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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>VIH et sida, toujours d'actualit&#233;</title>
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		<dc:date>2019-12-03T22:14:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis 1988 et son institution par l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS), le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; d&#233;cembre est la Journ&#233;e mondiale de lutte contre le VIH/sida. L'occasion de rappeler que l'&#233;pid&#233;mie n'est toujours pas ma&#238;tris&#233;e et le virus toujours actif. &lt;br class='autobr' /&gt; Paris, &#224; travers son programme Vers Paris sans Sida, s'est fix&#233; comme objectif &#171; z&#233;ro nouvelle contamination par le VIH &#224; partir de 2030 &#187;. Cela semble bien parti compte tenu des r&#233;sultats annonc&#233;s en septembre dernier : entre 2015 et 2018, le nombre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18e-1011-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH92/arton877-ba723.jpg?1690059926' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 1988 et son institution par l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS), le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; d&#233;cembre est la Journ&#233;e mondiale de lutte contre le VIH/sida. L'occasion de rappeler que l'&#233;pid&#233;mie n'est toujours pas ma&#238;tris&#233;e et le virus toujours actif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paris, &#224; travers son programme Vers Paris sans Sida, s'est fix&#233; comme objectif &#171; z&#233;ro nouvelle contamination par le VIH &#224; partir de 2030 &#187;. Cela semble bien parti compte tenu des r&#233;sultats annonc&#233;s en septembre dernier : entre 2015 et 2018, le nombre de nouveaux diagnostics dans la capitale a diminu&#233; de 16 % (essentiellement parmi les hommes gay et bisexuels). Le d&#233;ploiement du traitement pr&#233;ventif (PrEP) et celui de l'offre de d&#233;pistage semblent les &#233;l&#233;ments majeurs qui ont permis cette avanc&#233;e. En effet, plus le nombre de personnes ignorant leur contamination est r&#233;duit, plus la proportion de s&#233;ropositifs sous traitement est &#233;lev&#233;e et plus le risque de nouvelles contaminations diminue. Dans notre arrondissement plusieurs associations &#339;uvrent au quotidien, et notamment aupr&#232;s des personnes les plus pr&#233;caires, afin de contribuer &#224; atteindre l'objectif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Acceptess-T&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chez Acceptess-T (Actions concr&#232;tes conciliant &#233;ducation, pr&#233;vention, travail, &#233;quit&#233;, sant&#233; et sport pour les transgenres), &lt;i&gt;&#171; espace de sant&#233; communautaire non m&#233;dicalis&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ce sont plus de 2 000 femmes transgenres (chiffre en constante augmentation) qui sont accueillies chaque ann&#233;e boulevard Barb&#232;s par une &#233;quipe multiculturelle de femmes transgenres. Personnalit&#233; engag&#233;e, Giovanna, la directrice, milite pour &#171; rapprocher [ces] personnes qui cumulent les facteurs de vuln&#233;rabilit&#233; par rapport au soin et au droit &#187;. Elle rappelle que la stigmatisation qui touche la population trans constitue en effet un obstacle majeur &#224; l'am&#233;lioration de leur qualit&#233; de vie et de leur prise en charge pour la pr&#233;vention et le traitement du VIH. Ces personnes sont en effet particuli&#232;rement touch&#233;es par l'&#233;pid&#233;mie avec une pr&#233;valence sup&#233;rieure de 18 % par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giovanna plaide pour une &#171; collaboration institutionnelle &#187; afin de lutter contre la transphobie et souligne la concertation et la collaboration mise en place avec l'h&#244;pital Bichat o&#249; les femmes transgenres sont bien accueillies, &#233;cout&#233;es et bien suivies dans une &lt;i&gt;&#171; approche sans jugement, non discriminante &#187;&lt;/i&gt;. &#192; Bichat, &lt;i&gt;&#171; tout est gratuit, au m&#234;me endroit et on ne leur demande rien, ce qui facilite un circuit fluide &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Jade Ghosn m&#233;decin de la COREVIH de Bichat (lire ci-contre). Des m&#233;diatrices de sant&#233; parlant espagnol et portugais sont &#233;galement pr&#233;sentes. Et &#224; partir de d&#233;cembre, une consultation de pr&#233;vention &#171; hors les murs &#187; sera mise en place dans les locaux de l'association chaque lundi &#171; &lt;i&gt;pour capter les personnes dans un lieu o&#249; elles se sentent &#224; l'aise et en s&#233;curit&#233; et, en cas de test positif, leur prendre tout de suite un rendez-vous avec le m&#233;decin&lt;/i&gt; &#187;. Important pour une population tr&#232;s mobile et donc difficile &#224; inscrire dans un parcours de soin. &#171; &lt;i&gt;Il y aura en plus un m&#233;decin de Bichat qui pourra prescrire la PrEP directement sur place et faire une visite