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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Sylvie Astruc, sur un air de French Cancan</title>
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		<dc:creator>Janine Mossuz-Lavau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Elle aimait la musique, la danse et Toulouse-Lautrec&#8230; une voie toute trac&#233;e pour se retrouver &#224; Montmartre et accompagner au piano les r&#233;p&#233;titions des girls du Moulin Rouge. &lt;br class='autobr' /&gt; Ses talents, Sylvie Astruc ne les montre pas en lan&#231;ant tr&#232;s haut ses gambettes mais comme pianiste. Depuis l'an 2000, celle qui est dipl&#244;m&#233;e du Coll&#232;ge royal de musique de Londres assure les r&#233;p&#233;titions du French Cancan. Le soir, c'est une bande-son qu'entendent les spectateurs mais, l'apr&#232;s-midi, quand les danseuses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1478-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH122/_n8a2660nb-a8daf.jpg?1727626770' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elle aimait la musique, la danse et Toulouse-Lautrec&#8230; une voie toute trac&#233;e pour se retrouver &#224; Montmartre et accompagner au piano les r&#233;p&#233;titions des girls du Moulin Rouge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ses talents, Sylvie Astruc ne les montre pas en lan&#231;ant tr&#232;s haut ses gambettes mais comme pianiste. Depuis l'an 2000, celle qui est dipl&#244;m&#233;e du Coll&#232;ge royal de musique de Londres assure les r&#233;p&#233;titions du French Cancan. Le soir, c'est une bande-son qu'entendent les spectateurs mais, l'apr&#232;s-midi, quand les danseuses se perfectionnent, une musicienne doit suivre &#224; la seconde pr&#232;s le mouvement de la troupe, jouer et rejouer, sans perdre de vue chacune des artistes. Pour afficher de telles comp&#233;tences, il faut bien le profil de Sylvie Astruc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#226;ge de 6 ans, cette fille d'une violoniste anglaise et d'un ing&#233;nieur fran&#231;ais commence le piano, un peu contre son gr&#233;, elle qui pr&#233;f&#232;re alors l'athl&#233;tisme. On lui conc&#232;de, en &#233;change, des cours de danse classique. Elle tombe toutefois amoureuse de son clavier quand, en mesure de jouer Chopin, elle est emport&#233;e par la Fantaisie-Impromptu. Puis, en parall&#232;le au Conservatoire, alors qu'elle visait le hautbois, elle se met au basson. Un instrument qui lui permet d'int&#233;grer l'orchestre de la Sorbonne, o&#249; la native de Montreuil a entrepris apr&#232;s le bac des &#233;tudes de musicologie. Ces derni&#232;res la conduiront &#224; Londres plusieurs ann&#233;es avant un retour &#224; Paris avec le souci de gagner sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Je serai danseuse avec Sylvie au piano &#187; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sylvie devient alors professeur de musique et de piano &#224; l'Institut des jeunes aveugles, ce qui l'oblige &#224; ma&#238;triser la musicographie braille. Une comp&#233;tence de plus. Apr&#232;s huit ans &#224; ce poste, elle d&#233;missionne et enseigne momentan&#233;ment l'anglais, en tant que charg&#233;e de cours &#224; la facult&#233; d'Orsay. Puis, gr&#226;ce &#224; une bassoniste qui donne son nom &#224; un directeur de conservatoire, elle est engag&#233;e comme accompagnatrice de cours de danse. Date charni&#232;re dont elle estime aujourd'hui qu'elle a chang&#233; sa vie. Car la danse classique, elle conna&#238;t et lui offre avec d'autant plus d'enthousiasme la musique requise, suscitant ainsi des vocations. Ang&#233;lique, m&#232;re d'une &#233;l&#232;ve, rapporte les paroles de sa fille de 7 ans : &#171; &lt;i&gt;Plus tard, je serai danseuse avec Sylvie au piano.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2000, une proche d'un batteur du Moulin Rouge lui apprend que l'illustre maison cherche une pianiste. Elle se pr&#233;sente et, le 5 d&#233;cembre, la voil&#224; au piano pour sa premi&#232;re r&#233;p&#233;tition du Cancan. Non sans &#233;motion car l'extraordinaire de cette nouvelle aventure tient &#224; ce qu'elle correspond &#224; un r&#234;ve de gosse. Depuis ses 11-12 ans, Sylvie se passionne pour Toulouse-Lautrec, figure embl&#233;matique du Moulin Rouge, au point que pendant les vacances, ses parents sont pri&#233;s de l'emmener dans les villes recelant des tableaux de son idole.