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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Farida Yahmi, la m&#244;me de la Goutte d'Or</title>
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		<dc:creator>Jean Serillin</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s le pr&#234;t-&#224;-porter, Farida Yahmi a rencontr&#233; le succ&#232;s en revisitant la cuisine alg&#233;rienne dans son quartier de c&#339;ur. &#201;paul&#233;e par ses neveux, cette autodidacte est &#224; la t&#234;te de plusieurs restaurants dans l'arrondissement. &lt;br class='autobr' /&gt; Au journal on m'avait pr&#233;venu : &#171; Attention Farida, elle n'est pas facile ! &#187; Nacer, son neveu qui tient le Mah-Boules de la rue de Jessaint, m'avait pr&#233;cis&#233; : &#171; Parler d'elle, les interviews, ce n'est pas son truc, elle est r&#233;serv&#233;e si c'est trop formel. &#187; Mais pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1584-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/_n8c1610nb-cb841.jpg?1764352752' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le pr&#234;t-&#224;-porter, Farida Yahmi a rencontr&#233; le succ&#232;s en revisitant la cuisine alg&#233;rienne dans son quartier de c&#339;ur. &#201;paul&#233;e par ses neveux, cette autodidacte est &#224; la t&#234;te de plusieurs restaurants dans l'arrondissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au journal on m'avait pr&#233;venu : &#171; Attention Farida, elle n'est pas facile ! &#187; Nacer, son neveu qui tient le Mah-Boules de la rue de Jessaint, m'avait pr&#233;cis&#233; : &#171; Parler d'elle, les interviews, ce n'est pas son truc, elle est r&#233;serv&#233;e si c'est trop formel. &#187; Mais pour Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois, elle a dit oui. C'est donc au 9 rue Cav&#233;, dans son nouveau restaurant Fabrick Sister, que Farida Yahmi nous re&#231;oit, affable et d&#233;contract&#233;e. Le Soleil d'Oran &#233;tait &#171; un vieux caf&#233; boui-boui o&#249; il n'y avait que des hommes qui jouaient aux cartes &#187;. D&#233;sormais le lieu est clair, flambant neuf. Une phrase surplombe le comptoir face &#224; nous : &#171; La table rassemble ceux que le monde s&#233;pare. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jolie fresque murale illustre sur un fond vert de forts symboles alg&#233;riens et oranais : caf&#233; Aoued, Disco Maghreb avec Cheb Hasni, le chanteur Ahmed Wahby, un footballeur de l'ASCO, des bouteilles de Gazouz, une jeune femme en djellaba et baskets, un passeport alg&#233;rien avec les lettres OQTF, des impacts de balles. Soit l'histoire d'un peuple qui se soul&#232;ve pour la libert&#233;. Toute une identit&#233; et une fiert&#233; que la cr&#233;atrice du lieu partage sa cuisine authentique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#171; Fabrick &#187; de famille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Farida est connue de tous dans le quartier, dont elle est une m&#233;moire vivante. Elle pourrait en refaire l'historique et m&#233;riterait une attention particuli&#232;re sur ce qu'il y aurait &#224; faire pour l'am&#233;liorer, et pas seulement en mati&#232;re de commerce. &#171; Je suis une fille de la Goutte d'Or depuis mes 6 ans, explique-t-elle. Mon p&#232;re tenait un bar au 43 rue Myrha, &#224; la place de l'actuelle librairie La R&#233;guli&#232;re. &#187; Le square L&#233;on n'&#233;tait alors qu'un terrain vague surnomm&#233; &#171; le d&#233;mol &#187;. &#171; Il y avait une vraie mixit&#233; de toutes les origines, des Juifs, des Portugais, des Italiens, se souvient-elle. Nous, les Maghr&#233;bins, &#233;tions m&#234;me en minorit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant elle-m&#234;me activement particip&#233; &#224; la transformation du quartier, nul besoin de lui demander si elle y est attach&#233;e. D'&#233;vidence, l'&#233;nergie qu'elle a mise &#224; cr&#233;er des cantines familiales attirantes en r&#233;novant de fond en comble d'anciens commerces saute aux yeux. Aujourd'hui la Fabrick de la rue Myrha et celle de la rue Ordener sont parmi les adresses les plus appr&#233;ci&#233;es. L'accueil chaleureux, les d&#233;cos soign&#233;es et la qualit&#233; des plats traduisent l'exigence de Farida. On y mange ou emporte de bons bricks, des galettes alg&#233;riennes g&#233;n&#233;reuses et go&#251;teuses, du couscous, des tajines originaux, des &#171; cazdals &#187; chauds, des chorbas. &#171; C'est de la street food, mais pas du fast food &#187;, revendique celle qui est &#233;galement &#224; la t&#234;te de deux bars-restaurants atypiques, les Mah-Boules rue de Jessaint et les Mah-Boules 2, r&#233;cemment ouvert &#224; Chapelle