m&#233;dicale compl&#232;te&lt;/i&gt; &#187;, explique Giovanna. &#171; &lt;i&gt;L'h&#244;pital s'adapte, le renversement hi&#233;rarchique r&#233;concilie les personnes transgenres avec le syst&#232;me de sant&#233; et l'&#233;tablissement devient un outil communautaire&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;URACA-Basiliade&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les personnes h&#233;t&#233;rosexuelles ayant d&#233;couvert leur s&#233;ropositivit&#233; en 2017, 75 % sont des personnes n&#233;es &#224; l'&#233;tranger, principalement en Afrique subsaharienne*. C'est &#224; cette population sp&#233;cifique que s'adresse URACA-Basiliade (Unit&#233; de r&#233;flexion et d'action des communaut&#233;s afri&#173;caines) bas&#233;e &#224; la Goutte d'Or. Initialement cr&#233;&#233;e en 1985 pour lutter contre la toxicomanie dans les communaut&#233;s africaines, son projet a &#233;volu&#233; en 1987 vers la pr&#233;vention du VIH/sida aupr&#232;s des m&#234;mes populations. Elle travaille &#224; rendre possible les liens entre la m&#233;decine traditionnelle africaine et ses tradipraticiens et la m&#233;decine occidentale malgr&#233; les approches diff&#233;rentes. Cela passe par des ateliers collectifs, un accompagnement individuel de pr&#233;vention et des s&#233;ances d'information et de d&#233;pistage en collaboration avec les COREVIH, Afrique Avenir et les CeGIDD.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Afrique Avenir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me combat pour Afrique Avenir qui effectue des actions de d&#233;pistage depuis 2005 aupr&#232;s de la communaut&#233; afro-descendante. Iris, jointe au t&#233;l&#233;phone, nous pr&#233;cise leurs actions dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Ils circulent dans toute l'IDF et vous avez peut-&#234;tre d&#233;j&#224; vu leur unit&#233; mobile &#224; la sortie des stations Marcadet et Ch&#226;teau-Rouge les mardi et mercredi apr&#232;s-midi. Un barnum &#233;quip&#233; d'une table avec flyers, pr&#233;servatifs et gel pour accueillir les passants et leur proposer de se faire tester. Pour ceux qui acceptent, un d&#233;pistage par test rapide (TROD) est pratiqu&#233; dans le camion autour d'un caf&#233; ou d'un th&#233;. Il s'agit d'un petit pr&#233;l&#232;vement sanguin pratiqu&#233; sur la pulpe du doigt qui permet de conna&#238;tre le statut s&#233;rologique en 30 minutes. S'il se r&#233;v&#232;le positif, on propose &#224; la personne de l'accompagner &#224; l'h&#244;pital le plus proche dans la foul&#233;e ou d&#232;s le lendemain matin pour une prise de sang qui confirmera le r&#233;sultat. Le partenariat d'Afrique Avenir avec plusieurs h&#244;pitaux assure une prise en charge rapide pour les personnes accompagn&#233;es par ses b&#233;n&#233;voles. Le mois dernier, trois personnes ont ainsi &#233;t&#233; test&#233;es positives &#224; Ch&#226;teau-Rouge.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Espoir Goutte d'Or&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'association EGO-Aurore agit aupr&#232;s d'une autre cat&#233;gorie de personnes pr&#233;caires, les usagers de drogue. Elle contribue dans le cadre de son programme de r&#233;duction des risques et par la distribution de mat&#233;riel st&#233;rile &#224; limiter les risques de contamination via l'&#233;change de seringues. Elle agit &#233;galement au niveau du d&#233;pistage et de la pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers une reprise annonc&#233;e de l'&#233;pid&#233;mie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le travail de d&#233;pistage conjoint des associations de terrain et des institutions m&#233;dicales est primordial pour atteindre le &#171; z&#233;ro nouvelle contamination &#187; vis&#233; par Paris. Mais si la ville se donne les moyens d'atteindre cet objectif, la politique gouvernementale ne va clairement pas dans ce sens. La d&#233;cision prise r&#233;cemment de renforcer le contr&#244;le sur l'aide m&#233;dicale d'&#201;tat (AME) pour les &#233;trangers sans titre de s&#233;jour et d'instaurer une p&#233;riode de trois mois de carence pour l'acc&#232;s des r&#233;fugi&#233;s &#224; la protection universelle maladie (PUMa) nie le travail quotidien des associations. Pour Giovanna d'Acceptess-T, &lt;i&gt;&#171; le gouvernement crache au visage des associations engag&#233;es dans la lutte contre le sida. Les gens vont avoir peur, vont rester dans l'ill&#233;galit&#233; et ne pas se soigner et on ne peut pas se permettre de leur faire peur &#187;&lt;/i&gt;. Au risque de voir l'&#233;pid&#233;mie regagner du terrain ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La rue a des oreilles</title>
		<link>https://18dumois.info/la-rue-a-des-oreilles.html</link>
