<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://18dumois.info/spip.php?id_auteur=71&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1689759624</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>L'automate-infirmi&#232;re de Bretonneau</title>
		<link>https://18dumois.info/l-automate-infirmiere-de-bretonneau.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/l-automate-infirmiere-de-bretonneau.html</guid>
		<dc:date>2024-03-29T18:19:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D'origine alsacienne, Robert Herdner est n&#233; en 1886 &#224; Tarbes, ville o&#249; travaillait son p&#232;re pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Robert Herdner a quatre fr&#232;re et s&#339;urs. Leur p&#232;re, Henri Herdner, est un ancien &#233;l&#232;ve de l'Ecole polytechnique (l'&#171; X &#187; ) et de l'Ecole des mines de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt; Il se fera conna&#238;tre pour de remarquables travaux scientifiques, notamment sur l'&#233;lectrification des chemins de fer puis sur les locomotives &#224; vapeur. Il deviendra pr&#233;sident de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1437-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH125/stephanieclement_18dumois_automatebretonneau-804a9.jpg?1711736710' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'origine alsacienne, Robert Herdner est n&#233; en 1886 &#224; Tarbes, ville o&#249; travaillait son p&#232;re pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Robert Herdner a quatre fr&#232;re et s&#339;urs. Leur p&#232;re, Henri Herdner, est un ancien &#233;l&#232;ve de l'Ecole polytechnique (l'&#171; X &#187; ) et de l'Ecole des mines de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il se fera conna&#238;tre pour de remarquables travaux scientifiques, notamment sur l'&#233;lectrification des chemins de fer puis sur les locomotives &#224; vapeur. Il deviendra pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; des ing&#233;nieurs civils de France. D&#232;s son plus jeune &#226;ge, Robert Herdner d&#233;veloppe une inclination pour la cr&#233;ation m&#233;canique au grand dam de sa famille. En cachette de ses parents, il emprunte des ciseaux, un rasoir&#8230;pour tailler dans le m&#233;tal d'une bo&#238;te de conserves ou pour couper des &#233;pingles &#224; cheveux. Avec du papier, du carton, des bouchons, des &#233;pingles et du fil de lin, il construit ses premiers jouets. Plus leur construction est difficile, plus il en &#233;prouve de la satisfaction et de la joie. Il expliquera son penchant pour la construction m&#233;canique par son h&#233;r&#233;dit&#233; paternelle et d&#233;clarera ainsi : &#171; &lt;i&gt;Mes cr&#233;ations les plus utiles en m&#233;decine ne sont rien en regard des belles locomotives n&#233;es du g&#233;nie de mon p&#232;re.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une gracieuse danseuse de ballet&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1906, il obtient le baccalaur&#233;at. Voulant devenir m&#233;decin, en d&#233;pit de la vive opposition de son p&#232;re qui ne jure que par l'&#171; X &#187;, il pr&#233;pare et obtient, en 1907, son certificat d'&#233;tudes physiques, chimiques et naturelles (dit PCN). Pr&#233;requis pour l'inscription en facult&#233; de m&#233;decine, le PCN a pour but de renforcer la formation scientifique et biologique des aspirants m&#233;decins. Lors de cette tr&#232;s prenante ann&#233;e du PCN, Herdner r&#233;alise son premier automate abouti : une gracieuse danseuse de ballet. Il dispose pour ses r&#233;alisations d'un petit atelier, rue de la Faisanderie, o&#249; il vit chez ses parents. Pour Herdner, un automate est &#171; &lt;i&gt;un sujet renfermant dans son corps aux formes d&#233;limit&#233;es le m&#233;canisme qui l'anime et qui lui permet une libre &#233;volution dans l'espace, le mouvement sans lequel il n'y a pas de gr&#226;ce&lt;/i&gt; &#187;. En 1910, il r&#233;ussit le concours de l'externat de m&#233;decine permettant aux &#233;tudiants de suivre une formation de haute qualit&#233; au sein des hospices ou des h&#244;pitaux. Parall&#232;lement, il est nomm&#233; m&#233;decin auxiliaire de r&#233;serve dans l'arm&#233;e. Sa premi&#232;re ann&#233;e d'externat (1911-1912) se d&#233;roule au sein du service de chirurgie de l'h&#244;pital Beaujon, alors situ&#233; dans le 8&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. D&#233;crit comme un excellent &#233;tudiant, Robert Herdner s'inspire de certaines caract&#233;ristiques des malades pour cr&#233;er de petits modelages anim&#233;s reproduisant leurs traits, leur d&#233;marche, leurs gestes si bien que des industriels du jouet m&#233;canique ach&#232;tent ses premi&#232;res r&#233;alisations. Les montants re&#231;us lui permettent de financer son outillage. En d&#233;pit de ce succ&#232;s inattendu, il reste concentr&#233; sur ses &#233;tudes m&#233;dicales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Externe &#224; l'h&#244;pital Bretonneau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A partir de 1912, il poursuit sa formation d'externat &#224; l'h&#244;pital Bretonneau, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Inaugur&#233; onze ann&#233;es plus t&#244;t, en 1901, Bretonneau a &#233;t&#233; construit afin de remplacer l'h&#244;pital pour enfants Trousseau, d&#233;saffect&#233; depuis 1895. La m&#234;me ann&#233;e, dans un m&#233;moire, le pr&#233;fet de la Seine avait d&#233;j&#224; attir&#233; l'attention sur l'insuffisance d'h&#244;pitaux d'enfants dans la capitale. En outre, une p&#233;tition d'habitants des Grandes Carri&#232;res avait r&#233;clam&#233; l'&#233;tablissement d'un h&#244;pital pour enfants dans leur quartier. Cette p&#233;tition obtint satisfaction car, par d&#233;lib&#233;ration de l'administration de l'Assistance publique, c'est le choix de la rue Etex qui fut retenu. L'h&#244;pital re&#231;oit le nom de Bretonneau, en hommage au m&#233;decin Pierre-Fid&#232;le Bretonneau, c&#233;l&#232;bre clinicien et pionnier de la m&#233;decine scientifique. Construit sur un terrain triangulaire de 14 500 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, form&#233; par les rues Carpeaux, de Maistre et Etex, l'&#233;tablissement est con&#231;u selon un mod&#232;le pavillonnaire qui permet d'isoler les malades en fonction de leur pathologie. La chirurgie dispose, elle, de deux pavillons selon la nature des cas. Robert Herdner est justement affect&#233; au sein du service de chirurgie p&#233;diatrique du professeur Louis Ombr&#233;danne. C'est lors de cette ann&#233;e d'externat qu'il cr&#233;e un automate auquel il donnera le physique et le pr&#233;nom d'une infirmi&#232;re connue dans tout le service : &#171; Mademoiselle Claire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le m&#233;decin-m&#233;canicien&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; son talent de m&#233;canicien et &#224; sa connaissance parfaite de l'anatomie, le jeune Herdner a cr&#233;&#233; une infirmi&#232;re-automate qui pousse devant elle une petite table roulante sur laquelle se trouvent des instruments de chirurgie. Herdner la positionne devant un lit de malade et, v&#233;ritable chef-d'&#339;uvre de m&#233;canique, l'automate, d'un geste sec de son bras articul&#233;, saisit au choix un sp&#233;culum, un bistouri, des aiguilles, des ciseaux, des compresses, des m&#232;ches pour un pansement, etc. Pour cr&#233;er cet automate, Herdner s'est fond&#233; sur des mouvements d'horlogerie complexes. C'est la raison pour laquelle dans les articles de presse consacr&#233;s &#224; son infirmi&#232;re-automate, il est spontan&#233;ment compar&#233; &#224; l'illustre Vaucanson, horloger, m&#233;canicien et inventeur de plusieurs automates, au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Cependant, Herdner avouera n'avoir &#233;t&#233; influenc&#233; par aucun pr&#233;curseur c&#233;l&#232;bre ni par l'&#233;tude d'aucune pi&#232;ce de mus&#233;e. Il explique la gen&#232;se de ses automates par l'observation de la nature, dans sa beaut&#233; comme dans sa laideur, toujours avec le mouvement. Au sein du service de chirurgie p&#233;diatrique de Bretonneau, l'automate fait l'admiration et la joie de tous, m&#233;decins, malades, infirmi&#232;res, &#224; commencer par la vraie M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;lle&lt;/sup&gt; Claire qui a servi de mod&#232;le &#224; Herdner.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premi&#232;re Guerre mondiale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1914, la guerre &#233;clate. L'h&#244;pital Bretonneau, &#224; l'instar des autres h&#244;pitaux de l'Assistance publique, doit se r&#233;organiser pour faire face &#224; la r&#233;quisition de lits pour un tr&#232;s grand nombre de civils et de militaires affluant au rythme des offensives et des bombardements. L'h&#244;pital est &#233;galement confront&#233; aux p&#233;nuries de denr&#233;es, de mat&#233;riels mais aussi de personnel. En effet, conform&#233;ment &#224; l'ordre de mobilisation, les m&#233;decins et les &#233;tudiants en m&#233;decine, entre 20 et 40 ans, doivent s'enr&#244;ler en qualit&#233; de m&#233;decins militaires. Robert Herdner, &#226;g&#233; de 28 ans, est affect&#233; dans l'artillerie en qualit&#233; de m&#233;decin aide-major de 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; classe. Pendant le conflit, il prouvera une nouvelle fois son ing&#233;niosit&#233;. Il r&#233;alisera avec des mat&#233;riaux ramass&#233;s dans les villages d&#233;vast&#233;s du front un dispositif de protection instantan&#233;e des abris et des sapes contre les gaz de combat. Retard&#233; dans ses &#233;tudes, il devra attendre le 15 juillet 1920, pour enfin soutenir sa th&#232;se et obtenir son dipl&#244;me de docteur en m&#233;decine de la facult&#233; de Paris. Il se sp&#233;cialisera en radiologie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'automate au robot-infirmier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2023, le robot-infirmier &#171; Hospi &#187; est lanc&#233; sur le march&#233; japonais. Il est capable de programmer la distribution des m&#233;dicaments &#224; heures fixes, de r&#233;p&#233;ter aux malades autant de fois que n&#233;cessaire les recommandations et prescriptions m&#233;dicales et, m&#234;me, de leur laver les cheveux ! Bien entendu, lorsque Robert Herdner r&#233;alisa en 1912 son automate-infirmier, il ne pouvait imaginer de telles avanc&#233;es. D'ailleurs, il existe une diff&#233;rence entre un automate qui est une machine au sein de laquelle un m&#233;canisme cach&#233; a pour objectif d'imiter de mani&#232;re r&#233;p&#233;titive les mouvements des &#234;tres vivants, et un robot qui est une machine capable d'apprendre, de comprendre et d'ajuster. Cependant, Herdner avait d&#233;j&#224; pris conscience de l'int&#233;r&#234;t de l'introduction de l'automate dans le domaine m&#233;dical notamment pour la p&#233;dagogie et de la didactique. Pour lui, ses aptitudes techniques &#233;taient m&#234;me b&#233;n&#233;fiques &#224; sa pratique m&#233;dicale. Il affirmait ainsi &#171; &lt;i&gt;qu'une carri&#232;re toute particuli&#232;re &#233;tait ouverte au m&#233;decin qui, loin de rejeter un don de m&#233;canicien, consent &#224; le d&#233;velopper et le marier avec sa sp&#233;cialit&#233; m&#233;dicale&lt;/i&gt; &#187;. Aujourd'hui, le d&#233;veloppement des robots-infirmiers poursuit un double but : pallier le d&#233;ficit de personnel et soulager le travail des soignants qui pourront, d&#233;sormais, se concentrer sur le soin et le relationnel. En effet, les robots ne pourront jamais remplacer les humains, en tout cas tant qu'ils ne seront pas capables d'&#233;couter un patient, de lui sourire, de lui porter un regard compatissant, de lui parler ou de rire avec lui, de lui tendre la main ou de le r&#233;conforter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert Herdner est d&#233;c&#233;d&#233;, &#224; 90 ans, le 4 janvier 1976 &#224; Bourges et n'avait jamais oubli&#233; celle qu'il appelait &#171; &lt;i&gt;sa belle panseuse de l'h&#244;pital Bretonneau&lt;/i&gt; &#187; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : St&#233;phanie Cl&#233;ment&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gabriel Dum&#233;nil, une &#226;me de justicier</title>
		<link>https://18dumois.info/gabriel-dumenil-une-ame-de-justicier.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/gabriel-dumenil-une-ame-de-justicier.html</guid>
		<dc:date>2024-01-06T14:30:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En venant s'installer il y a plusieurs ann&#233;es dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Gabriel Dum&#233;nil, avocat engag&#233;, a trouv&#233; un territoire en accord avec sa philosophie de vie. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Tout petit d&#233;j&#224;, j'avais une d&#233;testation visc&#233;rale de l'injustice ; j'ai toujours voulu &#234;tre le soutien de la personne seule face &#224; la masse. Cette personne que l'on accuse, est-elle si diff&#233;rente de moi pour qu'elle soit abandonn&#233;e &#224; son sort ? &#187; explique Gabriel Dum&#233;nil, bient&#244;t 34 ans, lorsqu'on lui demande pour quelle raison il a (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1414-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH112/dumenil-ed8a8.jpg?1704554036' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En venant s'installer il y a plusieurs ann&#233;es dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Gabriel Dum&#233;nil, avocat engag&#233;, a trouv&#233; un territoire en accord avec sa philosophie de vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Tout petit d&#233;j&#224;, j'avais une d&#233;testation visc&#233;rale de l'injustice ; j'ai toujours voulu &#234;tre le soutien de la personne seule face &#224; la masse. Cette personne que l'on accuse, est-elle si diff&#233;rente de moi pour qu'elle soit abandonn&#233;e &#224; son sort ?&lt;/i&gt; &#187; explique Gabriel Dum&#233;nil, bient&#244;t 34 ans, lorsqu'on lui demande pour quelle raison il a voulu devenir avocat. Il se souvient aussi d'une &#233;mission t&#233;l&#233;vis&#233;e des ann&#233;es 90 qui pr&#233;sentait des proc&#232;s fictifs. Gr&#226;ce &#224; elle, il a appris &#224; appr&#233;cier la puissance de la parole et le fait que les mots peuvent se transformer en actes. Il d&#233;clare alors &#224; sa m&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Je veux &#234;tre avocat !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bienvenue dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Issu d'un milieu favoris&#233;, avec un p&#232;re professeur dans une &#233;cole de commerce et une m&#232;re psychologue, il a grandi &#224; La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines. Apr&#232;s un bac litt&#233;raire, il se dirige vers des &#233;tudes de droit &#224; la fac de Versailles-Saint-Quentin, o&#249; il tombe amoureux de la discipline. Un coup de foudre presque similaire &#224; celui qu'il a pour le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, o&#249; il a emm&#233;nag&#233; il y a quelques ann&#233;es avec sa femme, m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste et urgentiste dans l'arrondissement. &#171; &lt;i&gt;Pour nous, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; a &#233;t&#233; une v&#233;ritable r&#233;v&#233;lation, avoue-t-il. Son melting pot, son c&#244;t&#233; village&#8230; Nous avons vraiment eu le coup de foudre pour cet arrondissement.