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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Quand la Goutte d'Or &#233;tait &#224; la campagne</title>
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		<dc:date>2023-09-03T10:25:42Z</dc:date>
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		<dc:creator>No&#235;l Monier, Patrick Mallet</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avant son urbanisation au cours du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le quartier est longtemps rest&#233; l'un des greniers de Paris, riche en cultures et en vignes. Il pourvoit notamment des ressources pr&#233;cieuses &#224; la congr&#233;gation religieuse de Saint-Lazare. &lt;br class='autobr' /&gt; Carte d'&#233;tat major vers 1830. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s longtemps, la Goutte d'Or est rest&#233;e un coin de campagne. Bien plus longtemps que Montmartre ou La Chapelle. A la Goutte d'Or il y avait des vignes, des jardins, des champs de bl&#233; et quelques rares maisons diss&#233;min&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1385-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH117/carte_etat_major_vers_1830-508fc.png?1693757135' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avant son urbanisation au cours du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le quartier est longtemps rest&#233; l'un des greniers de Paris, riche en cultures et en vignes. Il pourvoit notamment des ressources pr&#233;cieuses &#224; la congr&#233;gation religieuse de Saint-Lazare.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Carte d'&#233;tat major vers 1830.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s longtemps, la Goutte d'Or est rest&#233;e un coin de campagne. Bien plus longtemps que Montmartre ou La Chapelle. A la Goutte d'Or il y avait des vignes, des jardins, des champs de bl&#233; et quelques rares maisons diss&#233;min&#233;es autour d'une petite butte, appel&#233;e alors Butte des Couronnes ou encore Butte des Cinq Moulins et qui culminait &#224; peu pr&#232;s &#224; l'emplacement actuel du 40 rue Polonceau. Ce n'est qu'entre 1830 et 1845, que cette zone s'est couverte d'immeubles et d'ateliers est devenue un quartier ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Histoire a gard&#233; peu de traces des cultivateurs qui, pendant des si&#232;cles, formaient l'immense majorit&#233; des habitants de la France : des actes de bapt&#234;me et de mariage (seuls documents d'&#233;tat civil jusqu'&#224; la R&#233;volution), quand ils n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;truits comme ce fut le cas &#224; La Chapelle, des contrats de vente et de location, quelques mots parfois dans les M&#233;moires d'un grand personnage&#8230; Pas ou tr&#232;s peu d'&#233;v&#233;nements concernant la vie de paysans de la Goutte d'Or ou d'ailleurs nous ont &#233;t&#233; rapport&#233;s. Leur vie &#233;tait ponctu&#233;e par les f&#234;tes saisonni&#232;res, les &#233;pid&#233;mies, les &#233;v&#233;nements familiaux, le cours des saisons, la s&#233;cheresse ou la gr&#234;le et puis la guerre qui p&#233;riodiquement ravageait les r&#233;coltes, Guerre de Cent ans, guerres de religion, jusqu'&#224; l'invasion des troupes russes et prussiennes &#224; la fin du Premier Empire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les familles de la Goutte d'Or&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une ann&#233;e bonne et l'autre non. La proximit&#233; de Paris &#233;tait favorable : la vente de leur production en &#233;tait facilit&#233;e. Aussi restaient-ils sur place de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration. On trouve parmi eux de v&#233;ritables dynasties, cultivant leurs arpents de p&#232;re en fils : les Goupil, les Guignault, les H&#233;ricourt, les Langlois, les Dalibert&#8230; et les Pigalle dont on pense, sans en avoir la preuve absolue, qu'est issu le sculpteur Jean-Baptiste Pigalle. La plupart ne r&#233;sidaient pas &#224; la Goutte d'Or. La journ&#233;e achev&#233;e ils rentraient &#224; Montmartre ou le plus souvent &#224; La Chapelle. Parfois, ils cultivaient des parcelles tr&#232;s &#233;loign&#233;es les unes des autres. La famille Moreau, par exemple, poss&#233;dait au nord de la Goutte d'Or des terres dont elle avait marqu&#233; l'extr&#233;mit&#233;, &#224; l'emplacement actuel du carrefour des rues Clignancourt et Marcadet, en y dressant un calvaire qu'on appelait la Croix Moreau. Un chemin joignait ces terres &#224; d'autres qu'elle poss&#233;dait &#224; l'autre bout de La Chapelle. A la R&#233;volution, le calvaire fut d&#233;truit mais le chemin de la croix Moreau subsista un temps, puis fut peu &#224; peu absorb&#233; par la cr&#233;ation de rues nouvelles, les rues Ordener et des Portes Blanches. On trouve bien encore une rue de la Croix Moreau mais elle fut cr&#233;&#233;e en 1989 dans le cadre de la ZAC de l'Evangile.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une r&#233;putation controvers&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;nomination &#171; Goutte d'Or &#187; est tr&#232;s ancienne mais son origine exacte est discut&#233;e. Pour certains, elle ferait r&#233;f&#233;rence aux vignes que l'on cultivait l&#224;. Son nom viendrait alors de la couleur du vin blanc produit sur place. Ou sinon, plus probablement, pour bon nombre d'historiens, du nom d'une auberge &#224; l'enseigne de la Goutte d'Or, pr&#233;sente le long de la route des Poissonniers. On trouve en effet dans les archives, &#224; plusieurs dates, trace d'une maison appel&#233;e la Goutte d'Or. Elle a par exemple &#233;t&#233; vendue en 1768 par sa propri&#233;taire, la veuve Ruelle, &#224; Claude Gautier, nourrisseur de bestiaux. Reste &#224; savoir si cette auberge tirait elle-m&#234;me son nom du lieu et non l'inverse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production et la qualit&#233; du vin de la Goutte d'Or sont aussi sujettes &#224; controverses. D'apr&#232;s une l&#233;gende souvent colport&#233;e, le vin de la Goutte d'Or &#233;tait c&#233;l&#232;bre et jouissait d'une bonne r&#233;putation. Il est m&#234;me mentionn&#233; dans de nombreux ouvrages ou sur des sites internet, qu'en 1214, lors d'une manifestation commerciale pr&#233;sid&#233;e par le roi Philippe-Auguste et &#224; laquelle participaient des marchands de divers pays, des prix furent attribu&#233;s. Le vin de Chypre y est alors proclam&#233; &#171; pape des vins &#187;, celui de Malaga &#171; cardinal &#187;, le cru de la Goutte d'Or arrivant en troisi&#232;me position, ainsi que le relaterait, dans un manuscrit de l'&#233;poque, le moine Rodolphe &#171; s&lt;i&gt;avant en philosophie et en art comme en beuverie&lt;/i&gt; &#187;. Cependant un autre ouvrage, dont on trouve toujours des exemplaires, relate ce m&#234;me &#171; concours &#187;. Ecrit en 1224 par Henri d'Andeli, et intitul&#233; La Bataille des vins ou Le Dit des vins de France, il y est effectivement mentionn&#233; en premi&#232;re position le vin de Chypre puis en seconde celui d'Aquila (et non de Malaga). Mais si, pour l'Ile-de-France, les vins de Marly, Montmorency, Argenteuil ou Pierrefitte sont cit&#233;s dans la liste des vins test&#233;s, on n'y trouve pas le vin de la Goutte d'Or&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les dames de Montmartre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des propri&#233;taires des vignobles de la Goutte d'Or &#233;tait alors le comte de Dreux, conn&#233;table de France, soit le chef supr&#234;me des arm&#233;es royales. On trouve aussi le nom de la Goutte d'Or dans un document de 1474, dans l'acte de vente de Jean Gillon, cultivateur &#224; Renaud de Maug&#232;s, pr&#234;tre, de &#171; deux arpents de vigne au terroir de Montmartre, lieudit de la Goutte d'Or &#187;. L'acte pr&#233;cise que l'acheteur doit payer l'imp&#244;t du cens au seigneur &#171; dont il se trouve mouvant &#187;, l'Abbaye des Dames de Montmartre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie de La Goutte d'Or d&#233;pendait du terroir de Montmartre, o&#249; l'Abbaye des Dames de Montmartre exer&#231;ait les droits seigneuriaux. Une autre partie, de loin la plus importante en surface, d&#233;pendait du terroir de La Chapelle. La limite &#233;tait grosso modo, le chemin des