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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Cit&#233; Bl&#233;mont, une architecture &#224; l'&#233;preuve du temps</title>
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		<dc:date>2023-02-05T16:35:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manon Kraemer</dc:creator>



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&lt;p&gt;La cit&#233; Bl&#233;mont, aujourd'hui g&#233;r&#233;e par Paris Habitat, est l'un des nombreux ensemble de logements sociaux que compte le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Relativement &#233;pargn&#233;e par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, elle est le vestige de la politique hygi&#233;niste mise en place par la Mairie de Paris au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt; A quelques centaines de m&#232;tres de la place de la mairie, en remontant la rue du Poteau, le badaud s'&#233;tonnera de voir surgir, &#224; l'abri des klaxons et du tumulte citadin, un ensemble (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1343-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1394-c788d.jpg?1692500178' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La cit&#233; Bl&#233;mont, aujourd'hui g&#233;r&#233;e par Paris Habitat, est l'un des nombreux ensemble de logements sociaux que compte le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Relativement &#233;pargn&#233;e par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, elle est le vestige de la politique hygi&#233;niste mise en place par la Mairie de Paris au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quelques centaines de m&#232;tres de la place de la mairie, en remontant la rue du Poteau, le badaud s'&#233;tonnera de voir surgir, &#224; l'abri des klaxons et du tumulte citadin, un ensemble d'immeubles tout de rouge v&#234;tus. S'il choisit de serrer &#224; droite et d'emprunter la rue Emile Bl&#233;mont, il pourra alors contempler les nombreux &#233;l&#233;ments d'inspiration Art D&#233;co qui ornent les fa&#231;ades, des fen&#234;tres horizontales en saillie qui reposent sur des consoles de ciment, des petits balcons individuels en demi-cercle. Un &#339;il aguerri remarquera peut-&#234;tre m&#234;me leurs nombreux motifs, ici des petits carr&#233;s de fa&#239;ence encadrant les loges des gardiens, l&#224; une alternance des couleurs ou de l'&#233;paisseur des briques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers immeubles sortent de terre en f&#233;vrier 1929, courant des num&#233;ros 2 &#224; 8 de l'actuelle rue Andr&#233; Messager. Deux ann&#233;es plus tard, les num&#233;ros 9 et 10 de la m&#234;me rue sont &#233;rig&#233;s et ce n'est qu'en 1933 que la construction de la cit&#233; s'ach&#232;ve. Le mat&#233;riau choisi est la brique, con&#231;ue &#224; partir d'argile ponctionn&#233;e directement sur les bords de Seine et dont la cuisson est r&#233;alis&#233;e dans l'une des briqueteries de la capitale. Mais pour v&#233;ritablement comprendre son architecture si particuli&#232;re, il faut se plonger dans les archives et ressortir les livres d'histoire !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Au commencement &#233;taient les chevaux et l'insalubrit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant le commencement des premiers travaux, ce terrain de trois hectares abritait l'un des d&#233;p&#244;ts de la CGV (Compagnie g&#233;n&#233;rale des voitures) mais aussi un ensemble de logements &#171; insalubres &#187;, dans lesquels habitaient quelque 2 750 Parisiens. Cr&#233;e en 1885, la CGV est l'une des trois entreprises parisiennes de location de fiacres, &#224; la course comme &#224; l'heure. Au plus fort de son activit&#233;, le d&#233;p&#244;t sur le site Bl&#233;mont accueille autour de cinq cents chevaux, qui y sont soign&#233;s et nourris. Les voitures y sont &#233;galement entrepos&#233;es. La soci&#233;t&#233; d&#233;cide de miser sur la motorisation et abandonne son activit&#233; hippomobile pour installer ses ateliers de remisage d'automobiles &#224; Aubervilliers. L'acte de vente &#224; la Ville de Paris est alors sign&#233; en mai 1922, d'apr&#232;s les archives qu'a pu se procurer Fanny Gibert, membre de l'association du Petit Ney qui propose des balades historiques du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. L'entrep&#244;t est ras&#233; peu de temps apr&#232;s et la construction de la premi&#232;re tranche de logements d&#233;bute !