&lt;/i&gt; &#187; En d&#233;pit du peu d'espaces verts pour se promener avec leurs deux petites filles, sa compagne se pla&#238;t elle aussi, m&#234;me si elle est confront&#233;e &#224; &#171; &lt;i&gt;des situations de vie, parmi ses patients qui vivent dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; depuis des g&#233;n&#233;rations, que la plupart des gens ne s'imaginent m&#234;me pas !&lt;/i&gt; &#187; &#187;. Dans certains cas, son mari lui est de bon conseil et peut &#233;ventuellement orienter ses patients qui ont un probl&#232;me d'ordre juridique. En dehors du travail, il profite un maximum de son arrondissement d'adoption, qu'il arpente &#224; pied depuis qu'il a vendu son scooter. Amateur de bricolage et de d&#233;coration, il appr&#233;cie aussi tout particuli&#232;rement les restaurants et les bars, que ce soit Le Ruisseau, &#171; &lt;i&gt;sa petite madeleine de Proust&lt;/i&gt; &#187;, Le Caf&#233; Pastis ou La Timbale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Toujours se battre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Son installation dans l'arrondissement n'est pas due au simple hasard des circonstances : son cabinet, qu'il a fond&#233; avec son confr&#232;re devenu ami, Marc Bailly, rencontr&#233; lors d'un concours d'&#233;loquence en 2017, est situ&#233; rue des Moines dans le 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, tout pr&#232;s du palais de justice de la porte de Clichy. Leur client&#232;le est vari&#233;e : des personnes imp&#233;cunieuses qu'ils aident pro bono, aux chefs d'entreprise et soci&#233;t&#233;s cot&#233;es. &#171; &lt;i&gt;Nous d&#233;fendons &#233;galement des grands-parents dont les petits-enfants sont ou ont &#233;t&#233; retenus dans des camps, en zone irakienne ou syrienne. Lorsque ces enfants sont enfin rapatri&#233;s en France, c'est particuli&#232;rement &#233;mouvant.&lt;/i&gt; &#187; Leur cabinet traite, en effet, du contentieux p&#233;nal et des affaires ainsi que de terrorisme, d'ultradroite ou de djihadisme. Dipl&#244;m&#233; d'un doctorat en droit &#224; Panth&#233;on-Assas Paris II, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Dum&#233;nil est par ailleurs charg&#233; de cours magistral &#224; l'universit&#233; Paris-Sud. &#171; &lt;i&gt;Le droit est, par essence, un sujet d'&#233;tude perp&#233;tuel, j'adore la transmission et la recherche juridique, confie-t-il. Des centaines de lois sont cr&#233;&#233;es chaque ann&#233;e, il est donc fondamental de pouvoir analyser leur impact sur nos vies et de chercher &#224; les am&#233;liorer.&lt;/i&gt; &#187; Ce qu'il aime particuli&#232;rement dans son m&#233;tier ? Le fait d'&#234;tre libre et son utilit&#233; sociale. C'est pourquoi il ne comprend pas vraiment la d&#233;claration, teint&#233;e d'humilit&#233;, de pessimisme ou de fatalisme d'un de ses illustres pr&#233;d&#233;cesseurs, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Emile Pollak, avocat notamment, de Gaston Dominici et de Pierre Goldman, selon laquelle l'avocat ne sert &#224; rien car tout accus&#233; a son destin judiciaire d&#233;j&#224; &#233;crit. &#171; &lt;i&gt;M&#234;me si dans nombre de cas, on a l'impression d'&#234;tre inutile, une seule affaire suffit &#224; renverser la table, &#224; sauver une vie, s'exclame-t-il. Pour moi, il faut toujours se battre, sinon, il faut raccrocher sa robe !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Derri&#232;re les effets de manche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;V&#233;ritable symbole de la profession, la fameuse robe d'avocat co&#251;te entre 400 &#8364; et 1 300 &#8364;. &#171; &lt;i&gt;Ce sont mes parents qui m'ont achet&#233; ma premi&#232;re robe, juste avant ma prestation de serment, &#224; 23 ans, et je les en remercie car ce n'est pas donn&#233;&lt;/i&gt; &#187;, reconna&#238;t Gabriel Dum&#233;nil. Une tradition veut qu'un avocat n'ait que trois robes dans sa vie. La premi&#232;re dans laquelle il pr&#234;te serment, la deuxi&#232;me avec laquelle il gagne sa vie et la troisi&#232;me dans laquelle il sera enterr&#233;. La deuxi&#232;me, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Dum&#233;nil l'a port&#233;e de 2013 &#224; 2019 pour le compte du cabinet fran&#231;ais Lafarge associ&#233;s, avec lequel il a travaill&#233; sur d'importantes affaires criminelles, financi&#232;res et politiques. Elle l'a logiquement suivi quand il a cofond&#233; en 2019 le cabinet YL, avec qui il est intervenu dans plusieurs affaires tr&#232;s m&#233;diatis&#233;es. En effet, il a particip&#233; &#224; la d&#233;fense de Willy Bardon, condamn&#233; fin 2023 &#224; 30 ans de r&#233;clusion pour l'enl&#232;vement, la s&#233;questration, le viol et la mort d'&#201;lodie Kulik, mais aussi &#224; celle du violeur de la for&#234;t de S&#233;nart, et &#224; celle d'Antoine D., interpel&#233; en 2018 avec les Barjols, lesquels fomentaient un attentat contre Emmanuel Macron. Autant d'affaires difficiles &#224; mener tant sur le plan p&#233;nal que m&#233;diatique, mais qui permettent &#224; Gabriel Dum&#233;nil d'&#234;tre le fameux soutien de la personne seule face &#224; la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, quels conseils donnerait-il aux jeunes qui voudraient embrasser cette profession si difficile ? &#171; &lt;i&gt;D'abord, je les f&#233;liciterais parce que c'est un m&#233;tier passionnant et magnifique, r&#233;pond-il d'embl&#233;e. Ensuite, je leur conseillerais de travailler car &#234;tre avocat, c'est conna&#238;tre son dossier mieux que quiconque afin de d&#233;fendre efficacement son client, ce n'est certainement pas que des effets de manche !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Services publics, hors du net, point de droits</title>
		<link>https://18dumois.info/services-publics-hors-du-net-point-de-droits.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/services-publics-hors-du-net-point-de-droits.html</guid>
		<dc:date>2023-06-03T11:37:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar, Annie Katz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au Caf&#233; social de l'association Ayyem Zamen, la permanence d'acc&#232;s aux droits sociaux ne d&#233;semplit pas. Si diff&#233;rents probl&#232;mes peuvent y &#234;tre d&#233;nou&#233;s, la demande la plus fr&#233;quente concerne l'ouverture des droits &#224; la retraite. &lt;br class='autobr' /&gt; La mission du Caf&#233; social install&#233; rue Dejean depuis 2008 est double : entretenir le lien social en proposant &#224; toute personne &#226;g&#233;e isol&#233;e un espace d'accueil chaleureux, de rencontre et d'&#233;coute et, d'autre part, assurer l'acc&#232;s aux droits et &#224; la sant&#233; via des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1376-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH111/arton1428-70f5a.jpg?1689759625' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Caf&#233; social de l'association Ayyem Zamen, la permanence d'acc&#232;s aux droits sociaux ne d&#233;semplit pas. Si diff&#233;rents probl&#232;mes peuvent y &#234;tre d&#233;nou&#233;s, la demande la plus fr&#233;quente concerne l'ouverture des droits &#224; la retraite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mission du Caf&#233; social install&#233; rue Dejean depuis 2008 est double : entretenir le lien social en proposant &#224; toute personne &#226;g&#233;e isol&#233;e un espace d'accueil chaleureux, de rencontre et d'&#233;coute et, d'autre part, assurer l'acc&#232;s aux droits et &#224; la sant&#233; via des permanences administratives quotidiennes. Entre 400 et 500 adh&#233;rents y sont inscrits chaque ann&#233;e. 80 % d'hommes et 20 % de femmes. Mais l'accompagnement de l'acc&#232;s &#224; la retraite est en train de prendre le dessus de cette activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Avant, le caf&#233; orientait les gens en difficult&#233; administrative vers le service social de la Mairie, note Maia Lecoin, directrice du Caf&#233; social depuis 2019. Actuellement, c'est la Mairie qui les dirige massivement vers nous. Or nous n'avons ni les moyens humains ni financiers pour r&#233;pondre &#224; cette forte demande. Lors de nos permanences, on est oblig&#233; de refuser des gens ! Le principe de l'&#233;galit&#233; d'acc&#232;s aux droits, aux services publics est tr&#232;s s&#233;rieusement remis en question par cette d&#233;mat&#233;rialisation &#224; marche forc&#233;e !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; La CNAV, c'est toujours ferm&#233;. &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mustafa, 64 ans, confirme : &#171; &lt;i&gt;Nous, on n'a pas d'ordinateur, on est &#233;trangers, on sait pas manipuler tout &#231;a&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-il attabl&#233; devant un caf&#233; dans le local de la rue Dejean, attendant la travailleuse sociale avec laquelle il a rendez-vous. Ce jeune retrait&#233; qui entretenait des machines &#224; coudre utilis&#233;es dans le secteur de la haute couture, avant qu'une maladie le contraigne &#224; l'invalidit&#233;, a appris il y a quelques mois qu'il ne relevait plus de l'allocation adulte handicap&#233; (AAH), mais de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV). Pire, un courrier l'a inform&#233; qu'il aurait d&#251; enclencher les d&#233;marches pour toucher sa pension deux ans plus t&#244;t et qu'il devait donc rembourser deux ans d'allocation &#224; la Caisse d'allocations familiales (CAF). &#171; &lt;i&gt;Je me suis tourn&#233; vers le D&#233;fenseur des droits, rue de Suez, qui m'a conseill&#233; de venir au Caf&#233; social.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de lui, Mohamed 65 ans, commence tout juste &#224; toucher sa pension et il vient compl&#233;ter son dossier pour la retraite compl&#233;mentaire. &#171; &lt;i&gt;Je suis all&#233; &#224; la CNAV avenue de Flandre, c'est toujours ferm&#233;. Et au t&#233;l&#233;phone &#231;a ne r&#233;pond jamais, on peut attendre des heures&lt;/i&gt; &#187;, explique cet ancien employ&#233; d'une entreprise de nettoyage de cabines t&#233;l&#233;phoniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Caf&#233; social a donc pris l'initiative, en juillet 2022, de constituer un collectif avec d'autres associations d'Ile-de-France accompagnant des personnes &#226;g&#233;es issues de l'immigration. Toutes font le m&#234;me constat alarmant : &#171; &lt;i&gt;Avec la d&#233;mat&#233;rialisation acc&#233;l&#233;r&#233;e des d&#233;marches administratives, les usagers ne sont plus re&#231;us physiquement. Or, notre public ne sait souvent ni lire ni &#233;crire, ne poss&#232;de ni ordinateur ni smartphone&lt;/i&gt; &#187;, s'insurge Maia Lecoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces associations ont d&#233;cid&#233; de coordonner leurs m&#233;thodes de travail puis ont publi&#233; une tribune collective, dans M&#233;diapart, en octobre 2022. En f&#233;vrier 2023, le Collectif a &#233;t&#233; re&#231;u par la direction Ile-de-France de la CNAV et lui a demand&#233; la r&#233;ouverture des guichets physiques, la diminution des d&#233;lais de traitement, la mise en place d'outils pour assouplir l'accompagnement des usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de cette rencontre, finalement insatisfaisante, le Collectif a lanc&#233; une p&#233;tition en ligne qui a re&#231;u pr&#232;s de 10 000 signatures et a rencontr&#233; plusieurs &#233;lus. &lt;i&gt;Notre mod&#232;le social est souvent cit&#233; en exemple, malheureusement nous sommes en train de le fragiliser, se d&#233;sole Maia Lecoin. Nos adh&#233;rents sont victimes d'une v&#233;ritable maltraitance administrative. Alors qu'ils sont tr&#232;s fiers d'avoir particip&#233; &#224; la construction du m&#233;tro ou du Stade de France, ils ne comprennent pas pourquoi, aujourd'hui, ils ont autant de difficult&#233;s &#224; percevoir leurs pensions de retraite alors qu'ils ont travaill&#233; toute leur vie.&lt;/i&gt;&#171; Un vrai scandale, comme le dit Mohamed. &#187;&lt;i&gt;D&#233;sormais, ils n'ont plus confiance en l'administration&lt;/i&gt;&#034;, conclut la directrice, &#224; la fois inqui&#232;te et pleine d'espoir car le Collectif est bien d&#233;termin&#233; &#224; mener le combat de l'&#233;gal acc&#232;s aux droits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Tamara Escoriza&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mesrine, de la rue Boinod &#224; la Porte de Clignancourt</title>
		<link>https://18dumois.info/mesrine-de-la-rue-boinod-a-la-porte-de-clignancourt.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/mesrine-de-la-rue-boinod-a-la-porte-de-clignancourt.html</guid>
		<dc:date>2022-12-03T16:59:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Nous savons tous, sans exception, que nous sommes condamn&#233;s &#224; mort &#224; notre naissance&#8230; Je ne trouve pas plus con de mourir d'une balle dans la t&#234;te que de mourir au volant d'une R16, ou &#224; Usinor en travaillant pour le SMIG&#8230; Mon m&#233;tier, c'est de braquer. Alors mourir ou prendre le risque de mourir quand on vit dans la violence&#8230; &#187;, d&#233;clarait Jacques Mesrine au journal Lib&#233;ration en janvier 1979. &lt;br class='autobr' /&gt; Il d&#233;c&#232;dera le 2 novembre 1979 &#224; 15 h 15, apr&#232;s dix-huit mois de cavale, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1327-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH103/arton1370-e97d1.png?1690376304' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nous savons tous, sans exception, que nous sommes condamn&#233;s &#224; mort &#224; notre naissance&#8230; Je ne trouve pas plus con de mourir d'une balle dans la t&#234;te que de mourir au volant d'une R16, ou &#224; Usinor en travaillant pour le SMIG&#8230; Mon m&#233;tier, c'est de braquer. Alors mourir ou prendre le risque de mourir quand on vit dans la violence&#8230; &#187;, d&#233;clarait Jacques Mesrine au journal Lib&#233;ration en janvier 1979.