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bien plus qu'une pianiste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Moulin Rouge comme lieu d&#233;sormais &#171; &lt;i&gt;&#224; elle&lt;/i&gt; &#187;, c'est bien un r&#234;ve qui se r&#233;alise. Elle avait un temps accompagn&#233; des cours de danse cit&#233; V&#233;ron mais, passant quotidiennement devant les grandes ailes, elle n'osait m&#234;me pas imaginer qu'un jour, elle jouerait sous leur protection. &#192; ses yeux, le Moulin r&#233;unit son &#171; &lt;i&gt;&#234;tre profond&lt;/i&gt; &#187; car il y a la musique (Offenbach par exemple), Montmartre et Toulouse-Lautrec. Et cela en parlant la langue de sa m&#232;re, avec ces danseuses le plus souvent anglophones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand elles arrivent, les nouvelles recrues apprennent pendant deux semaines la chor&#233;graphie du Cancan. Jour apr&#232;s jour, Sylvie observe leur progression, voit ce qu'il faut rectifier, bien consciente que, malgr&#233; le jeu collectif de la troupe, chaque danseuse a sa personnalit&#233;, son parcours, entam&#233; parfois &#224; l'autre bout du monde. Quel plaisir de d&#233;couvrir les progr&#232;s, notamment chez celles dont elle se demandait au d&#233;part si elles allaient y arriver. &#171; &lt;i&gt;Attentive, se livrant &#224; des recherches quand elle veut innover, d&#233;clare Samuel, ancien danseur de B&#233;jart officiant au Lido, Sylvie peut avec brio vous offrir &#224; la demande valses, menuets, mazurkas.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interviennent encore les s&#233;ances dites &#171; &lt;i&gt;de nettoyage&lt;/i&gt; &#187;. Car l'habitude jouant, des mouvements ne sont plus accomplis avec la m&#234;me concentration. Or si, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, une danseuse est en retard, gare aux cons&#233;quences. Une chute est vite arriv&#233;e. Pour Aurore qui fut capitaine des danseuses, &#171; &lt;i&gt;elle est magique, Sylvie, elle n'est pas juste la pianiste, elle fait partie du French Cancan&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Quand la po&#233;sie s'en m&#234;le &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si son m&#233;tier est passionnant, il ne suffit pas &#224; Sylvie. Elle joue au Moulin depuis vingt-quatre ans, mais ne s'en tient pas l&#224; pour autant. &#171; &lt;i&gt;En tant qu'accompagnatrice, on est au service des autres, explique-t-elle. On ne vous demande pas votre avis, on est l&#224; pour ex&#233;cuter. Il faut s'adapter sans pouvoir exprimer ses &#233;motions.&lt;/i&gt; &#187; En 2006, elle commence &#224; r&#233;diger de courtes histoires, sur Toulouse-Lautrec, sur le Cancan, sur les expositions qu'elle visite, sur l'actualit&#233;. &#171; &lt;i&gt;La po&#233;sie me force &#224; aller plus loin, confie-t-elle, &#224; chercher les mots qui riment, &#224; en employer certains que je n'aurais peut-&#234;tre pas choisis au d&#233;part.&lt;/i&gt; &#187; Elle &#233;crit en octosyllabes et affectionne les po&#232;mes monorimes. Une &#339;uvre la touche, elle la met en mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un matin, la radio a annonc&#233; cette nouvelle &#171; &lt;i&gt;inconcevable&lt;/i&gt; &#187;, les voisins du Moulin Rouge ont cru &#224; un poisson d'avril. Mais que nenni ! Les ailes n'&#233;taient plus l&#224;. Dans l'urgence, d'autant plus motiv&#233;e qu'elle y exerce ses talents, elle a &#233;crit un po&#232;me qui commence ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'inconcevable s'est produit :&lt;br class='autobr' /&gt;
Les ailes du moulin se sont enfuies,&lt;br class='autobr' /&gt;