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		<dc:date>2019-12-03T22:14:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Roux</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une fois par mois, des professionnels form&#233;s &#224; l'&#233;coute (th&#233;rapeutes, psychologues, praticiens corporels) investissent l'espace public pour rencontrer habitants et passants. &lt;br class='autobr' /&gt; Vous les avez peut-&#234;tre aper&#231;us, le long de la friche Polonceau. Leur panneau, &#171; &#201;couteurs de rue &#187;, ne vous a pas &#233;chapp&#233;. Ni ces chaises align&#233;es dispos&#233;es deux par deux, l'une en face de l'autre. Vous avez peut-&#234;tre &#233;t&#233; interpell&#233;. Vous vous &#234;tes m&#234;me install&#233;, pas forc&#233;ment tout de suite. Et, peu &#224; peu, le tumulte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-goutte-d-or-1010-.html" rel="directory"&gt;Goutte d'or&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L122xH150/arton875-a173e.jpg?1690059926' class='spip_logo spip_logo_right' width='122' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une fois par mois, des professionnels form&#233;s &#224; l'&#233;coute (th&#233;rapeutes, psychologues, praticiens corporels) investissent l'espace public pour rencontrer habitants et passants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous les avez peut-&#234;tre aper&#231;us, le long de la friche Polonceau. Leur panneau, &lt;i&gt;&#171; &#201;couteurs de rue &#187;&lt;/i&gt;, ne vous a pas &#233;chapp&#233;. Ni ces chaises align&#233;es dispos&#233;es deux par deux, l'une en face de l'autre. Vous avez peut-&#234;tre &#233;t&#233; interpell&#233;. Vous vous &#234;tes m&#234;me install&#233;, pas forc&#233;ment tout de suite. Et, peu &#224; peu, le tumulte de la rue des Poissonniers, un samedi apr&#232;s-midi, s'est dissip&#233;. Vous vous &#234;tes retrouv&#233; comme dans une bulle face &#224; votre interlocuteur. Pour ceux qui ont pass&#233; leur route, voil&#224; ce que vous avez manqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dr&#244;le d'id&#233;e ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e a germ&#233; dans la t&#234;te de S&#233;verine Bourguignon, artiste plasticienne et psychologue, en 2018. Elle r&#233;alise alors un projet artistique et participatif pour cr&#233;er du lien social, sur la friche Polonceau. &#171; &lt;i&gt;Des gens entraient, ils me racontaient leur vie. Juste parce que j'&#233;tais l&#224;, disponible. Je me suis dit, comme Djibril [&#224; l'entr&#233;e de la friche] donne des pri&#232;res, je pourrais &#234;tre psychologue de rue.&lt;/i&gt; &#187; L'id&#233;e chemine. Une amie lui parle de Sidewalk talk : l'initiative de deux psychoth&#233;rapeutes, &#224; San Francisco. Leur constat : dans notre monde ultra-connect&#233;, il est temps de se reconnecter au r&#233;el, de recommencer &#224; se parler en face &#224; face, les yeux dans les yeux. Elles s'adressent donc directement aux inconnus, dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;verine parle de son id&#233;e &#224; des th&#233;rapeutes, des praticiens corporels. La premi&#232;re &#233;quipe est pr&#234;te en avril 2019 et pr&#233;sente &#224; une f&#234;te de quartier, la Rue aux enfants. D'autres rendez-vous ponctuels suivront. Depuis la rentr&#233;e, un rythme r&#233;gulier est propos&#233;. Pour les passants, c'est d'abord la surprise : l'interpellation dans la rue, ce dispositif &#233;tudi&#233;, avec des chaises sur le trottoir. Ces gens qui (se) racontent. Ceux-ci qui ont tout de suite envie de parler &#224; ces oreilles pr&#234;tes &#224; &#233;couter. Ceux-l&#224; qui questionnent : &#171; &lt;i&gt;C'est quoi ?&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Vous &#234;tes qui ?&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;De quoi je peux parler ? &lt;/i&gt; &#187; Des gens s'assoient, s'installant plus ou moins longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ce jeune homme, &#233;mu : &#171; &lt;i&gt;Au pays, on se parle. Ici, c'est la jungle. Alors on parle &#224; des &#233;trangers qui ne connaissent rien de notre vie, et &#231;a fait du bien. [Silence] On en a besoin...&lt;/i&gt; &#187; Et puis cette jeune femme, qui trouve que c'est une &#171; &lt;i&gt;super initiative ! S'ils recherchent des b&#233;n&#233;voles, je suis partante ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une dame vient de terminer son &#233;change. &#171; &lt;i&gt;C'est pas toujours facile... la vie... Oui, je me sens mieux maintenant. C'est bien ces gens qui essayent de vous comprendre.&lt;/i&gt; &#187; Elle attend ses deux filles, &#233;tudiantes, qui ont elles aussi trouv&#233; des oreilles attentives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jeune homme press&#233; vise le panneau, interroge, et s'en va, lan&#231;ant un &#171; &lt;i&gt;&#231;a m'int&#233;resse ! Je suis psychologue clinicien, dans une association, pour des enfants de 0 &#224; 4 ans. Je vais travailler ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des th&#233;rapeutes enthousiastes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Vous voulez parler de cette id&#233;e g&#233;niale ?