International, compl&#233;tant cette success story familiale. &#171; Sans mes neveux Nacer et Salem, je n'aurais pas pu continuer &#187;, confie celle qui s'est construite toute seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en 1967 &#224; Azazga, &#224; une trentaine de kilom&#232;tres de Tizi Ouzou &#8211; sur la route de la Kabylie &#8211; , Farida est la sixi&#232;me d'une fratrie de huit enfants. &#192; 5 ans, avec sa m&#232;re, ses fr&#232;res et s&#339;urs, ils rejoignent &#224; Paris le patriarche de la famille, Mohand. La famille vit alors rue du Nord, dans un petit appartement d'une vingtaine de m&#232;tres carr&#233;s. Apr&#232;s avoir fait ses classes dans son arrondissement d'adoption, elle file au coll&#232;ge puis au lyc&#233;e Jacques Decour dans le 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, avant d'arr&#234;ter les cours en seconde. La suite ? &#171; J'ai travaill&#233; t&#244;t, un temps dans le pr&#234;t-&#224;-porter, puis j'ai tenu des boutiques jusqu'&#224; 28 ans. J'aidais mon p&#232;re aussi dans son caf&#233;. Je me suis tourn&#233;e vers la restauration parce que j'aimais &#231;a. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un mod&#232;le de r&#233;ussite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sa premi&#232;re affaire sera la M&#244;me, qu'elle ouvre gr&#226;ce &#224; l'aide financi&#232;re de sa famille : &#171; Je voulais un lieu ouvert &#224; tout le monde avec de la mixit&#233;. Mais aussi un caf&#233; o&#249; les femmes puissent venir car moi, j'&#233;tais oblig&#233;e d'aller aux Abbesses pour boire un verre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En six mois, le d&#233;fi se transforme en succ&#232;s, faisant de la M&#244;me une r&#233;f&#233;rence o&#249;, laisse-t-elle entendre, on aimait sans doute aussi son caract&#232;re. &#171; En fait, la M&#244;me, ce n'&#233;tait pas pour Piaf... c'&#233;tait moi &#187;, confie Farida. Avec l'envie de changer et de cr&#233;er, elle vend et ouvre les Planches de Doudeauville, puis le Mistral gagnant qu'elle garde sept ans, et qui reste avec LE M&#244;me (masculinis&#233; !) d'en face deux bonnes terrasses pris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les difficult&#233;s d'entreprendre &#224; la Goutte d'Or, Farida exprime une fatigue. Elle s'enflamme en &#233;num&#233;rant les contr&#244;les r&#233;p&#233;t&#233;s et les menaces de lourde amende pour un simple d&#233;faut d'affichage. Si elle trouve normal qu'il y ait des contr&#244;les d'hygi&#232;ne, des r&#232;gles de voirie, elle consid&#232;re qu'on ne la laisse pas travailler tranquillement. &#171; Derni&#232;rement, on m'a reproch&#233; un vestiaire mal plac&#233;. &#192; c&#244;t&#233; de &#231;a, il y a des &#233;tablissements qui ne devraient m&#234;me pas &#234;tre ouverts tellement ils sont sales et les rideaux baiss&#233;s &#187;, s'agace celle dont les restaurants sont ouverts et accessibles &#224; tous les publics, d'o&#249; ce sentiment d'injustice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les politiques, Farida n'a pas non plus sa langue dans la poche, elle qui ne comprend pas pourquoi la Mairie n'aide pas plus les jeunes &#224; ouvrir des commerces et pourquoi les loyers sont aussi chers. &#171; Je n'ai plus confiance en eux, avoue-t-elle. Ils me connaissent tous et reviennent tous vers moi quand les &#233;lections approchent. Franchement, j'ai h&#226;te que &#231;a change. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et apr&#232;s ? &#171; Aujourd'hui, mon v&#339;u, c'est de ne plus rester ici, tranche-t-elle. Je vous donne la primeur, on va aller s'installer dans le sud, sur la C&#244;te d'Azur &#187;. Pour alterner les saisons ou d&#233;finitivement ? Elle ne le dit pas vraiment. De toute fa&#231;on, Farida indique qu'aujourd'hui ce sont Nacer et Salem qui ont pris le relais, avec Samy. Nulle inqui&#233;tude dans la voix, juste le constat rassurant que l'entreprise familiale Yahmi perdure. &#171; Elle a tout fait toute seule, en autodidacte, personne ne l'a aid&#233;e, affirme un de ses neveux. Tout est parti d'elle. Elle m'a mis le pied &#224; l'&#233;trier et m'a tout appris. &#187; Un mod&#232;le de r&#233;ussite pour ses neveux, conscients de ce qu'ils lui doivent. Et de ce que la Goutte d'Or lui doit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Mestra J&#244;-Agn&#232;s, la dame de la capoeira</title>
