'Ouest, y travaillent c&#244;te &#224; c&#244;te, dans un espace tr&#232;s r&#233;duit, au milieu de chutes de tissus color&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne soup&#231;onne pas toujours que se trouvent l&#224; de v&#233;ritables talents, capables de travailler pour les clients les plus exigeants et de proposer un savoir-faire rare en France. Une partie de ces couturiers se sont regroup&#233;s en coop&#233;rative, la Fabrique de la Goutte d'Or, avec d'autres artisans et cr&#233;ateurs de mode du quartier, dans le but de d&#233;velopper un &#233;cosyst&#232;me et un p&#244;le d'excellence dans le secteur du v&#234;tement et de la couture haut de gamme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout commence en 2012, avec la cr&#233;ation de l'Association des professionnels de la mode et du design de la Goutte d'Or, qui regroupe des professionnels install&#233;s dans le quartier, notamment rue des Gardes. L'association obtient le label de P&#244;le territorial de coop&#233;ration &#233;conomique (PTCE), un dispositif tout juste cr&#233;&#233; pour favoriser le d&#233;veloppement de projets multi-acteurs dans l'&#233;conomie sociale et solidaire. Ce dispositif permet de cr&#233;er en 2014 la coop&#233;rative, &#224; l'aide d'un financement (190 000 &#8364;) de la Caisse des d&#233;p&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aide &#224; la r&#233;gularisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est de mutualiser un certain nombre d'outils (communication, bureau d'&#233;tude, formation), de favoriser les &#233;changes entre couturiers, et de mieux mettre en valeur les comp&#233;tences de ces ateliers informels. La Mairie soutient le projet, y voyant un moyen d'aider &#224; la r&#233;gularisation de ces travailleurs et de favoriser le dynamisme &#233;conomique du quartier sans passer par une strat&#233;gie d'exclusion ou de r&#233;pression. Ces ateliers informels posent en effet un probl&#232;me ardu aux autorit&#233;s : comment faire appliquer le droit du travail sans pour autant condamner au ch&#244;mage les nombreux travailleurs qui s'y trouvent employ&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour favoriser ces sorties de l'informel, l'association joue un r&#244;le d'accompagnement des couturiers, notamment dans les d&#233;marches administratives (r&#233;gularisation, statut de micro-entrepreneur, assurances). Un statut l&#233;gal est en effet indispensable pour devenir adh&#233;rent de la coop&#233;rative. Cela exclut, de fait, un certain nombre de couturiers du quartier. Ni la coop&#233;rative, ni la Mairie ne peuvent agir sur cette question cruciale, sauf en soutenant les dossiers de r&#233;gularisation d&#233;pos&#233;s en pr&#233;fecture. &#171; &lt;i&gt;C'est un point bloquant&lt;/i&gt; &#187;, reconna&#238;t Juliette Busquet, chef de projet pour l'&#233;quipe de d&#233;veloppement local de la Mairie. &#171; &lt;i&gt;La r&#233;gularisation de ces hommes est souvent longue et difficile&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de t&#226;tonnements, et de d&#233;ficits, la coop&#233;rative semble avoir trouv&#233;, depuis 2019, un mod&#232;le prometteur. Elle regroupe actuellement 16 ateliers coop&#233;rateurs, dont un &#171; atelier partag&#233; &#187; (lire encadr&#233;) et une trentaine de couturiers. L'arriv&#233;e d'une directrice exp&#233;riment&#233;e, Agn&#232;s Etame Yescot, venue du salon Made in France, a apport&#233; du professionnalisme et de nouveaux clients gr&#226;ce &#224; son solide carnet d'adresses. La coop&#233;rative s'est dot&#233;e d'une nouvelle politique tarifaire et d'un atelier propre, rue des Gardes, d&#233;volu aux t&#226;ches mutualis&#233;es : prototypage et patronage. Il emploie actuellement cinq personnes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le soutien constant de la Mairie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon Agn&#232;s Etame Yescot, cet atelier sert aussi de vitrine pour les clients souvent haut de gamme de la coop&#233;rative, peu habitu&#233;s au d&#233;cor des petits ateliers de la Goutte d'Or. &#171; &lt;i&gt;Par rapport aux concurrents, on a une palette beaucoup plus large&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-elle. &#171; &lt;i&gt;On