&lt;/i&gt; &#187; Marie-Sylvie m'invite &#224; m'asseoir sur une chaise en face d'elle. Elle a tent&#233; l'exp&#233;rience parce que &#171; &lt;i&gt;c'est extr&#234;mement important de d&#233;mocratiser la psychologie... la d&#233;dramatiser m&#234;me ! Nous sommes dehors et offrons nos services au tout venant. Comme nous sommes ouverts, c'est presque pour rire, &#231;a ne rev&#234;t pas la m&#234;me importance.&lt;/i&gt; &#187; Elle pr&#233;sente chaque conversation comme &#171; &lt;i&gt;une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre : avec un d&#233;but, un milieu, une fin. Nous devons amener chaque personne vers une r&#233;flexion, des appuis. Dans cette sorte de dialogue, une relation s'installe, et dans un temps court on donne &#224; chacun le sentiment d'exister.&lt;/i&gt; &#187; Et, si le besoin se fait ressentir, comme les autres &#233;couteurs de rue, elle peut orienter vers des th&#233;rapeutes. &#171; &lt;i&gt;Parce que l'on ne peut pas tout r&#233;soudre en une seule fois ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus loin, Laetitia, qui proposait ce jour-l&#224; son attention pour la deuxi&#232;me fois rench&#233;rit : &#171; &lt;i&gt;C'est une situation d'&#233;coute tr&#232;s nouvelle pour moi, mais &#231;a va vite : on passe du monde ext&#233;rieur au monde int&#233;rieur en s'asseyant !&lt;/i&gt; &#187; Pour Paule, ce dispositif &lt;i&gt;&#171; permet d'ouvrir un espace accessible &#224; des personnes qui n'en aurait autrement pas l'occasion, &#224; une attention in&#233;dite&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Juliette Catho&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La potion magique de Coopaparis </title>
		<link>https://18dumois.info/la-potion-magique-de-coopaparis.html</link>
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		<dc:date>2019-12-03T22:14:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sonia Imbert</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de la Goutte d'Or, cette boutique associative f&#234;tera bient&#244;t ses six ans. Quelle est la recette de ce succ&#232;s hors du commun dans le paysage de la distribution alimentaire ? &lt;br class='autobr' /&gt; Comme le petit village gaulois de la BD, la Coop&#233;rative alimentaire de la Goutte d'Or &#171; r&#233;siste encore et toujours &#224; l'envahisseur &#187;. En effet, elle se d&#233;marque depuis six ans par sa r&#233;sistance aux &#171; monstres de la grande distribution &#187; comme le d&#233;crivent les membres les plus anciens. Par une organisation hors (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-goutte-d-or-1010-.html" rel="directory"&gt;Goutte d'or&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton876-bba02.jpg?1690059927' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au c&#339;ur de la Goutte d'Or, cette boutique associative f&#234;tera bient&#244;t ses six ans. Quelle est la recette de ce succ&#232;s hors du commun dans le paysage de la distribution alimentaire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme le petit village gaulois de la BD, la Coop&#233;rative alimentaire de la Goutte d'Or &#171; r&#233;siste encore et toujours &#224; l'envahisseur &#187;. En effet, elle se d&#233;marque depuis six ans par sa r&#233;sistance aux &#171; monstres de la grande distribution &#187; comme le d&#233;crivent les membres les plus anciens. Par une organisation hors du commun, elle arrive depuis toutes ces ann&#233;es &#224; fournir &#224; ses coop&#233;rateurs des produits de qualit&#233;, aux prix justes et respectueux du travail des petits producteurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ici, pas de chef ni de hi&#233;rarchie. Pas de contraintes strictes ni de dur&#233;e minimale d'adh&#233;sion. Tous les membres participent et se responsabilisent pour que la boutique continue &#224; tourner. Marie-Odile, journaliste retrait&#233;e &#233;galement active au 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois qui a vu na&#238;tre ce b&#233;b&#233; en 2014, avoue n'avoir pas toujours cru &#224; ce projet utopique : &#171; &lt;i&gt;Je ne pensais pas qu'avec des r&#232;gles aussi souples et un tel fonctionnement &#8220;usine &#224; gaz&#8221;, on pourrait y arriver.&lt;/i&gt; &#187; Pourtant aujourd'hui, elle ne quitterait pour rien au monde ce projet o&#249; &#171; &lt;i&gt;des amiti&#233;s se cr&#233;ent, o&#249; je m'amuse et o&#249; j'apprends &#233;norm&#233;ment de ce travail de boutique associative ; pour moi ce projet r&#233;pond en premier lieu &#224; une conviction citoyenne et politique d'alternative au syst&#232;me de la grande distribution qui &#233;crase les petits producteurs. