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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Marie-Line Tassius, militante de l'art</title>
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		<dc:date>2025-11-02T15:08:01Z</dc:date>
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		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fondatrice et animatrice de la galerie Canopy dans le quartier de La Chapelle, Marie-Line Tassius ne con&#231;oit pas un art qui ne s'inscrit pas par des actions dans la r&#233;alit&#233; sociale. &lt;br class='autobr' /&gt; Il y a plus de vingt ans, alors qu'elle est &#224; la recherche d'un appartement &#224; Paris et qu'elle emprunte la ligne 2, Marie-Line Tassius s'enthousiasme &#224; la vue des terrains de basket sous le m&#233;tro boulevard de la Chapelle. &#171; Ce n'&#233;tait pas des quartiers que je fr&#233;quentais, &#231;a m'a d&#233;pays&#233;e, rembobine-t-elle. Je (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1576-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH120/img_6558-26c33.jpg?1762096236' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fondatrice et animatrice de la galerie Canopy dans le quartier de La Chapelle, Marie-Line Tassius ne con&#231;oit pas un art qui ne s'inscrit pas par des actions dans la r&#233;alit&#233; sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a plus de vingt ans, alors qu'elle est &#224; la recherche d'un appartement &#224; Paris et qu'elle emprunte la ligne 2, Marie-Line Tassius s'enthousiasme &#224; la vue des terrains de basket sous le m&#233;tro boulevard de la Chapelle. &#171; Ce n'&#233;tait pas des quartiers que je fr&#233;quentais, &#231;a m'a d&#233;pays&#233;e, rembobine-t-elle. Je me suis dit qu'on se croirait &#224; Brooklyn, pourquoi pas ce quartier. &#187; Une petite balade du c&#244;t&#233; de la rue de l'&#201;vangile ach&#232;ve de la convaincre. C'est ainsi qu'elle s'installe dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement en 2001, malgr&#233; les mises en garde sur la dangerosit&#233; suppos&#233;e des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avocate ayant suspendu son activit&#233; pour travailler dans l'immobilier, Marie-Line cr&#233;e sa soci&#233;t&#233; de conseil et de montage, sp&#233;cialis&#233;e dans la r&#233;novation de b&#226;timents anciens ou historiques, avec des mat&#233;riaux durables. Fortement int&#233;ress&#233;e par les questions d'urbanisme, elle rejoint tr&#232;s vite l'aventure d'Ecobox. Invent&#233; et con&#231;u par l'Atelier d'architecture autog&#233;r&#233;, un groupe d'architectes et d'urbanistes, Ecobox se veut un espace d'&#233;change et de rencontres en lieu et place de la friche existante alors, rue Pajol avant la construction de l'actuelle halle. Au sein de l'association, Marie-Line Tassius et une amie, Charlotte Ferron, organisent des vide-greniers, des march&#233;s artisanaux, participent &#224; la cuisine mobile. Elles rencontrent des artistes et se rendent compte que beaucoup vivent dans le quartier mais qu'il n'y a pas d'endroits pour eux. &#171; &#192; l'&#233;poque, il n'y avait rien, ni la Reine blanche ni le Centquatre, explique-telle. On s'est donc mobilis&#233;es pour l'art dans le quartier. &#187; Marie-Line, d&#233;j&#224; collectionneuse, et Charlotte d&#233;cident de monter un espace d'exposition mais aussi un lieu de vie : l'espace Canopy.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pouvoir de l'art&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est par un choix d&#233;lib&#233;r&#233;, et non pour des questions de moyens, que la galerie ouvre rue Pajol : &#171; Dans les quartiers, on a le droit d'avoir un art de bonne qualit&#233;. Si on veut faire de l'art pour l'art, on n'est pas au bon endroit &#187;, affirme Marie-Line.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, quand des personnes &#226;g&#233;es du quartier commencent &#224; venir &#224; l'espace Canopy, exprimant leur sentiment de repli sur soi, il est d&#233;cid&#233; de lancer une action sp&#233;cifique en leur direction. Ce sera Escap'art s&#233;nior, un programme de visites gratuites d'expositions et de mus&#233;es pour un groupe de dix personnes chouchout&#233;es et v&#233;hicul&#233;es en minibus pour faciliter la mobilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; na&#238;t le constat que la question du vieillissement doit faire l'objet d'attentions particuli&#232;res et que l'art peut &#234;tre un &#233;l&#233;ment de r&#233;ponse. D'autant plus que le vieillissement et l'&#233;volution de la vie ont toujours int&#233;ress&#233; Marie-Line : &#171; Je suis tr&#232;s contente de vieillir, c'est un espace de libert&#233; extraordinaire qui lib&#232;re l'esprit, c'est apaisant. On est une galerie, c'est super important, c'est politique d'aborder cette p&#233;riode de la vie pour en r&#233;soudre les situations par le biais de l'art. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La galerie se doit d'&#234;tre un espace neutre o&#249; les gens qui passent peuvent entrer et se poser, respirer. Un jour, une dame est pass&#233;e devant la galerie avec son caddie, puis est revenue sur ses pas, est entr&#233;e, a regard&#233; les &#339;uvres expos&#233;es et s'est mise &#224; pleurer. Quand Marie-Line est all&#233;e vers elle pour s'inqui&#233;ter de son probl&#232;me, celle-ci a r&#233;pondu : &#171; Non, je n'ai rien, cela m'a fait du bien. &#187; Et Marie-Line d'en conclure : &#171; La dame a fait l'effort de revenir, cela lui a permis de parler, de faire un petit arr&#234;t dans sa vie. L'art a un pouvoir &#233;norme, il faudrait de tels lieux partout. &#187; La confrontation avec la probl&#233;matique du vieillissement (le m&#233;decin parti en retraite, les fragilit&#233;s qui gagnent, le risque de chute, de surdit&#233;, l'univers qui se r&#233;tr&#233;cit, la fracture num&#233;rique) va ouvrir un nouveau champ d'actions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cr&#233;er une communaut&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Canopy va mettre en place des programmes de pr&#233;vention, partager l'information et les ressources, organiser des r&#233;seaux de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire des expositions, des sorties au mus&#233;e, d&#233;couvrir des lieux nouveaux ou peu connus o&#249; l'on n'irait pas spontan&#233;ment, c'est surtout l'occasion de se rencontrer, de cr&#233;er du lien. La mise en place d'ateliers va permettre de renforcer cette d&#233;marche. &#171; On veut cr&#233;er un cadre de rencontre o&#249; les gens peuvent se conna&#238;tre, cr&#233;er une communaut&#233; &#187;, confie Marie-Line.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e forte qui l'anime, c'est de d&#233;velopper ces liens de solidarit&#233;, d'entraide et de cr&#233;er un r&#233;seau de proximit&#233; o&#249; chacun sache qu'il peut compter sur d'autres en cas de difficult&#233;s ou tout simplement passer un bon moment et briser la solitude grandissante avec l'&#226;ge. Margaret, une canopyenne, t&#233;moigne : &#171; Marie-Line m'a offert une vision plus claire sur ce qu'est le troisi&#232;me &#226;ge. Une p&#233;riode g&#233;niale o&#249; une nouvelle retrait&#233;e comme moi peut faire partie d'une communaut&#233; passionn&#233;e aussi par la culture et&lt;br class='autobr' /&gt;