peut tout faire, gr&#226;ce &#224; la diversit&#233; des coop&#233;rateurs. Cette diversit&#233; est une force. Les clients sont souvent des cr&#233;ateurs, qui trouvent avec la coop&#233;&#173;rative une flexibilit&#233; rare, la possibilit&#233; de faire fabriquer des petites s&#233;ries ou des pi&#232;ces uniques&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coop&#233;rative est encore loin de la viabilit&#233; financi&#232;re. Pour l'atteindre, il faudra encore augmenter la base de clients, si possible r&#233;guliers. Il faudrait aussi accro&#238;tre le nombre de coop&#233;rateurs, selon Luc Dognin, maroquinier et membre fondateur de l'association. Il reconna&#238;t que la coop&#233;rative doit sa survie au soutien constant de la Mairie. &#171; &lt;i&gt;C'est un projet qui a du sens dans le contexte &#233;conomique et soci&#233;tal actuel&lt;/i&gt; &#187;, selon Juliette Busquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure des discours consensuels sur les relocalisations et les circuits courts, la Fabrique de la Goutte d'Or devrait avoir tout pour plaire. Mais il reste du chemin &#224; parcourir, tant sur le plan commercial, que sur celui des retomb&#233;es pour le quartier. L'avenir dira si ce pari audacieux sur les mains en or du quartier r&#233;ussira. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Joachim Jarreau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;coliers sans domicile. Des enfants dans l'impasse</title>
		<link>https://18dumois.info/ecoliers-sans-domicile-des-enfants-dans-l-impasse.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les enfants sans logement, ou en h&#233;bergement pr&#233;caire, sont nombreux cet hiver dans les &#233;coles de l'arrondissement. L'h&#233;bergement d'urgence &#233;tant satur&#233;, ces familles ne se voient plus proposer de solution de logement en r&#233;gion parisienne. &lt;br class='autobr' /&gt; Le collectif Une &#233;cole un toit &#8211; Paris 18, qui regroupe des parents d'&#233;l&#232;ves d'une quinzaine d'&#233;tablissements (maternelles et &#233;coles primaires), recensait, &#224; la mi-janvier, trois familles &#224; la rue et six autres dormant dans des b&#226;timents publics, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-solidarite-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L137xH150/arton1393-4ba75.jpg?1690850223' class='spip_logo spip_logo_right' width='137' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les enfants sans logement, ou en h&#233;bergement pr&#233;caire, sont nombreux cet hiver dans les &#233;coles de l'arrondissement. L'h&#233;bergement d'urgence &#233;tant satur&#233;, ces familles ne se voient plus proposer de solution de logement en r&#233;gion parisienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le collectif Une &#233;cole un toit &#8211; Paris 18, qui regroupe des parents d'&#233;l&#232;ves d'une quinzaine d'&#233;tablissements (maternelles et &#233;coles primaires), recensait, &#224; la mi-janvier, trois familles &#224; la rue et six autres dormant dans des b&#226;timents publics, gymnases ou &#233;coles ; tandis que pr&#232;s de 90 autres familles se trouvaient en h&#244;tel social ou en centre d'h&#233;bergement. Au total, ces enfants repr&#233;sentent environ 7 % des effectifs des &#233;coles concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'exemple de deux enfants de l'&#233;cole de la rue Cav&#233;, dont les familles dormaient pour l'une dans une cage d'escalier, pour l'autre dans la gare du Nord. L'affaire a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e en d&#233;cembre dernier. Des parents d'&#233;l&#232;ves avaient alors aid&#233; ces familles &#224; saisir le juge des r&#233;f&#233;r&#233;s pour obtenir un v&#233;ritable toit. Le juge a enjoint la pr&#233;fecture d'h&#233;berger les familles, mais l'&#201;tat a imm&#233;diatement fait appel de cette d&#233;cision, et obtenu gain de cause devant le Conseil d'&#201;tat. Ce qui avait fait grand bruit parmi les associations et dans les m&#233;dias. Si les deux familles sont &#224; pr&#233;sent &#224; l'abri, cette d&#233;cision rend difficile l'utilisation de ces proc&#233;dures en &#171; r&#233;f&#233;r&#233; libert&#233; &#187; par