Au milieu de la nuit&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteure de deux recueils de po&#232;mes dont l'un porte le joli titre Pianiste de fond, elle songe &#224; un ouvrage en prose. Un d&#233;fi qu'elle se lance car ce n'est pas le m&#234;me &#233;tat d'esprit. &#171; &lt;i&gt;Physiquement, il faut se poser et r&#233;diger, alors qu'avec la po&#233;sie on n'est pas fig&#233;, on peut &#234;tre n'importe o&#249;, on se r&#233;p&#232;te les phrases dans la t&#234;te, c'est est un art du mouvement.&lt;/i&gt; &#187; D'apr&#232;s elle, quand on &#233;crit en prose, on se pr&#233;occupe davantage du lecteur, &#171; &lt;i&gt;on est moins &#233;go&#239;ste&lt;/i&gt; &#187;. Mais une question la taraude : &#171; &lt;i&gt;Suis-je capable de raconter une histoire ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fabienne Benveniste, de l'h&#244;tel d'Augny &#224; un parking souterrain</title>
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		<dc:creator>Janine Mossuz-Lavau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Artiste peintre de l'abstraction figurative lyrique et d&#233;put&#233;e de la R&#233;publique de Montmartre, Fabienne Benveniste a choisi un endroit atypique pour exposer ses toiles : le parking Blanche-Pigalle. &lt;br class='autobr' /&gt; Parking expo : c'est un nouveau concept qui a vu sa premi&#232;re illustration avant No&#235;l, tout pr&#232;s du Moulin-Rouge. En effet, Fabienne Benveniste, peintre non pas du dimanche mais professionnelle qui expose et vend, a convi&#233; ses amis et les amateurs d'art du quartier, o&#249; elle habite depuis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1433-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH111/_n8a6005-793ef.jpg?1709413263' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Artiste peintre de l'abstraction figurative lyrique et d&#233;put&#233;e de la R&#233;publique de Montmartre, Fabienne Benveniste a choisi un endroit atypique pour exposer ses toiles : le parking Blanche-Pigalle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parking expo : c'est un nouveau concept qui a vu sa premi&#232;re illustration avant No&#235;l, tout pr&#232;s du Moulin-Rouge. En effet, Fabienne Benveniste, peintre non pas du dimanche mais professionnelle qui expose et vend, a convi&#233; ses amis et les amateurs d'art du quartier, o&#249; elle habite depuis plusieurs d&#233;cennies, &#224; la pr&#233;sentation de ses derni&#232;res &#339;uvres&#8230; dans un parking. De grandes toiles montrant, &#224; peine esquiss&#233;es, des femmes chapeaut&#233;es, en robes longues, fluides et l&#233;g&#232;res. A l'image de l'artiste, dont Catherine, journaliste, souligne &#171; &lt;i&gt;cette curieuse combinaison de femme du monde et de burlesque, aussi &#224; l'aise dans un ch&#226;teau que dans un parking&lt;/i&gt; &#187;. Toiles accroch&#233;es juste apr&#232;s l'entr&#233;e du parking, longeant la rampe de droite par laquelle montent les voitures et celle de gauche r&#233;serv&#233;e &#224; leur descente. Entre les deux, pour le vernissage, une table garnie de nourritures terrestres fournies par les commer&#231;ants du coin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Enfance rebelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;vidence, ce n'&#233;tait pas la premi&#232;re exposition de Fabienne Benveniste dont les tableaux se sont promen&#233;s aux Abbesses comme &#224; la Biennale de Venise, &#224; Monaco et tout r&#233;cemment &#224; l'h&#244;tel d'Augny, qui abrite la mairie du 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Il fallait bien les trois grands salons Aguado pour accueillir cette &#339;uvre qui n'est pas seulement celle d'une artiste mais aussi celle d'une d&#233;put&#233;e de la R&#233;publique de Montmartre. Car, sur la colline des peintres, Fabienne porte fi&#232;rement, outre l'embl&#232;me jaune et bleu, le chapeau noir et l'&#233;charpe rouge. Elle dessine et peint depuis l'enfance, attir&#233;e depuis toujours par la beaut&#233;. Ainsi, &#233;lev&#233;e dans le protestantisme, elle r&#234;ve d'&#234;tre catholique car elle est fascin&#233;e par les &#233;glises, ce qu'elle y voit de dorures et d'angelots, ce qu'elle y respire, gris&#233;e par l'odeur de l'encens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;cole communale, elle se sent diff&#233;rente et n'est pas plus &#224; l'aise dans sa famille o&#249; trop de secrets lui donnent l'impression d'&#234;tre sous cloche. D&#233;cid&#233;e &#224; s'exprimer, elle peint de grands ronds blancs sur les parois d'une cabane en bois tr&#244;nant dans le jardin. Plut&#244;t que de s'extasier, les adultes l'obligent &#224; la repeindre en marron. La beaut&#233; ne sort