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il d&#233;c&#232;dera le 2 novembre 1979 &#224; 15 h 15, apr&#232;s dix-huit mois de cavale, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, sur la place d&#233;limit&#233;e par le croisement du boulevard Ney, du boulevard Ornano et de l'avenue de la porte de Clignancourt, lors d'une embuscade tr&#232;s soigneusement pr&#233;par&#233;e. Cette derni&#232;re n&#233;cessitera une quinzaine de v&#233;hicules, cinquante policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) dirig&#233;e par le commissaire principal Robert Broussard et de l'Office central de r&#233;pression du banditisme (OCRB) du commissaire divisionnaire Lucien Aim&#233;-Blanc. Ce sera, d'ailleurs, la premi&#232;re fois qu'une op&#233;ration contre un malfaiteur sera men&#233;e avec des moyens aussi spectaculaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fausse identit&#233; de journaliste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jacques Mesrine, 42 ans, vit alors avec sa derni&#232;re compagne Sylvia Jeanjacquot, 28 ans, dite la &#171; Belle Italienne &#187;, dans un appartement du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, lou&#233; sous une fausse identit&#233; de journaliste. Dans ce logement, situ&#233; au troisi&#232;me &#233;tage du 35-37 rue Belliard, ils vivent confortablement. Ils sortent grim&#233;s avec des perruques et des lunettes de soleil et se changent dans leur camionnette. Des armes (deux fusils, une mitraillette, un pistolet, des munitions, des masques &#224; gaz, etc.) sont pr&#233;sentes dans les pi&#232;ces de l'appartement ; il y a aussi des cordes pour s'enfuir par la fen&#234;tre. C'est un policier de l'OCRB qui, gr&#226;ce &#224; l'identification d'un complice de Mesrine, va rep&#233;rer cette derni&#232;re planque. En effet, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 1979, l'homme ne s'en doute pas mais depuis deux jours son immeuble est cern&#233;. Ce jour-l&#224;, les policiers renoncent &#224; l'id&#233;e de l'arr&#234;ter &#171; en avalanche &#187;, en plein milieu de la rue. Le bandit est arm&#233; et ce serait trop dangereux pour les riverains. Le 2 novembre, c'est l'anniversaire de Sylvia. Les hommes du commissaire Broussard d&#233;cident de suivre le couple alors qu'il se rend en BMW 520, gris m&#233;tallis&#233;, accompagn&#233; de leur petit caniche, dans leur future demeure de banlieue. Dissimul&#233;s dans un camion b&#226;ch&#233; juste devant le v&#233;hicule, ils ouvrent le feu sur Jacques Mesrine et Sylvia Jeanjacquot. Vingt-et-un impacts de balle, trois seulement dans la carrosserie. Le braqueur n'a ni le temps de sortir son arme, un puissant 9 mm &#224; 14 coups ni celui d'utiliser les deux grenades quadrill&#233;es qui ne le quittaient pas. Aussit&#244;t de nombreux policiers encerclent le v&#233;hicule et constatent que le conducteur est mort. Affaiss&#233; sur son si&#232;ge, retenu par sa ceinture de s&#233;curit&#233;, les bras ballants en blouson de cuir marron et pantalon beige, barbu et moustachu, il est touch&#233; &#224; la t&#234;te, au thorax et &#224; l'abdomen. Sa compagne, gri&#232;vement bless&#233;e, est rapidement &#233;vacu&#233;e pour &#234;tre hospitalis&#233;e. Vers 18 h 25, le corps de Mesrine est transport&#233; vers l'institut m&#233;dico-l&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une jeunesse tourment&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jacques Mesrine est n&#233; le 28 d&#233;cembre 1936 &#224; Clichy-la-Garenne dans une famille de commer&#231;ants de la petite bourgeoisie du textile, poss&#233;dant une entreprise de dentelle de luxe &#224; Paris, o&#249; il ne manque ni d'affection ni d'argent. Il entre dans un coll&#232;ge plut&#244;t chic, tenu par des Oratoriens, d'o&#249; il sera renvoy&#233; apr&#232;s deux ans de p&#233;nitence. Il d&#233;clarera, d'ailleurs, &#224; propos de ses ann&#233;es de coll&#232;ge : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait le signe de croix &#224; 6 heures du matin et le mitard &#224; 6 heures du soir. Je suis le seul ancien &#224; avoir comparu aux assises. Les autres travaillent plut&#244;t dans l'escroquerie, dans le genre gouvernemental. &lt;/i&gt; &#187; Scolaris&#233; ensuite au prestigieux lyc&#233;e Chaptal, il se bagarre et s&#232;che les cours pour aller voir des films de cow-boys et de gangsters sur l'avenue de Clichy. La rue va devenir progressivement son univers et notamment le nord-ouest de Paris, entre les 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, tandis que les jeunes de son &#226;ge sont attir&#233;s par les caves de Saint-Germain-des-Pr&#233;s, lui passe son temps &#224; Pigalle, avec ses bars et ses prostitu&#233;es. Il fr&#233;quente, ensuite, le lyc&#233;e la&#239;c de Clichy mais, &#224; cause de violences exerc&#233;es envers son proviseur, il en est renvoy&#233;. A 17 ans, il est embauch&#233;, gr&#226;ce &#224; son p&#232;re, dans des entreprises de luxe mais pour de courtes dur&#233;es car il a r&#233;guli&#232;rement des probl&#232;mes relationnels avec ses employeurs. De 1955 &#224; 1956, il est mari&#233; &#224; une jeune &#233;tudiante d'origine togolaise pour qu'elle ne demeure pas m&#232;re c&#233;libataire. Il adopte &#233;galement son fils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1957, il participe &#224; la guerre d'Alg&#233;rie comme militaire du rang et d&#233;couvre les armes. Il apprend, dit-il, &#224; massacrer et &#224; torturer. Cette exp&#233;rience va le traumatiser : &#171; &lt;i&gt;A vingt ans, la soci&#233;t&#233; m'a envoy&#233; faire sa guerre, au nom des libert&#233;s, oubliant seulement de me dire que, par mon action, j'entravais celle des autres. Au nom de quoi m'avait-elle donn&#233; le droit de tuer des hommes que je ne connaissais pas&#8230; ? Cette soci&#233;t&#233; s'est servie de moi comme d'un pion, profitant de ma jeunesse et de mon inexp&#233;rience. Elle s'est servie de ma violence int&#233;rieure et l'a exploit&#233;e pour faire de moi un bon soldat, un bon tueur. Elle m'a rendu &#224; la vie civile sans se soucier des s&#233;quelles que cette guerre a laiss&#233;es dans mon psychisme. J'ai donc d&#233;cid&#233; de m'attaquer &#224; elle pour lui faire payer le prix de ce qu'elle a d&#233;truit en moi.&lt;/i&gt; &#187; Il sera d&#233;cor&#233; de la croix de la Valeur militaire et reviendra en France, en mars 1959, apr&#232;s avoir re&#231;u un certificat de bonne conduite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'homme aux mille visages &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l'Afrique du Nord, il ram&#232;nera aussi une arme qui le fascine, le fameux colt 45. Mesrine divorce et commence &#224; trafiquer et &#224; participer &#224; des cambriolages et vols &#224; main arm&#233;e. Lors de vacances en Espagne, il rencontre Soledad avec laquelle il aura trois enfants. Ils vivront dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, rue Boinod puis rue Dejean.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1962, il est condamn&#233;, une premi&#232;re fois, pour tentative de braquage d'une banque. A la sortie de dix-huit mois de prison, il souhaite quitter la vie criminelle et trouve un emploi dans un cabinet d'architecture d'int&#233;rieur. Mais, bient&#244;t licenci&#233; et refusant de devenir &#171; &lt;i&gt;un esclave du r&#233;veille-matin&lt;/i&gt; &#187;, il se s&#233;pare de Soledad et retourne au grand banditisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Jeanne, sa nouvelle compagne, il s'embarque dans un p&#233;riple des crimes et d&#233;lits qui commence par un fiasco. En 1968, ils vont au Qu&#233;bec o&#249; ils enl&#232;vent un millionnaire handicap&#233; mais qui parvient &#224; s'&#233;chapper&#8230; Ils s'enfuient alors aux &#201;tats-Unis, mais sont arr&#234;t&#233;s puis extrad&#233;s et plac&#233;s en d&#233;tention au Canada. Le 21 ao&#251;t 1972, Mesrine s'&#233;vade avec un d&#233;tenu, particuli&#232;rement dangereux, de la prison de haute s&#233;curit&#233; de Montr&#233;al. Lors de leur cavale, alors qu'ils s'entra&#238;nent au tir dans les bois, ils abattent froidement deux gardes-chasse venus les contr&#244;ler. Le 12 septembre de la m&#234;me ann&#233;e, Mesrine rentre &#224; Paris o&#249; il commet quinze hold-up en quatre mois. De nouveau appr&#233;hend&#233; le 8 mars 1973, il r&#233;ussit &#224; s'&#233;vader du tribunal qui allait entendre son proc&#232;s, en s'emparant du juge &#224; la pointe d'un revolver qu'un complice avait cach&#233; dans les toilettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Criminel charismatique et m&#233;diatis&#233;, Mesrine poss&#232;de la capacit&#233; de changer de visage, selon les circonstances, de se grimer avec une rare perfection, pour passer inaper&#231;u. Le 28 septembre 1973, il est arr&#234;t&#233;, &#224; son domicile du 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, par le commissaire Broussard qu'il invite, n&#233;anmoins, &#224; boire le champagne pour c&#233;l&#233;brer cette &#171; arrestation qui a de la gueule &#187;. Il sera d&#233;tenu jusqu'&#224; la premi&#232;re semaine de mai 1977 o&#249; il doit r&#233;pondre de treize accusations de vol &#224; main arm&#233;e et tentative de meurtre. Le 19 mai 1977, il est condamn&#233; &#224; vingt ans de r&#233;clusion &#224; la prison de la Sant&#233;. Le 8 mai 1978, avec l'autre roi de l'&#233;vasion, Fran&#231;ois Besse, surnomm&#233; &#171; l'anguille &#187;, il s'&#233;chappe du quartier de haute s&#233;curit&#233; (QHS) de la Sant&#233;. Pour les policiers, la traque de Mesrine commence &#224; devenir une affaire personnelle car ils constatent, jour apr&#232;s jour, la violence croissante et illimit&#233;e qui l'anime. Le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur d&#233;cide de mettre un terme &#224; la guerre des polices et d'unir les forces de l'OCRB et de la BRI. Ce rapprochement entre la pr&#233;fecture de Police et la Police judiciaire aboutit &#224; l'op&#233;ration du 2 novembre 1979.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Coup de foudre au premier regard&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;En 1978, un jour de printemps, un d&#233;nomm&#233; Pierre, d&#233;guis&#233; en ouvrier, est entr&#233; dans le bar. Je l'ai vu. Ce fut un coup de foudre au premier regard. Il m'a fait la cour. Il a su me s&#233;duire. Nous ne nous sommes quasiment plus quitt&#233;s jusqu'&#224; sa mort&lt;/i&gt; &#187;, se souvient Sylvia Jeanjacquot, la derni&#232;re compagne de Mesrine. Elle &#233;tait, &#224; l'&#233;poque, barmaid dans un bar de Pigalle. Son amant finira par lui avouer, &#224; peine un mois plus tard, sa v&#233;ritable identit&#233;, sans l&#233;siner sur les d&#233;tails les plus rebutants. Cependant, amoureuse, elle consent &#224; le suivre dans son tumultueux p&#233;riple. Ensemble, ils voyagent en Italie, au Maroc, &#224; Londres&#8230; sur une dur&#233;e d'un an et demi jonch&#233;e de &#171; coups &#187;, plus ou moins connus, planifi&#233;s par Mesrine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Paris, ils vont notamment vivre au 76 rue de Clignancourt, dans l'impasse Saint-Fran&#231;ois, dans le passage Charles Albert et enfin rue Belliard. &#171; &lt;i&gt;Il voulait faire braquer par ses amis la mairie du 8&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement et nous marier avec ses calibres, en jean et en baskets&lt;/i&gt; &#187;, poursuit-elle, r&#233;v&#233;lant les penchants petit-bourgeois de son homme. Loin d'&#234;tre une victime subjugu&#233;e par son compagnon, Sylvia Jeanjacquot assume avoir partag&#233; les combats de Mesrine : &#171; &lt;i&gt;Il valait la peine d'&#234;tre connu. Je ne regrette pas, m&#234;me si aujourd'hui je suis borgne, handicap&#233;e et estropi&#233;e. C'&#233;tait quand m&#234;me quelqu'un de bien.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1977, le braqueur publie un livre autobiographique : L'Instinct de mort, dans lequel il revendique trente-neuf crimes. En avril 1979, une loi dite &#171; Mesrine &#187; est vot&#233;e. Elle pr&#233;voit d'interdire &#224; un condamn&#233; de percevoir les droits d'auteur aff&#233;rents au r&#233;cit de ses crimes. Ceux-ci seront vers&#233;s &#224; un compte sp&#233;cial et affect&#233;s en priorit&#233; au d&#233;dommagement des victimes de l'infraction commise. Ce sera la premi&#232;re fois qu'un malfrat aura attach&#233; son nom &#224; un texte de loi. Enfin, lorsqu'on l'appelait &#171; l'ennemi public n&#176;1 &#187; Mesrine, m&#233;galomane, se f&#226;chait : &#171; &lt;i&gt;Cela ne veut rien dire, c'est un mythe, en fait, je suis l'ennemi des services publics, des riches et de ceux qui dirigent la soci&#233;t&#233;, je ne suis pas le grand m&#233;chant loup, je ne mange ni la grand-m&#232;re ni le Chaperon rouge, en fait , je consid&#232;re que je suis un truand qui fait son m&#233;tier proprement&lt;/i&gt;. &#187; Un discours qui r&#233;sonne encore pour certains. Aujourd'hui la s&#233;pulture du braqueur au cimeti&#232;re de Clichy est l'objet d'un hommage annuel. Chaque 2 novembre des admirateurs viennent s'y recueillir avec forces coupes de champagne. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : D.R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Roger Dufreney, dans le 18e de p&#232;re en fils</title>
		<link>https://18dumois.info/roger-dufreney-dans-le-18e-de-pere-en-fils.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/roger-dufreney-dans-le-18e-de-pere-en-fils.html</guid>
		<dc:date>2022-05-01T11:40:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le p&#232;re de Roger, d&#233;j&#224;, &#233;tait n&#233; au 13 rue des Amiraux. Avec son &#233;pouse ils en sont s&#251;rement les plus anciens r&#233;sidents. Et pourquoi ne continueraient ils pas d'y couler des jours heureux ? &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Je ne peux que l'aimer, parce que j'y suis n&#233; et que j'y ai toujours habit&#233; ! &#187; r&#233;pond Roger Dufreney, 91 ans, lorsqu'on lui demande s'il y a des choses qu'il n'appr&#233;cie pas dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement d'aujourd'hui. En effet, l'ancien t&#233;l&#233;graphiste vit avec sa femme Bernadette dans l'appartement, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1273-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH116/arton1288-ff0fb.jpg?1690376304' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le p&#232;re de Roger, d&#233;j&#224;, &#233;tait n&#233; au 13 rue des Amiraux. Avec son &#233;pouse ils en sont s&#251;rement les plus anciens r&#233;sidents. Et pourquoi ne continueraient ils pas d'y couler des jours heureux ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je ne peux que l'aimer, parce que j'y suis n&#233; et que j'y ai toujours habit&#233; !&lt;/i&gt; &#187; r&#233;pond Roger Dufreney, 91 ans, lorsqu'on lui demande s'il y a des choses qu'il n'appr&#233;cie pas dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement d'aujourd'hui. En effet, l'ancien t&#233;l&#233;graphiste vit avec sa femme Bernadette dans l'appartement, situ&#233; au 13 rue des Amiraux, o&#249; il est n&#233; le 14 avril 1931. &#171; &lt;i&gt;A cette &#233;poque, les femmes accouchaient chez elles et non &#224; l'h&#244;pital&lt;/i&gt; &#187;, explique Bernadette. Leur logement de 100 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; avec la terrasse est au cinqui&#232;me &#233;tage de la fameuse HBM Art d&#233;co, construite par l'architecte Henri Sauvage entre 1913 et 1927. Facteur et m&#232;re au foyer, les parents de Roger ont fait partie des premiers locataires de l'immeuble. Roger est le benjamin d'une fratrie de six enfants. Son p&#232;re &#233;tait, lui aussi, un enfant du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce que tu veux faire maintenant ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Petit, il habitait la rue du Roi-d'Alger et &#233;tait scolaris&#233; au 7 rue Championnet &#171; &lt;i&gt;tout comme mes deux fils et moi, d'ailleurs&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Roger, &#171; &lt;i&gt;mais je n'&#233;tais pas sp&#233;cialement un bon &#233;l&#232;ve&lt;/i&gt; &#187;. En 1944, l'&#233;cole Championnet est bombard&#233;e. Roger interrompt quelques mois sa scolarit&#233; puis la reprend &#224; partir d'octobre 1945 jusqu'au certificat d'&#233;tudes. &#171; &lt;i&gt;Et, attention, je l'ai obtenu&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clare-t-il, pas peu fier. Toutefois, comme l'&#233;cole n'est pas vraiment sa tasse de th&#233;, son p&#232;re lui demande rapidement : &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce que tu veux faire maintenant ? Je peux te faire rentrer &#224; la banque, &#224; la S&#233;curit&#233; sociale ou comme t&#233;l&#233;graphiste aux PTT, mais tu devras faire du v&#233;lo !&lt;/i&gt; &#187; Comme Roger a envie de faire du v&#233;lo, il choisit les PTT. Avant d'entrer &#224; la Poste, les nouvelles recrues doivent pr&#234;ter le serment de remplir leurs fonctions &#171; &lt;i&gt;avec conscience, honn&#234;tet&#233; et probit&#233;&lt;/i&gt; &#187; et de respecter &#171; &lt;i&gt;le secret des correspondances et des informations concernant la vie priv&#233;e d'autrui&lt;/i&gt; &#187;. Alors, Roger se rappelle, avec &#233;motion et honneur, s'&#234;tre ex&#233;cut&#233; trois fois, &#224; quinze ans : devant le directeur de la Poste, devant le juge d'instance &#224; la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et enfin devant le commissaire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Porteur de t&#233;l&#233;grammes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Roger commence sa carri&#232;re de t&#233;l&#233;graphiste au bureau de poste de l'avenue Wagram dans le 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &#171; &lt;i&gt;Quand on arrive, on vous donne une sacoche, on vous met une casquette, une chemise blanche, une cravate noire et hop sur le v&#233;lo !