Poissonniers, une des voies les plus anciennes de notre arrondissement, par o&#249; arrivait le poisson de la Mer du Nord et de la Manche.D&#232;s le XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, une grande partie des terrains au sud de la Goutte d'Or (terroir de La Chapelle) appartenait &#224; la congr&#233;gation des religieux de Saint-Lazare. Cette congr&#233;gation devint titulaire de la censive et du baillage, c'est donc &#224; elle que l'on devait payer l'imp&#244;t, le cens, et c'est elle qui exer&#231;ait sur ce territoire par fonctionnaires interpos&#233;s, le droit (et le devoir) de police et de justice. Le couvent de Saint-Lazare &#233;tait situ&#233; tout pr&#232;s de l&#224; : il occupait un immense espace, au long de l'actuelle rue du faubourg Saint-Denis, englobant les terrains de la gare du Nord et l'h&#244;pital Lariboisi&#232;re. Il se trouvait, en fait, juste de l'autre c&#244;t&#233; du mur qui marquait la limite de Paris et qui courait sur le trac&#233; actuel des boulevards de Clichy, de Rochechouart, de La Chapelle etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le v&#233;n&#233;rable et discret Monsieur de Paul&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les lazaristes, sp&#233;cialis&#233;s dans l'assistance aux malades, dirigeaient plusieurs h&#244;pitaux. Les revenus de leurs terres servaient entre autres &#224; entretenir ces derniers. Ils ont eu au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle un sup&#233;rieur c&#233;l&#232;bre : saint Vincent de Paul, qui fut l'aum&#244;nier de la reine et le bienfaiteur des pauvres de Paris. On trouve dans les archives divers actes concernant la Goutte d'Or, qui portent son nom : par exemple un acte de vente sign&#233; le 18 juin 1646, par lequel Adrien Chaunu, propri&#233;taire du Moulin du Bonnet vert, le c&#232;de au couvent de Saint-Lazare, repr&#233;sent&#233; par &#171; la v&#233;n&#233;rable et discr&#232;te personne de Monsieur Vincent de Paul, sup&#233;rieur g&#233;n&#233;ral &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vignerons qui cultivaient des terres situ&#233;es sur la censive de Saint-Lazare &#233;taient tenus, sous peine de fortes amendes, de faire presser leur raisin au pressoir des religieux, situ&#233; le long du chemin des B&#339;ufs, appel&#233; aussi chemin Marcadet. Ce pressoir est souvent nomm&#233; dans les archives &#171; pressoir aux champs &#187;. Des riches bourgeois parisiens &#233;taient aussi propri&#233;taires de terres &#224; la Goutte d'Or, entre autres, l'architecte Fran&#231;ois Mansart (1598-1666), qui a donn&#233; son nom aux mansardes, et son successeur Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), principal architecte de Versailles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les cinq moulins de la Goutte d'Or&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur leurs terres, les Messieurs de Saint-Lazare ont trac&#233; un chemin reliant le chemin des Poissonniers au grand axe du faubourg de Gloire (l'actuelle rue Marx Dormoy) : le chemin de la Goutte d'Or. Un peu plus au nord, un autre chemin fut trac&#233; : celui des Cinq Moulins, l'actuelle rue Polonceau. Il y avait, au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, cinq moulins &#224; la Goutte d'Or, aux emplacements actuels du 8-10 rue Pierre l'Ermite, du 3-5 rue Saint-Luc, du 12-14 rue L&#233;on, du 23 rue des Gardes et du 36-40 rue Polonceau, le plus haut &#233;tait celui de la rue Polonceau. La petite maison qui se trouve au 38 de cette rue, qui abrita un temps un temple bouddhiste japonais, serait l'ancienne maison du meunier. Un seul de ces moulins &#233;tait en pierre : celui du 23 rue des Gardes. On l'appelait le &#171; moulin Guerry &#187; du nom d'un capitaine des troupes catholiques qui le d&#233;fendit victorieusement contre les assaillants protestants lors des guerres de religion. C'&#233;tait le plus ancien et ce fut celui qui dura le plus longtemps. Charles Sellier, auteur d'un livre publi&#233; en 1904 (Curiosit&#233;s historiques et pittoresques du Vieux Montmartre) raconte : &#171; &lt;i&gt;Quelques aimables vieillards de La Chapelle se souviennent que, dans leur prime jeunesse, ils allaient par un sentier bord&#233; d'aub&#233;pines [la rue des Gardes actuelle] manger des &#339;ufs et boire du vin au moulin du p&#232;re Fauvet, dernier survivant des moulins de la Goutte d'Or, dont les vestiges viennent d'&#234;tre emport&#233;s par suite des r&#233;centes transformations du quartier &lt;/i&gt; &#187;. Les autres moulins &#233;taient en bois, comme d'ailleurs la plupart des moulins &#224; vent de l'&#233;poque, ils pouvaient ainsi se d&#233;monter et &#234;tre d&#233;plac&#233;s facilement dans une autre paroisse. Aussi les religieux de Saint-Lazare prenaient-ils leurs pr&#233;cautions. Lorsque par exemple, le 18 octobre 1547, ils donn&#232;rent en bail &#224; Vincent de Feurnes, meunier, un demi-arpent de terre pour construire un moulin, le cinqui&#232;me &#224; la Goutte d'Or, &#224; charge pour lui de moudre le grain du couvent, ils ont bien sp&#233;cifi&#233; qu'il ne pourrait le d&#233;placer sans leur autorisation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les carri&#232;res et la nitri&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le sous-sol de la Goutte d'Or, comme celui de Montmartre, &#233;tait riche en gypse, la pierre &#224; pl&#226;tre. Des carri&#232;res y furent creus&#233;es. Elles ont &#233;t&#233; remblay&#233;es au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Mais les effondrements qui se sont produits depuis, entre autres rue Richomme, trouveraient sans doute leur explication en &#233;tudiant la carte des carri&#232;res. En 1787 est signal&#233;e une nitri&#232;re artificielle &#224; l'angle de la rue des Poissonniers, sur un emplacement d&#233;limit&#233; par les actuelles rues des Islettes, de la Goutte d'Or et Caplat. Des terrains environnants les ouvriers extrayaient du nitrate de potassium, ou salp&#234;tre, qui par la suite, m&#233;lang&#233; &#224; du soufre et &#224; du charbon donnait la poudre &#224; canon. La nitri&#232;re appartient en 1787, &#224; un sieur Ch&#233;radame. Mais elle est probablement plus ancienne, puisqu'il existe trace de la vente en 1678 de terrains (&#171; terres sises au lieu-dit les couronnes, butte des Cinq Moulins et proches des h&#233;ritages du sieur Mansart, architecte &#187;), &#224; Cl&#233;ment Le Brun, &#171; salp&#234;trier du roi &#187;, qui ne s'installait certainement pas l&#224; par hasard. C'est autour de cette nitri&#232;re que va se b&#226;tir quelques ann&#233;es avant la R&#233;volution, le premier hameau de la Goutte d'Or.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Hameau de Saint-Ange&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1793, la R&#233;volution exproprie les religieux de Saint-Lazare. Les terres qu'ils poss&#232;dent &#224; la Goutte d'Or, d&#233;cr&#233;t&#233;es bien nationaux, sont mises en vente. L'historien Louis Lazare rapporte ainsi cet &#233;pisode : &#171; &lt;i&gt;Ces terrains furent achet&#233;s par les fermiers ou les domestiques des seigneurs qui les avaient poss&#233;d&#233;s avant la R&#233;volution. Commun&#233;ment, les acheteurs des seigneurs les pay&#232;rent en assignats, dont la valeur repr&#233;sentative en num&#233;raire ne d&#233;passa pas huit sous le m&#232;tre. Plusieurs de ces paysans y gagn&#232;rent des fortunes&lt;/i&gt;. &#187; Petit &#224; petit, donc, les terres de la Goutte d'Or se trouvent remises sur le march&#233;, bien plus ch&#232;res qu'elles n'avaient &#233;t&#233; achet&#233;es. Et &#224; partir de 1815 voici qu'un certain M. Trutat de Saint-Ange se porte syst&#233;matiquement acqu&#233;reur. Il devient tr&#232;s vite propri&#233;taire de tout l'espace situ&#233; entre l'actuelle rue Caplat, la rue de la Goutte d'Or et la rue Stephenson. Ces terrains situ&#233;s juste le long du mur qui entourait Paris, mais &#224; un endroit o&#249; ce mur n'&#233;tait perc&#233; d'aucune ouverture, &#233;taient rest&#233;s jusqu'alors vierges de construction. Mais M. de Saint-Ange, financier avis&#233;, se doutait bien que du fait de l'urbanisation croissante, ses terrains prendraient de la valeur. Et c'est ce qui se produisit en 1828. A cette date-l&#224;, il r&#233;ussit &#224; int&#233;resser d'autres financiers &#224; un projet de construction qui va s'appeler le &#171; hameau Saint-Ange &#187;. Excellente affaire pour M. Saint-Ange : les terrains achet&#233;s 14 000 francs au total, se revendent 214 000 francs une douzaine d'ann&#233;es plus tard &#224; une soci&#233;t&#233; immobili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan du hameau Saint-Ange, en croix de Saint-Andr&#233;, la rue de la Charbonni&#232;re et la rue de Chartres se croisant en X, reste un mod&#232;le pour les urbanistes. Il permet de limiter les effets de la pente sur la construction des immeubles. Il ouvre une nouvelle &#233;poque dans l'histoire de la Goutte d'Or. L'industrialisation, le percement des voies de chemin de fer, l'afflux des populations venues de province vont compl&#232;tement transformer ce quartier en quelques ann&#233;es. &#8226;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article paru en juin 2000, r&#233;dig&#233; par No&#235;l Monier et revu par Patrick Mallet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> LA VIGNE, TOUTE UNE HISTOIRE...</title>