donc pas victorieuse, pas plus que l'autre boussole de l'artiste en herbe, la libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au coll&#232;ge, quand la directrice passe, les &#233;l&#232;ves doivent mettre leurs mains dans le dos. Ce qui ne pla&#238;t gu&#232;re &#224; Fabienne. Elle avertit sa s&#339;ur : &#171; &lt;i&gt;Pense que tu ne les as pas dans le dos. Sinon, quand tu seras vieille, tu marcheras courb&#233;e avec les mains dans le dos&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Passion transatlantique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ses &#233;tudes secondaires la voient fr&#233;quenter le lyc&#233;e Montaigne. Puis, apr&#232;s quelques ann&#233;es de psychologie, elle int&#232;gre les arts plastiques &#224; l'universit&#233; de Saint-Denis. Elle y c&#244;toie une &#233;tudiante enceinte qui soul&#232;ve, malgr&#233; son &#233;tat, une table tr&#232;s lourde : un souvenir qui lui revient quand elle d&#233;place ses grandes toiles, des femmes fortes qui &#171; &lt;i&gt;portent&lt;/i&gt; &#187;. On la retrouve ensuite au Canada, inscrite &#224; nouveau aux Arts plastiques, habitant chez les uns et les autres, s'essayant au th&#233;&#226;tre d'avant-garde. Elle peint beaucoup mais en son absence, sa colocataire &#233;tant partie &#224; la cloche de bois, ses tableaux sont mis &#224; la poubelle. Seuls subsistent ceux d&#233;pos&#233;s chez des amis. Elle passe deux ans et demi l&#224;-bas, &#233;pouse un Qu&#233;b&#233;cois et s'installe avec lui pr&#232;s de la place Blanche. Com&#233;dien, fragile, il n'&#233;chappe pas &#224; quelques s&#233;jours hospitaliers. Elle doit s'en occuper, gagner de l'argent pour la famille, agrandie par l'arriv&#233;e de deux nouveaux-n&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle travaille alors au service de presse du mus&#233;e d'Orsay. Arr&#234;t oblig&#233; de la peinture, ce qu'elle ne va pas supporter tr&#232;s longtemps. Jusqu'au jour o&#249; elle ach&#232;te une grande toile et r&#233;alise un portrait en couleurs de ce mari, avec elle et leur premi&#232;re fille, tous trois costum&#233;s en rois et reines. &#171; &lt;i&gt;Les traits sont forc&#233;s mais l'&#226;me est l&#224;&lt;/i&gt; &#187;, dit-elle en repensant &#224; ce tableau. Il est temps de repartir sur le sentier de guerre de la cr&#233;ation artistique. Le mari retourne au Qu&#233;bec, elle transforme leur appartement et ressort un des rares tableaux sauv&#233;s de l'&#233;pisode canadien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis arrive dans sa vie &#201;ric-Marc Perdrizet, architecte d'int&#233;rieur, qui tombe en p&#226;moison devant la toile fix&#233;e au mur. Il posera ses valises dans cet appartement du bas de Montmartre et deviendra son second mari.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le temps des parkings&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fabienne gagne alors sa vie comme sc&#233;nariste de dessins anim&#233;s et dialoguiste de jeux vid&#233;o, entamant &#8210; en avance sur son temps &#8210; une &#339;uvre num&#233;rique. &#201;ric a le sens de l'&#233;v&#232;nementiel et raffole des lieux insolites. Il organise donc, dans l'ancien h&#244;pital Beaujon, l'exposition &#171; &lt;i&gt;Boucherie haute couture&lt;/i&gt; &#187;. D'autres suivront, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; : rue Coustou, &#224; la Mascotte, sur le boulevard de Clichy. Na&#238;t ainsi, &#224; la fronti&#232;re du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et du 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Le Mur de Berlin, une &#339;uvre collective sur laquelle, dans la surface qui lui est r&#233;serv&#233;e, elle &#233;tale du rouge, comme du sang caill&#233;. Un fil soutient l'ensemble et, quand le repr&#233;sentant de la Mairie le coupe, le mur s'&#233;croule, c'&#233;tait en 2009, pour f&#234;ter le dixi&#232;me anniversaire de la chute du Mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabienne dispose maintenant d'un atelier place Saint-Georges et affectionne toujours le grand format. Elle travaille d'abord au fusain puis &#224; la peinture, plonge des pigments dans de l'acrylique et ponctue avec des pastels, secs ou gras selon l'inspiration. Elle conclut avec, comme elle le dit joliment, &#171; &lt;i&gt;des l&#226;chers de fusains&lt;/i&gt; &#187;. Le tout, le plus souvent, sur des toiles de Jouy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres &#171; &lt;i&gt;Parking expo&lt;/i&gt; &#187; sont envisag&#233;es. Mais on ne reverra pas la dame aux visage et buste noirs, achet&#233;e par une Am&#233;ricaine, elle s'est envol&#233;e pour Chicago. Au grand regret de Montmartrois comme Christian Boss, kin&#233;sith&#233;rapeute, qui regrette de ne pas s'&#234;tre uni &#224; d'autres pour l'acheter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;ambulations d'une accro des vide-greniers</title>