&lt;/i&gt; &#187; se souvient-il. Il est charg&#233; d'apporter les t&#233;l&#233;grammes &#224; chaque destinataire. &#171; &lt;i&gt;Et en main propre. Chaque t&#233;l&#233;gramme devait &#234;tre sign&#233; par l'usager concern&#233;. C'est ce que j'expliquais aux domestiques qui m'ouvraient la porte et qui essayaient de faire de la r&#233;sistance&lt;/i&gt; &#187;, ajoute-t-il. Gr&#226;ce &#224; son travail, il rencontre toutes sortes de gens, aussi bien des c&#233;l&#233;brit&#233;s que des concierges avec lesquelles il adore discuter. &#171; &lt;i&gt;La seule chose que je n'aimais pas dans ce boulot de messager, c'&#233;tait qu'il fallait prendre l'escalier de service car on n'avait pas le droit &#224; l'ascenseur.&lt;/i&gt; &#187; A 21 ans, sursitaire, il ex&#233;cute dix-huit mois de service militaire : six mois de classe &#224; Laval puis douze mois au Mont-Val&#233;rien en tant que radiot&#233;l&#233;graphiste. Il part ensuite six mois en Alg&#233;rie. En 1962, il rencontre &#224; la poste du boulevard Rochechouart une guicheti&#232;re d'origine picarde, n&#233;e en 1937, qui se pr&#233;nomme Bernadette. &#171; &lt;i&gt;Le coup de foudre, cela faisait des &#233;tincelles, elle &#233;tait mignonne comme tout, vraiment classe, jamais le m&#234;me tailleur, le m&#234;me corsage ou le m&#234;me chignon, elle sentait si bon la framboise qu'un jour, sa framboise, je la lui ai mang&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, se rem&#233;more Roger. Ils se marient en 1964 et auront deux fils. Il devient ensuite releveur de bo&#238;tes aux lettres, &#224; pied et &#224; bicyclette. Le d&#233;faut principal de Roger, selon sa femme : &#171; &lt;i&gt;Soupe au lait, mais quand on est amoureux on ne voit pas les d&#233;fauts, on accepte tout.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En g&#233;n&#233;ral, &#231;a s'est toujours bien pass&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comment per&#231;oivent-ils, au fil du temps, l'&#233;volution de l'arrondissement ? Le couple d&#233;plore la disparition progressive des commerces de proximit&#233; de la rue Boinod et des cin&#233;mas de quartier qui &#233;gayaient leurs soir&#233;es tout en renfor&#231;ant la vie sociale. &#171; &lt;i&gt;Tout pr&#232;s de chez nous, il y avait trois cin&#233;mas, l'Ornano 43, l'Ornano Palace, le Fantasio. On y retrouvait l'immeuble entier !&lt;/i&gt; &#187; se souvient Roger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce qui a surtout d&#233;rang&#233; le couple, c'est le trafic de drogue qui s'est tenu tout pr&#232;s de chez eux pendant des ann&#233;es. &#171; &lt;i&gt;Il y avait des drogu&#233;s dans l'immeuble, des seringues dans la cave, dans le vide-ordures, on avait la trouille&lt;/i&gt; &#187;, dit Roger. &#171; &lt;i&gt;Au bout de notre rue, il y avait une cabine t&#233;l&#233;phonique qui &#233;tait le point de rencontre des drogu&#233;s et des dealers. Mais la construction des immeubles de la rue des Poissonniers a permis d'assainir le quartier en renouvelant la population&lt;/i&gt; &#187;, se r&#233;jouit Bernadette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Contrairement &#224; ce que l'on pourrait croire, poursuit Roger, ce n'est pas d'aujourd'hui que le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est une terre avec une population aux origines diverses et, en g&#233;n&#233;ral, &#231;a s'est toujours bien pass&#233;. D'ailleurs, &#224; six ans, j'&#233;tais amoureux d'une de mes voisines, Yolande, une Antillaise... T'as eu chaud, hein ?&lt;/i&gt; &#187; demande Roger, un brin provocateur &#224; sa femme. &#171; &lt;i&gt;Je ne suis pas jalouse&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;pond-elle du tac au tac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roger conna&#238;t son heure de gloire, en 2011, lorsqu'il appara&#238;t dans un reportage de l'&#233;mission de France 3 &lt;i&gt;Des racines et des ailes&lt;/i&gt; consacr&#233;e &#224; leur immeuble class&#233; (depuis 1991) aux Monuments historiques. &#171; &lt;i&gt;Et, d'ailleurs, c'est parce qu'il est class&#233;, qu'on n'a pas pu devenir propri&#233;taires&lt;/i&gt; &#187;, regrette Bernadette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but 2020, Roger a contract&#233; la Covid. Depuis, il a d&#233;finitivement perdu l'odorat et sa vue baisse au point qu'il ne peut presque plus lire. N&#233;anmoins, le couple est tr&#232;s heureux de vieillir &#171; &lt;i&gt;ensemble et&#8230; avec toute notre t&#234;te&lt;/i&gt; &#187;, m&#234;me s'ils voient partir un &#224; un leurs amis et connaissances. Comme r&#233;cemment leur voisin du troisi&#232;me &#233;tage qui, juste avant de mourir &#224; l'h&#244;pital, a dit &#224; sa femme : &#171; &lt;i&gt;Tu diras bien le bonjour au monsieur du cinqui&#232;me !&lt;/i&gt; &#187; Roger conclut, philosophe : &#171; &lt;i&gt;De toute fa&#231;on, avoir la chance de vieillir, c'est aussi voir mourir les autres.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Profession : fait-diversi&#232;re</title>
		<link>https://18dumois.info/profession-fait-diversiere.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/profession-fait-diversiere.html</guid>
		<dc:date>2022-01-07T19:05:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Anne-Sophie Martin est une journaliste ind&#233;pendante, chroniqueuse judiciaire, r&#233;alisatrice de t&#233;l&#233;vision et &#233;crivaine. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Ma seule exp&#233;rience professionnelle dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement remonte &#224; l'&#233;poque o&#249; je travaillais sur l'affaire du tueur de l'Est parisien, Guy Georges. Il habitait en 1995 &#224; l'h&#244;tel situ&#233; au 4 rue Becquerel, pas tr&#232;s loin, d'ailleurs, du jardin d'enfant de mon fils. &#187; D'embl&#233;e, Anne-Sophie Martin, 57 ans, plante le d&#233;cor. &lt;br class='autobr' /&gt;
Normande de naissance, arriv&#233;e dans les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1247-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1254-df5a2.jpg?1690376304' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne-Sophie Martin est une journaliste ind&#233;pendante, chroniqueuse judiciaire, r&#233;alisatrice de t&#233;l&#233;vision et &#233;crivaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ma seule exp&#233;rience professionnelle dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement remonte &#224; l'&#233;poque o&#249; je travaillais sur l'affaire du tueur de l'Est parisien, Guy Georges. Il habitait en 1995 &#224; l'h&#244;tel situ&#233; au 4 rue Becquerel, pas tr&#232;s loin, d'ailleurs, du jardin d'enfant de mon fils. &lt;/i&gt; &#187; D'embl&#233;e, Anne-Sophie Martin, 57 ans, plante le d&#233;cor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normande de naissance, arriv&#233;e dans les ann&#233;es 1990 &#224; la Goutte d'Or au hasard d'une petite annonce, elle est depuis vingt-et-un ans une heureuse habitante de l'arrondissement. Anne-Sophie vit aujourd'hui dans un immeuble &#171; &lt;i&gt;genre HLM des ann&#233;es 1970&lt;/i&gt; &#187; de la rue Doudeauville, mais avec une vue imprenable sur Paris, avec sa femme Isabelle, 57 ans, journaliste comme elle. Une de leurs amies communes, Rachel, femme de th&#233;&#226;tre de 70 ans domicili&#233;e rue Championnet, se souvient : &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce qu'on a pu se marrer avec Anne-So, toujours la porte grande ouverte pour les autres mais, pour d&#233;fendre nos int&#233;r&#234;ts au sein du conseil syndical, une main de fer dans un gant de velours.&lt;/i&gt; &#187; Le mariage haut en couleur d'Anne-So et Isabelle s'est d&#233;roul&#233; le 7 novembre 2020 &#224; la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en pr&#233;sence de six invit&#233;s d&#251;ment masqu&#233;s comme l'exigeaient les mesures sanitaires. Jules, leur fils, n&#233; par ins&#233;mination artificielle en 2002 en Belgique, &#233;tait leur t&#233;moin. &#171; &lt;i&gt;C'est lui qui m'a mis la bague au doigt pendant la c&#233;r&#233;monie car l'officier de l'&#233;tat civil pensait qu'il &#233;tait le mari&#233;, il n'avait pas bien saisi qu'il s'agissait d'une union entre deux femmes !&lt;/i&gt; &#187; se souvient Isabelle, encore amus&#233;e et &#233;mue. Toutes deux adorent le c&#244;t&#233; cosmopolite et anim&#233; de l'arrondissement, ses march&#233;s et en particulier celui de l'Olive. Pour Anne-Sophie, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est avant tout &#171; &lt;i&gt;un lieu tumultueux mais certainement pas le plus dangereux de Paris&lt;/i&gt; &#187;. En revanche, celle qui se d&#233;place exclusivement &#224; scooter avoue supporter de moins en moins l'&#233;tat de salet&#233; de la voierie. Si elle appr&#233;cie &#171; &lt;i&gt;le c&#244;t&#233; perch&#233; de l'arrondissement et l'id&#233;e de faire une ascension pour aller &#224; Montmartre&lt;/i&gt; &#187;, il n'en est pas de m&#234;me du quartier des Abbesses &#171; &lt;i&gt;trop commercial et en perte d'authenticit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Pendant le confinement, elle admet n&#233;anmoins avoir red&#233;couvert la beaut&#233; du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, magnifi&#233;e par le silence. &#171; &lt;i&gt;T&#234;tue et jamais &#224; l'heure&lt;/i&gt; &#187;, ce sont les principaux d&#233;fauts d'Anne-So, selon son voisin et ami Eric, responsable commercial. Cependant, il loue sa franchise et surtout sa grande fid&#233;lit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Du sang, de la sueur et des larmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elev&#233;e dans un milieu social de profs de gauche, Anne-Sophie Martin a toujours voulu devenir journaliste &#171; &lt;i&gt;pour pouvoir raconter le monde dans lequel on est&lt;/i&gt; &#187;. Elle int&#232;gre le Centre de formation des journalistes (CFJ) en 1987, la section audiovisuelle en premi&#232;re ann&#233;e, la deuxi&#232;me en presse &#233;crite. Elle en sort dipl&#244;m&#233;e en 1989. Apr&#232;s une ann&#233;e &#171; &lt;i&gt;ambiance saucisson-vin rouge&lt;/i&gt; &#187; au Canard encha&#238;n&#233;, o&#249; elle a fait ses d&#233;buts, elle entre &#224; l'Agence centrale de presse (ACP) o&#249; elle rencontre, pour la premi&#232;re fois, l'univers du crime. En 1991, elle devient chroniqueuse judiciaire lors du proc&#232;s de la diabolique de Nancy, Simone Weber, accus&#233;e d'avoir d&#233;coup&#233; son ex-amant &#224; la meuleuse. Elle adore l'atmosph&#232;re captivante de la cour d'assises, o&#249; s'entrem&#234;lent les passions et les d&#233;testations humaines. Elle apprend aussi &#224; mettre en lumi&#232;re le penchant perp&#233;tuel entre magie blanche et/ou magie noire inh&#233;rente &#224; chaque &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Comment faites-vous pour tenir le coup face &#224; tous ces crimes ?&lt;/i&gt; &#187; C'est la question que lui posent souvent ceux qui ne comprennent pas sa passion pour les affaires criminelles. Anne-Sophie reconna&#238;t qu'&#224; premi&#232;re vue un fait-divers c'est moche, &#231;a sent le sang, la sueur et les larmes. Mais &#171; &lt;i&gt;c'est comme le chirurgien qui taille de la barbaque tous les jours. Cela a un c&#244;t&#233; gore et, en m&#234;me temps, son travail sauve des vies, c'est fantastique !&lt;/i&gt; &#187; Ce qu'Anne-Sophie aime, c'est l'analyse intellectuelle du crime, saisir et transmettre la complexit&#233; infinie des histoires : &#171; &lt;i&gt;Un fait-divers c'est comme un oignon, on le p&#232;le et on d&#233;couvre encore une autre couche, c'est sans fin et cela d&#233;passe souvent la fiction !&lt;/i&gt; &#187; &#187; Pour elle, on n'est ni victime ni criminel par hasard. Les tueurs, souvent anim&#233;s d'un sentiment de surpuissance, savent d&#233;celer les fragilit&#233;s d'un individu et c'est la raison pour laquelle ils choisissent de l'attaquer ou de l'&#233;liminer. Elle ne parvient pas &#224; d&#233;shumaniser les meurtriers car pour elle les monstres n'existent pas, mais la journaliste reconna&#238;t qu'une enfance ou une &#233;ducation difficile n'excuse pas tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle n'est pas du tout effray&#233;e par la passion communicative de son &#233;pouse. D'ailleurs, Anne-Sophie, r&#233;alisatrice pour la t&#233;l&#233;vision depuis de nombreuses ann&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
(notamment pour 13 h 15 le dimanche sur France 2), n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; int&#233;grer leur fils dans certains documentaires. &#171; &lt;i&gt;On le voit dans des sc&#232;nes en tant que figurant, de loin ou de dos, jouant un policier ou maniant un couteau Opinel ou de fausses armes.&lt;/i&gt; &#187; Pas du tout traumatis&#233;, Jules, bac pro photographie en poche, a choisi d'int&#233;grer une &#233;cole audiovisuelle pour devenir chef op&#233;rateur. Il a effectu&#233; toute sa scolarit&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, de la cr&#232;che isra&#233;lite de Montmartre, &#171; &lt;i&gt;ouverte &#224; toutes les confessions&lt;/i&gt; &#187;, au coll&#232;ge Yvonne Le Tac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Accepter la r&#233;alit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De tous les ouvrages qu'Anne-Sophie Martin a &#233;crits, c'est Le Disparu &#8211; sur l'affaire Xavier Dupont de Ligonn&#232;s &#8211; qui lui a procur&#233; le plus de plaisir, car il lui a permis de d&#233;velopper des potentialit&#233;s r&#233;dactionnelles insoup&#231;onn&#233;es. Pour France 2, elle pr&#233;pare une s&#233;rie sur l'affaire Omar Raddad (la fameuse inscription en lettres de sang : &#171; &lt;i&gt;Omar m'a tuer&lt;/i&gt; &#187; [sic]) et assistera, en janvier 2022, au proc&#232;s du meurtre de la petite Ma&#235;lys pour un documentaire sur Nordahl Lelandais. Enfin, Anne-Sophie s'oppose &#224; ceux qui veulent soit utiliser les faits-divers pour expliquer les grands maux de la soci&#233;t&#233;, car &#171; &lt;i&gt;il ne s'agit que d'&#233;v&#232;nements singuliers&lt;/i&gt; &#187;, soit les r&#233;duire &#224; des affaires de chiens &#233;cras&#233;s ou de caniveau. S'int&#233;resser aux faits-divers, &#171; &lt;i&gt;c'est accepter la r&#233;alit&#233;, accepter que la mort et l'impr&#233;vu fassent partie de la vie !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soldats am&#233;ricains, les dessous de la lib&#233;ration</title>
		<link>https://18dumois.info/soldats-americains-les-dessous-de-la-liberation.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/soldats-americains-les-dessous-de-la-liberation.html</guid>