		<link>https://18dumois.info/la-vigne-toute-une-histoire.html</link>
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		<dc:date>2022-10-01T10:31:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier, Jacky Libaud, No&#235;l Monier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Initi&#233;e &#224; l'&#233;poque romaine, la culture du vin prend des allures d'exploitation agricole sous le long r&#232;gne des abbesses. D&#232;s le XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et surtout au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, les taxes qui frappent les marchandises font de la Butte un refuge pour les Parisiens et le bonheur des cabaretiers. A l'entre-deux-guerres, des artistes sauvent un dernier pan de vigne. &lt;br class='autobr' /&gt; Domestiqu&#233;e au Proche-Orient &#224; partir du VII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mill&#233;naire av. J.-C., la vigne s'est implant&#233;e en France gr&#226;ce aux Phoc&#233;ens, fondateurs de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1312-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH109/arton1351-a994c.jpg?1690055789' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Initi&#233;e &#224; l'&#233;poque romaine, la culture du vin prend des allures d'exploitation agricole sous le long r&#232;gne des abbesses. D&#232;s le XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et surtout au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, les taxes qui frappent les marchandises font de la Butte un refuge pour les Parisiens et le bonheur des cabaretiers. A l'entre-deux-guerres, des artistes sauvent un dernier pan de vigne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Domestiqu&#233;e au Proche-Orient &#224; partir du VII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mill&#233;naire av. J.-C., la vigne s'est implant&#233;e en France gr&#226;ce aux Phoc&#233;ens, fondateurs de Marseille vers 600 av. J.-C. Les Romains, adorateurs de Bacchus, ont ensuite r&#233;pandu sa culture en Gaule. Leur vin &#233;pais, aromatis&#233; d'&#233;pices, &#233;tait bu coup&#233; d'eau et conserv&#233; dans des jarres de terre cuite. La culture de la vigne autour de Paris date de l'&#233;poque gallo-romaine. L'empereur Julien, qui fit de Lut&#232;ce, durant quelques ann&#233;es, la capitale de son empire, en parlait dans un texte datant de 360. Deux si&#232;cles plus tard, le testament d'une femme noble de l'&#233;poque m&#233;rovingienne, dame Ermanthrude, mentionne des vignes qu'elle poss&#233;dait au nord de Paris. Ce sont les deux plus anciens documents &#233;crits &#233;voquant le vignoble de la r&#233;gion parisienne. Tr&#232;s rapidement, les Gaulois ont adopt&#233; le breuvage et invent&#233; le tonneau de bois pour mieux le transporter. L'expansion du christianisme a favoris&#233; par la suite l'adoption du vin, les monast&#232;res encourageant la culture de la vigne pour le service de la messe, mais aussi pour des raisons &#233;conomiques et pour honorer les rois et les grands f&#233;odaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les abbesses et la production viticole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les routes terrestres &#233;taient alors rudimentaires et peu s&#251;res. Aussi la Seine, rivi&#232;re facilement navigable, &#233;tait-elle un des principaux chemins du grand commerce. Des barques mont&#233;es par des Saxons, des Frisons, venaient s'approvisionner en marchandises diverses notamment en vin, export&#233; jusqu'en Angleterre et dans les pays d'Europe du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'implantation d'un prieur&#233; sur la butte Montmartre d&#232;s 1096, remplac&#233; par l'abbaye des moniales b&#233;n&#233;dictines dans les ann&#233;es 1130, a probablement renforc&#233; la culture de la vigne dans les environs. Propri&#233;taires du pressoir de Montmartre, les religieuses percevaient une redevance sur le pressage des raisins r&#233;colt&#233;s sur la colline. Au long des si&#232;cles, les abbesses maintiendront la priorit&#233; &#224; la production viticole qui occupera &#8211; jusqu'au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#8211; environ les trois-quarts des terres. Les viticulteurs, qu'ils soient fermiers ou ouvriers de l'abbaye, doivent obligatoirement y apporter leur r&#233;colte dont une partie, pouvant aller jusqu'&#224; la moiti&#233;, reste acquise aux religieuses. A cette &#233;poque, et ce sera vrai jusqu'au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le vin est consid&#233;r&#233; comme une boisson d&#233;salt&#233;rante. On le boit couramment m&#233;lang&#233; &#224; de l'eau, parfois &#224; des herbes, et on attribue au vin m&#233;lang&#233; une fonction m&#233;dicale : &#224; ce titre, celui de Montmartre &#233;tait tr&#232;s appr&#233;ci&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fausse interpr&#233;tation de la Goutte d'Or&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vous verrez souvent affirm&#233; que le vin de la Goutte d'Or &#233;tait c&#233;l&#233;br&#233; dans un po&#232;me m&#233;di&#233;val, o&#249; il arrivait en troisi&#232;me place des vins pr&#233;f&#233;r&#233;s &#224; la cour du roi Philippe Auguste, apr&#232;s le vin de Chypre &#233;lu &lt;i&gt;&#171; pape des vins &#187;&lt;/i&gt; et le vin de Malaga &#233;lu &#171; &lt;i&gt;cardinal&lt;/i&gt; &#187;. Or, ce po&#232;me, intitul&#233; Le Dit des vins de France, &#233;crit vers 1224 par Henri d'Andeli, mentionne effectivement le vin de Chypre, puis le vin d'Aquila (et non de Malaga) et cite en &#206;le-de-France les vins de Marly, Montmorency ou Argenteuil, sans mentionner un vin de la Goutte d'Or ! En effet, le lieu-dit de la Goutte d'Or appara&#238;t seulement sur le cadastre de Napol&#233;on I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; et semble tirer son nom d'une auberge &#224; l'enseigne de &#171; La Goutte d'Or &#187; &#187;, visible le long de la route des Poissonniers sur des plans de la fin du XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Ce n'est que lors de l'annexion des villes de Montmartre et La Chapelle &#224; la Ville de Paris en 1860 que le quartier de la Goutte d'Or sera officiellement cr&#233;&#233;, sur des terres qui ne semblaient pas particuli&#232;rement porter des vignes. En &#233;tudiant les baux anciens, on d&#233;couvre qu'en 1373, cinq bourgeois parisiens avaient obtenu le droit d'exploiter une vigne sur la Butte au lieu-dit Sacalie, du c&#244;t&#233; de l'actuelle rue Ravignan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les abbesses, lorsqu'elles ont des fins de mois difficiles, mettent en vente des parcelles de terrain tout en conservant cependant leurs droits seigneuriaux c'est-&#224;-dire le droit de pr&#233;lever l'imp&#244;t. En 1540, &#224; Montmartre et Clignancourt, on recensera 399 propri&#233;taires qui payent l'imp&#244;t soit &#224; l'abbaye des dames de Montmartre soit &#224; celle de Saint-Denis. Les guerres, mais aussi les intemp&#233;ries, freinent le commerce du vin. Lors d'hivers tr&#232;s rudes, on vit geler non seulement les vignes mais aussi le vin dans les caves. Par exemple, en 1544, les f&#251;ts ayant &#233;clat&#233; on dut casser le vin &#224; la hache et le vendre au poids !