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une organisation astucieuse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Indispensable outil : le site auquel chaque adh&#233;rent acc&#232;de apr&#232;s avoir cotis&#233; (35 &#8364;/an) est d'une redoutable efficacit&#233;. Acc&#232;s et inscription aux diff&#233;rents plannings, contacts des r&#233;f&#233;rents, rappel des dates de paiement d'adh&#233;sion, r&#233;capitulatifs des t&#226;ches r&#233;alis&#233;es, acc&#232;s aux comptes-rendus d'assembl&#233;es mensuelles auxquelles tous sont invit&#233;s, tout y est. Une organisation horizontale optimale qui donne &#224; chacun le m&#234;me niveau d'information. Chaque foyer adh&#233;rent doit participer au moins huit fois par an aux t&#226;ches de la coop&#233;rative et chacun est invit&#233; &#224; rejoindre l'une des neuf commissions garantes de la bonne tenue des lieux : hygi&#232;ne et m&#233;nage, finances, adh&#233;sion, communication, site web, ouverture de la boutique, approvisionnement, travaux, solidarit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, ce sont pr&#232;s de 300 foyers, soit environ 400 adh&#233;rents, qui ont &#233;pous&#233; le mode de fonctionnement de cette coop&#233;rative. Et chacun y trouve son compte. Pour C&#233;cile, 46 ans, crois&#233;e avec son panier de l&#233;gumes et fruits frais &#224; la caisse, adh&#233;rente depuis quelques mois, nulle motivation politique mais &#171; &lt;i&gt;une volont&#233; de trouver des produits de qualit&#233;, proches des producteurs, &#224; des prix justes et int&#233;ressants &lt;/i&gt; &#187;. Quant &#224; Adrienne, 40 ans, enseignante, adh&#233;rente depuis trois ans qui &#233;tait ce soir-l&#224; de permanence boutique, servant, louche en main, un fromage blanc app&#233;tissant, elle confie : &#171; &lt;i&gt;Je suis ici avant tout parce que les produits sont bons ! Et puis, on ne donne pas de l'argent &#224; une entreprise d&#233;gueulasse. &#199;a a du sens, tout simplement !&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette aventure inspire d'autres structures qui se cr&#233;ent sur ce mod&#232;le. Marie-Odile est cat&#233;gorique sur le sujet : &#171; &lt;i&gt;Le succ&#232;s du projet r&#233;side aussi et surtout dans la proximit&#233; entre les coop&#233;rateurs et les producteurs et dans la taille humaine de notre structure. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Claire Gaby&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Petite histoire des bains-douches : propret&#233;, hygi&#232;ne et divertissement</title>
		<link>https://18dumois.info/petite-histoire-des-bains-douches-proprete-hygiene-et-divertissement.html</link>
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		<dc:date>2019-12-03T22:13:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'hygi&#232;ne n'a pas toujours &#233;t&#233; le propre de l'homme. En tout cas pas au sens o&#249; on l'entend. Le bain fut d'abord un plaisir avant de se transformer en n&#233;cessit&#233; de sant&#233; publique accompagn&#233;e par l'&#233;quipement de la ville en bains-douches. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis l'Antiquit&#233; on conna&#238;t les bains publics. On trouve d'ailleurs dans le centre de Paris des thermes, construits par les Romains d&#232;s leur arriv&#233;e &#224; Lut&#232;ce, peut-&#234;tre au II&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, et qui viennent d'&#234;tre magnifiquement r&#233;nov&#233;s. Ils sont l'actuel (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1008-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L114xH150/arton874-af174.jpg?1690059927' class='spip_logo spip_logo_right' width='114' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'hygi&#232;ne n'a pas toujours &#233;t&#233; le propre de l'homme. En tout cas pas au sens o&#249; on l'entend. Le bain fut d'abord un plaisir avant de se transformer en n&#233;cessit&#233; de sant&#233; publique accompagn&#233;e par l'&#233;quipement de la ville en bains-douches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'Antiquit&#233; on conna&#238;t les bains publics. On trouve d'ailleurs dans le centre de Paris des thermes, construits par les Romains d&#232;s leur arriv&#233;e &#224; Lut&#232;ce, peut-&#234;tre au II&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, et qui viennent d'&#234;tre magnifiquement r&#233;nov&#233;s. Ils sont l'actuel mus&#233;e de Cluny et ils occupaient plusieurs hectares. Ils faisaient partie du mode de vie de l'&#233;poque : on y venait pour se laver, mais aussi pour se d&#233;tendre, se faire couper les cheveux, raser, ou m&#234;me lire car les thermes poss&#233;daient une biblioth&#232;que. On pouvait aussi y faire du sport ou tout simplement s'asseoir et bavarder. C'&#233;tait le lieu de socialisation des habitants de la cit&#233;, qui joignaient l'utile (se laver), &#224; l'agr&#233;able (se rencontrer).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bains publics, lieux de plaisir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Se laver ou s'amuser ? Voire, les deux &#224; la fois ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Danielle Fournier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voyage &#224; l'int&#233;rieur du cerveau de Roger Ballen</title>
		<link>https://18dumois.info/voyage-a-l-interieur-du-cerveau-de-roger-ballen.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/voyage-a-l-interieur-du-cerveau-de-roger-ballen.html</guid>