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux habitations insalubres, &#171; &lt;i&gt;leur destruction est plus longue car la Mairie rencontre une forte r&#233;sistance des populations habitant sur le site&lt;/i&gt; &#187; pr&#233;cise Fanny Gibert. Le d&#233;but des travaux se situe autour de l'ann&#233;e 1929, date &#224; laquelle sont ouvertes les rues Emile Bl&#233;mont et Andr&#233; Messager, rempla&#231;ant les trois impasses qui traversaient l'&#238;lot insalubre. Appel&#233;es impasse &#171; du Mont Viso &#187;, &#171; des Deux Fr&#232;res &#187; et &#171; Kroumir &#187;, cette derni&#232;re laisse &#224; penser que l'&#238;lot h&#233;bergeait entre autre une population issue de l'immigration, la Kroumirie d&#233;signant la r&#233;gion frontali&#232;re entre l'Alg&#233;rie et la Tunisie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La petite histoire dans la grande&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au tournant du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les logements existants peinent &#224; accueillir l'ensemble des travailleurs venus des campagnes chercher du travail dans les industries qui se d&#233;veloppent dans la capitale. Si la classe ouvri&#232;re trouve &#224; se loger, cela se fait bien souvent dans des logements de fortune aux conditions sanitaires d&#233;plorables. Dix-sept &#171; &#238;lots insalubres &#187; sont ainsi recens&#233;s sur le territoire de la capitale dans lesquels des cas de maladies infectieuses sont rapport&#233;s. Alors que les ravages caus&#233;s par le chol&#233;ra en 1854 sont encore dans tous les esprits, les sp&#233;cialistes tendent &#224; associer le d&#233;veloppement de bact&#233;ries mortelles &#224; une trop forte densit&#233; de population et &#224; un manque de ventilation et d'ensoleillement des logements, souvent d&#251; &#224; l'&#233;troitesse des voies qui les desservent. La production/r&#233;alisation d'un habitat &#171; sain &#187;, selon le vocable d'usage, permet de pr&#233;venir la survenue d'&#233;pid&#233;mies et de traiter les &#171; d&#233;viances &#187; de la classe populaire, comme l'alcoolisme et les &#233;pisodes insurrectionnels. L'urbanisme hygi&#233;niste est n&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'alors la construction des logements sociaux reposait sur des initiatives priv&#233;es, via des soci&#233;t&#233;s philanthropiques, comme la fondation Rothschild, &#224; qui l'on doit aussi le num&#233;ro 177 de la rue de Belleville dans le 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. En 1922, l'Etat fran&#231;ais pose les jalons d'une politique publique d'envergure avec la loi Bonnevay qui cr&#233;e les Offices publics d'habitations &#224; bon march&#233; et publie les premiers cahiers des charges des logements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois types d'habitations sont construites dont le confort varie en fonction du public vis&#233; : les HBMO &#171; &#224; confort r&#233;duit &#187; pour les ouvriers, les HBMA &#171; am&#233;lior&#233;es &#187; pour les employ&#233;s et enfin les Immeubles &#224; loyers moyens (ILM), sorte de haut de gamme du logement social. Ces &#233;tablissements publics autonomes se voient accorder des pr&#234;ts &#224; taux tr&#232;s bas par la Caisse de d&#233;p&#244;t. Le d&#233;clenchement de la Premi&#232;re Guerre mondiale interrompt le programme, qui est repris et acc&#233;l&#233;r&#233; par la loi Loucheur de 1928, pr&#233;voyant l'&#233;dification de 200 000 HBM sur l'ensemble du territoire fran&#231;ais, financ&#233;e par l'Etat &#224; hauteur de 90 %.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les habitations &#224; bon march&#233;, une r&#233;volution urbanistique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les habitations &#224; bon march&#233;, c'&#233;tait r&#233;volutionnaire pour l'&#233;poque !&lt;/i&gt; &#187; souligne Mohaman Haman, architecte et urbaniste exer&#231;ant dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement depuis une trentaine d'ann&#233;es, une synth&#232;se entre le souci de la rentabilit&#233;, la r&#233;f&#233;rence aux codes haussmanniens et les pr&#233;ceptes hygi&#233;nistes. Construits sur une base de b&#233;ton et de pierre calcaire poreuse afin d'&#233;viter les remont&#233;es d'humidit&#233;, les HBM s'&#233;l&#232;vent sur un maximum de sept &#233;tages pour assurer un ensoleillement convenable des appartements, le dernier &#233;tant en g&#233;n&#233;ral am&#233;nag&#233; en atelier d'artiste. Quand cela est possible, ils sont traversants, pour garantir une ventilation naturelle et leurs fen&#234;tres sont orient&#233;es au sud. Leur organisation se fait en &#238;lot autour d'une cour int&#233;rieure, dont le nettoyage est facilit&#233; par une arriv&#233;e d'eau directement pr&#233;lev&#233;e dans la Seine. Des espaces r&#233;cr&#233;atifs peuvent ainsi &#234;tre am&#233;nag&#233;s, &#224; l'abri &#171; des contacts malsains et souvent dangereux de la rue 1 &#187;, et le