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Parlement sous influence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De f&#233;roces luttes d'influence se livrent entre r&#233;gion viticole et n&#233;gociants. Le 14 ao&#251;t 1577, sous la pression de certains d'entre eux, le Parlement de Paris prend un arr&#234;t qui sera lourd de cons&#233;quence : il interdit aux taverniers de Paris d'acheter leur vin aux viticulteurs proches de la cit&#233; et les oblige &#224; s'approvisionner chez les n&#233;gociants accr&#233;dit&#233;s et asserment&#233;s que l'on appelle &#171; les jaugeurs de vin &#187;. Il interdit aussi de commercialiser &#224; Paris des vins r&#233;colt&#233;s dans un rayon de 20 lieues, soit 88 km autour de la ville. Le vin doit venir de plus loin, pr&#233;tendument pour prot&#233;ger la qualit&#233; du breuvage. Cet arr&#234;t sera appliqu&#233; jusqu'en 1776. Il est vrai qu'au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle Henri Sauval &#233;crira &#224; propos du cru local des vers peu flatteurs : &#171; &lt;i&gt;C'est du vin de Montmartre, qui en boit pinte en pisse quarte !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les taxes, de plus en plus lourdes qui frappaient les marchandises entrant dans Paris firent na&#238;tre et se multiplier des cabarets et des guinguettes o&#249; les Parisiens pouvaient venir boire &#224; loisir en y payant le vin beaucoup moins cher qu'&#224; Paris (sans les taxes de l'octroi). Ainsi, les vignobles situ&#233;s &#224; une trentaine de kilom&#232;tres de la ville p&#233;riclit&#232;rent faute de d&#233;bouch&#233;s et ceux qui &#233;tait situ&#233;s &#224; proximit&#233; imm&#233;diate, comme &#224; Montmartre, purent continuer &#224; prosp&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un mur barri&#232;re pour emp&#234;cher la fraude&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, la contrebande &#233;tait intense. Beaucoup de marchandises et de grandes quantit&#233;s de vin entraient en fraude dans Paris. Cela ne faisait pas l'affaire des Fermiers g&#233;n&#233;raux charg&#233;s de collecter l'imp&#244;t qui eurent l'id&#233;e dans les ann&#233;es 1770 d'entourer Paris d'un mur infranchissable pour emp&#234;cher la fraude. Commenc&#233; en 1784 et achev&#233; en 1787, ce mur provoqua un &#233;norme m&#233;contentement aupr&#232;s des cabaretiers du bas Montmartre. Ils multipli&#232;rent les p&#233;titions, suppliques et adresses au Parlement et au roi&#8230; En vain !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport du procureur du roi de juillet 1788 &#233;num&#232;re les moyens de fraude invent&#233;s par les cabaretiers et les viticulteurs. Un certain Monier, propri&#233;taire de deux cabarets, avait fait &#233;tablir dans un jardin situ&#233; en dehors du mur un &#233;chafaudage d'o&#249;, &#224; l'aide d'une catapulte, il envoyait de l'autre c&#244;t&#233; du mur, dans un terrain mar&#233;cageux, d'&#233;normes ballons de cuir pleins de vin. Chaque nuit, 30 ballons passaient le mur pr&#232;s de l'actuelle place de Clichy !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1789, dans la nuit du 11 au 12 juillet, Monier, avec d'autres commer&#231;ants m&#233;contents et des dizaines de Parisiens et de Montmartrois, a lanc&#233; une attaque contre le mur, notamment aupr&#232;s des barri&#232;res (c'est-&#224;-dire les portes o&#249; l'on per&#231;oit les taxes) qui sont incendi&#233;es : la barri&#232;re Blanche, la barri&#232;re Montmartre et la barri&#232;re Clichy. Apr&#232;s quoi il fit entrer dans Paris des charrettes de f&#251;ts de vin. Ses actions eurent alors un &#233;norme retentissement populaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, apr&#232;s la R&#233;volution et la disparition des abbayes, la culture du raisin a peu &#224; peu disparu face &#224; l'urbanisation et &#224; l'exploitation du gypse que G&#233;rard de Nerval d&#233;plorait en 1850, &#233;crivant : &#171; &lt;i&gt;Le cru ancien de Montmartre perd chaque ann&#233;e quelques rang&#233;es de ceps qui tombent dans les carri&#232;res&#8230; &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;veloppement des bals et guinguettes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, le d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle verra la consommation de vin grimper en fl&#232;che et en raison de la pr&#233;sence des barri&#232;res d'octroi qui rendait le vin plus cher &#224; Paris que dans ses faubourgs, les bals et guinguettes se d&#233;veloppent sur la Butte, tel l'Elys&#233;e Montmartre ouvert d&#232;s 1807 ou le Bal Debray qui deviendra plus tard le bal du Moulin de la Galette, immortalis&#233; par Renoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la cr&#233;ation du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement sous Napol&#233;on III, l'ouverture de nouvelles rues, la construction d'immeubles et les ravages du phylloxera ach&#232;veront de faire dispara&#238;tre Vitis vinifera de la colline. Heureusement, des artistes vont la ressusciter dans l'entre-deux-guerres, sur une des derni&#232;res parcelles en friche, menac&#233;e d'urbanisation, judicieusement situ&#233;e face au cabaret du Lapin agile. Constatant que m&#234;me la maison proche o&#249; avait s&#233;journ&#233; Hector Berlioz avait &#233;t&#233; remplac&#233;e en 1927 par un immeuble, ces artistes (Poulbot, Willette, Forain, Neumont et Bridge, fondateurs de la R&#233;publique de Montmartre en 1921) d&#233;cid&#232;rent de transformer cette parcelle en square de la Libert&#233;. Gr&#226;ce &#224; l'aide de figures du quartier comme Pierre Labric, maire de la Commune libre et Victor Perrot, pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; d'histoire et d'arch&#233;ologie, le square fut inaugur&#233; en 1929. Puis l'id&#233;e germa de replanter une vigne &#224; cet endroit, concr&#233;tis&#233;e en 1933 par la plantation de plants de Thomery et de Morgon. D&#232;s 1934, la F&#234;te des vendanges y fut organis&#233;e en pr&#233;sence de prestigieux marraine et parrain : Mistinguett et Fernandel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; vrai dire, les ceps ne portaient pas encore de grappe. Il faut quatre ans pour qu'un plan porte des fruits mais on a un peu trich&#233; et on a fait venir d'ailleurs 30 tonnes de raisin distribu&#233;es aux notables et &#224; la population. On en envoie m&#234;me quelques grains au pr&#233;sident de la R&#233;publique, Albert Lebrun !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du temps, les pieds d'origine ont &#233;t&#233; progressivement remplac&#233;s pour produire du bon vin, gr&#226;ce &#224; une trentaine de c&#233;pages, majoritairement Gamay et Pinot noir. Chaque ann&#233;e, la r&#233;colte est vendue aux ench&#232;res au profit des &#339;uvres sociales de l'arrondissement et, en 2022, 1 400 bouteilles de ros&#233; &#224; 30 &#8364; et 1 100 bouteilles de rouge &#224; 35 &#8364; sont disponibles. De son c&#244;t&#233;, la F&#234;te des vendanges continue et, cette ann&#233;e, c'est la 89&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;dition. Depuis 2008, la f&#234;te n'est plus circonscrite &#224; la Butte mais se d&#233;roule dans tout l'arrondissement, sur un th&#232;me donn&#233;. Apr&#232;s avoir c&#233;l&#233;br&#233; l'amour, la libert&#233; ou les po&#232;tes, cette ann&#233;e l'&#233;galit&#233; sera &#224; la f&#234;te du 5 au 9 octobre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les 18 moulins du 18e</title>
		<link>https://18dumois.info/les-18-moulins-du-18e.html</link>
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		<dc:date>2017-12-02T16:10:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier, No&#235;l Monier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour la nouvelle ann&#233;e, Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois fera peau neuve (voir l'article) : adieu le moulin sur le logo &#224; la une ! Pour s'y pr&#233;parer, et en forme de clin d'&#339;il, cet article reprend deux articles &#233;crits par No&#235;l Monier, cofondateur du journal, parus dans votre journal, dans le num&#233;ro 18, Les 18 moulins du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et dans le num&#233;ro 179, La v&#233;ridique histoire du Moulin de la Galette.