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		<dc:creator>Jean Serillin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis trente-deux ans, &#224; travers son association Capoeira Viola, Agn&#232;s Brocardi-Alv&#232;s essaime ses valeurs humanistes et sportives dans tout l'arrondissement. Elle en est une figure incontournable et indissociable. &lt;br class='autobr' /&gt; Vous avez forc&#233;ment crois&#233; mestra J&#244;-Agn&#232;s dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, arc sur le dos - le berimbau - pantalon de capoeira - l'abad&#225; - aux couleurs de son groupe, accompagn&#233;e d'une troupe d'enfants, d'adolescents et d'adultes. Celle que les habitants nomment &#171; La dame de la capoeira &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH112/img_6108-4b69d.jpg?1746383372' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis trente-deux ans, &#224; travers son association Capoeira Viola, Agn&#232;s Brocardi-Alv&#232;s essaime ses valeurs humanistes et sportives dans tout l'arrondissement. Elle en est une figure incontournable et indissociable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous avez forc&#233;ment crois&#233; mestra J&#244;-Agn&#232;s dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, arc sur le dos - le berimbau - pantalon de capoeira - l'abad&#225; - aux couleurs de son groupe, accompagn&#233;e d'une troupe d'enfants, d'adolescents et d'adultes. Celle que les habitants nomment &#171; La dame de la capoeira &#187; commence par une esquive. &#171; Non je n'ai pas envie de parler de moi, avoue-t-elle. Je veux parler de l'association, de Capoeira Viola. &#187; Quoi de plus naturel finalement pour une ma&#238;tre de capoeira ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous tournerons donc autour de la capoeira, y reviendront toujours, puisque c'est elle qui fait ce qu'est Agn&#232;s Brocardi-Alv&#232;s aujourd'hui. Elle est au c&#339;ur de son &#234;tre, de son action sociale et de sa transmission. Ce sera la seule fa&#231;on d'esquisser le portrait de cette combattante, dont l'&#233;nergie communicative et les discours engag&#233;s ponctuent des cours qui font bien transpirer. &#171; La capoeira, c'est exceptionnel, c'est un syncr&#233;tisme. C'est plus qu'un art martial, c'est une forme qui se transforme en art, explique-t-elle. Je me consid&#232;re comme une &#8220;arthl&#232;te&#8221;, ou une &#8220;athliste&#8221;. Mon projet &#224; l'origine, ce sont des r&#234;ves, des id&#233;es et des r&#233;alisations. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une flamme toujours intacte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers quelques rares confidences, on imagine ais&#233;ment cette jeune fille, n&#233;e en 1963, sensibilis&#233;e t&#244;t &#224; l'injustice et au militantisme. Un esprit de libert&#233; des ann&#233;es 70, des &#233;tudes de sociologie &#224; Nanterre et l'&#233;veil &#224; des exp&#233;riences d'enseignement parall&#232;le comme le lyc&#233;e autog&#233;r&#233; de Marly-le-Roy auront probablement forg&#233; une conscience du collectif et de l'engagement sur le terrain. Qui va trouver &#233;cho dans les terres du Nordeste, lors d'un voyage initiatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette province du Br&#233;sil qu'elle va s'initier &#224; la capoeira, fusionner ses id&#233;es par le corps et l'esprit, et probablement rencontrer son compagnon Meroh Alv&#232;s, artiste musicien de talent et complice de toujours. &#171; Au Br&#233;sil, j'ai d&#233;couvert la capoeira dans un contexte militant, se souvient-elle. C'est un outil social qui cr&#233;e du lien car il accueille tout le monde et on n'a besoin de rien pour la pratiquer. L&#224;-bas, j'ai trouv&#233; une flamme qui ne s'est jamais &#233;teinte. &#187; En 1993, elle cr&#233;e donc son association Capoeira Viola. Pourquoi dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ? &#171; Parce que c'est l&#224; o&#249; le logement &#233;tait le moins cher et c'est l&#224; o&#249; l'on trouve la mixit&#233;, le vivre-ensemble, la combativit&#233; et la tol&#233;rance. &#187; La coh&#233;sion humaine issue de cet art martial d&#233;guis&#233; en danse, son pouvoir sensoriel et originel, se retrouve donc en h&#233;ritage au c&#339;ur de l'action &#233;ducative et culturelle de mestra J&#244;-Agn&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Capoeira Viola ce sont des cours dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, mais aussi dans le 91, le 93, le 78, des spectacles de danse, des ateliers de chant, de musique ou d'acrobatie. Sans oublier des voyages organis&#233;s au Br&#233;sil et au Portugal et surtout l'existence d'une &#171; capoeirath&#232;que &#187;, un lieu unique de documentation qu'elle a d&#233;velopp&#233; rue Tcha&#239;kovski. Si l'association n'&#233;chappe pas aux difficult&#233;s conjoncturelles du monde associatif, sa force ne faiblit pas. Elle continue d'imprimer un impact social sur la population locale. Elle a