curieuse de d&#233;couvrir de nouvelles choses, mais aussi pr&#234;te &#224; donner un peu plus de temps et d'&#233;nergie aux projets li&#233;s aux s&#233;niors. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour concr&#233;tiser cette communaut&#233; et faciliter la mise en r&#233;seau des membres de l'association, Marie-Line projette la cr&#233;ation d'une application o&#249; chacun pourrait se connecter pour un service, une rencontre et o&#249; l'on pourrait trouver une carte des lieux bienveillants &#8211; pharmacies, banques, caf&#233;s &#8211; pour les vieux du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme un projet est toujours suivi d'un autre, Marie-Line Tassius a suivi une formation d'auxiliaire de vie en Ehpad pour en conna&#238;tre la r&#233;alit&#233; et r&#233;fl&#233;chir &#224; la cr&#233;ation de r&#233;sidences pour s&#233;niors o&#249; chacun puisse s'&#233;panouir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Sylvie, une autre canopyenne de conclure : &#171; Marie-Line a un esprit solide et lucide, un temp&#233;rament hors norme, une cr&#233;ativit&#233; tous azimuts tourn&#233;e vers l'avenir, une g&#233;n&#233;rosit&#233; et de l'attention &#224; l'&#233;gard de tous, sans distinction. Chacun se sent libre d'apporter sa part d'humanit&#233; et donne ce qu'il a &#224; partager. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un rideau pour le dire&#8230; ou pas</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Six artistes explorent les mani&#232;res de dire, de montrer ou de taire ce qui rel&#232;ve de l'intime et de l'appartenance dans le monde arabo-musulman. &lt;br class='autobr' /&gt; Concept &#233;labor&#233; par Jamal Ouazzani dans son livre R&#233;volutionner l'amour gr&#226;ce &#224; la sagesse arabe et/ou musulmane (co-&#233;crit avec Le&#239;la Slimani), la &#171; rh&#233;torique du rideau &#187; est mise &#224; l'honneur &#224; l'Institut des cultures d'islam. La curatrice In&#232;s Geoffroy a r&#233;uni six jeunes artistes pour explorer cette notion qui consiste &#224; choisir de montrer ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-culture-1539-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH125/jardin_des_aveugles__2022___amine_habki-e85ff.jpg?1749027311' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Six artistes explorent les mani&#232;res de dire, de montrer ou de taire ce qui rel&#232;ve de l'intime et de l'appartenance dans le monde arabo-musulman.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Concept &#233;labor&#233; par Jamal Ouazzani dans son livre R&#233;volutionner l'amour gr&#226;ce &#224; la sagesse arabe et/ou musulmane (co-&#233;crit avec Le&#239;la Slimani), la &#171; rh&#233;torique du rideau &#187; est mise &#224; l'honneur &#224; l'Institut des cultures d'islam. La curatrice In&#232;s Geoffroy a r&#233;uni six jeunes artistes pour explorer cette notion qui consiste &#224; choisir de montrer ou non, lorsque l'on est arabe et/ou musulman et queer, plut&#244;t que d'opter pour la transparence totale du coming out.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ton est donn&#233; d&#232;s la premi&#232;re pi&#232;ce o&#249; est expos&#233;e une &#339;uvre du Marocain Sido Lansari : un grand tissu pliss&#233;, d&#233;coup&#233; en plusieurs laies, sur lequel on peut lire par bribes le manifeste du Lahzem, premier collectif homosexuel arabe et nord-africain en France. En face, un reportage photographique de Marie Zoubian sur une journ&#233;e de rencontre &#224; Aubervilliers en 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'artiste plasticien Reda Toufaili Kanaan, cela prend la forme d'une installation o&#249;, sous un voilage &#233;clair&#233; en demi-teinte, on devine des g&#226;teaux traditionnels libanais. Dans une vid&#233;o, Emma Bert Lazli entre en dialogue avec son p&#232;re &#224; propos du foot, un sport qu'elle aurait aim&#233; pratiquer, plut&#244;t que la danse. Dans une s&#233;rie de broderies, Amine Habki ne reproduit que des morceaux de visages ou de corps. Meryam Benbachir va, elle, encore plus loin dans l'effacement, pr&#233;sentant sur tout un mur un texte o&#249; n'est inscrite qu'une ponctuation qu'elle seule peut lire et &#224; qui elle veut. Le Belge Medhi G&#246;rb&#252;z installe et trace des jardins, jardins secrets mais aussi &#171; jardins de r&#233;sistance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour clore ou se rem&#233;morer, Sido Lansari revient de fa&#231;on plus explicite par une teinture brod&#233;e et une vid&#233;o souvenir de son enfance. &#192; d&#233;couvrir pendant deux mois rue L&#233;on.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Amine Habki&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand la Goutte d'Or &#233;tait &#224; la campagne</title>
		<link>https://18dumois.info/quand-la-goutte-d-or-etait-a-la-campagne.html</link>
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		<dc:date>2023-09-03T10:25:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Monier, Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avant son urbanisation au cours du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le quartier est longtemps rest&#233; l'un des greniers de Paris, riche en cultures et en vignes. Il pourvoit notamment des ressources pr&#233;cieuses &#224; la congr&#233;gation religieuse de Saint-Lazare. &lt;br class='autobr' /&gt; Carte d'&#233;tat major vers 1830. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s longtemps, la Goutte d'Or est rest&#233;e un coin de campagne. Bien plus longtemps que Montmartre ou La Chapelle. A la Goutte d'Or il y avait des vignes, des jardins, des champs de bl&#233; et quelques rares maisons diss&#233;min&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1385-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH117/carte_etat_major_vers_1830-508fc.png?1693757135' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avant son urbanisation au cours du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le quartier est longtemps rest&#233; l'un des greniers de Paris, riche en cultures et en vignes. Il pourvoit notamment des ressources pr&#233;cieuses &#224; la congr&#233;gation religieuse de Saint-Lazare.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Carte d'&#233;tat major vers 1830.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s longtemps, la Goutte d'Or est rest&#233;e un coin de campagne. Bien plus longtemps que Montmartre ou La Chapelle. A la Goutte d'Or il y avait des vignes, des jardins, des champs de bl&#233; et quelques rares maisons diss&#233;min&#233;es autour d'une petite butte, appel&#233;e alors Butte des Couronnes ou encore Butte des Cinq Moulins et qui culminait &#224; peu pr&#232;s &#224; l'emplacement actuel du 40 rue Polonceau. Ce n'est qu'entre 1830 et 1845, que cette zone s'est couverte d'immeubles et d'ateliers est devenue un quartier ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Histoire a gard&#233; peu de traces des cultivateurs qui, pendant des si&#232;cles, formaient l'immense majorit&#233; des habitants de la France : des actes de bapt&#234;me et de mariage (seuls documents d'&#233;tat civil jusqu'&#224; la R&#233;volution), quand ils n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;truits comme ce fut le cas &#224; La Chapelle, des contrats de vente et de location, quelques mots parfois dans les M&#233;moires d'un grand personnage&#8230; Pas ou tr&#232;s peu d'&#233;v&#233;nements concernant la vie de paysans de la Goutte d'Or ou d'ailleurs nous ont &#233;t&#233; rapport&#233;s. Leur vie &#233;tait ponctu&#233;e par les f&#234;tes saisonni&#232;res, les &#233;pid&#233;mies, les &#233;v&#233;nements familiaux, le cours des saisons, la s&#233;cheresse ou la gr&#234;le et puis la guerre qui p&#233;riodiquement ravageait les r&#233;coltes, Guerre de Cent ans, guerres de religion, jusqu'&#224; l'invasion des troupes russes et prussiennes &#224; la fin du Premier Empire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les familles de la Goutte d'Or&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une ann&#233;e bonne et l'autre non. La proximit&#233; de Paris &#233;tait favorable : la vente de leur production en &#233;tait facilit&#233;e. Aussi restaient-ils sur place de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration. On trouve parmi eux de v&#233;ritables dynasties, cultivant leurs arpents de p&#232;re en fils : les Goupil, les Guignault, les H&#233;ricourt, les Langlois, les Dalibert&#8230; et les Pigalle dont on pense, sans en avoir la preuve absolue, qu'est issu le sculpteur Jean-Baptiste Pigalle. La plupart ne r&#233;sidaient pas &#224; la Goutte d'Or. La journ&#233;e achev&#233;e ils rentraient &#224; Montmartre ou le plus souvent &#224; La Chapelle. Parfois, ils cultivaient des parcelles tr&#232;s &#233;loign&#233;es les unes des autres. La famille Moreau, par exemple, poss&#233;dait au nord de la Goutte d'Or des terres dont elle avait marqu&#233; l'extr&#233;mit&#233;, &#224; l'emplacement actuel du carrefour des rues Clignancourt et Marcadet, en y dressant un calvaire qu'on appelait la Croix Moreau. Un chemin joignait ces terres &#224; d'autres qu'elle poss&#233;dait &#224; l'autre bout de La Chapelle. A la R&#233;volution, le calvaire fut d&#233;truit mais le chemin de la croix Moreau subsista un temps, puis fut peu &#224; peu absorb&#233; par la cr&#233;ation de rues nouvelles, les rues Ordener et des Portes Blanches. On trouve bien encore une rue de la Croix Moreau mais elle fut cr&#233;&#233;e en 1989 dans le cadre de la ZAC de l'Evangile.