		<link>https://18dumois.info/deambulations-d-une-accro-des-vide-greniers.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Janine Mossuz-Lavau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au printemps et &#224; l'automne, les vide-greniers sont de retour non pas sur les clochers des alentours mais sur nos places et dans nos rues. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, ils fleurissent aussi gaiement que les premi&#232;res primev&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour ceux et celles qui sont addicts &#224; la d&#233;ambulation devant les vestiges du monde d'avant, c'est &#224; nouveau Byzance. Quel moteur nous tire donc du lit le samedi matin quand on pourrait go&#251;ter aux d&#233;lices d'une grasse matin&#233;e ? Aux premi&#232;res loges : l'attrait de l'inattendu. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1384-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH94/5.49_48-49063.png?1693757135' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps et &#224; l'automne, les vide-greniers sont de retour non pas sur les clochers des alentours mais sur nos places et dans nos rues. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, ils fleurissent aussi gaiement que les premi&#232;res primev&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour ceux et celles qui sont addicts &#224; la d&#233;ambulation devant les vestiges du monde d'avant, c'est &#224; nouveau Byzance. Quel moteur nous tire donc du lit le samedi matin quand on pourrait go&#251;ter aux d&#233;lices d'une grasse matin&#233;e ? Aux premi&#232;res loges : l'attrait de l'inattendu. Contrairement aux brocantes, royaume des professionnels, les vide-greniers nous mettent face &#224; des objets (au sens large) qui surprennent ou dont on avait oubli&#233; l'existence, des objets qui ont une histoire, volontiers cont&#233;e par le propri&#233;taire si nous la lui demandions. Ainsi, rue Caulaincourt, une poup&#233;e B&#233;cassine en tissu, bien fatigu&#233;e, dont la vendeuse dit que c'est la sienne, qu'on la lui a offerte quand elle &#233;tait enfant. &#171; &lt;i&gt;Elle a mon &#226;ge&lt;/i&gt; &#187; souffle-t-elle, mais coquette, souriante, elle refuse de le r&#233;v&#233;ler. Peut-&#234;tre la soixantaine...&lt;br class='autobr' /&gt;
La B&#233;cassine est d'&#233;poque. Pour cinq euros, elle fera le bonheur d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
amie qui en cherche une depuis longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Etonnez-moi Beno&#238;t !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'inattendu a parfois une suite, encore plus inattendue. Ainsi, rue Ordener, dans un tas de v&#234;tements pos&#233;s &#224; m&#234;me le sol, au milieu de jambes de pantalons et de chemises sans boutons, &#233;merge une manche en peau blanche. C'est une veste, en vraie peau, doubl&#233;e de fausse fourrure gris p&#226;le. Pas une d&#233;chirure, pas une tache, impeccable. Cinq euros comme tout ce qui est dans ce &#171; tas &#187;. Pas trop ce qu'il faut pour aller au bureau mais parfait pour entrer avec les VIP &#224; l'inauguration du Salon du livre... ceci est une autre histoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un an, rue Aza&#239;s, o&#249; se tient habituellement le vide-greniers du Sacr&#233;-C&#339;ur, &#171; rencontre &#187; avec une robe longue, fond violet rebrod&#233; de dentelle, volant de satin noir froufroutant dans le bas. C'est une robe de sc&#232;ne propos&#233;e par un particulier qui vend aussi une lampe et quelques livres. Il a v&#233;cu avec une costumi&#232;re de th&#233;&#226;tre qui l'a quitt&#233;. Elle est partie en abandonnant cette robe dont on ne sait pas si elle a &#233;t&#233; oubli&#233;e ou laiss&#233;e en souvenir. Tr&#232;s utile pour des soir&#233;es o&#249; des femmes fort &#233;l&#233;gantes, fr&#233;quentant plus souvent l'avenue Montaigne que les vide-greniers du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, viennent demander avec envie d'o&#249; vient cette merveille. Leurs regards noirs quand elles apprennent que c'est une pi&#232;ce unique pay&#233;e dix euros...