		<dc:date>2021-10-05T17:08:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quelques mois apr&#232;s l'accueil enthousiaste r&#233;serv&#233; par les Parisiens aux lib&#233;rateurs venus d'outre-Atlantique, les relations avec les habitants se d&#233;gradent, faisant place &#224; la d&#233;fiance et &#224; la col&#232;re. En cause, certains graves &#233;carts de conduite des G.I.'s. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, les anciens Grands Magasins Dufayel ont servi de camp d'h&#233;bergement aux soldats am&#233;ricains. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 25 ao&#251;t 1944, c'est la Lib&#233;ration de Paris. Les soldats am&#233;ricains stationn&#233;s dans Paris font partie de la &#171; Seine Section &#187;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1214-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH121/arton1206-15358.jpg?1690376304' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='121' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelques mois apr&#232;s l'accueil enthousiaste r&#233;serv&#233; par les Parisiens aux lib&#233;rateurs venus d'outre-Atlantique, les relations avec les habitants se d&#233;gradent, faisant place &#224; la d&#233;fiance et &#224; la col&#232;re. En cause, certains graves &#233;carts de conduite des G.I.'s. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, les anciens Grands Magasins Dufayel ont servi de camp d'h&#233;bergement aux soldats am&#233;ricains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 25 ao&#251;t 1944, c'est la Lib&#233;ration de Paris. Les soldats am&#233;ricains stationn&#233;s dans Paris font partie de la &#171; &lt;i&gt;Seine Section&lt;/i&gt; &#187;. Ils sont environ 35 000. En septembre 1944, l'&#233;tat-major de l'arm&#233;e am&#233;ricaine d&#233;cide de s'installer dans les anciens Grands Magasins Dufayel. La police militaire am&#233;ricaine assure, dans un premier temps, la surveillance des locaux puis emporte par camions entiers, le mat&#233;riel abandonn&#233; par les Allemands. Les lieux vont bient&#244;t devenir l'un des entrep&#244;ts de la Croix-Rouge am&#233;ricaine. Pendant la guerre, celle-ci a exp&#233;di&#233; vers l'Europe 27 000 000 de colis-standards destin&#233;s aux prisonniers de guerre ou intern&#233;s civils am&#233;ricains mais aussi aux prisonniers de guerre alli&#233;s. Ils contiennent des vivres, des produits di&#233;t&#233;tiques, des m&#233;dicaments, des cigarettes&#8230; A la Lib&#233;ration, les repr&#233;sentants de la Croix-Rouge am&#233;ricaine remettent aux autorit&#233;s militaires alli&#233;es, les stocks disponibles de colis-standards de secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre fin 1944 et d&#233;but 1946, les Grands Magasins Dufayel se transforment en un camp d'h&#233;bergement pour les soldats am&#233;ricains appel&#233;s d&#233;sormais les G.I.'s. En effet, depuis la Seconde Guerre mondiale, les soldats am&#233;ricains se d&#233;signent eux-m&#234;mes par ce terme. Il s'agit de l'abr&#233;viation de l'anglais &#171; &lt;i&gt;galvanized iron&lt;/i&gt; &#187;, en fran&#231;ais fer galvanis&#233;, mat&#233;riau &#224; partir duquel les poubelles et les seaux de l'arm&#233;e am&#233;ricaine &#233;taient fabriqu&#233;s, au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. A l'instar des &#171; &lt;i&gt;camps cigarettes&lt;/i&gt; &#187; construits en Seine-Maritime &#224; partir de d&#233;cembre 1944, les magasins deviennent un camp de transit pour les G.I.'s venant d'arriver &#224; Paris ou dans l'attente d'&#234;tre d&#233;mobilis&#233;s et de regagner les &#201;tats-Unis ou une autre affectation. Ces camps fonctionnent comme de v&#233;ritables villes am&#233;ricaines et disposent de toute l'infrastructure n&#233;cessaire : mess de restauration, nourriture am&#233;ricaine, drugstores, bureau de poste et t&#233;l&#233;graphe, services m&#233;dicaux et administratifs, bars, cin&#233;mas, bordels&#8230; et m&#234;me des chapelles, en fonction de la religion des soldats. Dans le camp Dufayel, les G.I.'s dorment dans de grands dortoirs tr&#232;s bruyants et des comp&#233;titions de basket-ball sont organis&#233;es dans l'ancien gymnase. La M.P., police militaire am&#233;ricaine, y a aussi un bureau.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;fl&#233;chissez-bien avant d'&#233;pouser une Fran&#231;aise !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1944, avant le d&#233;barquement en Normandie, l'arm&#233;e am&#233;ricaine distribue &#224; ses soldats l'ouvrage &#171; &lt;i&gt;A Pocket Guide to France&lt;/i&gt; &#187; afin qu'ils apprennent &#224; mieux conna&#238;tre leurs alli&#233;s fran&#231;ais. Ce manuel d&#233;livre des &#171; &lt;i&gt;conseils&lt;/i&gt; &#187; aux G.I.'s par exemple : &#171; &lt;i&gt;Ne froissez pas les Fran&#231;ais car ils sont fiers et individualistes&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Adaptez-vous &#224; la France en ne parlant surtout pas d'argent&lt;/i&gt; &#187; ou encore &#171; &lt;i&gt;R&#233;fl&#233;chissez-bien avant d'&#233;pouser une Fran&#231;aise !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en totale contradiction avec sa d&#233;marche fraternelle, l'arm&#233;e am&#233;ricaine n'est pas tr&#232;s favorable aux mariages franco-am&#233;ricains et fait donc tout pour dissuader les soldats d'envisager la noce. Pour ce faire, elle leur rappelle que &#171; &lt;i&gt;la France est un pays frivole o&#249; l'on peut aborder les femmes avec des clins d'&#339;il coquins et des tapes discr&#232;tes sur les fesses.&lt;/i&gt; &#187; Cette image l&#233;g&#232;re des Fran&#231;aises est aussi fortement v&#233;hicul&#233;e par le quotidien de l'arm&#233;e am&#233;ricaine &#171; &lt;i&gt;The Stars and Stripes&lt;/i&gt; &#187; qui explique m&#234;me aux G.I.'s comment prononcer des phrases telles que &#171; &lt;i&gt;Tu es tr&#232;s belle !&lt;/i&gt; &#187; et &lt;i&gt;Est-ce que tes parents sont &#224; la maison ?&lt;/i&gt;&#171; . Cette r&#233;putation de femmes faciles proviendrait de &#187;&lt;i&gt;t&#233;moignages&lt;/i&gt;&#034; de v&#233;t&#233;rans am&#233;ricains de la Premi&#232;re Guerre, pour lesquels Paris fut avant tout le symbole de la sensualit&#233;, avec son Moulin Rouge, Pigalle et ses cabarets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la joie de la Lib&#233;ration, les femmes sont tout de suite s&#233;duites par les G.I.'s aux beaux uniformes kaki. Certains sont invit&#233;s &#224; d&#233;jeuner ou &#224; d&#238;ner dans des familles fran&#231;aises. Des bals sont organis&#233;s par la Croix-Rouge am&#233;ricaine. De nombreuses Fran&#231;aises sont employ&#233;es par l'US Army. Et parfois, c'est le hasard qui joue les entremetteurs. Ainsi, en 1945, Roger J. Lantagne, un infirmier militaire, log&#233; dans le camp Dufayel, pendant une permission de trois jours &#224; Paris, juste avant d'&#234;tre rapatri&#233; aux Etats-Unis, rencontre sa future femme Myriam, dans une rame de m&#233;tro bond&#233;e du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Il l'aborde en lui disant simplement &#171; &lt;i&gt;Il y a beaucoup de monde, vous &#234;tes debout et moi, je suis assis. Voulez-vous avoir mon si&#232;ge ?&lt;/i&gt; &#187;. Deux ans apr&#232;s, ils se marient et vivent en France pendant 47 ans. Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, environ 6 500 Fran&#231;aises se marient avec des G.I.'s. On les appelle les &#171; &lt;i&gt;War Brides&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette situation, le 28 d&#233;cembre 1945, le Congr&#232;s am&#233;ricain adopte la loi &#171; &lt;i&gt;War Brides Act&lt;/i&gt; &#187;. Ce texte autorise les jeunes mari&#233;es &#233;trang&#232;res &#224; entrer aux Etats-Unis avec un visa d'immigrantes avec prise en charge de leur voyage et formation acc&#233;l&#233;r&#233;e &#224; la citoyennet&#233; am&#233;ricaine. Avant d'&#233;migrer aux USA, les &#233;pouses de guerre sont envoy&#233;es, quelques jours, dans des &#171; &lt;i&gt;camps cigarettes&lt;/i&gt; &#187; o&#249; elles doivent pr&#233;alablement passer une visite m&#233;dicale obligatoire et r&#233;dhibitoire ! Sur les 6 500 &#233;pouses de guerre, moins de 200 retourneront, seules, vivre en France.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Viols, vols et trafics de guerre &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fin 1945, les relations entre les militaires am&#233;ricains et la population fran&#231;aise se sont progressivement d&#233;grad&#233;es. La reconnaissance et l'admiration ont laiss&#233; place &#224; la d&#233;fiance et &#224; la col&#232;re, en raison de la conduite scandaleuse voire criminelle de certains militaires am&#233;ricains qui entache l'image de l'US Army.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre juin 1944 et la fin de la guerre, des milliers de viols sont notamment commis en Normandie, par des G.I.'s blancs et noirs. La justice militaire am&#233;ricaine d&#233;cide de s&#233;vir. Les soldats noirs sont davantage condamn&#233;s &#224; la perp&#233;tuit&#233; et &#224; la pendaison que les blancs alors qu'ils ne repr&#233;sentent que 10 % des effectifs ! Le viol n'est, bien s&#251;r, pas l'apanage des Am&#233;ricains car de nombreux viols sont commis par les soldats de tous les bords et sur tous les fronts : les Nazis, dans les territoires occup&#233;s, l'Arm&#233;e Rouge en Allemagne, les Fran&#231;ais en Italie et en Allemagne et les Japonais en Cor&#233;e et en Chine&#8230; A Paris, des attaques &#224; main arm&#233;e en jeeps, des agressions, des enl&#232;vements, des coups de feu se multiplient, notamment &#224; Montmartre, et inqui&#232;tent la population. A Pigalle, quatre prostitu&#233;es sont tu&#233;es par des G.I.'s. Le commandement am&#233;ricain qui a d&#233;cid&#233; de ralentir la d&#233;mobilisation de ses soldats, afin d'assurer un effectif minimal dans la capitale, avance l'explication suivante : &#171; &lt;i&gt;Des gens loin de chez eux, avec le mal du pays et d'autres qui sont chez eux, trop pr&#232;s les uns des autres&lt;/i&gt; &#187;. Depuis plusieurs ann&#233;es, pour faire face &#224; la p&#233;nurie de nourriture qui touche tout le pays, les Fran&#231;ais se sont tourn&#233;s vers le march&#233; noir en faisant notamment affaire&#8230; avec des soldats am&#233;ricains. En effet, des G.I.'s peu scrupuleux revendent les surplus alimentaires de leurs cantines militaires. Dans le quartier de la Goutte d'Or, des soldats, log&#233;s au camp Dufayel, vendent par exemple des rations alimentaires et des cigarettes am&#233;ricaines aux ouvriers nord-africains venant de s'installer. Cette &#233;conomie souterraine va favoriser l'accumulation de certaines fortunes et les conditions d'un r&#233;investissement local dans l'achat de fonds de commerce.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; We want to go home ! &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nombre de Fran&#231;ais souhaitent, d&#233;sormais, le d&#233;part des Am&#233;ricains qui veulent tout autant rentrer chez eux. Ainsi, le 9 janvier 1946, un cort&#232;ge de plusieurs centaines de G.I.'s manifeste sur les Champs-Elys&#233;es, par rang de huit, en scandant &#171; &lt;i&gt;We want to go home ! We want to go home !&lt;/i&gt; &#187;. Le rapatriement des Am&#233;ricains ne commencera, officiellement, qu'en f&#233;vrier 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les immeubles r&#233;quisitionn&#233;s par l'arm&#233;e am&#233;ricaine ont peu &#224; peu &#233;t&#233; rendus aux autorit&#233;s fran&#231;aises, &#224; partir de la fin 1945. Ces derni&#232;res saisissent cette occasion pour all&#233;ger la crise du logement. En mars 1947, le s&#233;nateur Germain Pontille propose dans une r&#233;solution que soient regroup&#233;s, dans les anciens Grands Magasins Dufayel, r&#233;cemment &#233;vacu&#233;s par l'arm&#233;e am&#233;ricaine, des services administratifs publics ou priv&#233;s afin de lib&#233;rer des locaux habitables. En 1951, la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI) y installe ses services centraux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Roger Schall/mus&#233;e Carnavalet/Roger Viollet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les demoiselles du t&#233;l&#233;phone du central Marcadet</title>
		<link>https://18dumois.info/les-demoiselles-du-telephone-du-central-marcadet.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/les-demoiselles-du-telephone-du-central-marcadet.html</guid>
		<dc:date>2021-02-05T18:17:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avant l'automatisation d&#233;finitive du r&#233;seau fran&#231;ais, des centraux t&#233;l&#233;phoniques h&#233;bergeaient de nombreux employ&#233;s. Ce personnel qualifi&#233; &#233;tait essentiellement constitu&#233; des &#171; demoiselles du t&#233;l&#233;phone &#187;, jeunes filles c&#233;libataires corv&#233;ables &#224; merci. &lt;br class='autobr' /&gt; Le temps n'est plus tr&#232;s loin o&#249; deux amis habitant loin l'un de l'autre pourront se parler sans avoir &#224; sortir de chez eux &#187;, d&#233;clare, en 1875, l'ing&#233;nieur et scientifique am&#233;ricain visionnaire Alexander Graham Bell. Le 14 f&#233;vrier 1876, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1146-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH97/arton1104-f777c.jpg?1690376304' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avant l'automatisation d&#233;finitive du r&#233;seau fran&#231;ais, des centraux t&#233;l&#233;phoniques h&#233;bergeaient de nombreux employ&#233;s. Ce personnel qualifi&#233; &#233;tait essentiellement constitu&#233; des &#171; demoiselles du t&#233;l&#233;phone &#187;, jeunes filles c&#233;libataires corv&#233;ables &#224; merci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le temps n'est plus tr&#232;s loin o&#249; deux amis habitant loin l'un de l'autre pourront se parler sans avoir &#224; sortir de chez eux &#187;, d&#233;clare, en 1875, l'ing&#233;nieur et scientifique am&#233;ricain visionnaire Alexander Graham Bell. Le 14 f&#233;vrier 1876, il d&#233;pose le brevet du t&#233;l&#233;phone. Face au rapide essor de cette invention, des centraux t&#233;l&#233;phoniques sont cr&#233;&#233;s dans le monde entier permettant au plus grand nombre de communiquer gr&#226;ce &#224; l'intervention d'op&#233;ratrices appel&#233;es les &#171; demoiselles du t&#233;l&#233;phone &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1889, l'&#201;tat fran&#231;ais rach&#232;te, avec l'objectif d'en faire un service public, l'exploitation du t&#233;l&#233;phone &#224; la compagnie concessionnaire priv&#233;e, la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale des t&#233;l&#233;phones. En 1911, afin de d&#233;sengorger le central t&#233;l&#233;phonique de la rue des Renaudes dans le 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, un &#233;tablissement t&#233;l&#233;phonique manuel est construit dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Situ&#233; au num&#233;ro 266 de la rue Marcadet, pr&#232;s de l'avenue de Saint-Ouen, il comprend 2 200 lignes manuelles, soit 2 200 abonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le central Marcadet est destin&#233; &#224; desservir la nouvelle circonscription limit&#233;e par les voies suivantes : chemin de fer de l'Ouest-&#201;tat, fortifications, boulevard Ornano, rue du Mont-Cenis, rue des Martyrs, boulevards de Clichy et des Batignolles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer la fonction de t&#233;l&#233;phoniste, l'&#201;tat recourt exclusivement &#224; du personnel f&#233;minin qui aurait, selon les st&#233;r&#233;otypes en vigueur &#224; l'&#233;poque, des &#171; oreilles irr&#233;prochables &#187;. Les t&#233;l&#233;phonistes sont assises devant des panneaux meubl&#233;s de tablettes horizontales &#233;quip&#233;es de connecteurs de type jack. Lorsqu'un abonn&#233; appelle, une petite lampe s'allume. L'op&#233;ratrice doit surveiller les lampes et r&#233;pondre aux appels. Elle dispose de cordons souples, appel&#233;s dicordes, qui lui servent &#224; &#233;tablir les connexions entre abonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les demoiselles du t&#233;l&#233;phone, comme dans la majorit&#233; des centraux parisiens, ont des origines sociales diverses : elles proviennent de la paysannerie, du monde ouvrier et parfois aussi de la petite bourgeoisie. Ce sont essentiellement des jeunes filles c&#233;libataires dont l'&#233;ducation et la morale sont jug&#233;es irr&#233;prochables. Durant les premi&#232;res d&#233;cennies de la t&#233;l&#233;phonie, elles perdaient g&#233;n&#233;ralement leur emploi lorsqu'elles se mariaient.