form&#233;, accompagn&#233; et vu grandir des milliers de capoeiristes et dispens&#233; autant de cours dans tous les gymnases et les &#233;coles du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, de la porte de La Chapelle aux Abbesses en passant par Pajol et Marcadet. Mestra J&#244;-Agn&#232;s et son groupe de capoeiristes, c'est aussi une pr&#233;sence ind&#233;fectible aux f&#234;tes de quartiers et aux festivals, dont le sien &#8211; &#201;mergence capoeira &#8211; qui ambiancera fin juin les ar&#232;nes de Montmartre. Combien de d&#233;monstrations de rue acrobatiques ont enthousiasm&#233; le public, les passants et les touristes ? Quelle place, jardin ou square n'a pas eu droit &#224; sa roda (le cercle o&#249; s'affrontent deux joueurs, entre danse et art martial) dirig&#233;e par la mestra au son de chants br&#233;siliens ancestraux ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; la place de l'autre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme tous les deux ans, un batizado (bapt&#234;me en VF) se d&#233;roulera au gymnase Micheline Ostermeyer, avec une grande roda festive le 31 mai, o&#249; seront convi&#233;s d'autres capoeiristes amis venus du Br&#233;sil, du grand Paris et d'ailleurs. Ce sera une nouvelle occasion pour mestra J&#244; de nommer malicieusement ses jeunes &#233;l&#232;ves de leur nom de capoeiriste, de d&#233;livrer une premi&#232;re corde et de faire monter en grade les plus avanc&#233;s, tous impatients de surprendre leur adversaire, d'&#233;prouver et de partager leur style de jeu et leur progression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intrins&#232;quement et de fa&#231;on beaucoup plus &#233;vidente pour les pratiquants, la capoeira diffuse sa spiritualit&#233; et ses origines afro-br&#233;siliennes. &#171; Le regard de la capoeira, c'est le regard de l'opprim&#233;, c'est pouvoir se mettre &#224; la place de l'autre &#187;, explique celle qui a publi&#233; en 2001 une th&#232;se intitul&#233;e &#171; Africanit&#233; et brasilianit&#233; de la capoeira : vers une pratique transversale &#187;. Ainsi depuis des si&#232;cles, cet art martial mixe, dans l'&#233;change et la confrontation avec un adversaire-partenaire, des valeurs de respect, d'inclusion, de solidarit&#233; avec la ruse et la malice, l'improvisation, la r&#233;bellion, la libert&#233; et l'effort&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mestra J&#244;-Agn&#232;s est investie de ce magma et ne cesse de porter et de transmettre ce message de tol&#233;rance en luttant contre le racisme. &#171; Pour moi, J&#244; c'est la joie, la lutte, les couleurs, l'&#233;nergie, les clashs et la motivation, s'extasie Nathalie, une fid&#232;le depuis 1995 devenue amie. Ma rencontre avec elle m'a amen&#233;e &#224; d&#233;couvrir le Br&#233;sil et &#224; me reconvertir professionnellement en 1998. Je me suis engag&#233;e et &#233;panouie en tant qu'&#233;ducatrice de rue durant neuf ans dans un quartier du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &#187; D&#8216;autres encore, comme certaines seniors du cours de d&#233;tente corporelle, disent qu'elles voient maintenant le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; diff&#233;remment, au point de s'y attacher &#224; leur tour. Comme quoi, mestra J&#244;-Agn&#232;s et sa capoeira changent bien des regards, y compris sur notre arrondissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LA CHAPELLE : ALERTE, OEUVRE D'ART EN P&#201;RIL</title>
		<link>https://18dumois.info/la-chapelle-alerte-oeuvre-d-art-en-peril.html</link>
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		<dc:date>2025-01-31T21:28:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Serillin, Maxime Renaudet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'oeuvre du mosa&#239;ste et sculpteur Charles Gianferrari est menac&#233;e par des futurs immeubles de la ZAC Chapelle Charbon. Alors que le petit-fils de l'artiste et un groupement de locataires ont propos&#233; des solutions alternatives, les discussions avec l'am&#233;nageur et la Ville sont au point mort. &lt;br class='autobr' /&gt; En partie camoufl&#233;e par des arbustes qui ont pris leurs aises, la mosa&#239;que de Charles Gianferrari est toujours l&#224;. Elle a &#233;t&#233; install&#233;e en 1987 sur le sol de la rue Jean Cottin et sur une sculpture en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-evangile-.html" rel="directory"&gt;Evangile&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH97/img_5911-10e85.jpg?1738360190' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'oeuvre du mosa&#239;ste et sculpteur Charles Gianferrari est menac&#233;e par des futurs immeubles de la ZAC Chapelle Charbon. Alors