&lt;br class='autobr' /&gt; Au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, il existait sur le territoire de notre actuel 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement tout juste dix-huit moulins : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-835-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L101xH150/arton686-420e9.jpg?1690477415' class='spip_logo spip_logo_right' width='101' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour la nouvelle ann&#233;e, Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois fera peau neuve (&lt;a href='https://18dumois.info/en-2018-le-18e-du-mois-va-faire-peau-neuve.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir l'article&lt;/a&gt;) : adieu le moulin sur le logo &#224; la une ! Pour s'y pr&#233;parer, et en forme de clin d'&#339;il, cet article reprend deux articles &#233;crits par No&#235;l Monier, cofondateur du journal, parus dans votre journal, dans le num&#233;ro 18, Les 18 moulins du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et dans le num&#233;ro 179, La v&#233;ridique histoire du Moulin de la Galette.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, il existait sur le territoire de notre actuel 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement tout juste dix-huit moulins : treize &#224; Montmartre, cinq &#224; la Goutte d'Or. Il en reste deux : le Moulin de la Galette et le Radet... &lt;a href=&#034;http://www.18dumois.info/spip/spip.php?page=ou_nous_trouver&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;(Lire la suite dans le num&#233;ro de d&#233;cembre 2017)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
Illustration : &#169; Collection Le Vieux Montmartre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il y a 110 ans, la s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat</title>
		<link>https://18dumois.info/il-y-a-110-ans-la-separation-de-l-eglise-et-de-l-etat.html</link>
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		<dc:date>2015-03-02T18:02:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Monier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En mars 2005, No&#235;l Monier, l'un des fondateurs du journal, entamait une s&#233;rie de six articles d'Histoire sur la loi de s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat, promulgu&#233;e un si&#232;cle auparavant, et sur les r&#233;percussions dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du climat souvent violent qui a entour&#233; le vote de cette loi, comme en t&#233;moignent les caricatures de l'&#233;poque. Une loi plus que jamais d'actualit&#233; apr&#232;s les attentats sanglants contre Charlie Hebdo et l'&#233;picerie Hyper Casher. Dans ce num&#233;ro et le suivant, nous publions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-332-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L104xH150/arton347-bb27f.jpg?1689973114' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En mars 2005, No&#235;l Monier, l'un des fondateurs du journal, entamait une s&#233;rie de six articles d'Histoire sur la loi de s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat, promulgu&#233;e un si&#232;cle auparavant, et sur les r&#233;percussions dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du climat souvent violent qui a entour&#233; le vote de cette loi, comme en t&#233;moignent les caricatures de l'&#233;poque. Une loi plus que jamais d'actualit&#233; apr&#232;s les attentats sanglants contre &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; et l'&#233;picerie Hyper Casher. Dans ce num&#233;ro et le suivant, nous publions de larges extraits de cette s&#233;rie d'articles, que nos lecteurs peuvent retrouver in extenso dans les num&#233;ros 115 &#224; 120 du &lt;i&gt;18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi de 1905 sur la s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat, qui a fix&#233; les r&#232;gles de notre la&#239;cit&#233;, &#233;tait la derni&#232;re des grandes lois fondatrices de notre d&#233;mocratie qui ont marqu&#233; les trente-cinq premi&#232;res ann&#233;es de la III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique : loi de 1881 sur la libert&#233; d'expression (presse, affichage, manifestations&#8230;), les lois sur l'&#233;cole en 1880-81, la loi de 1884 sur les syndicats, la loi de 1901 sur les associations. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;paration, aujourd'hui tout le monde s'accorde pour reconna&#238;tre qu'elle &#233;tait tout &#224; fait normale pour l'&#201;tat, et qu'elle fut b&#233;n&#233;fique aussi pour les religions, y compris le catholicisme. Mais il aura fallu &#224; [son auteur] Aristide Briand beaucoup de doigt&#233; pour la mener &#224; terme sans provoquer de cassures sanglantes. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un &#171; socialiste ind&#233;pendant &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'automne 1901, au 40 de la rue d'Orsel dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, emm&#233;nage un homme d'une quarantaine d'ann&#233;es qui ne paie pas de mine : petit, se tenant le buste de travers, les jambes molles, portant parfois de grosses chaussures &#224; clous, avec de longs cheveux mal soign&#233;s, une &#233;norme moustache en crosse de pistolet&#8230; Il se nomme Aristide Briand. Il deviendra dans quelques ann&#233;es l'un des hommes politiques les plus importants de la III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on veut bien comprendre quel r&#244;le Aristide Briand jouera en 1905 dans le d&#233;bat sur la s&#233;paration des &#201;glises et de l'&#201;tat, quelle orientation il fera triompher, il est utile de situer le personnage dans les grands d&#233;bats de la p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les socialistes fran&#231;ais sont alors divis&#233;s en plusieurs partis. Il y a les partisans de Jules Guesde, tenants d'un marxisme assez doctrinaire. Il y a les &#171; blanquistes &#187;, h&#233;ritiers d'une tradition r&#233;volutionnaire d'extr&#234;me gauche. Il y a le courant qu'on a appel&#233; &#171; possibiliste &#187; parce qu'il se pr&#233;occupait de ce qu'il &#233;tait possible d'obtenir pour les travailleurs davantage que des d&#233;bats doctrinaux ; Jules Joffrin et Jean-Baptiste Cl&#233;ment ont &#233;t&#233; de ceux-l&#224;. Et il y a ceux qui ne se rattachent &#224; aucun courant, les &#171; socialistes ind&#233;pendants &#187; ; le plus c&#233;l&#232;bre est Jean Jaur&#232;s. Aristide Briand en fait partie&#8230; &lt;a href='https://18dumois.info/Abonnement.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;(Lire la suite dans le num&#233;ro de mars 2015)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration : &#169; DR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>1914, le premier mois de guerre : une ville vid&#233;e de ses hommes</title>
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		<dc:creator>No&#235;l Monier</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans les deux pr&#233;c&#233;dents num&#233;ros, nous avons racont&#233;, &#224; travers l'exemple du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, comment en quelques jours, fin juillet 1914, la guerre s'&#233;tait empar&#233;e de la France comme de toute l'Europe. Et comment, malgr&#233; les d&#233;clarations pacifistes des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, les hommes politiques (notamment les dirigeants socialistes du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Sembat et Cachin) s'y &#233;taient ralli&#233;s &#224; la quasi-unanimit&#233;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; ao&#251;t 1914, l'ordre de mobilisation g&#233;n&#233;rale est affich&#233; sur les murs. Les passants s'arr&#234;tent. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-229-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH110/arton255-fe707.jpg?1690925502' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les deux pr&#233;c&#233;dents num&#233;ros, nous avons racont&#233;, &#224; travers l'exemple du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, comment en quelques jours, fin juillet 1914, la guerre s'&#233;tait empar&#233;e de la France comme de toute l'Europe. Et comment, malgr&#233; les d&#233;clarations pacifistes des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, les hommes politiques (notamment les dirigeants socialistes du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Sembat et Cachin) s'y &#233;taient ralli&#233;s &#224; la quasi-unanimit&#233;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; ao&#251;t 1914, l'ordre de mobilisation g&#233;n&#233;rale est affich&#233; sur les murs. Les passants s'arr&#234;tent. Peu de commentaires, peu d'attroupements, rapporte un t&#233;moin, Arthur L&#233;vy1 : &lt;i&gt;&#171; Les hommes s'interpellent. &#171; Quel jour partez-vous ? &#8211; Moi demain. &#8211; Moi le quatri&#232;me jour. &#8211; Moi le neuvi&#232;me jour. &#187; Et l'on &#233;change un &#8220;Bonne chance&#8221; ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En moins d'une heure, raconte H. Galli2, la vie normale de travail fut suspendue. Les hommes mobilisables de toutes les professions abandonn&#232;rent l'usine, l'atelier, le magasin et rentr&#232;rent &#224; la maison faire les pr&#233;paratifs de d&#233;part. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 2 ao&#251;t, une autre affiche : &lt;i&gt;&#171; Tous les &#233;trangers, sans distinction de nationalit&#233;, pourront quitter le camp retranch&#233; de Paris avant la fin du premier jour de la mobilisation (le 2 ao&#251;t). &#187; &lt;/i&gt; Ceux qui ne partent pas devront se faire d&#233;li&#173;vrer un permis de s&#233;jour.&lt;i&gt; &#171; Les Allemands et les Austro-Hongrois, d&#232;s le deuxi&#232;me jour de mobilisation, seront plac&#233;s dans un lieu retranch&#233; pour &#234;tre conduits ensuite dans un camp de concentration. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Endormis en paix, r&#233;veill&#233;s en guerre&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Le 2 ao&#251;t, les magasins, cr&#233;meries, brasseries, bijouteries dont les enseignes portent des noms &#224; consonance &#233;trang&#232;re sont saccag&#233;s, notamment les magasins de machines &#224; coudre Singer et les laiteries &#224; succursales Maggi (parce que c'est Maggi qui fabrique le bouillon Kub).&lt;br class='autobr' /&gt;