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une r&#233;putation controvers&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;nomination &#171; Goutte d'Or &#187; est tr&#232;s ancienne mais son origine exacte est discut&#233;e. Pour certains, elle ferait r&#233;f&#233;rence aux vignes que l'on cultivait l&#224;. Son nom viendrait alors de la couleur du vin blanc produit sur place. Ou sinon, plus probablement, pour bon nombre d'historiens, du nom d'une auberge &#224; l'enseigne de la Goutte d'Or, pr&#233;sente le long de la route des Poissonniers. On trouve en effet dans les archives, &#224; plusieurs dates, trace d'une maison appel&#233;e la Goutte d'Or. Elle a par exemple &#233;t&#233; vendue en 1768 par sa propri&#233;taire, la veuve Ruelle, &#224; Claude Gautier, nourrisseur de bestiaux. Reste &#224; savoir si cette auberge tirait elle-m&#234;me son nom du lieu et non l'inverse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production et la qualit&#233; du vin de la Goutte d'Or sont aussi sujettes &#224; controverses. D'apr&#232;s une l&#233;gende souvent colport&#233;e, le vin de la Goutte d'Or &#233;tait c&#233;l&#232;bre et jouissait d'une bonne r&#233;putation. Il est m&#234;me mentionn&#233; dans de nombreux ouvrages ou sur des sites internet, qu'en 1214, lors d'une manifestation commerciale pr&#233;sid&#233;e par le roi Philippe-Auguste et &#224; laquelle participaient des marchands de divers pays, des prix furent attribu&#233;s. Le vin de Chypre y est alors proclam&#233; &#171; pape des vins &#187;, celui de Malaga &#171; cardinal &#187;, le cru de la Goutte d'Or arrivant en troisi&#232;me position, ainsi que le relaterait, dans un manuscrit de l'&#233;poque, le moine Rodolphe &#171; s&lt;i&gt;avant en philosophie et en art comme en beuverie&lt;/i&gt; &#187;. Cependant un autre ouvrage, dont on trouve toujours des exemplaires, relate ce m&#234;me &#171; concours &#187;. Ecrit en 1224 par Henri d'Andeli, et intitul&#233; La Bataille des vins ou Le Dit des vins de France, il y est effectivement mentionn&#233; en premi&#232;re position le vin de Chypre puis en seconde celui d'Aquila (et non de Malaga). Mais si, pour l'Ile-de-France, les vins de Marly, Montmorency, Argenteuil ou Pierrefitte sont cit&#233;s dans la liste des vins test&#233;s, on n'y trouve pas le vin de la Goutte d'Or&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les dames de Montmartre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des propri&#233;taires des vignobles de la Goutte d'Or &#233;tait alors le comte de Dreux, conn&#233;table de France, soit le chef supr&#234;me des arm&#233;es royales. On trouve aussi le nom de la Goutte d'Or dans un document de 1474, dans l'acte de vente de Jean Gillon, cultivateur &#224; Renaud de Maug&#232;s, pr&#234;tre, de &#171; deux arpents de vigne au terroir de Montmartre, lieudit de la Goutte d'Or &#187;. L'acte pr&#233;cise que l'acheteur doit payer l'imp&#244;t du cens au seigneur &#171; dont il se trouve mouvant &#187;, l'Abbaye des Dames de Montmartre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie de La Goutte d'Or d&#233;pendait du terroir de Montmartre, o&#249; l'Abbaye des Dames de Montmartre exer&#231;ait les droits seigneuriaux. Une autre partie, de loin la plus importante en surface, d&#233;pendait du terroir de La Chapelle. La limite &#233;tait grosso modo, le chemin des Poissonniers, une des voies les plus anciennes de notre arrondissement, par o&#249; arrivait le poisson de la Mer du Nord et de la Manche.D&#232;s le XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, une grande partie des terrains au sud de la Goutte d'Or (terroir de La Chapelle) appartenait &#224; la congr&#233;gation des religieux de Saint-Lazare. Cette congr&#233;gation devint titulaire de la censive et du baillage, c'est donc &#224; elle que l'on devait payer l'imp&#244;t, le cens, et c'est elle qui exer&#231;ait sur ce territoire par fonctionnaires interpos&#233;s, le droit (et le devoir) de police et de justice. Le couvent de Saint-Lazare &#233;tait situ&#233; tout pr&#232;s de l&#224; : il occupait un immense espace, au long de l'actuelle rue du faubourg Saint-Denis, englobant les terrains de la gare du Nord et l'h&#244;pital Lariboisi&#232;re. Il se trouvait, en fait, juste de l'autre c&#244;t&#233; du mur qui marquait la limite de Paris et qui courait sur le trac&#233; actuel des boulevards de Clichy, de Rochechouart, de La Chapelle etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le v&#233;n&#233;rable et discret Monsieur de Paul&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les lazaristes, sp&#233;cialis&#233;s dans l'assistance aux malades, dirigeaient plusieurs h&#244;pitaux. Les revenus de leurs terres servaient entre autres &#224; entretenir ces derniers. Ils ont eu au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle un sup&#233;rieur c&#233;l&#232;bre : saint Vincent de Paul, qui fut l'aum&#244;nier de la reine et le bienfaiteur des pauvres de Paris. On trouve dans les archives divers actes concernant la Goutte d'Or, qui portent son nom : par exemple un acte de vente sign&#233; le 18 juin 1646, par lequel Adrien Chaunu, propri&#233;taire du Moulin du Bonnet vert, le c&#232;de au couvent de Saint-Lazare, repr&#233;sent&#233; par &#171; la v&#233;n&#233;rable et discr&#232;te personne de Monsieur Vincent de Paul, sup&#233;rieur g&#233;n&#233;ral &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vignerons qui cultivaient des terres situ&#233;es sur la censive de Saint-Lazare &#233;taient tenus, sous peine de fortes amendes, de faire presser leur raisin au pressoir des religieux, situ&#233; le long du chemin des B&#339;ufs, appel&#233; aussi chemin Marcadet. Ce pressoir est souvent nomm&#233; dans les archives &#171; pressoir aux champs &#187;. Des riches bourgeois parisiens &#233;taient aussi propri&#233;taires de terres &#224; la Goutte d'Or, entre autres, l'architecte Fran&#231;ois Mansart (1598-1666), qui a donn&#233; son nom aux mansardes, et son successeur Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), principal architecte de Versailles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les cinq moulins de la Goutte d'Or&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur leurs terres, les Messieurs de Saint-Lazare ont trac&#233; un chemin reliant le chemin des Poissonniers au grand axe du faubourg de Gloire (l'actuelle rue Marx Dormoy) : le chemin de la Goutte d'Or. Un peu plus au nord, un autre chemin fut trac&#233; : celui des Cinq Moulins, l'actuelle rue Polonceau. Il y avait, au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, cinq moulins &#224; la Goutte d'Or, aux emplacements actuels du 8-10 rue Pierre l'Ermite, du 3-5 rue Saint-Luc, du 12-14 rue L&#233;on, du 23 rue des Gardes et du 36-40 rue Polonceau, le plus haut &#233;tait celui de la rue Polonceau. La petite maison qui se trouve au 38 de cette rue, qui abrita un temps un temple bouddhiste japonais, serait l'ancienne maison du meunier. Un seul de ces moulins &#233;tait en pierre : celui du 23 rue des Gardes. On l'appelait le &#171; moulin Guerry &#187; du nom d'un capitaine des troupes catholiques qui le d&#233;fendit victorieusement contre les assaillants protestants lors des guerres de religion. C'&#233;tait le plus ancien et ce fut celui qui dura le plus longtemps. Charles Sellier, auteur d'un livre publi&#233; en 1904 (Curiosit&#233;s historiques et pittoresques du Vieux Montmartre) raconte : &#171; &lt;i&gt;Quelques aimables vieillards de La Chapelle se souviennent que, dans leur prime jeunesse, ils allaient par un sentier bord&#233; d'aub&#233;pines [la rue des Gardes actuelle] manger des &#339;ufs et boire du vin au moulin du p&#232;re Fauvet, dernier survivant des moulins de la Goutte d'Or, dont les vestiges viennent d'&#234;tre emport&#233;s par suite des r&#233;centes transformations du quartier &lt;/i&gt; &#187;. Les autres moulins &#233;taient en bois, comme d'ailleurs la plupart des moulins &#224; vent de l'&#233;poque, ils pouvaient ainsi se d&#233;monter et &#234;tre d&#233;plac&#233;s facilement dans une autre paroisse. Aussi les religieux de Saint-Lazare prenaient-ils leurs pr&#233;cautions. Lorsque par exemple, le 18 octobre 1547, ils donn&#232;rent en bail &#224; Vincent de Feurnes, meunier, un demi-arpent de terre pour construire un moulin, le cinqui&#232;me &#224; la Goutte d'Or, &#224; charge pour lui de moudre le grain du couvent, ils ont bien sp&#233;cifi&#233; qu'il ne pourrait le d&#233;placer sans leur autorisation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les carri&#232;res et la nitri&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le sous-sol de la Goutte d'Or, comme celui de Montmartre, &#233;tait