que le petit-fils de l'artiste et un groupement de locataires ont propos&#233; des solutions alternatives, les discussions avec l'am&#233;nageur et la Ville sont au point mort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En partie camoufl&#233;e par des arbustes qui ont pris leurs aises, la mosa&#239;que de Charles Gianferrari est toujours l&#224;. Elle a &#233;t&#233; install&#233;e en 1987 sur le sol de la rue Jean Cottin et sur une sculpture en b&#233;ton int&#233;grant terre cuite et &#233;maux. En haut de cette derni&#232;re, qui forme un mur transformant la rue en impasse, tr&#244;nent des pierres semi-pr&#233;cieuses quasi intactes. On ne peut pas en dire autant du calepinage compos&#233; de briques multicolores sous nos pieds. &#171; Vous voyez la tranch&#233;e-l&#224;, c'est un des derniers arguments pour justifier la destruction de ces &#339;uvres : l'&#233;vacuation des sanitaires des futurs immeubles. Ils ont d&#233;j&#224; tout saccag&#233; &#187;, d&#233;nonce Arlette*, tout en d&#233;signant au sol une longue bande de briques arrach&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec d'autres habitants du quartier, elle a cr&#233;&#233; le groupement de locataires R&#233;silience 18 qui a &#233;t&#233; rejoint en octobre dernier par les ayants droit de l'artiste. Oris Gianferrari, le petit-fils, se d&#233;m&#232;ne &#224; leurs c&#244;t&#233;s pour pr&#233;server la m&#233;moire et les &#339;uvres de son grand-p&#232;re. En vain ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D'Auroville &#224; l'&#201;vangile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;c&#233;d&#233; en 2010, Charles Gianferrari a r&#233;alis&#233; plusieurs &#339;uvres remarquables, comme la mosa&#239;que en marbre du patio de la mairie de Grenoble ou l'immense urne qui tr&#244;ne dans l'amphith&#233;&#226;tre d'Auroville, cette ville exp&#233;rimentale indienne. &#192; Paris, il a co-cr&#233;&#233; en 1962 L'&#338;uf, un centre d'&#233;tudes compos&#233; d'architectes d&#233;corateurs qui fut install&#233; un temps aux Grandes-Carri&#232;res. C'est en 1987 qu'il r&#233;alisera sa mosa&#239;que multicolore pour la ZAC &#201;vangile, en collaboration avec Alain Gillot, architecte de l'ensemble immobilier Cottin-Queneau. Aujourd'hui, celle-ci est menac&#233;e d'&#234;tre d&#233;truite pour ouvrir la rue Cottin sur le parc Chapelle Charbon et pour faciliter le raccordement des r&#233;seaux d'assainissement des futurs immeubles, rendu impossible par le fait que la sculpture est enfonc&#233;e trois m&#232;tres sous terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le projet date de 2016, ce n'est qu'en octobre dernier qu'Oris est contact&#233; pour la premi&#232;re fois. Au t&#233;l&#233;phone : Myriam Bercovici, cheffe de projets urbains &#224; la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris. &#171; Elle m'a dit que les &#339;uvres allaient &#234;tre d&#233;truites et que m&#234;me si je m'y opposais, &#231;a allait co&#251;ter de l'argent et &#231;a ne changerait rien, explique le jeune homme de 29 ans. Ils m'ont ensuite propos&#233; de recycler les &#339;uvres de mon grand-p&#232;re dans une d&#233;marche &#233;coresponsable et de mettre une plaque comm&#233;morative. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heurt&#233;s par cette proposition et par ce qu'ils consid&#232;rent comme du m&#233;pris, Oris Gianferrari et R&#233;silience 18 ont uni leurs forces pour trouver des solutions alternatives, quitte &#224; sacrifier une partie de l'&#339;uvre. La premi&#232;re : conserver la partie centrale du mur et cr&#233;er deux ouvertures de chaque c&#244;t&#233;. La seconde : installer la canalisation rue de la Croix-Moreau, &#224; une dizaine de m&#232;tres de la rue Cottin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une destruction d&#233;j&#224; entam&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les solutions propos&#233;es ne semblent pas avoir convaincu l'am&#233;nageur du projet, Paris &amp; M&#233;trople Am&#233;nagement (P&amp;MA), la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et la direction de l'urbanisme. Dans une lettre, cette derni&#232;re rappellait &#224; juste titre que, dans ses avis datant de 1986, la direction de l'am&#233;nagement urbain pr&#233;voyait que l'impasse Cottin soit transform&#233;e ult&#233;rieurement en rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quid des solutions propos&#233;es ? &#171; Celle qui consisterait &#224; d&#233;vier la canalisation des r&#233;seaux d'assainissement co&#251;terait 1 million d'euros, r&#233;torque Mario Gonzalez, adjoint au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; charg&#233; de l'urbanisme