d'autres requ&#233;rants (sauf dans des cas particuliers de vuln&#233;rabilit&#233;), &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des besoins en plus, des places en moins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon Pierre Yvain Arnaud, adjoint (EELV) au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en charge des solidarit&#233;s, la situation est in&#233;dite par son ampleur : &#171; &lt;i&gt;Avant, les cas de familles &#224; la rue &#233;taient vite trait&#233;s : on obtenait des places au bout de deux, trois jours. Depuis cet &#233;t&#233;, on voit les d&#233;lais s'allonger&lt;/i&gt;. &#187; En cause, la diminution des places d'h&#233;bergement d'urgence, de nombreuses places ouvertes pendant la crise Covid ayant &#233;t&#233; depuis soustraites au dispositif. Dans le m&#234;me temps, les besoins ont augment&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Yvain Arnaud assure que la Mairie est tr&#232;s mobilis&#233;e sur le sujet, pour alerter les services de l'&#201;tat (dont c'est la pr&#233;rogative) sur les situations les plus graves, et &#171; harceler &#187; le Samu social pour obtenir des places. La MUS, mission d'urgence sociale, a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e dans ce but. L'adjoint souligne aussi que la concentration de cas dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; s'explique en partie par la politique de la Mairie, qui accepte les inscriptions scolaires d'enfants sans domicile, ce qui ne serait pas le cas dans d'autres arrondissements et communes franciliennes. Sarah Vezzoli, qui coordonne le collectif Une &#233;cole un toit - Paris 18, reconna&#238;t que la Mairie apporte un soutien sur ces dossiers. Elle pointe en revanche un engagement variable des directeurs d'&#233;coles, qui, par ailleurs, sont parfois r&#233;ticents &#224; signaler ces cas et &#224; communiquer des informations aux parents d'&#233;l&#232;ves. Souvent, les parents d&#233;couvrent par hasard des situations qui durent depuis des semaines.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des orientations d&#233;stabilisantes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces familles, en g&#233;n&#233;ral &#233;trang&#232;res et parfois en situation irr&#233;guli&#232;re, se voient d&#233;sormais proposer syst&#233;matiquement des h&#233;bergements en dehors de l'Ile-de-France, souvent tr&#232;s loin, et avec un d&#233;lai minimal pour se d&#233;cider : les bus partent le soir m&#234;me pour &#233;vacuer les gymnases et les informations fournies sur la destination pr&#233;cise et sur ce qui attend les familles sur place, sont minimales. Le collectif d&#233;nonce des orientations qui ne tiennent aucun compte de la situation scolaire des enfants, alors que leur int&#233;gration dans une classe est un &#233;l&#233;ment crucial de leur d&#233;veloppement. En cas de refus de la solution propos&#233;e, les familles se voient priv&#233;es de l'acc&#232;s aux h&#233;bergements du Samu social. Si l'orientation en province se justifie, dans un contexte de saturation de l'h&#233;bergement parisien et francilien, la m&#233;thode interroge. M. Arnaud souligne &#233;galement l'importance du suivi social d&#233;ploy&#233; autour de ces familles dans l'arrondissement et doute que les familles trouvent le m&#234;me soutien dans leurs nouvelles communes d'accueil. On touche l&#224; &#224; l'absence de coordination entre Ville et Etat, dont les familles font les frais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Campements : le cycle infernal</title>
		<link>https://18dumois.info/campements-le-cycle-infernal.html</link>