riche en gypse, la pierre &#224; pl&#226;tre. Des carri&#232;res y furent creus&#233;es. Elles ont &#233;t&#233; remblay&#233;es au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Mais les effondrements qui se sont produits depuis, entre autres rue Richomme, trouveraient sans doute leur explication en &#233;tudiant la carte des carri&#232;res. En 1787 est signal&#233;e une nitri&#232;re artificielle &#224; l'angle de la rue des Poissonniers, sur un emplacement d&#233;limit&#233; par les actuelles rues des Islettes, de la Goutte d'Or et Caplat. Des terrains environnants les ouvriers extrayaient du nitrate de potassium, ou salp&#234;tre, qui par la suite, m&#233;lang&#233; &#224; du soufre et &#224; du charbon donnait la poudre &#224; canon. La nitri&#232;re appartient en 1787, &#224; un sieur Ch&#233;radame. Mais elle est probablement plus ancienne, puisqu'il existe trace de la vente en 1678 de terrains (&#171; terres sises au lieu-dit les couronnes, butte des Cinq Moulins et proches des h&#233;ritages du sieur Mansart, architecte &#187;), &#224; Cl&#233;ment Le Brun, &#171; salp&#234;trier du roi &#187;, qui ne s'installait certainement pas l&#224; par hasard. C'est autour de cette nitri&#232;re que va se b&#226;tir quelques ann&#233;es avant la R&#233;volution, le premier hameau de la Goutte d'Or.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Hameau de Saint-Ange&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1793, la R&#233;volution exproprie les religieux de Saint-Lazare. Les terres qu'ils poss&#232;dent &#224; la Goutte d'Or, d&#233;cr&#233;t&#233;es bien nationaux, sont mises en vente. L'historien Louis Lazare rapporte ainsi cet &#233;pisode : &#171; &lt;i&gt;Ces terrains furent achet&#233;s par les fermiers ou les domestiques des seigneurs qui les avaient poss&#233;d&#233;s avant la R&#233;volution. Commun&#233;ment, les acheteurs des seigneurs les pay&#232;rent en assignats, dont la valeur repr&#233;sentative en num&#233;raire ne d&#233;passa pas huit sous le m&#232;tre. Plusieurs de ces paysans y gagn&#232;rent des fortunes&lt;/i&gt;. &#187; Petit &#224; petit, donc, les terres de la Goutte d'Or se trouvent remises sur le march&#233;, bien plus ch&#232;res qu'elles n'avaient &#233;t&#233; achet&#233;es. Et &#224; partir de 1815 voici qu'un certain M. Trutat de Saint-Ange se porte syst&#233;matiquement acqu&#233;reur. Il devient tr&#232;s vite propri&#233;taire de tout l'espace situ&#233; entre l'actuelle rue Caplat, la rue de la Goutte d'Or et la rue Stephenson. Ces terrains situ&#233;s juste le long du mur qui entourait Paris, mais &#224; un endroit o&#249; ce mur n'&#233;tait perc&#233; d'aucune ouverture, &#233;taient rest&#233;s jusqu'alors vierges de construction. Mais M. de Saint-Ange, financier avis&#233;, se doutait bien que du fait de l'urbanisation croissante, ses terrains prendraient de la valeur. Et c'est ce qui se produisit en 1828. A cette date-l&#224;, il r&#233;ussit &#224; int&#233;resser d'autres financiers &#224; un projet de construction qui va s'appeler le &#171; hameau Saint-Ange &#187;. Excellente affaire pour M. Saint-Ange : les terrains achet&#233;s 14 000 francs au total, se revendent 214 000 francs une douzaine d'ann&#233;es plus tard &#224; une soci&#233;t&#233; immobili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan du hameau Saint-Ange, en croix de Saint-Andr&#233;, la rue de la Charbonni&#232;re et la rue de Chartres se croisant en X, reste un mod&#232;le pour les urbanistes. Il permet de limiter les effets de la pente sur la construction des immeubles. Il ouvre une nouvelle &#233;poque dans l'histoire de la Goutte d'Or. L'industrialisation, le percement des voies de chemin de fer, l'afflux des populations venues de province vont compl&#232;tement transformer ce quartier en quelques ann&#233;es. &#8226;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article paru en juin 2000, r&#233;dig&#233; par No&#235;l Monier et revu par Patrick Mallet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>On ferme. Apr&#232;s les lyc&#233;es, les &#233;coles</title>
		<link>https://18dumois.info/on-ferme-apres-les-lycees-les-ecoles.html</link>
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		<dc:date>2023-03-04T14:28:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



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&lt;p&gt;A la rentr&#233;e 2023, une vingtaine d'&#233;coles du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; perdront une classe. Parents et enseignants s'insurgent contre cette annonce jug&#233;e inacceptable. &lt;br class='autobr' /&gt; Le rectorat de Paris annonce la suppression de 178 classes &#8211; et 16 ouvertures &#8211; &#224; la rentr&#233;e prochaine, au motif d'une baisse des effectifs. Le nombre d'&#233;l&#232;ves en maternelle et en &#233;cole &#233;l&#233;mentaire a fondu de 20 % en dix ans. En 2022, les &#233;coles ont compt&#233; 4 000 &#233;l&#232;ves de moins et 3 000 ne sont plus attendus &#224; la rentr&#233;e prochaine. Ce ph&#233;nom&#232;ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1347-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH93/arton1400-fb6c5.jpg?1690454405' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A la rentr&#233;e 2023, une vingtaine d'&#233;coles du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; perdront une classe. Parents et enseignants s'insurgent contre cette annonce jug&#233;e inacceptable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rectorat de Paris annonce la suppression de 178 classes &#8211; et 16 ouvertures &#8211; &#224; la rentr&#233;e prochaine, au motif d'une baisse des effectifs. Le nombre d'&#233;l&#232;ves en maternelle et en &#233;cole &#233;l&#233;mentaire a fondu de 20 % en dix ans. En 2022, les &#233;coles ont compt&#233; 4 000 &#233;l&#232;ves de moins et 3 000 ne sont plus attendus &#224; la rentr&#233;e prochaine. Ce ph&#233;nom&#232;ne s'explique par une baisse d&#233;mographique, due en partie aux prix &#233;lev&#233;s de l'immobilier qui obligent les familles modestes avec enfants &#224; quitter la capitale. Pour le rectorat et le minist&#232;re, les fermetures se justifient triplement par cette baisse, un taux d'encadrement sup&#233;rieur &#224; la moyenne du territoire et une population socialement plus favoris&#233;e. Cependant ces donn&#233;es ne se retrouvent pas partout et n'expliquent pas qu'un tiers des fermetures touchent les arrondissements les plus d&#233;favoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements, qui totalisent une soixantaine de suppressions, concentrent 60 % des quartiers prioritaires de la Ville et 70 % des &#233;coles en r&#233;seaux d'&#233;ducation prioritaire (REP), soit 31 &#233;coles rien que pour le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Sylvaine Baerhel, pr&#233;sidente de la FCPE Paris, se d&#233;clare &#171; &lt;i&gt;effar&#233;e, on s'attaque aux populations les plus en difficult&#233;, c'est l&#224; o&#249; l'on supprime le plus de classes&lt;/i&gt; &#187;. Et d'ajouter : &#171; &lt;i&gt;On assiste r&#233;ellement &#224; la volont&#233; du gouvernement de faire des &#233;conomies sur les &#233;tablissements publics, alors qu'il manque des professeurs rempla&#231;ants, que des milliers d'heures ne sont pas remplac&#233;es.