et du logement. Quand vous avez un budget contraint comme le n&#244;tre, autant vous dire qu'une telle somme compromet l'ensemble. &#187; Pour les ouvertures sur le c&#244;t&#233;, l'&#233;lu &#233;voque un non-sens vis-a-vis des commerces et de l'&#233;cole qui seront situ&#233;s de l'autre c&#244;t&#233;, mais aussi des questions de s&#233;curit&#233; li&#233;es &#224; un probl&#232;me de visibilit&#233; : &#171; On a consult&#233; les services de la police municipale et nationale qui nous ont dit que laisser un mur, y compris avec deux passages pi&#233;tons, ce n'est pas optimal &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convaincus, eux, de la faisabilit&#233; de leurs propositions, R&#233;silience 18 et Oris Gianferrari r&#233;clament toujours des &#233;tudes chiffr&#233;es. Mais aussi des justificatifs relatifs &#224; la destruction des &#339;uvres pr&#233;c&#233;dentes. Car, en effet, une partie de l'&#339;uvre &#8211; situ&#233;e place Mac Orlan &#8211; a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;truite. Et ce, sans que les ayants droit soient pr&#233;venus. L&#224; encore, la justification avanc&#233;e fait grincer des dents le petit-fils de l'artiste : &#171; Ils disent qu'ils ne trouvent pas de bon de commande de la Ville de Paris &#224; destination de mon grand-p&#232;re. Mais c'est normal, c'est l'architecte Alain Gillot qui lui a pass&#233; commande. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat, en plus d'avoir &#233;t&#233; en partie d&#233;truite, la mosa&#239;que n'a donc jamais &#233;t&#233; entretenue par les services de la Ville, alors qu'une r&#233;serve avait &#233;t&#233; pr&#233;vue pour cela. &#171; Avant qu'elle soit envahie par toute cette v&#233;g&#233;tation et qu'elle soit d&#233;fonc&#233;e, cette &#339;uvre &#233;tait une r&#233;f&#233;rence dans le quartier, mais ils ont tout fait pour que personne ne la voie, c'est un manque de respect fondamental, estime Arlette. Cette derni&#232;re ne croit plus aux concertations citoyennes. On y va, on fait des propositions mais &#231;a ne sert &#224; rien, c'est juste du pipeau. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Symbole de concorde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vue du ciel, la mosa&#239;que de Charles Gianferrari situ&#233;e porte de Champerret est impressionnante. Comme celle du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, elle montre la g&#233;n&#233;rosit&#233; de l'artiste &#224; vouloir embellir un ensemble de b&#233;ton, ce qui lui vaut ici d'&#234;tre entretenue. L'on se prend alors &#224; r&#234;ver d'une restauration rue Cottin, avec des artistes, artisans et &#233;tudiants d'art du quartier. Une mosa&#239;que redor&#233;e et ouverte sur le parc, reconnue par la Mairie et symbole de concorde. Un r&#234;ve en sommeil puisque les discussions sont au point mort entre les d&#233;fenseurs de l'&#339;uvre, P&amp;MA, la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et la direction de l'urbanisme. Pour y rem&#233;dier, Oris et R&#233;silience 18 doivent rencontrer le m&#233;diateur de la Ville de Paris. &#171; Nous souhaitons &#233;viter tout recours juridique, confie Oris. Cependant, si aucune solution n'est trouv&#233;e, je serai contraint d'engager une proc&#233;dure. Une telle situation serait regrettable pour toutes les parties. &#187; En attendant, les membres de R&#233;silience 18 surveillent la rue Jean Cottin pour pr&#233;venir l'arriv&#233;e de bulldozers. Quand est-elle pr&#233;vue ? Difficile de le savoir puisque, sur ce point, Mario Gonzalez nous a redirig&#233; vers P&amp;MA qui a fait suivre notre demande &#224;... la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Contact&#233;e par mail, Myriam Bercovici n'a pas r&#233;pondu &#224; nos sollicitations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La f&#234;te de quartier reprend de plus belle</title>
		<link>https://18dumois.info/la-fete-de-quartier-reprend-de-plus-belle.html</link>
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		<dc:date>2024-06-01T17:57:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Serillin</dc:creator>