Albert Simonin, dans ses Confessions d'un enfant de la Chapelle3, raconte :&lt;i&gt; &#171; Nous nous &#233;tions endormis dans la paix, nous nous r&#233;veillions dans la guerre. Cela se traduisit rue Riquet par des galopades dans l'escalier, des vocif&#233;rations de fen&#234;tre &#224; fen&#234;tre, un bruit de vitrine effondr&#233;e&#8230; Une voisine vint avertir ma m&#232;re qu'on distribuait gratis, face &#224; notre immeuble, le lait et le beurre de la boutique Maggi. &lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;strong&gt;(Lire la suite dans le num&#233;ro de septembre 2014)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
Photo : &#169; DR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Guerre ou paix en Juillet 1914 : de l'incr&#233;dulit&#233; &#224; l'union sacr&#233;e</title>
		<link>https://18dumois.info/guerre-ou-paix-en-juillet-1914-de-l-incredulite-a-l-union-sacree.html</link>
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		<dc:date>2014-07-01T15:25:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Monier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans notre pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, nous avons commenc&#233; l'histoire du d&#233;but de la Grande Guerre de 1914-1918, vu &#224; travers les &#233;v&#233;nements du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Voici le deuxi&#232;me &#233;pisode de ce r&#233;cit. Nous reprenons ici la s&#233;rie historique publi&#233;e en 1999 du vivant de No&#235;l Monier. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; partir du 25 juillet 1914, le gouvernement fran&#231;ais pr&#233;pare la guerre. Il enjoint aux officiers sup&#233;rieurs et g&#233;n&#233;raux, aux pr&#233;fets, aux commissaires de police, de ne pas quitter leurs postes ou de les rejoindre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-212-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH95/arton252-50173.jpg?1692245958' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans notre pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, nous avons commenc&#233; l'histoire du d&#233;but de la Grande Guerre de 1914-1918, vu &#224; travers les &#233;v&#233;nements du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Voici le deuxi&#232;me &#233;pisode de ce r&#233;cit. Nous reprenons ici la s&#233;rie historique publi&#233;e en 1999 du vivant de No&#235;l Monier.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &#192; partir du 25 juillet 1914, le gouvernement fran&#231;ais pr&#233;pare la guerre. Il enjoint aux officiers sup&#233;rieurs et g&#233;n&#233;raux, aux pr&#233;fets, aux commissaires de police, de ne pas quitter leurs postes ou de les rejoindre imm&#233;diatement. Le 26 juillet, les gendarmes sont charg&#233;s d'aller trouver les soldats en permission pour leur ordonner de regagner leur r&#233;giment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 28 juillet, consigne est donn&#233;e aux entreprises de chemin de fer et d'autobus de se tenir pr&#234;tes &#224; mettre leurs moyens de transport &#224; la disposition des arm&#233;es. Cette consigne est imm&#233;diatement transmise, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, aux cheminots du site Pajol-Villette, particuli&#232;rement concern&#233;s parce que l&#224; se trouvent les &#233;normes d&#233;p&#244;ts de charbon o&#249; les locomotives partant vers l'est s'approvisionnent en combustible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alert&#233;s &#233;galement, les cadres de l'atelier central de la Compagnie des Omnibus parisiens, rue Championnet ; et, effectivement, d&#232;s le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; ao&#251;t, les autobus de ce d&#233;p&#244;t seront r&#233;quisitionn&#233;s en vue de transporter les troupes vers le front.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre circulaire aux pr&#233;fets, le 25 juillet, leur a rappel&#233; qu'en cas de mobilisation g&#233;n&#233;rale toutes les personnes inscrites au &#171; carnet B &#187; devront imm&#233;diatement &#234;tre arr&#234;t&#233;es. (voir l'encadr&#233;.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, les premiers jours, ces pr&#233;paratifs de guerre passent &#224; peu pr&#232;s inaper&#231;us de la population. Le gouvernement a en effet demand&#233; le 26 juillet aux pr&#233;fets d'intervenir aupr&#232;s des directeurs de journaux afin qu'ils gardent &lt;i&gt;&#171; silence et discr&#233;tion au sujet des pr&#233;paratifs militaires &#187;&lt;/i&gt;. Consigne que les journaux, dans leur quasi-totalit&#233;, appliquent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la population fran&#231;aise, inconsciente jusqu'au dernier moment de la gravit&#233; de la crise, le passage de la paix &#224; la guerre se jouera en quelques jours, les tout derniers jours de juillet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement lui-m&#234;me croyait-il la guerre imminente ? C'est peu probable. A la date du 25 et du 26 juillet, le chef du gouvernement, Ren&#233; Viviani, et le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, Raymond Poincar&#233;, sont en Russie o&#249;, apr&#232;s leurs entretiens avec le tsar, ils font un peu de tourisme. Ils ne rentreront en France que le 29 juillet. S'ils avaient vraiment &#233;t&#233; persuad&#233;s de l'imminence de la guerre, ils seraient sans doute revenus plus t&#244;t.... (Lire la suite dans le num&#233;ro de juillet-ao&#251;t 2014)&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
Photo : &#169; DR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;t&#233; trop chaud de 1914</title>
		<link>https://18dumois.info/L-ete-trop-chaud-de-1914.html</link>
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		<dc:date>2014-06-04T12:50:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Monier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;t&#233; 1914 a vu se d&#233;clencher le plus grand massacre que l'Europe ait connu jusque-l&#224;. Comment les Fran&#231;ais, et sp&#233;cialement les habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, ont-ils v&#233;cu cette p&#233;riode juste avant la &#171; Grande guerre &#187; ? Comment expliquer que ceux qui avaient proclam&#233; leur volont&#233; de pr&#233;server la paix &#224; tout prix aient &#233;t&#233; en majorit&#233; entra&#238;n&#233;s dans le camp des partisans de la guerre ? Nous reprenons ici la s&#233;rie historique publi&#233;e en 199 du vivant de No&#235;l Monier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il fait tr&#232;s beau &#224; Paris en juillet (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-194-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH108/arton238-f7254.jpg?1690647829' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='108' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;t&#233; 1914 a vu se d&#233;clencher le plus grand massacre que l'Europe ait connu jusque-l&#224;. Comment les Fran&#231;ais, et sp&#233;cialement les habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, ont-ils v&#233;cu cette p&#233;riode juste avant la &#171; Grande guerre &#187; ? Comment expliquer que ceux qui avaient proclam&#233; leur volont&#233; de pr&#233;server la paix &#224; tout prix aient &#233;t&#233; en majorit&#233; entra&#238;n&#233;s dans le camp des partisans de la guerre ? Nous reprenons ici la s&#233;rie historique publi&#233;e en 199 du vivant de No&#235;l Monier.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Il fait tr&#232;s beau &#224; Paris en juillet 1914. Et m&#234;me un peu trop chaud. Dans les nombreuses entreprises de La Chapelle, de la Goutte d'Or et de Montmartre, les ouvriers, qui forment la majorit&#233; des 270 000 habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, transpirent ; la semaine de travail est de 55 &#224; 60 heures par semaine et il n'y a pas de cong&#233;s pay&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; La Chapelle, raconte Marcel Simonin qui avait alors 9 ans, &lt;i&gt;&#171; le quartier &#233;tait si pauvre que les rats eux-m&#234;mes avaient renonc&#233; &#224; prospecter les poubelles, &#233;ternellement vides de tout relief de nourriture. Ils s'&#233;taient fix&#233;s en colonies dans les sous-sols du march&#233; de l'Olive. C'&#233;tait [pour les gamins du quartier], par les beaux soirs d'&#233;t&#233;, un spectacle de choix que d'aller, au travers des grilles closes, observer leurs &#233;volutions. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le chantier de la ligne de m&#233;tro Nord-Sud est en plein travail : le tunnel a atteint Jules Joffrin en 1912 apr&#232;s le difficile percement sous la butte Montmartre, et il arrivera &#224; la porte de La Chapelle en ao&#251;t 1916.&lt;br class='autobr' /&gt;
Place Clichy, au Gaumont-Palace, &#171; le plus grand cin&#233;ma du monde &#187; (il peut contenir 3 400 spectateurs), on passe en juillet 1914 le dernier &#233;pisode de Fantomas r&#233;alis&#233; par Louis Feuillade, celui o&#249; Fantomas se d&#233;barrasse d'un complice en l'attachant au battant d'une cloche. Le Th&#233;&#226;tre Montmartre (qui deviendra plus tard l'Atelier) affiche un &#171; op&#233;ra populaire &#187;, et le Moulin-Rouge la grande revue Cache ton nu ! o&#249; des reconstitutions &#224; grand spectacle de sc&#232;nes de la R&#233;volution et de l'Empire voisinent avec des sketches du comique troupier Bach, tel Bistouille en a&#233;ro.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les librairies, on trouve la premi&#232;re parution en livre du Ch&#233;ri Bibi de Gaston Leroux, et le dernier volume des Pardaillan de Michel Z&#233;vaco, qui l'un comme l'autre sont parus d'abord en feuilleton dans les journaux...&lt;br class='autobr' /&gt;