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		<dc:date>2022-12-31T14:54:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Juste avant No&#235;l et alors que Paris subissait des temp&#233;ratures n&#233;gatives, les exil&#233;s qui cherchaient refuge sous le m&#233;tro a&#233;rien ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s vers des h&#233;bergements temporaires. &lt;br class='autobr' /&gt; Le campement situ&#233; sous le m&#233;tro au pied de la station Stalingrad (lire notre num&#233;ro 310) a enfin &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;. Le 16 d&#233;cembre, 771 personnes ont &#233;t&#233; mises &#224; l'abri, parmi lesquelles des femmes et des enfants, en majorit&#233; des Afghans. La situation humanitaire y &#233;tait devenue d&#233;sastreuse, plusieurs centaines de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1333-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Juste avant No&#235;l et alors que Paris subissait des temp&#233;ratures n&#233;gatives, les exil&#233;s qui cherchaient refuge sous le m&#233;tro a&#233;rien ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s vers des h&#233;bergements temporaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le campement situ&#233; sous le m&#233;tro au pied de la station Stalingrad (lire notre num&#233;ro 310) a enfin &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;. Le 16 d&#233;cembre, 771 personnes ont &#233;t&#233; mises &#224; l'abri, parmi lesquelles des femmes et des enfants, en majorit&#233; des Afghans. La situation humanitaire y &#233;tait devenue d&#233;sastreuse, plusieurs centaines de personnes survivant dans un froid glacial, dans des conditions sanitaires fortement d&#233;grad&#233;es, propices aux &#233;pid&#233;mies. Depuis le d&#233;but du mois de d&#233;cembre, les feux allum&#233;s par les migrants pour r&#233;sister au froid repr&#233;sentaient un danger permanent. Les &#233;lus locaux demandaient depuis plusieurs semaines une mise &#224; l'abri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la pr&#233;fecture ait pu laisser la situation se d&#233;grader &#224; ce point, avant de se r&#233;soudre &#224; une mise &#224; l'abri que tous savaient in&#233;vitable, interroge, tant sur le but recherch&#233; que sur le peu de cas fait des quartiers concern&#233;s. Selon les associations pr&#233;sentes sur ces campements, telles que Utopia 56, l'objectif serait de rendre les conditions d'accueil les plus inhumaines possibles, dans le but de d&#233;courager la venue de ces personnes en France.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un nouveau centre d'accueil ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A la suite de l'&#233;vacuation, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a annonc&#233; avoir propos&#233; &#224; l'Etat de r&#233;unir associations et riverains, pour r&#233;fl&#233;chir &#224; un dispositif d'accueil temporaire qui serait situ&#233; sur le site de la promenade urbaine, sous le m&#233;tro a&#233;rien. Recr&#233;er un tel centre semble en effet la seule solution pour faire face &#224; la recrudescence des arriv&#233;es dans la capitale, cr&#233;er les conditions d'un accueil digne des primo-arrivants et faciliter une orientation vers des dispositifs adapt&#233;s. La Mairie appelle depuis longtemps &#224; la r&#233;ouverture d'un tel lieu, tandis que l'&#201;tat s'y est jusqu'ici oppos&#233;. Pour autant, l'id&#233;e d'installer dans un quartier d&#233;j&#224; tr&#232;s &#233;prouv&#233; par ces campements r&#233;currents surprend. L'exposition au bruit et &#224; la circulation pourrait &#233;galement ne pas &#234;tre propice aux conditions de calme requises pour le bon fonctionnement d'un centre de ce type. Plusieurs associations de riverains ont d&#233;j&#224; exprim&#233; leur opposition &#224; cette id&#233;e. Rendez-vous le 12 janvier, pour en savoir plus sur ce projet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'h&#233;bergement d'urgence sous tension</title>
		<link>https://18dumois.info/l-hebergement-d-urgence-sous-tension.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/l-hebergement-d-urgence-sous-tension.html</guid>
		<dc:date>2022-12-31T14:53:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;M&#234;me si le gouvernement a renonc&#233; &#224; diminuer directement le nombre de places pour h&#233;berger les personnes sans-abri, trop d'entre elles sont &#224; la rue cet hiver, alors que le plan logement n'est pas suffisamment d&#233;ploy&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Comme ailleurs en France, la situation de l'h&#233;bergement d'urgence &#224; Paris inqui&#232;te en ce d&#233;but d'hiver. Au 115 (le num&#233;ro d'urgence pour les personnes &#224; la rue, op&#233;r&#233; par le Samu social de Paris), on compte 13 000 appels par jour (provenant de 1 