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&lt;p&gt;Annul&#233;e l'an dernier &#224; la suite des &#233;meutes d&#233;clench&#233;es par la mort de Nahel Merzouk, la f&#234;te de la Goutte d'Or revient cette ann&#233;e avec un programme riche et vari&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; On imagine ais&#233;ment la joie des habitants de retrouver cet &#233;v&#233;nement fort du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. D'autant que cette 38&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;dition revient (presque) &#224; sa forme originelle, les festivit&#233;s s'&#233;tendant sur une semaine et d&#233;butant &#224; nouveau par le c&#233;l&#232;bre cross de la Goutte d'Or qui proposera trois parcours. Fid&#232;le &#224; son esprit de coh&#233;sion sociale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-ca-petille-a-la-goutte-d-or-.html" rel="directory"&gt;Ca p&#233;tille &#224; la Goutte d'Or&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH125/fete_goutte_d_or_2021-ea779.jpg?1717264949' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Annul&#233;e l'an dernier &#224; la suite des &#233;meutes d&#233;clench&#233;es par la mort de Nahel Merzouk, la f&#234;te de la Goutte d'Or revient cette ann&#233;e avec un programme riche et vari&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On imagine ais&#233;ment la joie des habitants de retrouver cet &#233;v&#233;nement fort du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. D'autant que cette 38&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;dition revient (presque) &#224; sa forme originelle, les festivit&#233;s s'&#233;tendant sur une semaine et d&#233;butant &#224; nouveau par le c&#233;l&#232;bre cross de la Goutte d'Or qui proposera trois parcours. Fid&#232;le &#224; son esprit de coh&#233;sion sociale et d'ouverture &#224; la diversit&#233;, cette f&#234;te plus que quarantenaire mobilise au moins 300 personnes au travers de 56 structures participantes locales, coordonn&#233;es par l'association Salle Saint-Bruno (SSB).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sport, poney, concerts et repas de quartier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Outre le cross, qui lancera la f&#234;te le 23 juin, un village associatif sera pr&#233;sent dans le square L&#233;on le samedi 29. L'occasion pour les plus jeunes (et les plus grands) de participer &#224; de multiples animations, comme le tr&#232;s attendu tournoi de foot mixte pour les 9-13 ans et un autre pour les seniors. Sans oublier le fameux repas de quartier partag&#233; en musique, des balades &#224; poney, une kermesse et des spectacles pour enfants, du tango, et un d&#233;fil&#233; de mode des cr&#233;ateurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'image de toutes ces animations, le programme musical sera tr&#232;s copieux. Il d&#233;butera le 27 par un concert du P'tit Orchestre de la Goutte d'Or &#171; made in Barb&#232;s &#187; &#224; l'&#233;glise Saint-Bernard avant de se poursuivre le 28 par une sc&#232;ne ouverte aux musiques urbaines et aux jeunes artistes du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, mais aussi du gwa, du rap, du zouk-pop, de l'afropop et m&#234;me un concert de violoncelle et de piano &#224; l'EHPAD Oasis. Le 29, plus tourn&#233; vers les musiques du monde, sera l'occasion de d&#233;couvrir Kamel Za&#239;di, Abdul &amp; the Gang ou encore Souad Asla et son ch&#339;ur de femmes interg&#233;n&#233;rationnel. Enfin, Dj Wonderbraz - qui mixe des musiques du monde populaires, traditionnelles, anciennes ou actuelles - cl&#244;turera cette &#233;dition. Mais juste avant elle, le bal salsa men&#233; par 4 Caminos aura fait chauffer les hanches du public, qu'on imagine d&#233;j&#224; nombreux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Fanforale du Douzbekistan f&#234;te ses 20 ans</title>
		<link>https://18dumois.info/la-fanforale-du-douzbekistan-fete-ses-20-ans.html</link>
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		<dc:date>2024-03-29T18:20:56Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean Serillin</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ou comment une fanfare chorale de renomm&#233;e est n&#233;e dans une r&#233;sidence de potes. Au 12 boulevard de La Chapelle, face au m&#233;tro a&#233;rien, on peut encore y entendre des ch&#339;urs f&#233;minins s'&#233;lever au son du tuba et des trompettes tziganes. &lt;br class='autobr' /&gt; Le rendez-vous &#233;tait pris avec Alan et Pascal, deux des piliers fondateurs, au bar le Tout va mieux, v&#233;ritable Q.G. de la Fanforale du Douzbekistan. Le loto du soir nous a fait nous replier dans une d&#233;pendance de l'immeuble enchant&#233;, o&#249; cette fanfare pas comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1436-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH69/capture_d__cran_2024-03-20___10.25_59-eff9b.png?1711736710' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='69' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ou comment une fanfare chorale de renomm&#233;e est n&#233;e dans une r&#233;sidence de potes. Au 12 boulevard de La Chapelle, face au m&#233;tro a&#233;rien, on peut encore y entendre des ch&#339;urs f&#233;minins s'&#233;lever au