(Lire la suite dans le num&#233;ro de juin 2014)&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
Photo : &#169; DR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la Goulue &#224; Mistinguett : Les grandes heures du Moulin Rouge</title>
		<link>https://18dumois.info/de-la-goulue-a-mistinguett-les-grandes-heures-du-moulin-rouge.html</link>
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		<dc:date>2013-06-01T14:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Monier</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Moulin Rouge, place Blanche, est sans doute l'&#233;tablissement de spectacle parisien le plus connu au monde. Cette c&#233;l&#233;brit&#233;, il la doit &#224; son histoire et aux grands noms qui l'ont marqu&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Joseph Oller a cinquante ans lorsque, le 6 octobre 1889, il ouvre le Bal du Moulin Rouge. Ce Catalan aux yeux rieurs a d&#233;but&#233; dans la carri&#232;re d'entrepreneur de spectacles en organisant &#224; Bilbao, &#224; l'&#226;ge de dix-sept ans, des combats de coqs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Venu en France, il s'est int&#233;ress&#233; aux courses de chevaux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L111xH150/arton23-bd3b1.jpg?1690132675' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Moulin Rouge, place Blanche, est sans doute l'&#233;tablissement de spectacle parisien le plus connu au monde. Cette c&#233;l&#233;brit&#233;, il la doit &#224; son histoire et aux grands noms qui l'ont marqu&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Joseph Oller a cinquante ans lorsque, le 6 octobre 1889, il ouvre le Bal du Moulin Rouge. Ce Catalan aux yeux rieurs a d&#233;but&#233; dans la carri&#232;re d'entrepreneur de spectacles en organisant &#224; Bilbao, &#224; l'&#226;ge de dix-sept ans, des combats de coqs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venu en France, il s'est int&#233;ress&#233; aux courses de chevaux et a cr&#233;&#233;, en 1867, le Paris mutuel. Il a ouvert, en 1874, les Fantaisies Oller, devenues bient&#244;t le Th&#233;&#226;tre des Nouveaut&#233;s. En 1885, il a fait construire l'immense Piscine Roche&#173;chouart, un bassin de natation, des bains &#224; vapeur, cinq cents cabines r&#233;parties dans des galeries qui s'&#233;tirent autour des bassins, sur une longueur de 1500 m&#232;tres chacune&#8230; puis, faubourg Saint-Honor&#233;, le Nouveau Cirque (&#224; l'endroit o&#249; se trouve actuellement la salle Pleyel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, apr&#232;s le Moulin Rouge, il cr&#233;era en 1893 le premier music-hall fran&#231;ais, l'Olympia, boulevard des Capucines. C'est dans sa branche un inventeur. En 1887, il a rachet&#233;, place Blan&#173;che, les locaux d'un ancien bal ferm&#233; depuis trois ans, la Reine blanche. Il a beaucoup de projets, mais peu d'argent. Il cherche et il trouve des capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'associe avec Charles Zidler. Celui-ci, autodidacte absolu (il a appris &#224; lire et &#224; &#233;crire tout seul &#224; l'&#226;ge de quatorze ans), a &#233;t&#233; ouvrier tanneur, boucher, commer&#231;ant en gros, avant de se lancer lui aussi dans l'industrie du spectacle. Il a dirig&#233; l'Hippodrome, place de l'Alma. Ensemble, ils inventent la formule du Moulin Rouge. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Les danseuses au milieu du public&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
En 1889, apr&#232;s les batailles politiques qui ont marqu&#233; ses premi&#232;res ann&#233;es, la III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique a triomph&#233;. Cette stabilit&#233; politique, en m&#234;me temps qu'une situation &#233;conomique florissante, fait que l'argent coule entre les doigts, du moins ceux des gens riches. Zidler, qui est le ma&#238;tre d'&#339;uvre des spectacles, va tout baser sur deux id&#233;es : la f&#234;te et la proximit&#233; des acteurs (danseurs, danseuses) avec le public. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Moulin Rouge n'est pas un bal pour la client&#232;le populaire du quartier. L'ambition des fondateurs est d'y attirer les gens des classes sup&#233;rieures cherchant le d&#233;paysement, les riches &#233;trangers en visite &#224; Paris. Tout doit &#234;tre fait pour le pittoresque. Attractions &#224; 20&#8200;h, bal &#224; 22&#8200;h. Le Vendredi saint de chaque ann&#233;e, exceptionnellement, il y a un concert de musique classique. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&#192; l'origine, le chahut&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Le Tout-Paris est l&#224; le jour de l'ouverture : au hasard de la foule, on reconna&#238;t le prince Po&#173;niatowski, le prince Troubetzk&#239;, le comte de la Rochefoucauld, Elie de Talleyrand, des bourgeois fortun&#233;s parmi lesquels Alexandre Duval, cr&#233;ateur du bouillon Duval, quelques &#233;crivains en vue, des peintres&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;cor, farfelu, avec ce faux moulin &#224; vent dont les ailes sont entra&#238;n&#233;es par un moteur et, sur le c&#244;t&#233;, une curieuse imitation de ch&#226;teau m&#233;di&#233;val (aujourd'hui disparue), a &#233;t&#233; imagin&#233; par le dessinateur montmartrois Willette. &#192; l'int&#233;rieur, une grande salle de bal orn&#233;e de drapeaux, avec au fond une &#233;troite estrade pour l'orchestre : ce n'est pas une salle de spectacle et les danseuses du fameux quadrille l&#232;vent la jambe au milieu du public, parfois invit&#233; &#224; se m&#234;ler &#224; elles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Derri&#232;re, un grand jardin avec des tables, une petite sc&#232;ne et un immense &#233;l&#233;phant de stuc.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'id&#233;e de g&#233;nie d'Oller, c'est de ressusciter une danse qui avait eu son heure de gloire au milieu du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le &#171; chahut &#187; (dont le nom resta dans le vocabulaire fran&#231;ais comme synonyme de d&#233;sordre), appel&#233;e aussi le &#171; cancan &#187;. Cette danse, en 1889, &#233;tait pass&#233;e de mode depuis une quinzaine d'ann&#233;es ; Oller et Zidler vont la relancer en lui donnant une forme &#233;chevel&#233;e, provocante, sous le nom de French cancan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les danseuses s'appellent Grille d'Egout (ainsi nomm&#233;e &#224; cause de ses dents &#233;cart&#233;es), la m&#244;me Fromage, la Sauterelle, Nini Pattes en l'Air (qui habite un peu plus loin dans une baraque du Maquis de Montmartre o&#249; elle se fait appeler &#171; M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; veuve Monier &#187;), la Torpille, Hirondelle, Arc-en-Ciel, la Com&#232;te, la Mistral, Rayon d'Or, et puis la m&#244;me Cricri, la Ton&#173;kinoise et Macarona, trois s&#339;urs, filles d'un marchand de volailles du boulevard du Mont&#173;parnasse, et la Panth&#232;re, P&#226;querette, Risette, Pigeonnette, la Tour Eiffel, Vol au Vent&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La meneuse de la troupe est la Goulue (Louise Weber), ancienne blanchisseuse aux formes rondes, aux cheveux roux, mod&#232;le pour peintres, danseuse au temp&#233;rament endiabl&#233;. Elle habite rue Norvins. Elle animait auparavant, avec Valentin le D&#233;soss&#233;, les nuits de l'Elys&#233;e-Mont&#173;martre, d'o&#249; Oller les a d&#233;bauch&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Valentin, de son vrai nom Jacques Renaudin, silhouette d&#233;gingand&#233;e aux mains et aux pieds immenses, d'une souplesse et d'une l&#233;g&#232;ret&#233; invraisemblables, est le fils d'un notaire de Sceaux. Il a pass&#233; la quarantaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oller fera de la Goulue et de Valentin des c&#233;l&#233;brit&#233;s parisiennes. Mais celui qui les fera conna&#238;tre dans le monde entier, c'est Henri de Toulouse-Lautrec. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Une table retenue pour Lautrec&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