&lt;/i&gt; &#187; Alors que &#171; &lt;i&gt;&#224; moyens constants, on a l'opportunit&#233; de promouvoir une &#233;cole publique de qualit&#233;, on am&#232;ne l'&#233;ducation des enfants vers le moins disant&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, 23 suppressions &#233;taient initialement programm&#233;es. Apr&#232;s intervention de la Mairie, trois auraient pu &#234;tre sauv&#233;es. Reste 20 fermetures annonc&#233;es dont la moiti&#233; sont en REP. Les difficult&#233;s rencontr&#233;es ne pourront que s'accro&#238;tre. Par exemple, l'&#233;cole Guadeloupe devrait perdre une classe et une ULIS (Unit&#233; localis&#233;e pour l'inclusion scolaire) &#224; la rentr&#233;e prochaine, alors qu'elle compte 45 &#233;l&#232;ves en situation de handicap dont 33 en ULIS, sur un effectif total de 170. M&#234;me si apr&#232;s discussions le nombre d'ULIS devrait &#234;tre maintenu, l'&#233;cole acceptant d'accueillir l'an prochain des enfants manifestant des troubles du spectre autistique, une classe de moins rendra difficile l'inclusion des &#233;l&#232;ves handicap&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mobilisation tous azimuts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour lutter contre ces suppressions, parents et professeurs s'organisent et multiplient p&#233;titions, lettres aux &#233;lus, banderoles placard&#233;es sur les murs des &#233;coles, r&#233;unions. Le jeudi 14 f&#233;vrier, un rassemblement initi&#233; par l'ensemble des &#233;coles parisiennes a r&#233;uni plus de 500 personnes devant le rectorat de Paris pendant qu'une d&#233;l&#233;gation &#233;tait re&#231;ue. Sofie Epelboin, professeure &#224; l'&#233;cole Guadeloupe et membre de la d&#233;l&#233;gation pour son &#233;cole, raconte : &#171; &lt;i&gt;On avait en face de nous des personnes qui &#233;taient l&#224; pour prendre des notes et lire leurs tableaux Excel. Leur nombre d'&#233;l&#232;ves entrant en CP &#224; la rentr&#233;e prochaine dans notre &#233;cole et ceux comptabilis&#233;s par la Mairie &#224; la sortie de maternelle n'&#233;taient pas les m&#234;mes ! Pour l'anecdote, on nous a re&#231;us dans un couloir entre deux portes de toilettes. Ils ne semblaient pas pr&#233;par&#233;s, ils pr&#233;voyaient une rencontre de deux heures, elle en a dur&#233; neuf&lt;/i&gt;. &#187; Sans r&#233;sultats, autre que le maintien de deux classes initialement supprim&#233;es dans les 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochaine &#233;tape le 6 mars, quand se tiendra le Conseil d&#233;partemental de l'Education nationale, avec la poursuite de la mobilisation. Les &#233;lus soutiennent la protestation, Anne Hidalgo au niveau parisien, Dani&#232;le Obono et Eric Lejoindre pour le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. En r&#233;action aux suppressions annonc&#233;es, ce dernier dans un tweet en date du 17 f&#233;vrier d&#233;nonce &#171; une d&#233;cision brutale qui va &#224; l'encontre de la politique que nous menons &#187; et invite &#224; une r&#233;union en mairie le 13 mars. De leur c&#244;t&#233;, les parents et professeurs mobilis&#233;s se pr&#233;parent &#224; de nouvelles actions &#8211; le 6 mars et les jours suivants. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : DR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Trop chaud, trop froid... R&#233;nover les immeubles</title>
		<link>https://18dumois.info/trop-chaud-trop-froid-renover-les-immeubles.html</link>
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		<dc:date>2022-07-01T18:10:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie Katz, Patrick Mallet</dc:creator>



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&lt;p&gt;Enjeu majeur de la lutte contre le r&#233;chauffement climatique, la r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique des immeubles est primordiale dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; o&#249; 94 % des b&#226;timents ont &#233;t&#233; construits avant les Trente glorieuses, soit avant toute r&#233;glementation thermique. A l'heure actuelle, au moins quarante copropri&#233;t&#233;s sont engag&#233;es dans une d&#233;marche de r&#233;novation. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans la plupart des cas, l'initiative vient des copropri&#233;taires, via le syndic ou les conseils syndicaux, souvent &#224; cause d'une lourde consommation de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1294-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH97/arton1322-449cc.jpg?1690027823' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Enjeu majeur de la lutte contre le r&#233;chauffement climatique, la r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique des immeubles est primordiale dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; o&#249; 94 % des b&#226;timents ont &#233;t&#233; construits avant les Trente glorieuses, soit avant toute r&#233;glementation thermique. A l'heure actuelle, au moins quarante copropri&#233;t&#233;s sont engag&#233;es dans une d&#233;marche de r&#233;novation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la plupart des cas, l'initiative vient des copropri&#233;taires, via le syndic ou les conseils syndicaux, souvent &#224; cause d'une lourde consommation de chauffage entra&#238;nant une forte augmentation de la facture. Ils ont g&#233;n&#233;ralement eu connaissance des aides financi&#232;res pouvant &#234;tre accord&#233;es. Parfois, c'est un projet de ravalement qui interroge sur l'occasion de le compl&#233;ter par des travaux d'isolation ext&#233;rieure. &#171; &lt;i&gt;Nous avons entre quatre et huit inscriptions par mois, pr&#233;cise Thomas Renaudin, conseiller accompagnement pour le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#224; l'Agence parisienne du climat (APC), m&#234;me si la d&#233;cision de faire les travaux n'est pas act&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Ensuite, il faut mobiliser la copropri&#233;t&#233;, expliquer le projet, faire des r&#233;unions d'information, des visites et pr&#233;ciser que le processus dure de 24 &#224; 48 mois, la plupart des d&#233;cisions devant &#234;tre valid&#233;es en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. Il y a une prise de conscience, depuis la loi climat et r&#233;silience (voir encadr&#233;) que des travaux sont indispensables, notamment dans les nombreux immeubles des ann&#233;es 70. &#171; La r&#233;novation peut parfois les embellir, par exemple lorsqu'on remplace d'anciens enduits par des parements pierre et qu'on change le style des garde-corps &#187;, insiste le conseiller. Pour les b&#226;timents post-haussmanniens en pierre de taille, il faut souvent se contenter d'interventions sur les cours et les murs pignons car il est impossible de modifier les fa&#231;ades sur rue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une d&#233;marche globale et encadr&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tape est le diagnostic technique global (DTG, voir encadr&#233;) qui peut &#234;tre demand&#233; directement &#224; un architecte, un bureau d'&#233;tudes ou en s'adressant &#224; l'Agence, via la plateforme CoachCopro. Une liste exhaustive des travaux sera &#233;tablie et elle devra &#234;tre soumise &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des copropri&#233;taires. Si le vote majoritaire est n&#233;gatif, une nouvelle p&#233;riode de discussions et r&#233;unions s'ouvrira, afin de faire quand m&#234;me avancer le dossier. En revanche, si l'AG est d'accord, une nouvelle phase commence pour la recherche de financements, individuelle ou collective (ce qui peut s'av&#233;rer compliqu&#233;, lire notre n&#176; 286). Les travaux ne peuvent commencer que si tous les fonds ont &#233;t&#233; recueillis et cette p&#233;riode peut prendre quelques mois... Ensuite, selon l'ampleur de la r&#233;novation, un d&#233;lai de 18 &#224; 24 mois sera n&#233;cessaire pour la mener &#224; bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention principale concerne le changement de mode de chauffage, notamment le passage du fioul au gaz avec une chaudi&#232;re &#224; condensation ou mieux encore, &#224; granul&#233;s de bois. Une pompe &#224; chaleur peut &#234;tre install&#233;e s'il existe une cour ou un jardin, des panneaux solaires peuvent prendre place sur un toit-terrasse, notamment pour fournir l'eau chaude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pilier de la r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique&lt;/i&gt; &#187; selon Thomas Renaudin, la ventilation des logements doit aussi &#234;tre revue. Souvent inadapt&#233;es, les grilles ne permettent ni de lutter contre l'humidit&#233; ni de faire des &#233;conomies de chauffage : elles sont remplac&#233;es par une ventilation motoris&#233;e contr&#244;l&#233;e et il est parfois possible de la rendre collective, gr&#226;ce &#224; la mise en place de nouveaux conduits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la fin des travaux, l'APC continue &#224; accompagner les propri&#233;taires pour les sensibiliser aux &#233;co-gestes, gr&#226;ce &#224; des ateliers, des r&#233;unions de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet automne, un &#233;v&#233;nement organis&#233; avec la Mairie invitera le public &#224; visiter certaines des copropri&#233;t&#233;s r&#233;nov&#233;es. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : APC&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Expo &#224; l'ICI : le voyage des regards</title>
		<link>https://18dumois.info/expo-a-l-ici-le-voyage-des-regards.html</link>