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Recrut&#233;es par concours&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1890, elles sont recrut&#233;es par un concours administratif sp&#233;cialis&#233; de &#171; dame-employ&#233;e au t&#233;l&#233;phone &#187;. Pour r&#233;pondre &#224; des crit&#232;res de taille et d'&#226;ge, une visite m&#233;dicale est obligatoire. En effet, elles doivent mesurer au minimum 1,45 m et ne pas d&#233;passer 1,70 m &#8211; afin que leurs bras ne soient ni trop longs ni trop courts &#8211; et avoir entre 18 et 25 ans au plus. Le traitement d'une op&#233;ratrice d&#233;butante est de 800 francs par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au central Marcadet, il y a une op&#233;ratrice pour environ 80 &#224; 100 abonn&#233;s, une surveillante pour dix t&#233;l&#233;phonistes, des surveillantes principales, des commis principaux, des sous-chefs et chefs de section ainsi que le chef principal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les demoiselles sont r&#233;parties dans deux brigades : l'une travaillant de 7 h &#224; midi et de 19 h &#224; 21 h, l'autre de midi &#224; 19 h. La nuit, des hommes prennent le relais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail est r&#233;put&#233; &#233;prouvant pour les nerfs. Toutefois, les demoiselles b&#233;n&#233;ficient d'un mois de cong&#233;s pay&#233;s, de tarifs r&#233;duits pour les billets de train, d'un m&#233;decin du travail. En outre, elles re&#231;oivent une prime pour couvrir leurs frais de logement et une indemnit&#233; de repas. Elles ont &#233;galement la possibilit&#233; de progresser en devenant surveillante puis surveillante principale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1900, l'administration prend conscience de leurs difficult&#233;s de logement et d&#233;cide de leur procurer un foyer d&#233;cent. Initialement pr&#233;vu pour les demoiselles du t&#233;l&#233;phone, ce projet aboutit &#224; la construction en 1905 de la Maison des dames des PTT situ&#233;e au 41 rue de Lille dans le 7&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Ce foyer est dot&#233; de 111 chambres individuelles meubl&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de 1907, les laur&#233;ates du concours suivent une formation d'une quinzaine de jours dans les locaux du nouveau si&#232;ge de Passy. Elles apprennent, par session de dix &#233;l&#232;ves, les myst&#232;res de l'&#233;lectricit&#233;, les divers syst&#232;mes de t&#233;l&#233;phone, les commutateurs mais aussi &#224; r&#233;pondre &#224; des abonn&#233;s fictifs et &#224; leur donner la communication demand&#233;e, ainsi qu'une bonne articulation, la politesse, l'amabilit&#233; et la patience.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; J'&#233;coute ! &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; la r&#233;glementation en vigueur, lorsqu'elles arrivent au travail, les t&#233;l&#233;phonistes se branchent sur la &#171; position &#187; qui leur est attribu&#233;e. Elles sont &#233;quip&#233;es d'un casque, d'un micro style entonnoir autour du cou et lest&#233; par un poids sur l'estomac. Elles n'ont pas le droit de prononcer des paroles autres que les phrases st&#233;r&#233;otyp&#233;es du service et doivent accueillir chaque abonn&#233; par la formule &#171; &lt;i&gt;j'&#233;coute !&lt;/i&gt; &#187;. Assises les unes &#224; c&#244;t&#233; des autres, elles n'ont le droit ni de se retourner ni d'aller aux toilettes sans l'autorisation de la surveillante. Des tables d'&#233;coute sont aussi mises en place par l'administration afin que d'autres surveillantes, install&#233;es sur un bureau sur&#233;lev&#233;, se branchent &#224; l'improviste sur les communications en cours pour en contr&#244;ler les conditions de d&#233;roulement. D&#232;s lors, &#224; la moindre faute&#8230; elles verbalisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les demoiselles doivent aussi faire preuve d'une discr&#233;tion absolue car les abonn&#233;s sont essentiellement des gens fortun&#233;s, des entreprises, des commer&#231;ants, des professions lib&#233;rales et notables, c'est-&#224;-dire une client&#232;le qu'il faut soigner et respecter. Leur situation est d&#233;licate car elles sont au courant de tout ce qui se passe tant au niveau des affaires publiques que priv&#233;es. Ainsi, la r&#233;clamation d'un abonn&#233; &#224; l'encontre d'une op&#233;ratrice peut &#234;tre lourde de cons&#233;quences pour l'agent concern&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &#192; travail &#233;gal, salaire &#233;gal ! &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1903, les demoiselles du t&#233;l&#233;phone adressent au Parlement un m&#233;moire dans lequel elles indiquent qu'en moyenne chaque employ&#233;e traite six communications par minute et t&#233;moignent de l'aspect d&#233;shumanisant de leur m&#233;tier dans les &#171; 24 commandements de la t&#233;l&#233;phoniste &#187;. &#192; cette &#233;poque, elles n'ont qu'un dimanche de libert&#233; tous les quinze jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1909, les dames-employ&#233;es au t&#233;l&#233;graphe initient une gr&#232;ve visant &#224; annuler le nouveau syst&#232;me d'avancement d&#233;cr&#233;t&#233; par le sous-secr&#233;taire d'&#201;tat aux Postes et T&#233;l&#233;graphes qui restreint fortement leurs possibilit&#233;s de promotion. Les demoiselles du t&#233;l&#233;phone participent &#224; ce mouvement devenu national dans l'objectif d'am&#233;liorer leur condition. En effet, elles travaillent (48 heures par semaine) dans un bruit assourdissant et continu. L'augmentation du nombre d'abonn&#233;s et du trafic, que la technique a du mal &#224; suivre, accentue les cadences et l'insatisfaction de clients de plus en plus exigeants. Les m&#233;decins constatent des probl&#232;mes auditifs, des n&#233;vroses professionnelles, des probl&#232;mes d'irritabilit&#233;. L'administration r&#233;siste et sanctionne de nombreux gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1925, les dames-employ&#233;es se mettent &#224; nouveau en gr&#232;ve pour obtenir la parit&#233; des salaires avec les commis hommes dont le salaire maximum a &#233;t&#233; fix&#233; par le gouvernement &#224; 11 000 francs contre 7 200 francs pour elles. Elles demandent, par cons&#233;quent, l'instauration d'une seule classe d'agents, compos&#233;e d'hommes et de femmes, subissant le m&#234;me concours, ayant les m&#234;mes obligations, mais aussi les m&#234;mes salaires et les m&#234;mes droits. L'administration, craignant une g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve dans tous les centraux t&#233;l&#233;phoniques, capitule.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le t&#233;l&#233;phone automatique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Invent&#233; en 1891, aux Etats-Unis, le t&#233;l&#233;phone automatique permet d'appeler directement un correspondant sans passer par une op&#233;ratrice. L'usager d&#233;croche son t&#233;l&#233;phone et num&#233;rote &#224; l'aide du cadran la s&#233;rie de chiffres identifiant son correspondant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Paris, le premier central automatique, le Carnot, est inaugur&#233; le 22 septembre 1928. En 1932, un autre, en b&#233;ton arm&#233; recouvert de briques, est construit dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Situ&#233; au num&#233;ro 114 de la rue Marcadet, le central Ornano-Montmartre est automatis&#233; d&#232;s sa cr&#233;ation. Celui de Marcadet l'est en 1933. L'automatisation ne fait pas dispara&#238;tre mais complexifie le travail des t&#233;l&#233;phonistes. Elles doivent d&#233;sormais assurer le contr&#244;le, la taxation des communications, les renseignements et les r&#233;clamations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 1968, une gr&#232;ve a lieu &#224; Ornano-Montmartre au sein duquel travaillent 140 personnes dont une cinquantaine de femmes. La plupart d'entre elles r&#233;pondent aux questions des abonn&#233;s prioritaires (m&#233;decins, h&#244;pitaux, personnes &#226;g&#233;es, etc.) et assurent le passage des communications avec d'autres centres t&#233;l&#233;phoniques de France et les communications internationales. Les revendications des gr&#233;vistes portent sur l'am&#233;lioration des conditions de travail et la reconnaissance du droit syndical. Le chef principal quitte son logement de fonction situ&#233; au 5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;tage du central et remet aux gr&#233;vistes les cl&#233;s de l'immeuble en leur confiant la responsabilit&#233; de l'ensemble des services et des &#233;quipements. Des lits de camp et des couvertures sont amen&#233;s par celles et ceux qui habitent loin de la rue Marcadet. La restauration est assur&#233;e par les employ&#233;s de la cantine du 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;tage. Les gr&#233;vistes assurent des tours de garde jour et nuit afin de prot&#233;ger leur outil de travail de toute intrusion. Ils vont aux manifestations &#224; pied car la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale affecte aussi le m&#233;tro. Et, aux rares moments de temps libre, ils montent sur la butte Montmartre o&#249; les attendent les bars, la musique et les chansons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 d&#233;cembre 1979, l'ensemble du r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique fran&#231;ais est totalement automatis&#233;. Les demoiselles du t&#233;l&#233;phone voient leur m&#233;tier progressivement dispara&#238;tre. La plupart d'entre elles sont reclass&#233;es dans d'autres services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le 11 juin 2002, &#224; Washington, la controverse relative &#224; la paternit&#233; du t&#233;l&#233;phone, invention qui continue de r&#233;volutionner nos vies, refait surface. La Chambre des repr&#233;sentants des &#201;tats-Unis reconna&#238;t officiellement l'Italo-Am&#233;ricain Antonio Meucci comme &#233;tant le v&#233;ritable inventeur du t&#233;l&#233;phone. Mais ceci est une toute autre histoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Reproduction : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les bons plats &#224; emporter dans le 18e</title>
		<link>https://18dumois.info/les-bons-plats-a-emporter-dans-le-18e-1099.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/les-bons-plats-a-emporter-dans-le-18e-1099.html</guid>
		<dc:date>2021-01-09T14:43:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar, Annie Katz, Catherine Masson, Claire Rosemberg, Elise Coupas, Florianne Finet, Maryse Le Bras, Sandra Mignot, S&#233;verine Bourguignon, Sophie Roux, Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'interdiction du service en salle depuis novembre, bon nombre de restaurants ont choisi de rester ouverts en mettant en place un syst&#232;me de vente &#224; emporter. Un moyen de limiter les pertes pour un secteur profond&#233;ment touch&#233; par la crise sanitaire. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette offre est tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e par les habitants de l'arrondissement en t&#233;l&#233;travail et surtout par les salari&#233;s travaillant dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; dont la cantine a &#233;t&#233; ferm&#233;e. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois vous propose sa s&#233;lection de restaurants qui offrent (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1139-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH83/arton1099-5b8c3.jpg?1689910323' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; l'interdiction du service en salle depuis novembre, bon nombre de restaurants ont choisi de rester ouverts en mettant en place un syst&#232;me de vente &#224; emporter. Un moyen de limiter les pertes pour un secteur profond&#233;ment touch&#233; par la crise sanitaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette offre est tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e par les habitants de l'arrondissement en t&#233;l&#233;travail et surtout par les salari&#233;s travaillant dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; dont la cantine a &#233;t&#233; ferm&#233;e. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois vous propose sa s&#233;lection de restaurants qui offrent des plats, voire des formules, &#224; moins de 12 euros. Celle-ci est forc&#233;ment subjective et non exhaustive, au vu du tr&#232;s grand nombre d'adresses que compte l'arrondissement. Cuisines du monde (cambodgienne, marocaine, indon&#233;sienne, fran&#231;aise, libanaise...), bistrots, sandwichs, tartines, cr&#234;pes... il y en a pour tous les go&#251;ts et m&#234;me pour tous les jours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une adresse manque ? N'h&#233;sitez pas &#224; nous signaler vos meilleurs bons plans &#224; l'adresse &lt;a href=&#034;mailto:18dumois@gmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;18dumois@gmail.com&lt;/a&gt;. Cela nous donnera des id&#233;es pour un prochain num&#233;ro !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Halte cambodgienne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un vendredi soir pluvieux&#8230; Quoi de mieux pour oublier la grisaille ambiante qu'un bon cambodgien &#224; emporter ? Au croisement de la rue L&#233;on et de la rue Marcadet, je suis chaleureusement accueillie par le propri&#233;taire du Village de Marcadet, dans le strict respect des gestes barri&#232;res. C&#244;t&#233; entr&#233;es, les basiques du traiteur asiatique (nems, samoussas au b&#339;uf et raviolis entre 0,80 &#164; et 1,30 &#164; la pi&#232;ce) sont tr&#232;s corrects. Je pr&#233;f&#232;re n&#233;anmoins le chausson chinois garni de chou et de viande hach&#233;e, &#224; la p&#226;te l&#233;g&#232;rement brioch&#233;e (1,70&#164;). Crabe au poulet farci, rouleau de printemps et accras de morue sont &#233;galement &#224; la carte. C&#244;t&#233; plats, mention sp&#233;ciale aux brochettes de tofu et aux nouilles accompagn&#233;es de crevettes et de brocolis. Le b&#339;uf au gingembre fondant est aussi d&#233;licieux. Le restaurant propose &#233;galement des bo buns et des soupes, &#224; 7 &#164;, ainsi que des sandwichs &#224; la viande ou v&#233;g&#233;tariens &#224; moins de 4 &#164;. E.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Village de Marcadet, 25 rue&lt;br class='autobr' /&gt;
Marcadet, m&#233;tro Marcadet-&lt;br class='autobr' /&gt;
Poissonniers, 01 42 54 90 27,&lt;br class='autobr' /&gt;
ouvert de 11 h 30 au couvre-feu&lt;br class='autobr' /&gt;
du lundi au vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un classique de la cuisine africaine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour qui ne conna&#238;trait pas les plaisirs de la cuisine ivoirienne, camerounaise ou s&#233;n&#233;galaise, cette adresse, Tim la princesse, est faite pour vous. Parmi les sp&#233;cialit&#233;s du restaurant, le tiep (un rago&#251;t &#224; base de riz, l&#233;gumes et poisson), le poulet brais&#233; et le poisson grill&#233;. Les v&#233;g&#233;tariens se r&#233;galeront avec un plat de ndol&#233; (une plante qui ressemble &#224; des feuilles d'&#233;pinard un peu plus am&#232;res cuisin&#233;e avec une sauce &#224; l'arachide), servi avec du riz &#224; la tomate et du chou blanc. Pour 8 &#164;, vous en avez bien pour deux fois. En dessert, on peut vous sugg&#233;rer de tester le d&#233;gu&#233;, une variante du riz au lait, fabriqu&#233; &#224; partir de semoule de millet, &#233;galement &#224; prix doux. F.F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tim la princesse, 46 rue Marcadet, m&#233;tro Marcadet-Poissonniers,&lt;br class='autobr' /&gt;