contr&#244;le des all&#233;es et venues par le concierge, facilit&#233; ! Le d&#233;veloppement d'une vie communautaire y est souvent favoris&#233;, par la cr&#233;ation de services communs comme des bains-douches, des buanderies et parfois m&#234;me des &#233;coles au sein des cit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des logements tr&#232;s modernes donc, mais qui, faute parfois de moyens suffisants, ne mettent pas compl&#232;tement fin &#224; une certaine pr&#233;carit&#233; de l'habitat. Si &#224; partir des ann&#233;es 1930 chaque appartement doit &#234;tre &#233;quip&#233; de sanitaires, il faudra attendre la Palulos (Prime &#224; l'am&#233;lioration des logements &#224; usage locatif et &#224; occupation sociale) en 1988 pour que les travaux commencent &#224; Bl&#233;mont. L'am&#233;nagement du coin douche se fait en rognant sur la cuisine, et le r&#233;sultat est parfois moins bon que les constructions artisanales des habitants ! La mise en place d'un chauffage central date &#233;galement de cette &#233;poque, les familles utilisant jusque-l&#224; des po&#234;les &#224; charbon, pour lesquels avaient &#233;t&#233; install&#233;s des conduits d'&#233;vacuation de la fum&#233;e. La fin de la concentration des populations aussi devra attendre. Les appartements, 815 au total, dont la surface n'exc&#232;de pas 45 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; abritent souvent des familles nombreuses, et toute la fratrie doit dormir dans une m&#234;me petite chambre de dix m&#232;tres carr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A Bl&#233;mont, on ne fait pas qu'y habiter, on y vit !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le plus grand changement qu'a connu la cit&#233; est s&#251;rement &#224; chercher aux rez-de-chauss&#233;e, o&#249; &#233;taient install&#233;s, jusqu'au d&#233;but de notre si&#232;cle, de nombreux commerces de proximit&#233;, qui ont aujourd'hui laiss&#233; place &#224; des disquaires et labels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rue Andr&#233; Messager est inaugur&#233; en 1929 le premier atelier de fabrication fran&#231;ais de yaourts de l'entreprise Danone, &#224; l'&#233;poque vendus comme un m&#233;dicament en pharmacie. Fort de son succ&#232;s commercial, la compagnie d&#233;localise son atelier en 1932, celui-ci &#233;tant devenu trop exigu pour r&#233;pondre &#224; la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En remontant, &#224; l'angle de la rue Letort, on pouvait faire ses emplettes dans la premi&#232;re &#233;picerie en libre-service de France, inaugur&#233;e en 1948 par la famille des commerces Goulet-Turpin. Une des premi&#232;res habitantes de la cit&#233;, Gis&#232;le2, dont le t&#233;moignage a &#233;t&#233; recueilli par l'&#233;quipe du Petit Ney raconte : &#171; &lt;i&gt;Les filles de l'&#233;picier surveillaient les clients de pr&#232;s pour qu'il n'y ait pas de vol ! &lt;/i&gt; &#187; Si l'&#233;picerie suscite la curiosit&#233; des riverains &#224; son ouverture, ceux-ci finissent par lui pr&#233;f&#233;rer les &#233;piceries classiques du quartier car &#171; &lt;i&gt;&#231;a avait beau ne pas &#234;tre en libre-service, au moins on nous y faisait cr&#233;dit&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tournant des ann&#233;es 2000 est marqu&#233; par la crise de l'industrie musicale et, sous l'impulsion de la Mairie, la gestion des locaux est progressivement accord&#233;e au Mila, association de soutien &#224; la fili&#232;re musicale. Ce dispositif doit &#233;galement permettre de &#171; &lt;i&gt;redynamiser le quartier en attirant diff&#233;rentes associations&lt;/i&gt; &#187; explique le cabinet du maire actuel du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, contact&#233; par t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;l&#233;ment embl&#233;matique de la vie de la cit&#233;, c'est sa placette, rebaptis&#233;e ironiquement &#171; Bl&#233;mont plage &#187; par les habitants au moment de l'accession aux cong&#233;s pay&#233;s en 1936. &#171; &lt;i&gt;On y passait nos &#233;t&#233;s quand on &#233;tait gamins. On jouait au ballon et, quand le laitier arrivait pour faire sa distribution, on se pr&#233;cipitait pour monter &#224; l'arri&#232;re. &#199;a nous permettait de faire un petit tour de quartier !&lt;/i&gt; &#187; se rappelle Gis&#232;le. Aujourd'hui encore elle accueille les matchs de foot des enfants du quartier, surtout depuis sa pi&#233;tonisation compl&#232;te en 2019. Beaucoup de choses peuvent changer en un si&#232;cle, mais certainement pas le plaisir, quand on est bambin, de courir derri&#232;re un ballon ! &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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