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		<dc:date>2022-05-01T11:40:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Que restituer, que transmettre des r&#233;cits familiaux, de sa culture, de son histoire qui ne sont plus tout &#224; fait siennes lorsque l'on est artiste, vivant en France, en exil, ou enfant d'immigr&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt; Des souvenirs r&#233;invent&#233;s, des images hybrides qui se veulent un lien entre pass&#233; possible et pr&#233;sent certain. Silsila, dans la tradition soufiste, d&#233;signe une cha&#238;ne de transmission initiatique et spirituelle. L'exposition interroge cette continuation entre culture d'origine et v&#233;cu pr&#233;sent. O&#249; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-culture-1278-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH126/arton1299-21d3d.jpg?1689758782' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que restituer, que transmettre des r&#233;cits familiaux, de sa culture, de son histoire qui ne sont plus tout &#224; fait siennes lorsque l'on est artiste, vivant en France, en exil, ou enfant d'immigr&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des souvenirs r&#233;invent&#233;s, des images hybrides qui se veulent un lien entre pass&#233; possible et pr&#233;sent certain. Silsila, dans la tradition soufiste, d&#233;signe une cha&#238;ne de transmission initiatique et spirituelle. L'exposition interroge cette continuation entre culture d'origine et v&#233;cu pr&#233;sent. O&#249; est la maison de mon ami, s&#233;rie d'&#339;uvres de Kat&#226;youn Rouhi nous plonge d&#232;s l'entr&#233;e dans cette question. Des enfants &#233;gar&#233;s dans une toile immacul&#233;e, avec pour seul rappel des palmiers dont l'&#233;corce est form&#233;e de fins &#233;crits calligraphi&#233;s, nous invitent &#224; poursuivre les traces de cet h&#233;ritage culturel. Que ce soient des po&#232;mes syriens noy&#233;s dans l'abstraction gr&#226;ce au travail d'Himat M.Ali ou le henn&#233; utilis&#233; comme unique m&#233;dium dans les toiles de Sabrina Belouaar. Ou une repr&#233;sentation graphique de talismans chez Haytem Zakaria ou encore Rachid Boukharta r&#233;p&#233;tant sur la toile des motifs amazigh comme une tapisserie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouver ses &#233;motions d'enfant dans les gestes de sa grand-m&#232;re, telle est la proposition de Yasmina Benadrrahmane dans son installation vid&#233;o. Plus prosa&#239;que, plus politique, Ymane Fakhir dans une s&#233;rie de s&#233;rigraphies intitul&#233;e La part du lion&lt;br class='autobr' /&gt;
nous instruit sur l'in&#233;galit&#233; en mati&#232;re d'h&#233;ritage entre femmes et hommes au Maghreb. Quant &#224; M'Barka Amor, ses Orientales nous montrent des femmes dont les esquisses s'&#233;coulent en larmes de sang.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cultures enchev&#234;tr&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;nouer les fils du tapis pour retrouver la trame de sa construction identitaire et la fouler au pied est une interpr&#233;tation possible de l'installation nomm&#233;e Photos de famille jonchant le sol et r&#233;alis&#233;e par Ouassila Arras. Cet enchev&#234;trement de cultures pass&#233;es et pr&#233;sentes, et l'appropriation d&#233;tourn&#233;e des techniques des ma&#238;tres anciens prennent la forme d'un retable, fa&#231;on XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle chez Maya-Ines Touam, ou de toiles pastiches de l'iconographie orientaliste chez Rayan Yasmineh. En lieu et place du motif chr&#233;tien, le photo-montage pr&#233;sente une nature morte o&#249; se c&#244;toient objets traditionnels maghr&#233;bins et &#339;uf en chocolat sigl&#233; Louis Vuitton chez l'une. Chez l'autre, on navigue entre motifs mythologiques orientaux, hyperr&#233;alisme et finesse des miniatures. Nos regards voyagent ainsi, s'&#233;garant parfois, &#224; la recherche des maillons de la cha&#238;ne.&#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Gregory Copitet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Am&#233;liorer les conditions de vie dans les prisons d'Afrique</title>
		<link>https://18dumois.info/ameliorer-les-conditions-de-vie-dans-les-prisons-d-afrique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/ameliorer-les-conditions-de-vie-dans-les-prisons-d-afrique.html</guid>
		<dc:date>2022-03-04T17:59:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis son emm&#233;nagement rue des Amiraux, Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois partage ses locaux avec Prisonniers sans fronti&#232;res (PRSF) organisation de solidarit&#233; internationale la&#239;que. &lt;br class='autobr' /&gt; Prisonniers sans fronti&#232;res s'est donn&#233; pour mission &#171; de contribuer &#224; l'application effective des Droits de l'Homme consacr&#233;s par la D&#233;claration universelle, et d'entreprendre toute action visant &#224; l'humanisation des prisons dans le monde en procurant aux personnes d&#233;tenues une assistance au niveau moral et mat&#233;riel, ainsi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-simplon-1259-.html" rel="directory"&gt;Simplon&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH105/arton1272-f6faa.png?1690454405' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis son emm&#233;nagement rue des Amiraux, Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois partage ses locaux avec Prisonniers sans fronti&#232;res (PRSF) organisation de solidarit&#233; internationale la&#239;que.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Prisonniers sans fronti&#232;res s'est donn&#233; pour mission &#171; de contribuer &#224; l'application effective des Droits de l'Homme consacr&#233;s par la D&#233;claration universelle, et d'entreprendre toute action visant &#224; l'humanisation des prisons dans le monde en procurant aux personnes d&#233;tenues une assistance au niveau moral et mat&#233;riel, ainsi qu'&#224; l'insertion de ces personnes apr&#232;s leur lib&#233;ration &#187;. L'organisation a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1995 &#224; Abidjan en C&#244;te d'Ivoire. Aujourd'hui, elle intervient dans sept pays de l'Afrique francophone : B&#233;nin, Burkina-Faso, C&#244;te d'Ivoire, Guin&#233;e, Mali, Niger et Togo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur place, 400 b&#233;n&#233;voles sont organis&#233;s en 85 &#171; &#233;quipes-terrain &#187;, chacune &#233;tant affect&#233;e &#224; une prison et supervis&#233;e par un coordinateur national. Ils vont visiter les d&#233;tenus et mettent en &#339;uvre des actions visant &#224; l'am&#233;lioration des conditions de d&#233;tention : information des prisonniers par l'&#233;laboration d'un guide d&#233;taillant les droits du d&#233;tenu ; cr&#233;ation d'infirmeries, r&#233;novation de sanitaires, sensibilisation &#224; la pr&#233;vention des maladies transmissibles, forage de puits et installations de pompes, cr&#233;ation de jardins potagers, alphab&#233;tisation, formation &#224; certains m&#233;tiers favorisant l'autonomie &#224; la sortie de l'incarc&#233;ration&#8230; Tels sont quelques exemples des r&#233;alisations effectu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, une vingtaine de b&#233;n&#233;voles actifs animent l'association. Pour chaque Etat, deux responsables-pays assurent la liaison avec le coordinateur national sur place et le soutien dans la r&#233;alisation et l'aide de projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PRSF est financ&#233;e essentiellement par environ 360 donateurs priv&#233;s, parfois aussi sur projets gr&#226;ce &#224; des fonds publics. Comme toute association, elle connait la difficult&#233; &#224; recueillir des dons quand le nombre de donateurs se r&#233;duit avec le temps et les disparitions. Elle est confront&#233;e &#224; la lourdeur et la complexit&#233; des dossiers, fortement dissuasives pour r&#233;pondre aux appels. Le Covid et l'instabilit&#233; politique des &#233;tats africains, tels les derniers &#233;v&#233;nements au Burkina Faso, ne facilitent pas les &#233;changes avec les b&#233;n&#233;voles sur place. Aussi PRSF s'oriente vers une plus grande autonomie et davantage d'initiatives des &#233;quipes locales, &#224; la fois pour des raisons pragmatiques et pour &#233;chapper &#224; un type de relation nord-sud pr&#233;judiciable. &#8226;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Site internet : &lt;a href=&#034;http://www.prsf.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.prsf.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Yvon.L. Adjagboni&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trois &#233;toiles pour les f&#233;es de la rue Doudeauville</title>