06 60 51 72 73, ouvert tous les jours sauf le lundi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La tradition fran&#231;aise de qualit&#233; (1/2)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que de la cuisine fran&#231;aise de tradition au tr&#232;s populaire Bistrot Sainte-Isaure, &#224; deux pas de la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. En t&#234;te d'affiche, des cuisses de grenouilles saut&#233;es &#224; l'ail (10 &#164;), ainsi qu'une andouillette sauce moutarde &#224; l'ancienne au m&#234;me tarif. Un client attend son andouillette en buvant une bi&#232;re. Il vient souvent, l'ambiance est bonne, m&#234;me dehors au froid en ces temps de Covid-19. Pour moins de 12 &#164;, le bistrot offre &#233;galement salades et snacks. La t&#234;te de veau et le confit de canard sont &#224; 12&#164;. Comme plat du jour, l'aimable g&#233;rant propose ce jour-l&#224; un b&#339;uf brais&#233; &#224; la bordelaise (sic) &#233;galement &#224; 10 &#164;. J'h&#233;site mais choisis en fin de compte le burger du bistrot, plus l&#233;ger. Bon choix, car la viande est go&#251;teuse, bien que le plat soit presque trop g&#233;n&#233;reux. C.R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bistrot Sainte-Isaure, 4 rue Sainte-Isaure, m&#233;tro Jules Joffrin,&lt;br class='autobr' /&gt;
01 42 57 73 52, tous les jours sauf le dimanche de 12 h &#224; 17 h 30. Caf&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
et autres boissons de 9 h 30 &#224; 18 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Street food au march&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nouveaux venus (depuis fin octobre), Manu et Khalil pr&#233;parent, dans leur cuisine de 5,50 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; tout en longueur, une s&#233;lection de gros sandwichs ronds dans des pains semoule, pr&#233;par&#233;s par un boulanger de la rue Riquet, aux accents de cuisine tunisienne, isra&#233;lienne et libanaise. On aura du mal &#224; choisir entre le pastrami de b&#339;uf maison, le tunisien aux &#339;ufs durs ou le poulet tendre aux &#233;pices (de 8,50 &#164; &#224; 12 &#164;). Les prix pourraient &#234;tre un tantinet moins &#233;lev&#233;s, mais c'est tr&#232;s frais et copieux. Manu et Khalil r&#233;galent les architectes du cabinet voisin, la fleuriste, le caviste ainsi que, si l'on en juge par la file d'attente, les nombreux t&#233;l&#233;travailleurs du quartier. A noter, pas de plastique mais des emballages en carton et du plastique recycl&#233; et compostable pour la sauce tahina, qui accompagne de tr&#232;s bonnes chips de pois chiches (2,50 &#164;). S.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sababa, 7 rue de l'Olive, m&#233;tro Marx Dormoy, tous les jours de 11 h 45 &#224; 17 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Voyage en Indon&#233;sie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voici un petit restaurant ouvert il y a &#224; peine plus d'un an, baptis&#233; Le Warung, qui vous permettra de d&#233;couvrir &#224; moindre frais une cuisine trop peu connue chez nous, celle de l'Indon&#233;sie. Si elle compte plusieurs points communs avec ses cousines vietnamiennes et tha&#239;landaises, la cuisine du plus grand archipel du monde &#8211; pr&#232;s de 13 000 &#238;les &#8211; poss&#232;de ses propres particularit&#233;s. Le d&#233;licieux nasi goreng se compose d'une base de riz saut&#233; aromatis&#233; de sauce soja, m&#234;l&#233; &#224; divers l&#233;gumes, comme des oignons fondants, du chou blanc, des carottes ou des pousses d'&#233;pinard. Pour 9,80 &#8364; ou 10,80 &#8364; pour la version crevettes, b&#339;uf ou poulet, on est plus que rassasi&#233;. L'&#233;quivalent &#224; base de nouilles saut&#233;es est au m&#234;me prix et vaut &#233;galement le d&#233;tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compl&#233;ter votre repas, vous pouvez vous laisser tenter par les beignets de l&#233;gumes ou de pommes de terre (5,50 &#8364;) ou par une dr&#244;le de cr&#234;pe balinaise roul&#233;e &#224; la noix de coco, fabriqu&#233;e avec de la farine de riz (5 &#8364;). F.F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Warung, 16 rue de la Fontaine-du-But, m&#233;tro Lamarck, 09 53 94 67 53, ouvert tous les jours sans interruption.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des sandwichs, oui, mais haut de gamme !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est par hasard que je d&#233;couvre cette petite &#233;choppe dans une rue qui monte vers la butte Montmartre. Comme j'adore le pain et que je d&#233;jeune facilement d'un sandwich, je pousse la porte. Une pancarte annonce que tout est fait maison. L'ardoise au mur d&#233;taille toutes sortes de sandwichs : baguettes, chauds, v&#233;g&#233;tariens et je me laisse tenter par un baguette serrano (7,50 &#8364;) : serrano 8 mois, beurre demi-sel, confit de piquillos (petit poivron espagnol), chimichurri (condiment argentin &#224; base d'ail, de persil et de piments), feuilles d'&#233;pinard. La baguette est croustillante &#224; souhait et la garniture raffin&#233;e, c'est un r&#233;gal. L'ardoise est assez r&#233;duite en cette p&#233;riode de confinement mais les sandwichs propos&#233;s, pulled pork (10 &#8364;), croque-monsieur (9,50 &#8364;) avec une pointe de truffe en option, hot-dog avec une saucisse au couteau (9,50 &#8364;) ou v&#233;g&#233;tariens sont faits maison. Tous ont une touche d'originalit&#233;, sans oublier le velout&#233; du jour. Les produits sont locaux et proviennent de producteurs d'Ile-de-France. C.M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandwicherie fine, 11 rue Muller, m&#233;tro Ch&#226;teau Rouge, 09 88 06 68 08, de 12 h &#224; 15 h tous les jours sauf dimanche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cuisine du Maghreb&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, j'avais envie de quelque chose de roboratif pour d&#233;jeuner. Au retour du march&#233;, je me suis arr&#234;t&#233;e chez Dionis, qui propose couscous et tajines. Et je n'&#233;tais pas la seule. Une dizaine de personnes masqu&#233;es, apparemment des habitu&#233;s, attendaient leur commande en buvant de la bi&#232;re ou un caf&#233; et discutaient joyeusement. J'ai choisi un tajine au poulet (11 &#8364;) bien garni en olives vertes, citrons confits, carottes et pommes de terre. La portion &#233;tait copieuse et je me suis r&#233;gal&#233;e. Le Dionis propose &#233;galement des moules-frites pour 10,50 &#8364; et des couscous dont les prix varient de 10 &#224; 15 &#8364; en fonction de la garniture. Rien d'original dans cette cuisine mais des plats qui ne d&#233;&#231;oivent pas et remontent le moral. Vous pouvez m&#234;me repartir avec du prosecco &#224; la pression (6,50 &#8364; les 50 cl) ! C.M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dionis, 3 rue Letort, m&#233;tro Porte de Clignancourt, 01 23 25 63 82, ouvert tous les jours.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sp&#233;cialit&#233;s kurdes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De la cuisine traditionnelle kurde dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, &#231;a ne court pas les rues. D&#233;couvrez-la chez Zozan, avec les sp&#233;cialit&#233;s faites maison et pr&#233;par&#233;es sur place. Pendant le confinement, pas de formule mais des prix raisonnables au vu de la qualit&#233; : 12 &#8364; le plat du jour tel que l'escalope de poulet au safran ou la po&#234;l&#233;e d'&#233;pinards aux &#339;ufs biologiques, l'assortiment chaud-froid d'entr&#233;es vari&#233;es &#224; 11 &#8364; qui, visiblement, fait beaucoup d'adeptes. C'est facile : vous commandez et dix minutes plus tard, c'est pr&#234;t et bien servi dans une bo&#238;te &#224; compartiments. Il est recommand&#233; de venir assez t&#244;t, car en ces temps difficiles, la gamme propos&#233;e est un peu plus restreinte que d'habitude. F.F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zozan, 82 rue Joseph de Maistre, m&#233;tro Guy Moquet, 01 46 27 18 03, ouvert tous les jours sauf dimanche de 12 h &#224; 14 h 45.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tartines bio&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hors confinement, on aime le cadre agr&#233;able de ce restaurant, B&amp;J, sans chichis, naturel sur toute la ligne, pour y prendre un caf&#233; ou se faire un brunch. Parmi la client&#232;le, aussi bien f&#233;minine que masculine (non, ici, bio ne veut pas dire di&#232;te !), des t&#233;l&#233;travailleurs qui appr&#233;cient le calme du lieu. En confinement, on y vient pour les plats maison : des portions plut&#244;t g&#233;n&#233;reuses, d'excellents produits 100 % bio, une cuisine &#224; la fois &#233;quilibr&#233;e et gourmande. Les tartines sont d&#233;licieuses et &#224; un prix tr&#232;s raisonnable (9 &#8364;). Plats vegan ou non, il y en a pour tous les go&#251;ts ! Les desserts eux aussi maison, &#224; partir de 3 &#8364;, sont doux et g&#233;n&#233;reux ; ils nous rappellent notre enfance. C&#244;t&#233; boissons, on appr&#233;cie les th&#233;s Macha et Cha&#239;. Et on aime y revenir parce qu'on s'y sent un peu comme chez des amis. S.R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restaurant B&amp;J, 17 rue Joseph Dijon, m&#233;tro Simplon, 01 87 86 64 97, du lundi au vendredi de 8 h &#224; 17 h, le samedi et le dimanche de 9 h &#224; 17 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tour du monde culinaire au march&#233; de La Chapelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous la halle du march&#233; on se r&#233;gale &#224; l'Etoile du Sud, chez Ali, avec un couscous poulet, boulettes ou brochettes ou des aubergines farcies &#224; la viande de b&#339;uf accompagn&#233;es de semoule et tagine l&#233;gumes ou encore d'un succulent tagine poulet citron et olives et sa semoule, tout &#231;a pour 9,50 &#8364;. Les v&#233;g&#233;tariens ne seront pas en reste avec un couscous et ses onze l&#233;gumes, tr&#232;s bon et tr&#232;s parfum&#233; (8 &#8364;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, &#224; la Kaz-Culinaire, cuisine franco-antillaise avec Jessy. Du mardi au vendredi, c'est &#224; la carte, tous les plats sont &#224; 8,50 &#8364;, on choisit un poisson ou une viande et deux accompagnements au choix, des l&#233;gumes et un f&#233;culent-racine, manioc, igname ou mad&#232;re. On a go&#251;t&#233; la copieuse assiette v&#233;g&#233;tarienne (8 &#8364;) accompagn&#233;e de riz aux haricots rouges, gratin de patate douce et banane au lait de coco et des bananes aloko (plantain), frites juste comme il faut. Le week-end, pas de formule, mais des rations plus copieuses pour un plat &#224; 10 &#8364;. On peut aussi y aller pour d&#233;guster des accras de morue r&#233;alis&#233;s &#224; la demande (5,5 &#8364; les 12 pi&#232;ces), accompagn&#233;s d'une pr&#233;paration maison &#224; base de rhum agricole AOC 50&#176; (choix impressionnant, citron vert, menthe, tamarin, thym&#8230;) que Jessy laisse mac&#233;rer au soleil deux mois avant de le servir (5 cl pour 6 &#8364;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233;, Aissa propose sa cuisine s&#233;n&#233;galaise. Le c&#233;l&#232;bre maf&#233; &#224; base de p&#226;te d'arachide au poulet ou au b&#339;uf et des &#233;pices (&#171; mais pas piquant &#187; pr&#233;cise-t-elle) accompagn&#233; de riz nature et de l&#233;gumes mijot&#233;s (excellents) ou de bananes plantain vous coutera 7,90 &#8364; et vous d&#233;bourserez tout juste un peu plus (8,50 &#8364;) pour un autre immanquable de la cuisine s&#233;n&#233;galaise : le poulet yassa aux oignons frits et au citron. C'est servi en barquette plastique mais on peut venir avec son propre contenant et tendre ainsi vers le z&#233;ro d&#233;chet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, c'est l'Italie. Aux olives vertes et noires, Mohamed est aux fourneaux. Traiteur install&#233; depuis la r&#233;ouverture du march&#233; en 2010, il est tomb&#233; amoureux de la cuisine italienne aupr&#232;s d'un chef cuisinier italien et propose ses plats au poids mais, &#224; moins d'avoir un app&#233;tit d'ogre et de doubler les portions, on aura une entr&#233;e, un plat (lasagnes &#224; la bolognaise, blanc de poulet &#224; la pizza&#239;ola, osso buco, seiche) et un dessert (classique mais excellent tiramisu, cr&#233;meux et l&#233;ger) pour moins de 10 &#8364;. Tr&#232;s bon choix de pizzas &#233;galement, p&#233;tries et garnies sur place, toutes &#224; 9,50 &#8364;. S.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;March&#233; couvert de l'Olive, m&#233;tro Marx Dormoy, du mardi au vendredi de 9 h &#224; 13 h et de 16 h &#224; 19 h 30, le samedi de 9 h &#224; 13 h et de 15 h 30 &#224; 19 h 30, le dimanche de 8 h 30 &#224; 13 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les grands classiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pav&#233; de saumon au coulis de poivron rouge, blanc de poulet au curry, rumsteck sauce au poivre, blanquette de veau accompagn&#233;e de riz basmati , ce sont les quatre plats du jour &#224; 10 &#8364; propos&#233;s par Le Coin des Amis, le jour o&#249; nous avons test&#233; le menu &#224; emporter. Cet &#233;tablissement est dirig&#233; depuis 2005 par Subhas, un chef cuisinier d'origine sri-lankaise qui habite le quartier depuis trente-cinq ans et s'est form&#233; &#224; l'&#233;cole h&#244;teli&#232;re de la rue Belliard. Il est &#233;paul&#233; par son chef de rang et ami, Pascal, qui l'a rejoint en 2018. Tous deux se sont rencontr&#233;s dans un &#233;tablissement de la place du Tertre. &#171; Notre restaurant de quartier propose exclusivement de la cuisine traditionnelle fran&#231;aise, avec de la viande et du poisson d'origine f-r-a-n-&#231;-a-i-s-e &#187; insistent &#224; l'unisson Subhas et Pascal. On peut payer en esp&#232;ces, ch&#232;que ou carte bleue. &#171; Toutefois, comme on ne prend la carte qu'&#224; partir de 12 &#8364;, on propose avec le plat une canette de boisson. On fait aussi de la livraison dans un rayon de 500 m&#232;tres et pour une commande de 30 &#8364; au minimum &#187;, pr&#233;cise Pascal. En fonction des jours, magret de canard au miel, b&#339;uf bourguignon, confit de canard, steak de thon mi-cuit, ou aile de raie aux c&#226;pres sont aussi au menu. A.A.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Coin des Amis, 50 rue du Mont-Cenis, m&#233;tro Lamarck, 01 42 52 30 36 ou 06 11 14 03 43, tous les jours de 11 h 30 &#224; 14 h 30.