L'h&#233;ritier des comtes de Toulouse a install&#233; son atelier de peintre depuis 1885 &#224; l'angle de la rue Tourlaque et de la rue Cau&#173;lain&#173;court. D&#232;s le soir de l'ouverture, il fr&#233;quente le Moulin Rouge, o&#249; tout l'attire, le mouvement, les couleurs, l'ambiance frelat&#233;e&#8230; Une table lui est r&#233;serv&#233;e. Il multiplie les pastels, les tableaux dont le Moulin Rouge, ses danseurs et danseuses, ses habitu&#233;s sont le sujet in&#233;puisable. Zidler lui commande plusieurs affiches.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mac Orlan le d&#233;crit : &#171; Lautrec attabl&#233;, ses courtes jambes pendantes, la bouche &#233;paisse dans la barbe fris&#233;e et le chapeau melon pos&#233; en avant sur les yeux, absorbait en quelque sorte par endosmose et capillarit&#233; la lumi&#232;re du gaz qui baignait les danseuses &#233;parpill&#233;es pour le quadrille, la stridente fanfare saluant Orph&#233;e aux Enfers, les boniments des filles &#233;ternellement en qu&#234;te de la consommation entremetteuse, la silhouette funambulesque de Valentin, les macfarlanes des habitu&#233;s, la tunique du gar&#231;on municipal et, au-dessus, l'ange &#233;quivoque de la joie de vivre entre minuit et trois heures du matin. &#187;(1)&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ajoute : &#171; Il est difficile d'imaginer &#224; travers l'&#339;uvre de Lautrec que ces filles de Paris furent belles et d&#233;sirables... &#187; Pourtant, quand on voit les photos faites &#224; l'&#233;poque des danseuses du Moulin Rouge dans leurs dentelles (et parfois nues car elles posaient beaucoup pour peintres et photographes), on constate que Grille d'&#201;gout, la Sauterelle, Hirondelle, Nini Patte en l'air et les autres &#233;taient vraiment ravissantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il en est une cependant dont Lautrec montre la beaut&#233; sans la couvrir de fard : Jane Avril, dite Fil de Soie, dont la longue et mince silhouette appara&#238;t dans quantit&#233; de tableaux et affiches de Lautrec. D'un niveau intellectuel sup&#233;rieur &#224; celui des autres danseuses, elle d&#233;bute au Moulin Rouge en 1892 et en devient vite la vedette, au grand d&#233;pit de la Goulue. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; du bal, le Moulin Rouge pr&#233;sente diverses attractions : Cha-hu-kao la clownesse, la chanteuse Yvette Guilbert qui conna&#238;t l&#224; ses premiers succ&#232;s avant de devenir la vedette du Divan japonais&#8230; C'est l&#224; aussi que d&#233;bute en 1890 un artiste qui fera une longue et brillante (bruyante) carri&#232;re : le P&#233;tomane. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1892, moins de quatre ans apr&#232;s l'ouverture, les deux fondateurs se f&#226;chent. Zidler s'en va. Il mourra en 1897. Oller change un peu la formule, donne davantage d'importance aux attractions. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Le baiser scandaleux de la momie&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Fin 1902, harcel&#233; par ses cr&#233;anciers, Oller vend l'&#233;tablissement &#224; Paul-Louis Flers, qui le transforme de fond en comble pour en faire une salle de spectacle dans laquelle se succ&#233;deront les revues &#224; grande mise en sc&#232;ne : Tu marches ? (1903), puis le G&#226;teau d'Or, la Belle de New York, etc., avec des danseuses et des com&#233;diennes aux costumes de plus en plus l&#233;gers, jusqu'&#224; ce qu'en 1914 le nu (mais avec strass et paillettes) fasse son apparition dans Orgie &#224; Babylone. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le bal est rel&#233;gu&#233; au sous-sol, et pas tous les jours. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1907, la revue R&#234;ve d'Egypte provoque un &#233;norme scandale. Le livret raconte l'histoire d'un arch&#233;ologue qui trouve une momie, lui &#244;te ses bandelettes : c'est une ravissante jeune femme, qui s'&#233;veille, s&#233;duit l'arch&#233;ologue, et tous deux &#233;changent sur sc&#232;ne un long baiser sur la bouche. Le scandale, c'est que le r&#244;le de l'arch&#233;ologue est tenu par une femme, et pas n'importe laquelle : la fille du duc de Morny, qui se produit &#224; la sc&#232;ne sous le nom de Missy mais signe le livret de son vrai nom. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; la momie, en collant tr&#232;s serr&#233;, elle s'appelle Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette tout court. Et le Tout-Paris apprend vit qu'elles sont aussi amantes dans la vie. &#192; cette &#233;poque, Colette aide son mari, l'&#233;crivain Gauthier-Villars dit Willy, &#224; &#233;crire des romans plut&#244;t polissons et elle danse dans les music-halls. Elle deviendra plus tard un des grands &#233;crivains fran&#231;ais. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Le triomphe de Mistinguett&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
En 1907 &#233;galement appara&#238;t pour la premi&#232;re fois sur la sc&#232;ne du Moulin Rouge celle qui deviendra la reine des meneuses de revue, Mistinguett. Elle a trente-deux ans mais en para&#238;t &#224; peine dix-huit. Mistinguett avec ses jambes parfaites, son visage de titi parisien, la gouaille de sa voix rauque, Mistinguett qui invente avec Max Dearly la &#171; valse chaloup&#233;e &#187;, m&#232;re de la java. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec la guerre de 1914-1918, les repr&#233;sentations s'espacent. Et en 1915, un incendie d&#233;truit une grande partie du b&#226;timent. Il sera reconstruit sous sa forme actuelle, bien plus modeste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les ann&#233;es 1925-1929 verront le triomphe absolu de Mistinguett. &#192; cinquante ans, elle en para&#238;t trente. Aucune autre vedette f&#233;minine ne lui dispute la premi&#232;re place. Les Dolly Sisters ont pr&#233;f&#233;r&#233; d&#233;missionner. Ses partenaires hommes s'appellent Henri Garat, Dr&#233;an, Mauricet, Georgius et, en 1928, un jeune &#171; chanteur fantaisiste &#187; &#224; l'accent parigot, enfant du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement (il allait &#224; l'&#233;cole communale rue de Clignancourt) : Jean Gabin, qui interpr&#232;te, en imitant Maurice Chevalier, &#199;a c'est un' goss' de Paris.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Le Moulin Rouge devient un cin&#233;ma&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Mais la concurrence est rude avec le Casino de Paris et les Folies Berg&#232;re. &#192; partir de 1930, le Moulin Rouge ne pr&#233;sente plus des revues que par intermittences. Il est devenu un cin&#233;ma.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notons tout de m&#234;me, en 1937, le passage d'une troupe du Cotton Club de New York. Au sous-sol (l&#224; o&#249; fut ensuite install&#233;e La Locomotive devenue aujourd'hui La Machine), une salle de bal s'est rouverte, avec un succ&#232;s mitig&#233;. Pendant les ann&#233;es d'occupation, le cin&#233;ma restera ouvert, le dancing aussi, fr&#233;quent&#233; r&#233;guli&#232;rement par les soldats allemands.&lt;br class='autobr' /&gt;
De temps en temps pourtant, le Moulin Rouge pr&#233;sente un spectacle. En juillet 1944, quelques semaines avant la lib&#233;ration de Paris, la vedette est Edith Piaf. On lui a impos&#233; en premi&#232;re partie un d&#233;butant venu de Marseille, Ivo Livi, dit &#171; Yves Montand &#187;, qui au premier abord, avec sa veste &#224; carreaux tapageuse et ses airs &#171; zazou &#187; lui d&#233;pla&#238;t. Mais en l'&#233;coutant chanter, elle change d'avis. Elle lui fera adopter comme costume de sc&#232;ne la chemise et le pantalon sombres qu'il conservera, elle l'aidera &#224; choisir un autre r&#233;pertoire &#8211; et en fera son amant.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Retour des revues &#224; grand spectacle&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Le Moulin Rouge ne redevient une salle de spectacle vivant qu'en 1951 : danse et attractions. &#192; la direction se succ&#232;dent Jo France, Jean Bauchet et, en 1962, Jacki Cl&#233;rico (d&#233;c&#233;d&#233; en janvier 2013 mais que son fils Jean-Jacques avait remplac&#233;). Des vedettes partagent la t&#234;te d'affiche avec les danseuses du French cancan : Trenet, Aznavour, Line Renaud, Bourvil, Fernand Raynaud, Roger Pierre et Jean-Marc Thibaut, Jacqueline Fran&#231;ois, les Peter Sisters. Le spectacle repose sur des recettes inlassablement r&#233;p&#233;t&#233;es et le public est constitu&#233; pour la plus grande part de touristes &#233;trangers amen&#233;s par les tour operators.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une curiosit&#233; : &#224; partir de 1963, tous les titres de revues commencent par la lettre F, Frou-frou, Frisson, Fascination, Fantastic, Festival, Fol&#173;lement (avec Lisette Malidor), Fr&#233;n&#233;sie, Femmes femmes femmes, Formidable, et depuis 1999 F&#233;eries encore &#224; l'affiche aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#192; lire : Le Moulin Rouge, par Jacques Pessis et Jacques Cr&#233;pineau, &#233;ditions Herm&#233;, 1989. (Riche documentation, superbes illustrations.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Andr&#233; Roussard : une personnalit&#233; importante de la butte de Montmartre dispara&#238;t </title>
		<link>https://18dumois.info/andre-roussard-une-personnalite-importante-de-la-butte-de-montmartre-disparait.html</link>
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		<dc:creator>No&#235;l Monier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Andr&#233; Roussard, d&#233;c&#233;d&#233; le samedi 20 avril, avait &#233;t&#233; un des acteurs les plus engag&#233;s de la vie de Montmartre. Ces derniers mois, on ne le voyait plus, et la nouvelle de sa mort n'a surpris personne...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-montmartre-10-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L90xH150/arton10-90792.jpg?1694230432' class='spip_logo spip_logo_right' width='90' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Andr&#233; Roussard, d&#233;c&#233;d&#233; le samedi 20 avril, avait &#233;t&#233; un des acteurs les plus engag&#233;s de la vie de Montmartre. Ces derniers mois, on ne le voyait plus, et la nouvelle de sa mort n'a surpris personne...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand Paris aide et f&#234;te ses kiosquiers</title>
		<link>https://18dumois.info/quand-paris-aide-et-fete-ses-kiosquiers.html</link>
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&lt;p&gt;Les kiosques &#224; journaux de Paris ont 150 ans. La Ville a d&#233;cid&#233; de c&#233;l&#233;brer cet anniversaire en mettant &#224; l'honneur ses 340 kiosques les 20 et 21 avril...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18e-9-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les kiosques &#224; journaux de Paris ont 150 ans. La Ville a d&#233;cid&#233; de c&#233;l&#233;brer cet anniversaire en mettant &#224; l'honneur ses 340 kiosques les 20 et 21 avril...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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