500 num&#233;ros diff&#233;rents qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1333-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me si le gouvernement a renonc&#233; &#224; diminuer directement le nombre de places pour h&#233;berger les personnes sans-abri, trop d'entre elles sont &#224; la rue cet hiver, alors que le plan logement n'est pas suffisamment d&#233;ploy&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme ailleurs en France, la situation de l'h&#233;bergement d'urgence &#224; Paris inqui&#232;te en ce d&#233;but d'hiver. Au 115 (le num&#233;ro d'urgence pour les personnes &#224; la rue, op&#233;r&#233; par le Samu social de Paris), on compte 13 000 appels par jour (provenant de 1 500 num&#233;ros diff&#233;rents qui r&#233;p&#232;tent souvent leur sollicitation), et autour de 900 personnes qui, chaque nuit, n'obtiennent pas d'h&#233;bergement suite &#224; un appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement a finalement renonc&#233; &#224; supprimer 7000 places d'h&#233;bergement d'urgence en 2023, sous la pression des associations, unanimes contre ce projet, la situation du secteur reste tendue. En cause, une augmentation des besoins, la pr&#233;carit&#233; n'ayant pas reflu&#233; autant qu'escompt&#233;, avec la fin de la crise sanitaire. En 2020 et 2021, l'&#201;tat, qui a la comp&#233;tence sur l'h&#233;bergement d'urgence, avait fortement augment&#233; le nombre de places, notamment via le conventionnement de nombreux h&#244;tels, un effort salu&#233; alors par les acteurs du secteur. Cela avait permis de r&#233;duire significativement la tension sur le dispositif, r&#233;duisant les d&#233;lais pour l'orientation des demandes au 115. Les d&#233;comptes r&#233;alis&#233;s dans le cadre de la Nuit de la Solidarit&#233;, en janvier chaque ann&#233;e, avaient par exemple montr&#233; une baisse nette du nombre de personnes sans abri &#224; Paris en 2021 puis 2022. Avec la fin de la crise Covid, l'Etat a, depuis le printemps 2022, commenc&#233; &#224; supprimer une partie de ces places, consid&#233;rant que la situation d'urgence &#233;tait termin&#233;e. La pr&#233;carit&#233;, elle, ne semble pourtant pas avoir diminu&#233; autant que pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De moins en moins de places en h&#244;tel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A ces suppressions de places s'ajoutent les difficult&#233;s &#224; maintenir les places existantes, dans un contexte o&#249; une grande partie de l'h&#233;bergement d'urgence repose sur de &#171; l'intercalaire &#187;, c'est-&#224;-dire des places en h&#244;tel ou dans des b&#226;timents disponibles provisoirement. Les associations gestionnaires de centres d'h&#233;bergement, telles que le groupe SOS, op&#233;rateur de plusieurs centres dans l'arrondissement, disent rencontrer des difficult&#233;s pour trouver des lieux o&#249; ouvrir des places, qui sont pourtant financ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les &#233;lus locaux alertent depuis des semaines sur la situation, l'Etat semble ne se r&#233;soudre &#224; agir qu'avec r&#233;ticence. Le gouvernement consid&#232;re en effet que la solution au mal logement doit passer par le plan logement, qui vise &#224; favoriser l'acc&#232;s au logement p&#233;renne. Pour Pierre Yvain Arnaud, adjoint (EELV) au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en charge des solidarit&#233;s et de l'h&#233;bergement d'urgence, les moyens consacr&#233;s &#224; ce plan n'ont pas &#233;t&#233; suffisants, jusqu'&#224; maintenant, pour permettre d'enclencher une r&#233;duction de ceux de l'h&#233;bergement d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, les professionnels du secteur semblent unanimes pour r&#233;clamer de parer d'abord au plus urgent. L'&#233;lu rappelle que l'arrondissement prend d&#233;j&#224; une part importante dans l'h&#233;bergement d'urgence &#224; Paris (avec plus de 5000 places), et regrette que d'autres arrondissements ne fassent pas autant d'efforts. Le d&#233;clenchement du plan grand froid, le 12 d&#233;cembre, devrait permettre l'ouverture de places suppl&#233;mentaires, notamment dans des gymnases, et de r&#233;duire un peu la pression. Mais les &#233;lus de la majorit&#233; municipale affirment que cela ne suffit pas, et r&#233;clament la r&#233;quisition de b&#226;timents vides.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mise &#224; l'abri des migrants : on n'y croit plus</title>