		<link>https://18dumois.info/trois-etoiles-pour-les-fees-de-la-rue-doudeauville.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/trois-etoiles-pour-les-fees-de-la-rue-doudeauville.html</guid>
		<dc:date>2021-01-09T14:42:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pas de baguette magique mais des chambres dans un h&#244;tel lou&#233; par l'association Basiliade, pour y accueillir des femmes enceintes ou avec enfants, seules, &#224; la rue et sans ressources. &lt;br class='autobr' /&gt; Rien ne distingue &#224; premi&#232;re vue cet h&#244;tel d'un autre &#233;tablissement de m&#234;me cat&#233;gorie. Sinon l'enseigne affichant son nom &#8211; Paris Rooms &amp; Dreams &#8211; retir&#233;e et le public log&#233; : en lieu et place de sa client&#232;le touristique habituelle, 37 femmes et environ 70 enfants, le plus vieux a 17 ans et 20 ont moins de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1139-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1092-c5d63.jpg?1690454405' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pas de baguette magique mais des chambres dans un h&#244;tel lou&#233; par l'association Basiliade, pour y accueillir des femmes enceintes ou avec enfants, seules, &#224; la rue et sans ressources.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien ne distingue &#224; premi&#232;re vue cet h&#244;tel d'un autre &#233;tablissement de m&#234;me cat&#233;gorie. Sinon l'enseigne affichant son nom &#8211; Paris Rooms &amp; Dreams &#8211; retir&#233;e et le public log&#233; : en lieu et place de sa client&#232;le touristique habituelle, 37 femmes et environ 70 enfants, le plus vieux a 17 ans et 20 ont moins de six mois. Adress&#233;s par le Samu social, ces r&#233;sidents, en grande majorit&#233; Africains (80 % sont originaires de C&#244;te d'Ivoire), y occupent les chambres, certes petites, 13 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, mais confortables. L'association Basiliade, cr&#233;&#233;e &#224; l'origine pour venir en aide aux personnes isol&#233;es et atteintes du VIH a d&#233;cid&#233; d'&#233;largir son champ d'action. Depuis juillet 2020 elle y a install&#233; et g&#232;re la Maison des F&#233;es, en r&#233;ponse &#224; un appel &#224; projet lanc&#233; par la direction r&#233;gionale et interd&#233;partementale de l'h&#233;bergement et du logement (DRIHL).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes, ayant souvent subi les affres du voyage, passeurs, travers&#233;e, violences conjugales, y trouvent non seulement un abri d'urgence mais aussi un lieu pour s'y reconstruire. &#171; &lt;i&gt;Ce sont des mamans fragiles qui ont eu des parcours durs, traumatisants, avec beaucoup de violences&lt;/i&gt; &#187; constate Charlotte Lesselier, coordinatrice psychosociale qui les accueille. Pas de limitation du temps de s&#233;jour, dans l'attente d'un nouveau toit et d'&#234;tre devenues totalement autonomes. Une &#233;quipe de six intervenantes permanentes les y aide : trois coordinatrices psychosociales, une &#233;ducatrice de jeunes enfants, une infirmi&#232;re pu&#233;ricultrice et la cheffe de service No&#235;mi Lampe Vall&#233;e, auxquelles s'ajoutent deux fois par semaine un m&#233;decin, ainsi que des b&#233;n&#233;voles de l'association. Une juriste de Basiliade aide l'&#233;quipe &#224; monter les dossiers ouvrant aux droits sociaux ou de r&#233;gularisation des titres de s&#233;jour. &#171; &lt;i&gt;Mais il n'y a pas que les d&#233;marches, il y a des jours o&#249; je fais seulement de l'&#233;coute&lt;/i&gt; &#187; rappelle Charlotte Lessellier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une vie collective riche et encourag&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un contrat de s&#233;jour est &#233;tabli avec chacune et r&#233;guli&#232;rement un point est organis&#233;. Un conseil de vie sociale se tient une fois par mois et &#224; chaque &#233;tage une femme d&#233;sign&#233;e responsable assure la relation avec l'&#233;quipe pour les questions li&#233;es au quotidien. La vie collective, l'entraide, la solidarit&#233; sont favoris&#233;es, garde d'enfants, soutien. Une pi&#232;ce a &#233;t&#233; transform&#233;e en salle d'&#233;veil pour les jeunes enfants sous la responsabilit&#233; de l'&#233;ducatrice. Des ateliers, danse, beaut&#233;, des cours de fran&#231;ais, d'anglais, d'alphab&#233;tisation, des visites de Paris sont organis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La DRHIL finance &#224; hauteur de 90 % les deux millions d'euros allou&#233;s &#224; l'association pour la Maison des f&#233;es pendant ses deux ans d'existence pr&#233;vus. Le reste est apport&#233; par la Mairie de Paris et la direction d&#233;partementale de la coh&#233;sion sociale. Le propri&#233;taire de l'h&#244;tel per&#231;oit un loyer de 660 000 &#8364; par an, soit 45 &#8364; par chambre et par nuit (contre les 100 &#8364; en moyenne pratiqu&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un nouveau lieu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le nettoyage des chambres est assur&#233; par les occupantes et celui des parties communes par des agents de l'h&#244;tel r&#233;mun&#233;r&#233;s par l'h&#244;telier. Ces derniers sont aussi parties prenantes de l'accueil des r&#233;sidentes et ont d&#251; s'adapter &#224; leur nouveau public. Younes, r&#233;ceptionniste de l'h&#244;tel, qui joue en m&#234;me temps le baby-sitter, constate : &#171; &lt;i&gt;Il faut &#233;viter de faire des gaffes, un geste, une parole peut rappeler un mauvais souvenir, c'est beaucoup d'investissement personnel, c'est une belle exp&#233;rience humaine.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, aujourd'hui, si les locaux offrent un h&#233;bergement satisfaisant, ils sont trop restreints pour y d&#233;velopper les activit&#233;s dans de bonnes conditions. L'espace cuisine collectif ne peut recevoir que trois personnes. Et les sept membres de l'&#233;quipe se partagent deux chambres converties en bureau. A l'initiative de No&#235;mi Lampe Vall&#233;e, une extension de 95 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; ouvrira ce mois de janvier. Lou&#233;e 21 000 &#8364; par an &#224; la Ville de Paris, elle offrira une cuisine collective plus praticable, des salles pour les activit&#233;s et pourrait s'ouvrir sur le quartier. Une recherche de collaboration avec les associations locales est souhait&#233;e. &#171; &lt;i&gt;On aimerait bien bosser avec le local, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; c'est riche d'associations&lt;/i&gt; &#187; confie la responsable. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, un arrondissement f&#233;&#233;rique ? &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Soci&#233;t&#233; Philanthropique, une vieille dame de l'action sociale</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Plus de deux cents ans apr&#232;s sa cr&#233;ation, la Soci&#233;t&#233;, souvent m&#233;connue du grand public, poursuit son action en particulier dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; o&#249; l'on peut toujours croiser ses institutions : maison de la m&#232;re et de l'enfant, foyer Marjolin&#8230; Le premier &#233;pisode de cet article a &#233;t&#233; publi&#233; dans notre num&#233;ro 272 (juin 2019). &lt;br class='autobr' /&gt; Cr&#233;&#233;e, sous le r&#232;gne de Louis XVI, &#224; l'initiative de sept membres de la grande noblesse, la Maison philanthropique de Paris, premi&#232;re soci&#233;t&#233; de bienfaisance la&#239;que, se donne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-987-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L106xH150/arton843-7cc86.jpg?1690454405' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plus de deux cents ans apr&#232;s sa cr&#233;ation, la Soci&#233;t&#233;, souvent m&#233;connue du grand public, poursuit son action en particulier dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; o&#249; l'on peut toujours croiser ses institutions : maison de la m&#232;re et de l'enfant, foyer Marjolin&#8230; Le premier &#233;pisode de cet article a &#233;t&#233; publi&#233; dans notre num&#233;ro 272 (juin 2019).