		<dc:date>2019-12-03T22:12:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Loubeski</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Halle Saint-Pierre propose une r&#233;trospective de l'&#339;uvre troublante et &#233;nigmatique d'un artiste qui explore le monde noir et blanc de la psych&#233; humaine. &lt;br class='autobr' /&gt; N&#233; et &#233;lev&#233; &#224; New York, install&#233; &#224; Johannesburg o&#249; il a longtemps exerc&#233; la profession de g&#233;ologue, Roger Ballen est d'abord un photographe, amoureux du noir et blanc. Puis le cr&#233;ateur d'un univers o&#249; des animaux vivants, empaill&#233;s, en peluche, en m&#233;tal ou en plastique sont dispos&#233;s devant des murs couverts de dessins enfantins. Il est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-culture-1013-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://18dumois.info/+-article-complet-+.html" rel="tag"&gt;Article complet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L102xH150/arton879-c13c0.jpg?1690059927' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Halle Saint-Pierre propose une r&#233;trospective de l'&#339;uvre troublante et &#233;nigmatique d'un artiste qui explore le monde noir et blanc de la psych&#233; humaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233; et &#233;lev&#233; &#224; New York, install&#233; &#224; Johannesburg o&#249; il a longtemps exerc&#233; la profession de g&#233;ologue, Roger Ballen est d'abord un photographe, amoureux du noir et blanc. Puis le cr&#233;ateur d'un univers o&#249; des animaux vivants, empaill&#233;s, en peluche, en m&#233;tal ou en plastique sont dispos&#233;s devant des murs couverts de dessins enfantins. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est tr&#232;s t&#244;t initi&#233; &#224; la photographie par sa m&#232;re, disparue pr&#233;matur&#233;ment, qui travaillait pour l'agence Magnum avant d'ouvrir sa propre galerie. &#192; l'issue de ses &#233;tudes, le jeune homme part en stop d&#233;couvrir le monde. Du Caire au Cap puis d'Istanbul jusqu'en Nouvelle-Guin&#233;e. Un voyage initiatique de cinq ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
De retour au bercail, Ballen publie Boyhood, un livre de photos sur le th&#232;me de l'enfance, et compl&#232;te son cursus universitaire. Sa sp&#233;cialit&#233; en industrie mini&#232;re l'am&#232;ne en Afrique du Sud. Il aime le m&#233;tier de g&#233;ologue qu'il exercera jusqu'en 2007. Il s'int&#233;resse alors &#224; une population en marge, des Afrikaners rendus d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s par les unions consanguines. Ces gens d&#233;laiss&#233;s survivent dans des dorps, des petites villes d&#233;cr&#233;pites ou dans des campagnes recul&#233;es (Platteland en 1994).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cerveau et une dynamique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On rapproche alors sa vision de celle de Diane Arbus. Mais Ballen refuse de s'arr&#234;ter au documentaire. Dipl&#244;m&#233; en psychologie, il d&#233;sire faire partager au public les pens&#233;es issues du puzzle de son propre cerveau. Il prend d'ailleurs de la distance, parlant volontiers de lui-m&#234;me &#224; la troisi&#232;me personne, r&#233;cusant toute influence, du moins picturale. Il d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;La cl&#233; de mon travail, c'est mon esprit, les cellules qui se m&#234;lent pour fabriquer le cerveau de Roger Ballen. Et la dynamique qui s'ensuit&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
La photo ne repr&#233;sente plus qu'une partie de sa cr&#233;ation. Ballen a adopt&#233; une m&#233;thode de travail : trouver un sujet, une sc&#232;ne, qui attire son regard, puis le mettre en sc&#232;ne. Devant un mur couvert de croquis na&#239;fs il dispose, apr&#232;s m&#251;re r&#233;flexion, des &#233;l&#233;ments divers : silhouettes en carton, masques, &#233;chantillons de son bestiaire (ch&#232;vre, souris, insecte ou oiseau), mannequins d&#233;guis&#233;s avachis dans des fauteuils, mod&#232;les vivants dont le corps est de plus en plus fragment&#233;. Depuis 2002, aucune personne enti&#232;re n'appara&#238;t sur un clich&#233;. On ne voit que des mains, des pieds, des bras pli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un monde effrayant... avec humour !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'exposition s'ouvre avec une vid&#233;o montrant Ballen s'&#233;battant au milieu de mouettes. Des photos tir&#233;es de dessins trac&#233;s sur des vitres montrent de nombreuses cr&#233;atures hybrides. Des corps constitu&#233;s de pi&#232;ces d&#233;pareill&#233;es. Parmi ces chim&#232;res, un homme-coq se dresse, pr&#232;s de pantins enferm&#233;s derri&#232;re des grillages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le monde &#171; ballenesque &#187; est glauque, effrayant, il n'est pas d&#233;nu&#233; d'humour. Cette femme sans substance, semblant hurler, coinc&#233;e dans une carcasse de fauteuil, sort tout droit de Psychose. Un vieux frigo est coup&#233; en deux par une scie &#233;go&#239;ne pos&#233;e sous le compartiment cong&#233;lateur. Une r&#233;f&#233;rence irr&#233;sistible aux num&#233;ros d'illusion o&#249; une femme se fait all&#232;grement d&#233;couper. Au centre, une statue de Ballen (fa&#231;on mus&#233;e Gr&#233;vin) est juch&#233;e sur un tabouret tournant, surveillant son petit monde, le Rolleiflex autour du cou.