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		<dc:date>2022-12-03T17:01:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s une accalmie durant la crise sanitaire, les campements de personnes exil&#233;es sont de retour dans le nord-est parisien, assortis du cycle d&#233;sormais familier : &#233;vacuation, mise &#224; l'abri, reformation d'un camp. En arri&#232;re plan, le gouvernement diminue pourtant le nombre de places en h&#233;bergement d'urgence. &lt;br class='autobr' /&gt; C'&#233;tait la 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; op&#233;ration de &#171; mise &#224; l'abri &#187;, selon la pr&#233;fecture. Le 17 novembre, une op&#233;ration d'&#233;vacuation du campement situ&#233; sous le m&#233;tro a&#233;rien pr&#232;s de la station La Chapelle, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1324-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH93/arton1363-d152e.jpg?1690850224' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une accalmie durant la crise sanitaire, les campements de personnes exil&#233;es sont de retour dans le nord-est parisien, assortis du cycle d&#233;sormais familier : &#233;vacuation, mise &#224; l'abri, reformation d'un camp. En arri&#232;re plan, le gouvernement diminue pourtant le nombre de places en h&#233;bergement d'urgence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait la 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; op&#233;ration de &#171; mise &#224; l'abri &#187;, selon la pr&#233;fecture. Le 17 novembre, une op&#233;ration d'&#233;vacuation du campement situ&#233; sous le m&#233;tro a&#233;rien pr&#232;s de la station La Chapelle, coordonn&#233;e par la pr&#233;fecture de r&#233;gion, a abouti &#224; la mise &#224; l'abri de 956 personnes (selon la pr&#233;fecture), r&#233;parties dans des centres d'h&#233;bergement, en Ile-de-France et en province. Depuis le mois de septembre, un campement s'y &#233;tait en effet form&#233; tr&#232;s rapidement. En quelques semaines, plusieurs centaines de migrants, en majorit&#233; afghans, pour la plupart tout juste arriv&#233;s en France, s'&#233;taient install&#233;s l&#224; pour dormir, dans des conditions d'hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233; d&#233;plorables. Une &#233;pid&#233;mie de gale s'&#233;tait notamment propag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une situation trop famili&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re &#233;vacuation, le 27 octobre, s'&#233;tait av&#233;r&#233;e sous-dimensionn&#233;e : 650 personnes mises &#224; l'abri, mais plus de 400 personnes rest&#233;es sur le carreau. Apr&#232;s plusieurs jours de flottement, durant lesquels la police a bloqu&#233; l'acc&#232;s au site, for&#231;ant les personnes &#224; dormir sur le trottoir, autour du square Louise de Marillac, la pr&#233;fecture s'est r&#233;sign&#233;e &#224; la formation d'un nouveau camp au m&#234;me endroit. L'op&#233;ration du 17 novembre a &#233;t&#233; mieux dimensionn&#233;e ; m&#234;me s'il semble probable qu'un autre campement se reforme prochainement. Un peu plus loin, pr&#232;s du m&#233;tro Stalingrad, un autre campement subsiste depuis des mois, sur le site du jardin des Fermiers g&#233;n&#233;reux (lire encadr&#233; ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est tristement famili&#232;re pour de nombreux r&#233;sidents de l'arrondissement qui, depuis 2015, ont assist&#233; au m&#234;me cycle : des campements se forment autour de Stalingrad et La Chapelle. La situation devient rapidement hors de contr&#244;le, avec l'augmentation de la population et les conditions sanitaires qui se d&#233;gradent. La Mairie en appelle &#224; l'Etat pour proc&#233;der &#224; l'&#233;vacuation et &#224; des relogements, tandis que des associations, et souvent de simples citoyens b&#233;n&#233;voles, interviennent sur les campements pour apporter le minimum : nourriture, soins, aide aux d&#233;marches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une