son du tuba et des trompettes tziganes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rendez-vous &#233;tait pris avec Alan et Pascal, deux des piliers fondateurs, au bar le Tout va mieux, v&#233;ritable Q.G. de la Fanforale du Douzbekistan. Le loto du soir nous a fait nous replier dans une d&#233;pendance de l'immeuble enchant&#233;, o&#249; cette fanfare pas comme les autres a vu le jour il y a vingt ans. Quoi de plus naturel, puisque tout est parti d'ici ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Fanforale, et pas fanfarole ! &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans cet immeuble de rapport datant de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, trois b&#226;timents en enfilade encadrent trois cours carr&#233;es qui ont vu grandir des g&#233;n&#233;rations d'enfants issus de l'exode rural &#8211; des migrations de juifs d'Europe de l'Est, d'Italiens, de Portugais, de Tunisiens &#8211; dont certains vivent encore l&#224;. Puis au d&#233;but des ann&#233;es 2000, cette grande colocation anim&#233;e d'environ 80 appartements voit arriver peu &#224; peu de jeunes &#233;tudiants, par le bouche &#224; oreille et par la confiance d'une gardienne. Une bande de copains se constitue : il y a la fili&#232;re beaux-arts, la fili&#232;re ing&#233;nieurs du son, les archis&#8230; L'ambiance du vivre ensemble, multiculturelle et joyeuse, se retrouve dans la cour o&#249; les ap&#233;ros se prolongent pour refaire le monde et les f&#234;tes d'immeuble se succ&#232;dent. &#171; &lt;i&gt;Un groupe s'est constitu&#233;, une esp&#232;ce de clique. Il y avait d&#233;j&#224; quelques musiciens, dont Caro qui avait un petit groupe &#8216;La main gauche', qui est encore aujourd'hui le nom de l'asso qui g&#232;re la Fanforale, explique Pascal. Et puis un soir on s'est dit qu'il fallait faire quelque chose de tout &#231;a, qu'il fallait apprendre un instrument ou bien le chant !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'esprit des Balkans&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l&#224;, une chorale na&#238;t. &#171; &lt;i&gt;De fa&#231;on assez &#233;vidente et naturelle, on a donn&#233; les cl&#233;s &#224; Caro &#187;, se souvient Pascal. Elle jouait de la clarinette, chantait, avait de l'exp&#233;rience. Et elle avait l'oreille, la maturit&#233; et l'autorit&#233; naturelle pour accorder cette bande un peu anarchique et d&#233;sordonn&#233;e avec tact.&lt;/i&gt; &#187; A l'&#233;t&#233; 2004, Pascal part en Serbie. Il prend une grosse claque et ram&#232;ne avec lui l'esprit des Balkans qui va si bien coller &#224; la Fanforale. Un copain h&#233;rite d'un tuba, d'un trombone et d'une trompette. Chacun s'en saisit et s'y met, l'orientation musicale est claire d&#233;sormais. Tout le monde participe, au chant, aux instruments, aux tracts. Alan, qui allait et venait entre ses cours d'ing&#233;nieur du son et dont l'appartement servait souvent de lieu de r&#233;p&#233;titions, d&#233;taille : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait pas de la grande musique, mais ce n'&#233;tait pas cacophonique. Il y avait un &#233;quilibre entre les chants et la musique, du relief&lt;/i&gt;. Quelque chose a donc &#233;clos, &#187;&lt;i&gt;comme une plante qui pousse dans la cour&lt;/i&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;morables f&#234;tes de la musique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A chaque f&#234;te de la musique, &#224; chaque apparition publique dans le quartier o&#249; en d&#233;placement, la Fanforale est de plus en plus remarquable et remarqu&#233;e. Au point qu'aujourd'hui, le noyau d'une quinzaine de membres est pass&#233; &#224; une quarantaine, dont une trentaine de musiciens et chanteuses. Les f&#234;tes de la musique au 12 ont d&#233;pass&#233; les habitants : la qualit&#233;, les invit&#233;s, les b&#339;ufs, en ont fait des moments uniques et pris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir gagn&#233; une bourse en 2023 pour l'enregistrer, ils pr&#233;parent un quatri&#232;me album et appellent &#224; la souscription pour une sortie pr&#233;vue &#224; l'automne. En parall&#232;le, alors que les concerts s'encha&#238;nent, la Fanforale du Douzbekistan f&#234;te ses 20 ans. Alan et Caro ont fond&#233; une famille et ont quitt&#233; le 12 l'an dernier. Traumatisme du groupe ou logique d'une fin d'&#233;poque ? Il est clair que, si les murs venaient &#224; s'&#233;crouler, le ciment dont est fait la Fanforale est aujourd'hui en b&#233;ton arm&#233;...de cuivres. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Pierre-Marie Castet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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