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La tradition fran&#231;aise de qualit&#233; (2/2)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Bouillon Pigalle, en temps ordinaire, est tr&#232;s couru &#224; Montmartre avec une queue qui s'&#233;tire tr&#232;s loin sur le trottoir. Il faut dire que ce restaurant s'inscrit dans la tradition des bistrots parisiens avec de la cuisine fran&#231;aise traditionnelle &#224; petits prix qui concurrence avec bonheur les si nombreux fast-foods ! Depuis le confinement, place &#224; de la vente &#224; emporter avec un ensemble entr&#233;e-plat-dessert imbattable &#224; 10 &#8364;, au choix le menu de la semaine ou un menu vedette propos&#233; par le chef qui donne aussi ses conseils pour r&#233;chauffer. On peut ainsi d&#233;guster un velout&#233; de chou-fleur, des ravioles de Royans, une fondue de poireaux et, en dessert, un chou &#224; la cr&#232;me. On peut aussi choisir &#224; la carte l'&#339;uf mayo &#224; 2 &#8364; (&#233;lu champion du monde), le confit de canard pommes saut&#233;es &#224; 8 &#8364;. Bref, de bons plats g&#233;n&#233;reux de qualit&#233;, &#224; des prix imbattables. Le service est au rendez-vous, que l'on commande sur le site ou qu'on vienne directement sur place. M. LB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bouillon Pigalle, 22 boulevard de Clichy, m&#233;tro Pigalle, 01 42 59 69 31, ouvert tous les jours de 12 h au couvre-feu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Bosse des d&#233;lices&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Bossue est un salon de th&#233; bien connu des habitu&#233;s des brunchs p&#226;tissiers du week-end. Mais la petite boutique aux couleurs pastel et &#224; l'allure r&#233;tro propose &#233;galement, depuis ses d&#233;buts en 2015, des d&#233;jeuners sur place ou &#224; emporter. Chaque midi de la semaine, la carte propose une formule &#224; 10,50 &#8364;. Le menu est annonc&#233; sur la page Facebook du salon (ainsi que sur une ardoise devant l'entr&#233;e) : choix entre deux entr&#233;es et deux plats, v&#233;g&#233;tariens et faits maison. Les propositions sont color&#233;es et de saison. On peut tester des saveurs surprenantes (on a os&#233; le velout&#233; de betteraves !), salades vari&#233;es dans lesquelles les pommes de terre se m&#234;lent aux radis, aux cornichons, &#224; l'aneth et aux c&#226;pres, tarte feuillet&#233;e poireaux-bleu ou blettes-gorgonzola, gratin brocolis-cheddar ou encore chili v&#233;g&#233;tarien, risottos et lasagnes originales. Et pour couronner le tout, une tranche de pain au levain maison qui pourrait remplacer le dessert ! Enfin, on pourra &#233;videmment ajouter un d&#233;licieux carrot cake, une tartelette &#224; la citrouille ou un classique financier. Venez t&#244;t, car &#224; 13 h 30 tout est souvent parti. Un peu d'attente sur le trottoir mais, une fois pass&#233; en caisse, le service est tr&#232;s rapide. S.M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bossue, 9 rue Joseph de Maistre, m&#233;tro Blanche ou Abbesses, 09 81 72 65 59, du mercredi au vendredi, de 11 h &#224; 18 h (le week-end est r&#233;serv&#233; &#224; la p&#226;tisserie).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Echapp&#233;e en M&#233;diterran&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'accueil est toujours agr&#233;able au Grand Ph&#233;nicien, m&#234;me si la salle d&#233;sert&#233;e est moins conviviale en p&#233;riode de confinement, loin de la soixantaine de convives habituels ! Le buffet des mezz&#233;s et des desserts est tr&#232;s app&#233;tissant et la fra&#238;cheur des produits inspire confiance. La carte des plats &#224; emporter propose de grandes assiettes comme la Byblos avec huit hors-d'&#339;uvre dont houmous, taboul&#233;, pur&#233;e d'aubergines, fromage blanc, falafel et une aile de poulet ou la Beyrouth avec cinq entr&#233;es et une brochette (9,50 &#8364; chacune). Toutes les deux, tr&#232;s copieuses sont pleines des saveurs et couleurs du Liban ! L'assiette Ph&#233;nicien, avec poulet et pommes de terre, est &#224; 10 &#8364;. Pour la v&#233;g&#233;tarienne (9 &#8364;) et une boisson, le dessert est offert. Les sandwichs roul&#233;s dans une pita, tr&#232;s complets, sont &#224; 4,50 &#8364;. Pour les gourmands, la palette des p&#226;tisseries orientales vient terminer le repas (1,50 &#8364; &#224; 3 &#8364;). A.K.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Grand Ph&#233;nicien, 4 rue Caulaincourt, m&#233;tro Place de Clichy, 01 44 70 09 00, du lundi au samedi, de 11 h au couvre-feu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le S&#233;n&#233;gal &#224; votre porte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lamine d'Or, dont nous vous avions parl&#233; dans un pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro pour ses talents de couturier, continue de faire d&#233;couvrir la culture s&#233;n&#233;galaise. Apr&#232;s la mode, il se met &#224; la cuisine. Mari&#233; &#224; une slov&#232;ne v&#233;gane, Lamine a d&#251; am&#233;nager ses habitudes alimentaires. La nouveaut&#233;, c'est qu'il revisite les plats traditionnels s&#233;n&#233;galais et propose maf&#233; et yassa en version v&#233;g&#233;talienne. Vous &#234;tes livr&#233; &#224; domicile ou au bureau, deux portions au minimum. Les r&#233;cipients sont repris et r&#233;utilis&#233;s dans un esprit &#233;coresponsable. Les plats v&#233;g&#233;tariens sont &#224; 10 &#8364; et les classiques (yassa poulet et maf&#233; b&#339;uf) &#224; 12 &#8364;. Pensez &#224; demander un jus de bissap (3 &#8364; le demi-litre). Un voyage culinaire qui tient ses promesses en g&#233;n&#233;rosit&#233; et en saveurs. S.B.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 4C, 9 rue de la Charbonni&#232;re, m&#233;tro Barb&#232;s-Rochechouart, 07 58 35 77 56 (commander la veille de la livraison), Instagram, @laminedor.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De sarrasin ou de froment&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#234;pes sont un grand classique du d&#233;jeuner sur le pouce, mais les bonnes adresses ne sont pas si courantes. Le Comptoir Breizh propose des formules comme on en trouve rarement &#224; emporter. La table a ouvert en f&#233;vrier dernier. Bien vite, la crise et ses confinements ont forc&#233; l'&#233;quipe &#224; oublier jolies salades et autres planches ap&#233;ro, pour se concentrer sur les pr&#233;parations bretonnes. Le restaurant propose donc une galette de bl&#233; noir compl&#232;te et une cr&#234;pe au sucre, assorties d'une boisson, pour 12 &#8364;. Si un seul plat vous suffit, les compl&#232;tes &#8211; bien craquantes et pr&#233;sent&#233;es au carr&#233; &#8211; sont &#224; 8 &#8364; (&#339;uf/jambon/emmental mais aussi jambon/tomates/emmental ou encore &#233;pinard/&#339;uf/cr&#232;me/emmental) et les sp&#233;ciales (par exemple, andouille/&#233;pinard/&#339;ufs de saumon/fromage frais ou andouille/oignons/emmental/moutarde) &#224; 10 &#8364;. Le restaurant propose &#233;galement un plat du jour &#224; 10 &#8364; (15 &#8364; pour deux convives), poulet &#224; la cr&#232;me, hachis Parmentier, ravioles aux &#233;pinards, etc. S.M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comptoir Breizh, 9 rue des Abbesses, m&#233;tro Abbesses, 01 42 54 88 64, du lundi au samedi, de 11 h &#224; 19 h 45, et le dimanche de 11 h &#224; 17 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cuisine de rue orientale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tagines, couscous, galettes, salades, g&#226;teaux et bien s&#251;r&#8230; les bricks annonc&#233;s par la Fa Brick, toutes les saveurs orientales sont l&#224;, revisit&#233;es fa&#231;on street food. Beaucoup de vente &#224; emporter et peu de tables dans ce restaurant toujours bien rempli le midi, en temps &#171; normal &#187;. Les tagines (10 ou 12 &#8364;) sont d&#233;licieux et tr&#232;s vari&#233;s : poulet ou agneau citrons confits ou pruneaux amandes ou poires (recommand&#233; !) ou encore kefta ou version v&#233;g&#233;tarienne. Le vendredi, c'est couscous, tr&#232;s appr&#233;ci&#233; ! Tr&#232;s bons aussi, les fameux bricks, la sp&#233;cialit&#233; maison : viande hach&#233;e, ricotta &#233;pinards, l&#233;gumes&#8230; on ne peut tous les citer (1,50 &#8364;). Sans oublier les galettes de semoule farcies (3 &#8364;), les sandwichs chauds (4 &#8364;). Des produits frais, cuisin&#233;s sur place et &#224; la commande. Et si on a encore un petit creux, il y a toutes sortes de desserts bien connus. A.K.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fa Brick, 20 rue Myrha, m&#233;tro Ch&#226;teau Rouge ou Barb&#232;s, 01 46 06 61 51, du lundi au vendredi, de 10 h &#224; 19 h.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustrations : Paul Deh&#233;din&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des paniers pour les &#233;tudiants</title>
		<link>https://18dumois.info/des-paniers-pour-les-etudiants.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/des-paniers-pour-les-etudiants.html</guid>
		<dc:date>2020-12-04T18:09:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;tudiants sont aussi touch&#233;s de plein fouet par la crise actuelle. Des paniers alimentaires gratuits leur sont propos&#233;s &#224; la r&#233;sidence universitaire Philippe de Girard. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans le tiers-lieu de 60 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, Chez Phi-Phi, au rez-de chauss&#233;e de la r&#233;sidence universitaire Philippe de Girard, un tout nouveau dispositif &#233;tait inaugur&#233; le 24 novembre : la distribution de paniers alimentaires &#224; destination d'&#233;tudiants en difficult&#233;. Dans une ambiance sobre, chaleureuse et sur fond de vari&#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-la-chapelle-1129-.html" rel="directory"&gt;La Chapelle&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://18dumois.info/+-article-complet-+.html" rel="tag"&gt;Article complet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH96/arton1079-a109f.jpg?1690376305' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;tudiants sont aussi touch&#233;s de plein fouet par la crise actuelle. Des paniers alimentaires gratuits leur sont propos&#233;s &#224; la r&#233;sidence universitaire Philippe de Girard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le tiers-lieu de 60 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, Chez Phi-Phi, au rez-de chauss&#233;e de la r&#233;sidence universitaire Philippe de Girard, un tout nouveau dispositif &#233;tait inaugur&#233; le 24 novembre : la distribution de paniers alimentaires &#224; destination d'&#233;tudiants en difficult&#233;. Dans une ambiance sobre, chaleureuse et sur fond de vari&#233;t&#233; internationale, quatre ou cinq b&#233;n&#233;voles masqu&#233;s et gant&#233;s, respectant scrupuleusement les mesures sanitaires, les ont remis jusqu'&#224; 19 h &#224; des jeunes venus souvent en petits groupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce service a pu &#234;tre mis en &#339;uvre gr&#226;ce au partenariat entre l'Association de la fondation des &#233;tudiants pour la ville (AFEV), une association engag&#233;e contre toutes les formes d'in&#233;galit&#233;s dans les quartiers populaires ou prioritaires et Linkee, une entreprise sociale doubl&#233;e d'une association, qui r&#233;cup&#232;re des invendus alimentaires pour des associations d'aide aux plus d&#233;munis, sans oublier le concours du Crous et de la Mairie de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Gr&#226;ce &#224; ses r&#233;seaux, l'AFEV a su que Linkee proposait un service de distribution alimentaire pour les &#233;tudiants dans le 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Comme elle ne disposait pas de lieu de distribution dans le nord de Paris et que l'on voulait soutenir ses actions solidaires, on leur a tout naturellement propos&#233; de mettre &#224; leur disposition notre salle de convivialit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, explique Olympe Langelot, 32 ans, d&#233;l&#233;gu&#233;e territoriale de l'AFEV.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un panier &#233;quilibr&#233; et gourmand&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Un panier de 6-7 kg, cela fait trois jours de repas, pour le matin, le midi et le soir, rien que des produits &#233;quilibr&#233;s ou bio ! Des fruits, des l&#233;gumes, des laitages, des f&#233;culents, des prot&#233;ines animales et v&#233;g&#233;tales, des plats pr&#233;par&#233;s et bien s&#251;r, des produits plaisir avec des biscuits et du chocolat !&lt;/i&gt; &#187; d&#233;clare avec enthousiasme Julien Meimon, le pr&#233;sident de Linkee. &#171; &lt;i&gt;Nos produits proviennent de la restauration collective mais il y a aussi des grossistes, des commer&#231;ants ou des artisans qui nous ravitaillent&lt;/i&gt; &#187;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce premier jour, une soixantaine de colis alimentaires a &#233;t&#233; distribu&#233;e. D'ores et d&#233;j&#224;, l'initiative fait l'unanimit&#233; parmi ses premiers b&#233;n&#233;ficiaires. Ainsi, pour Matar, &#233;tudiant en politiques publiques &#171; &lt;i&gt;c'est surtout l'occasion de faire des &#233;conomies&lt;/i&gt; &#187; et pour Marguerite, &#233;tudiante boursi&#232;re en linguistique, &#171; &lt;i&gt;cette distribution alimentaire est vraiment la bienvenue car elle me permet de manger sainement !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;pondre aux besoins sp&#233;cifiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; des &#233;tudiants b&#233;n&#233;ficiaires se sont retrouv&#233;s, du jour au lendemain, sans ressources comme Marcela, &#233;tudiante d'origine br&#233;silienne en esth&#233;tique de la danse &#171; &lt;i&gt;depuis que j'ai perdu mon job de garde d'enfants, je cherche tous les moyens pour pallier mon manque d'argent et cette distribution est donc vraiment opportune&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;d'autres ne peuvent plus travailler le soir dans les restaurants ou n'ont pas pu trouver de jobs d'&#233;t&#233; ou saisonniers pour financer leur ann&#233;e universitaire&lt;/i&gt; &#187;, compl&#232;te L&#233;a, salari&#233;e de Linkee, vendredi 27 novembre, deuxi&#232;me jour de l'op&#233;ration. L'atmosph&#232;re se veut toujours bon enfant et musicale, avec du Georges Michael, du Jean-Jacques Goldman et les Eagles en t&#234;te, car &#171; &lt;i&gt;il faut rendre ce contexte difficile un minimum joyeux !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre cette aide alimentaire, l'AFEV et Linkee r&#233;orientent aussi, le cas &#233;ch&#233;ant, les &#233;tudiants ayant des probl&#232;mes de logement ou d'acc&#232;s aux soins, notamment les &#233;tudiants d'origine &#233;trang&#232;re qui m&#233;connaissent souvent leurs droits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des b&#233;n&#233;voles de 20 &#224; 68 ans&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, 80 colis doivent &#234;tre remis aux &#233;tudiants. Les b&#233;n&#233;ficiaires ont vraiment de la chance car c'est une chef qui a cuisin&#233; le goulash qui est au menu !&lt;/i&gt; &#187; poursuit L&#233;a, enchant&#233;e. Les paniers sont distribu&#233;s gracieusement aux &#233;tudiants de Paris ou de banlieue, sans conditions de ressources, mais sous r&#233;serve d'une pi&#232;ce justificative de leur statut. Un &#233;tudiant b&#233;n&#233;ficiaire peut aussi devenir b&#233;n&#233;vole &#224; son tour. Les personnes qui distribuent les paniers alimentaires ont en moyenne 23 ans. Ce sont des membres de l'AFEV ou de Linkee, ou des b&#233;n&#233;voles qui ont connu cette action solidaire par le biais des r&#233;seaux sociaux. Cependant, on peut aussi y trouver des volontaires de la Ville de Paris venus par le biais de l'association Entourage ou de la Fabrique de la solidarit&#233;, comme Christine, &#226;g&#233;e de 68 ans. &#171; &lt;i&gt; J'&#233;tais volontaire de la Ville de Paris dans l'organisation d'&#233;v&#232;nements sportifs, notamment les courses &#224; pied. Mais &#224; la suite de l'arr&#234;t de ces manifestations, je me suis r&#233;orient&#233;e vers le soutien &#224; l'aide alimentaire. Cela n'a rien &#224; voir mais le contact avec l'ensemble des b&#233;n&#233;voles est super !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si des colis alimentaires ne sont pas r&#233;cup&#233;r&#233;s par les &#233;tudiants demandeurs, ils ne sont pas jet&#233;s mais redistribu&#233;s vers d'autres associations caritatives telles que les Restos du C&#339;ur ou redonn&#233;s aux b&#233;n&#233;voles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