accalmie pendant la crise sanitaire, les arriv&#233;es sont reparties &#224; la hausse, et ces nouveaux campements mettent en lumi&#232;re l'insuffisance du dispositif d'accueil et d'h&#233;bergement d'urgence. Selon un sch&#233;ma familier, les pouvoirs publics se renvoient la responsabilit&#233; de la situation : la Mairie souligne que l'h&#233;bergement d'urgence et l'accueil des demandeurs d'asile rel&#232;vent de l'&#201;tat ; tandis que la pr&#233;fecture rappelle proc&#233;der &#224; des mises &#224; l'abri fr&#233;quentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si chacun des acteurs publics affiche sa mobilisation, cela ne r&#233;pond pas &#224; la question que peut se poser chaque riverain et citoyen : pourquoi est-il acceptable que des centaines de personnes passent plusieurs semaines dehors dans ces conditions ? Pourquoi est-ce tol&#233;r&#233; pour ces personnes-l&#224;, dans ce quartier l&#224; ? Pour les associations engag&#233;es dans l'accueil des personnes exil&#233;es, comme Utopia 56, l'exemple de la crise ukrainienne d&#233;montre une in&#233;galit&#233; de traitement entre exil&#233;s (lire notre n&#176; 303), et la mauvaise foi des autorit&#233;s concernant les capacit&#233;s d'accueil, puisque des places d'h&#233;bergement temporaire ont bien &#233;t&#233; trouv&#233;es, dans l'urgence, pour faire face &#224; l'afflux en provenance d'Ukraine (plus de 100 000 r&#233;fugi&#233;s depuis le mois de mars).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des droits difficiles &#224; mettre en &#339;uvre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La plupart des personnes pr&#233;sentes sur les campements de La Chapelle &#233;taient des demandeurs d'asile, selon les associations. Ils doivent donc, en principe, &#234;tre pris en charge d&#232;s leur demande d&#233;pos&#233;e. Mais le simple d&#233;p&#244;t d'une demande d'asile prend souvent plusieurs semaines, du fait de l'engorgement du syst&#232;me. En 2021, l'&#201;tat a cr&#233;&#233; un nouveau sch&#233;ma national d'accueil des primo-arrivants, avec de nouveaux centres d'accueil et d'examen des situations (CAES), cens&#233;s jouer le r&#244;le de &#171; sas &#187;, pour l'orientation vers des centres d'h&#233;bergement p&#233;renne, en fonction des situations. Force est de constater que ce nouveau dispositif ne suffit pas, puisque l'accueil se fait &#171; par le trottoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La persistance de ces campements, sur lesquels de nombreuses personnes ne restent que quelques jours, semble d&#233;montrer la n&#233;cessit&#233; d'un dispositif d'accueil transitoire dans la capitale. Selon Ian Brossat, adjoint (PCF) au logement &#224; la maire de Paris, l'exp&#233;rience du centre de la porte de La Chapelle, la fameuse bulle, qui avait &#233;t&#233; con&#231;u pr&#233;cis&#233;ment pour cela, &#224; l'initiative de la ville, en 2016, n'est pas pr&#232;s de se reproduire, le gouvernement y &#233;tant oppos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Brossat fait valoir que la ville va au-del&#224; de ses comp&#233;tences pour trouver des places d'h&#233;bergement d'urgence, en centres d'accueil provisoires et dans des gymnases r&#233;quisitionn&#233;s. Il regrette que le gouvernement ait supprim&#233; en 2022 7 000 places d'h&#233;bergement d'urgence &#224; l'&#233;chelle nationale, cr&#233;&#233;es pendant la crise sanitaire [la suppression de 7000 places suppl&#233;mentaires en 2023 a &#233;t&#233; retir&#233;e du projet de loi de finance, &#224; la suite de l'opposition de nombreuses associations du secteur]. Du c&#244;t&#233; de la pr&#233;fecture, on communique sur la &#171; mobilisation permanente pour accompagner les personnes les plus pr&#233;caires &#187;. Mais les policiers pr&#233;sents lors de l'&#233;vacuation &#224; La Chapelle se disaient r&#233;sign&#233;s au cycle des &#233;vacuations, comme si ces campements &#233;taient in&#233;vitables. En r&#233;alit&#233;, on peut douter d'une v&#233;ritable volont&#233; politique de mettre fin &#224; ce cycle. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Joaquim Jarreau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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