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Du plus loin qu'il m'en souvienne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une autre raison pousse &#224; engager ces p&#233;riples dans des quartiers dont on ignorait tout avant : le parfum du pass&#233;. Comment r&#233;sister &#224; ces objets dont la patine vous sifflote un air de &#171; &lt;i&gt;Ne m'oubliez pas&lt;/i&gt; &#187; ? Ainsi rue Ramey, un miroir Che Guevara, photo sur le verre du leader, pas maximo celui-l&#224;, et en-dessous &#171; Hasta la victoria siempre &#187;. Il &#233;tait pos&#233; dans le caniveau, propos&#233; &#224; deux euros, d'apr&#232;s le vendeur qui semblait pr&#234;t &#224; payer pour s'en d&#233;barrasser. Go&#251;t pour les temps anciens qui fait collectionner les assiettes illustr&#233;es de photos de personnages historiques ou politiques c&#233;l&#232;bres. Une assiette Fran&#231;ois Mitterrand, une autre repr&#233;sentant De Gaulle, une encore consacr&#233;e &#224; Victor Hugo, etc. Pour un d&#238;ner entre amis, on pourra r&#233;server par exemple, au plus anticl&#233;rical l'assiette Notre-Dame de Fatima et au plus grand p&#233;cheur (ou &#224; la plus grande p&#233;cheresse), celle de F&#233;lix Faure, d&#233;nich&#233;e boulevard de Rochechouart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impasse des Fillettes, trouv&#233;e r&#233;cemment, sign&#233;e Depardon, une photo de Georges Marchais conversant avec Georges S&#233;guy : qu'elle &#233;tait jolie non pas la guerre mais la politique d'autrefois, avec ses vrais personnages au verbe haut, la politique pas encore r&#233;duite &#224; la com' et &#224; ses &#171; &#233;l&#233;ments de langage &#187;. Parfois c'est la r&#233;plique d'objets familiers, comme celle de la machine &#224; coudre maternelle, avec sa p&#233;dale, ses pieds en fonte tarabiscot&#233;s, et dont, la mort dans l'&#226;me, on s'interdit l'acquisition.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les mains vides ? Moi, jamais !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'un argument r&#233;current pousse &#224; l'achat quand un objet ou une fringue qui parle est propos&#233; &#224; des trois francs-six sous, soit entre trois et cinq euros. L'emporte alors le &#171; &lt;i&gt;Je ne peux pas laisser &#231;a&lt;/i&gt; &#187;, en concurrence avec &#171; &lt;i&gt;O&#249; vais-je caser cette petite &#233;tag&#232;re ?&lt;/i&gt; &#187; ou &#171; &lt;i&gt;Je n'en ai aucun besoin&lt;/i&gt; &#187; ou encore, dans le cas des v&#234;tements, &#171; &lt;i&gt;Je n'arrive d&#233;j&#224; pas &#224; porter ceux qui remplissent ma penderie&lt;/i&gt; &#187;. Devant un document exceptionnel, la retenue parfois s'impose, comme place des Abbesses, pour ce coffret de six CD r&#233;unissant les moments forts ou historiques de la radio depuis 1940. Mais comment trouver le temps d'&#233;couter tout &#231;a... ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant, il est difficile de quitter un vide-greniers sans rien. C'est ainsi qu'on rapporte une de ces poup&#233;es dont, Barbie &#233;tant pass&#233;e par l&#224;, les enfants ne veulent plus : une poup&#233;e rev&#234;tue d'habits magnifiques accompagn&#233;s de chapeaux, aum&#244;ni&#232;res, gants, le tout pour huit euros.Toujours en marchandant, c'est la r&#232;gle dans les vide-greniers o&#249;, comme les acheteurs, les vendeurs mentent. Ce qui fait dire &#224; ceux qui affichent des tarifs au-dessus de l'acceptable : &#171; &lt;i&gt;Cher Monsieur, ce n'est pas un prix de vide-greniers&lt;/i&gt; &#187;. A quoi certains r&#233;torquent avec un grand sourire : &#171; &lt;i&gt;Je le sais. Mais vous ne pouvez pas m'en vouloir d'essayer quand m&#234;me&lt;/i&gt; &#187;. Tous les moyens sont bons pour ne pas rentrer bredouille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que celui ou celle que n'a jamais effleur&#233; le &#171; &lt;i&gt;C'est d'autant plus beau que c'est inutile&lt;/i&gt; &#187; me jette la premi&#232;re pierre. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Jean Martin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les anges gardiens de la place Blanche</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Janine Mossuz-Lavau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les touristes s'y pressent pour photographier le Moulin rouge. Mais la place Blanche (et ses d&#233;pendances), c'est d'abord un village et ses anges gardiens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au centre du petit monde de la place, Sylviane, notre kiosqui&#232;re dont l'&#233;ta&#173;lage jouxte la sortie du m&#233;tro. Fid&#232;le au poste depuis 28 ans, elle est la m&#233;moire du lieu et son pr&#233;sent, aliment&#233; chaque jour par les histoires locales, les nouvelles de nos petites sant&#233;s, les infos sur les ressources in&#233;puisables du quartier. Un franc-parler (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-montmartre-539-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH110/arton516-5edcc.jpg?1690116167' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les touristes s'y pressent pour photographier le Moulin rouge. Mais la place Blanche (et ses d&#233;pendances), c'est d'abord un village et ses anges gardiens.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Au centre du petit monde de la place, Sylviane, notre kiosqui&#232;re dont l'&#233;ta&#173;lage jouxte la sortie du m&#233;tro. Fid&#232;le au poste depuis 28 ans, elle est la m&#233;moire du lieu et son pr&#233;sent, aliment&#233; chaque jour par les histoires locales, les nouvelles de nos petites sant&#233;s, les infos sur les ressources in&#233;puisables du quartier. Un franc-parler qui n'&#233;pargne ni les radins ni les malpolis. Et qui rend hommage aux g&#233;n&#233;reux, aux cultiv&#233;s, sel de notre coin. Elle collectionne les ours en peluche : nous les avons r&#233;cemment baptis&#233; Adoration, Traviata (un ours violet), Chaperon (un minuscule, tout rouge). Pour nom&#173;bre de marginaux, elle est &#171; Ma&#173;man &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre gloire, P&#233;pone, r&#232;gne sur plusieurs commerces des rues Lepic et Abbes&#173;ses, comme la trattoria (Caf&#233; P&#233;pone) dont le gratin d'aubergines vous r&#233;concilie avec la m&#233;t&#233;o m&#234;me les jours de pluie ou de grand froid. Surtout quand il est servi par les adorables Anna et Yaya. Partout aux manettes, P&#233;pone peut aussi bien balayer le bout de trottoir que malaxer la p&#226;te &#224; pizza, discuter avec un client ou, portable &#224; l'oreille, g&#233;rer ses affaires plant&#233; au coin de la rue. N&#233; dans les Pouilles, au sein d'une famille pauvre et nombreuse (11 enfants) de petits paysans, il arrive &#224; Paris &#224; 13 ans, vend du persil &#224; la cri&#233;e, puis va tenter sa chance &#224; Milan, tour &#224; tour laveur de voitures, cireur de chaussures, etc.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Inventer chaque jour&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&#192; 20 ans, de retour chez nous, sans un sou et ne parlant pas fran&#231;ais, il dort pendant un mois dans la station de m&#233;tro. Redevenu vendeur &#224; la cri&#233;e, il se r&#233;v&#232;le si talentueux que le travail ne lui manquera jamais et qu'il parviendra &#224; acheter des boutiques rue Lepic, &#224; Saint-Ouen et &#224; Clichy. Son credo : on peut tous arriver &#224; &#234;tre un champion &#224; condition de ne pas craindre les ann&#233;es de transpiration. Il a un don : il compte plus vite que n'importe qui. Et chaque matin il se demande : qu'est-ce que je vais inventer aujourd'hui ?... &lt;a href=&#034;http://www.18dumois.info/spip/spip.php?page=ou_nous_trouver&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;(Lire la suite dans le num&#233;ro de mai 2016)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
&#169; Illustration r&#233;alis&#233;e d'apr&#232;s les photos de Jeanine Mossuz-Lavau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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