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e, sous le r&#232;gne de Louis XVI, &#224; l'initiative de sept membres de la grande noblesse, la Maison philanthropique de Paris, premi&#232;re soci&#233;t&#233; de bienfaisance la&#239;que, se donne pour objet de &lt;i&gt;&#171; secourir l'indigence &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; pr&#233;venir les d&#233;sordres et les crimes [&#8230;] suite &#224; l'abandon et au d&#233;sespoir &#187;&lt;/i&gt;. L'aide est destin&#233;e uniquement aux Parisiens, habitant Paris depuis au moins trois ans et pr&#233;sentant des garanties morales attest&#233;es par le cur&#233; de leur paroisse. Dans un premier temps, sont secourus exclusivement des octog&#233;naires, des aveugles, des veufs ou veuves et des femmes enceintes. Puis le cercle s'&#233;largit aux p&#232;res et m&#232;res de neuf enfants et aux ouvriers estropi&#233;s par accident, ayant trois enfants. Particuli&#232;rement soucieuse du sort des aveugles, la Maison philan&#173;thropique ouvre en 1785, avec Valentin Ha&#252;y, cr&#233;ateur d'une m&#233;thode de lecture avec des lettres en relief, l'&#233;cole de lecture et de filature qui deviendra l'Institut des jeunes aveugles. La r&#233;volution signe la mise en sommeil de la Soci&#233;t&#233; philanthropique, faute de moyens, baisse des dons, &#233;migration, et m&#233;fiance du pouvoir qui lui refuse tout financement. Au d&#233;but des ann&#233;es 1800, la cr&#233;ation de &#171; fourneaux &#187;, premi&#232;res soupes populaires, conduit &#224; sa r&#233;activation. La nouvelle Soci&#233;t&#233; philanthropique se donne alors pour mission de d&#233;velopper l'enseignement primaire et l'assistance juridique, de cr&#233;er des soci&#233;t&#233;s de secours mutuels, des assurances contre les accidents, des caisses de vieillesse, etc., pr&#233;mices des &#339;uvres de pr&#233;voyance du 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Aux &#171; soupes &#233;conomiques &#187; viennent s'ajouter des dispensaires, puis l'aide &#224; la cr&#233;ation de soci&#233;t&#233; de pr&#233;voyance. Si la restauration est favorable &#224; la Soci&#233;t&#233;, la r&#233;volution de 1830 attise ses craintes, rapidement dissip&#233;es par l'arriv&#233;e de Louis Philippe, ancien membre, qui lui accorde sa protection. Elle est reconnue d'utilit&#233; publique en 1839.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'implantation dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le secours apport&#233; est r&#233;serv&#233; aux Parisiens, il faudra donc attendre 1860 et l'absorption des communes limitrophes, dont Montmartre et La Chapelle de Paris, pour que son action s'&#233;largisse g&#233;ographiquement. Une maison est achet&#233;e rue Labat, pour y implanter un asile de nuit pour femmes, sur le mod&#232;le d'un premier &#233;tablissement de ce genre ouvert en 1879 rue Saint-Jacques. Y sont accueillies pour une &#224; trois nuits les &lt;i&gt;&#171; femmes m&#233;ritantes &#187;&lt;/i&gt;. Elles ont droit &#224; un bain, une soupe, et &#224; une &lt;i&gt;&#171; allocution d'espoir &#187;&lt;/i&gt;. Le 12 d&#233;cembre 1881 est inaugur&#233; l'asile du 44 rue Labat, baptis&#233;, trois ans plus tard, Maison Hartmann du nom du donateur qui en permet la reconstruction. Toujours rue Labat, en 1888, est adjoint un dispensaire pour enfants, copie de celui d&#233;j&#224; existant depuis 1883 rue de Crim&#233;e. Ce nouveau champ d'intervention sociale totalise, en 1890, quatre dispensaires, implant&#233;s dans les nouveaux quartiers parisiens. Ils traitent annuellement 7 800 enfants et 20 000 consultations. Soins, distributions de soupes et bains-douches gratuits y sont aussi donn&#233;s. Tous ces nouveaux services n&#233;cessitent des ressources. &#192; l'initiative de deux de ses membres, la Soci&#233;t&#233; organise en 1883, &#224; l'&#233;cole des Beaux-arts, une exposition de portraits pr&#234;t&#233;s par les soci&#233;taires. On peut y voir des toiles de David, de G&#233;ricault, d'Ingres et d'autres, en vogue &#224; l'&#233;poque, oubli&#233;s aujourd'hui. La bonne soci&#233;t&#233; s'y pr&#233;cipite, 82 000 francs sont r&#233;colt&#233;s. La Soci&#233;t&#233; philanthropique inaugure ici ainsi une nouvelle forme d'&#233;v&#233;nement caritatif, apr&#232;s avoir d&#233;j&#224; en 1785 organis&#233; le premier concert de ce type. La question du logement se posant cruellement, Georges Picot, secr&#233;taire de l'Acad&#233;mie des sciences morales et politiques et membre de la Soci&#233;t&#233;, d&#233;sire &lt;i&gt;&#171; reconstituer la famille en rendant le foyer attrayant &#187;&lt;/i&gt;. Il est &#224; l'initiative d'une autre innovation, l'ouverture &#171; d'habitations &#233;conomiques &#187; pr&#233;figurations des &#171; Habitations Bon March&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photos : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cr&#234;che isra&#235;lite de Montmartre : la tradition de l'accueil </title>
		<link>https://18dumois.info/creche-israelite-de-montmartre-la-tradition-de-l-accueil.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La cr&#232;che isra&#233;lite est bien connue d'un grand nombre de parents. Il semble pourtant qu'aucun ouvrage ou article n'ait retrac&#233; son histoire, intimement li&#233;e aux bouleversements, drames et massacres qu'a connu l'Europe depuis la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Malgr&#233; le peu de sources disponibles, cet article tente d'en retracer les grandes lignes. &lt;br class='autobr' /&gt; En 1821, Odessa conna&#238;t le premier pogrom antis&#233;mite dans l'Empire russe. Magasins et maisons juives sont vandalis&#233;s et pill&#233;s mais sans faire de morts. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-945-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L116xH150/arton801-07f4c.jpg?1690454405' class='spip_logo spip_logo_right' width='116' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La cr&#232;che isra&#233;lite est bien connue d'un grand nombre de parents. Il semble pourtant qu'aucun ouvrage ou article n'ait retrac&#233; son histoire, intimement li&#233;e aux bouleversements, drames et massacres qu'a connu l'Europe depuis la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Malgr&#233; le peu de sources disponibles, cet article tente d'en retracer les grandes lignes.&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En 1821, Odessa conna&#238;t le premier pogrom antis&#233;mite dans l'Empire russe. Magasins et maisons juives sont vandalis&#233;s et pill&#233;s mais sans faire de morts. L'&#233;v&#232;nement inaugure une longue s&#233;rie qui se r&#233;pandra dans la r&#233;gion jusqu'&#224; la fin du si&#232;cle. En 1882, un nouveau statut des juifs est instaur&#233;, confinant les populations dans des zones de r&#233;sidence et leur interdisant de poss&#233;der des terres. C'est dans ce contexte que commencent les grandes migrations des juifs vers l'occident. On estime au total &#224; trois millions le nombre d'entre eux ayant fui la Russie.
&lt;br&gt;
Les principaux pays d'accueil sont les &#201;tats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Pour faire face &#224; cet afflux de migrants d&#233;munis, &#224; Paris en 1900, quarante fondateurs, principalement d'origines russe et roumaine, se r&#233;unissent et cr&#233;ent la Soci&#233;t&#233; philanthropique asile isra&#233;lite. Son bureau se r&#233;unit la premi&#232;re fois le 9 octobre. L'association est autoris&#233;e officiellement le 24 d&#233;- cembre 1900 par le pr&#233;fet Louis L&#233;pine. Le grand rabbin de France Zadoc-Khan en est le pr&#233;sident d'honneur et Mo&#239;se Fleischer le pr&#233;sident fondateur. Le 16 avril 1901, se tient dans les locaux de la mairie du 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement la premi&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'&#339;uvre qui compte alors huit cents membres actifs. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;De la Pletzl &#224; Montmartre&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le local de l'Asile isra&#233;lite est sis dans un premier temps au 15 rue du Figuier dans le quartier du Marais, la Pletzl (la petite place en yiddish). Puis, en 1910, un asile de nuit est construit dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement (42 rue des Saules) o&#249; vivent aussi officiellement d'utilit&#233; publique le 2 d&#233;cembre 1914. Durant les ann&#233;es de guerre, l'association abrite de nombreux bless&#233;s de retour du front et des permissionnaires sans famille ou dont les fa- milles habitent les r&#233;gions occup&#233;es. &lt;a href=&#034;http://www.18dumois.info/spip/spip.php?page=ou_nous_trouver&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;(Lire la suite dans le num&#233;ro de mars 2019)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Photos d'archives&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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