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;tage, le visiteur est accueilli par un &#233;trange tableau. Un gros chien noir est allong&#233; sur un lit tandis qu'un enfant (apeur&#233; ?) g&#238;t en-dessous. Cette installation centrale est entour&#233;e de vieux jouets (ours r&#226;p&#233;s, poup&#233;es cuites au soleil), de figures grillag&#233;es. On d&#233;couvre ici les premiers clich&#233;s en couleur de cet adepte r&#233;solu du noir et blanc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le monde &#171; ballenesque &#187; s'expose un peu partout dans le monde. Le centre Roger Ballen pour les arts photographiques ouvrira ses portes l'an prochain &#224; Johannesburg. La &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;trospective de la Halle Saint-Pierre n'est pas le bilan d'une carri&#232;re : Ballen continuera &#224; explorer la psych&#233; humaine. Comme il le dit : &#171; &lt;i&gt;Tant que je m'inspire moi-m&#234;me je serai heureux.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Marguerite Rossouw&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un journaliste, &#231;a met les mains dans le cambouis</title>
		<link>https://18dumois.info/un-journaliste-ca-met-les-mains-dans-le-cambouis.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/un-journaliste-ca-met-les-mains-dans-le-cambouis.html</guid>
		<dc:date>2019-12-03T22:06:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Mignot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans une Goutte d'Or connue pour ses populations africaines et maghr&#233;bines vit un sp&#233;cialiste de l'Am&#233;rique latine. Rencontre (presque) au sommet, rue de Panama. &lt;br class='autobr' /&gt; Maurice Lemoine descend quatre &#233;tages &#224; pied pour accueillir ses visiteurs car l'interphone ne fonctionne plus. &#171; Je suis un peu n&#233;gligent, j'aurais d&#251; demander qu'on le r&#233;pare, je crois qu'il n'y a que moi qui ai un probl&#232;me avec cet appareil &#187;, confie-t-il. &#171; C'est un peu g&#234;nant quand je re&#231;ois des amis. &#187; Son appartement est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1015-.html" rel="directory"&gt;Les gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L100xH150/arton880-36d8b.jpg?1690059927' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans une Goutte d'Or connue pour ses populations africaines et maghr&#233;bines vit un sp&#233;cialiste de l'Am&#233;rique latine. Rencontre (presque) au sommet, rue de Panama.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Maurice Lemoine descend quatre &#233;tages &#224; pied pour accueillir ses visiteurs car l'interphone ne fonctionne plus. &lt;i&gt;&#171; Je suis un peu n&#233;gligent, j'aurais d&#251; demander qu'on le r&#233;pare, je crois qu'il n'y a que moi qui ai un probl&#232;me avec cet appareil &#187;&lt;/i&gt;, confie-t-il. &lt;i&gt;&#171; C'est un peu g&#234;nant quand je re&#231;ois des amis. &#187; &lt;/i&gt; Son appartement est tapiss&#233; de livres et de bo&#238;tes &#224; archives. Le journaliste habite la Goutte d'Or depuis trente-cinq ans. &lt;i&gt;&#171; J'ai d&#233;barqu&#233; ici alors que j'&#233;tais pigiste, se souvient-il, c'&#233;tait le seul endroit o&#249; l'on trouvait des appartements pas chers. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'appel du voyage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'homme dit s'&#234;tre tourn&#233; vers ce m&#233;tier par hasard. Il a grandi entour&#233; de livres &#8211; il suffit de franchir le seuil de son appartement pour constater qu'il l'est toujours &#8211; et est titulaire d'un CAP de typographe. &#201;crire ne lui est donc pas totalement tomb&#233; du ciel. &lt;i&gt;&#171; Je voulais voyager. L'Asie, en particulier le Vietnam et le Cambodge, m'intriguait. Mais mon premier s&#233;jour s'est fait en Laponie finlandaise. &#187;&lt;/i&gt; &#192; l'&#233;poque, en 1973, voyager n'&#233;tait pas aussi facile qu'aujourd'hui. Le p&#233;riple vaut bien un r&#233;cit et Maurice, pas encore trentenaire, frappe &#224; la porte de la revue Sciences et Voyages. &lt;i&gt;&#171; Le r&#233;dac' chef a appr&#233;ci&#233; ce que j'avais &#233;crit et m'a encourag&#233; &#224; continuer. Il m'a m&#234;me propos&#233; un billet d'avion pour un reportage au Mexique. &#187;&lt;/i&gt; Mais la publication met la cl&#233; sous la porte quelques jours avant son d&#233;part. &lt;i&gt;&#171; &#199;a m'a mis la rage, se rappelle-t-il. Alors j'ai boss&#233; pour me payer le voyage. Je suis parti sept mois en Am&#233;rique latine et en suis tomb&#233; amoureux. J'avais d&#233;j&#224; v&#233;cu un an au Gabon, comme Volontaire du Progr&#232;s, mais je n'avais pas compris le pays. Alors que l&#224;-bas j'ai tr&#232;s vite trouv&#233; mes rep&#232;res. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le reportage, c'est la vie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quarante-cinq ans de carri&#232;re plus tard, Maurice Lemoine compte parmi les plus grands connaisseurs de l'Am&#233;rique latine, notamment du V&#233;n&#233;zuela et de la Colombie. Apr&#232;s une longue p&#233;riode de &#171; gal&#232;re &#224; la pige &#187;, il passe trois ann&#233;es &#224; la t&#234;te de La Chronique (le mensuel d'Amnesty International France) et six au Monde diplomatique, dont il devient r&#233;dacteur en chef en 2010, sans compter un d&#233;tour par la radio comme producteur des Nuits magn&#233;tiques, sur France Culture. &lt;i&gt;&#171; Mais la condition, c'&#233;tait que je puisse continuer &#224; faire du terrain. Au Diplo, j'avais n&#233;goci&#233; trois reportages par an. On n'est pas journaliste si on ne met pas les mains dans le cambouis. &#187;&lt;/i&gt; Pour lui, le reportage c'est la vraie vie, un d&#233;sir qui l'anime toujours, &#224; 75 ans. Maurice continue d'&#233;crire, notamment pour le site web M&#233;moire des luttes, vient de sortir un roman aux caustiques accents &#171; san antoniens &#187; (Tout est bien qui finit mal, aux &#233;ditions V&#233;rone) et produit des ouvrages sur l'actualit&#233; politique en Am&#233;rique latine. &lt;i&gt;&#171; Il va toujours chercher sur le terrain, v&#233;rifier, creuser &#187;&lt;/i&gt;, observe Anne-C&#233;cile Robert, journaliste et chercheuse, qui a travaill&#233; avec lui au Monde diplomatique. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est plus si courant dans ce m&#233;tier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour sur le d&#233;mant&#232;lement des camps de la Chapelle </title>
		<link>https://18dumois.info/retour-sur-le-demantelement-des-camps-de-la-chapelle.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/retour-sur-le-demantelement-des-camps-de-la-chapelle.html</guid>
		<dc:date>2019-11-29T14:23:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Legrand, Claire Rosemberg</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Plus de 1 600 migrants ont &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;s de la porte de La Chapelle, selon un sc&#233;nario d&#233;j&#224; bien rod&#233;. Il s'agissait de la 59&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;vacuation parisienne depuis 2015. Retour sur cette op&#233;ration avec les membres du collectif Solidarit&#233; Migrants Wilson, qui ont tent&#233; en vain de sauver tentes et couvertures. &lt;br class='autobr' /&gt; L'op&#233;ration a d&#233;marr&#233; &#224; l'aube, jeudi 7 novembre, sous une pluie gla&#231;ante. D&#232;s 6 h du matin, 600 policiers avaient &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s pour &#233;vacuer plus de 1 600 exil&#233;s qui vivaient depuis des mois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1012-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton878-2b98f.jpg?1690059927' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plus de 1 600 migrants ont &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;s de la porte de La Chapelle, selon un sc&#233;nario d&#233;j&#224; bien rod&#233;. Il s'agissait de la 59&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;vacuation parisienne depuis 2015. Retour sur cette op&#233;ration avec les membres du collectif Solidarit&#233; Migrants Wilson, qui ont tent&#233; en vain de sauver tentes et couvertures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'op&#233;ration a d&#233;marr&#233; &#224; l'aube, jeudi 7 novembre, sous une pluie gla&#231;ante. D&#232;s 6 h du matin, 600 policiers avaient &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s pour &#233;vacuer plus de 1 600 exil&#233;s qui vivaient depuis des mois dans des conditions inhumaines le long du p&#233;riph&#233;rique et de l'&#233;changeur de l'autoroute A1, autour de la porte de La Chapelle et de l'avenue du pr&#233;sident Wilson. Son objectif ? D&#233;manteler pour la 59&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; fois ces &#171; campements de la honte &#187;, qui se reforment depuis des ann&#233;es dans le nord de la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 4 h du matin, des b&#233;n&#233;voles du collectif de riverains Solidarit&#233; Migrants Wilson, &#233;taient pr&#233;sents sur place. Leur mission ? Suivre le d&#233;roul&#233; de l'op&#233;ration. Mais aussi sauver les tentes et les couvertures fournies aux migrants gr&#226;ce &#224; la g&#233;n&#233;rosit&#233; de donateurs de toute l'Europe. &#171; &lt;i&gt;On a vu tant de personnes dormir &#224; m&#234;me le sol dans le froid et sous la pluie, m&#234;me des femmes enceintes&lt;/i&gt; &#187;, soupire Clarisse Bouthir, membre du collectif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mat&#233;riel confisqu&#233; et d&#233;truit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ils &#233;taient ainsi une trentaine &#224; d&#233;monter dans la nuit les arceaux et &#224; ranger soigneusement les toiles et couvertures dans d'&#233;normes sacs en plastique jaune. Ce mat&#233;riel devait &#234;tre ensuite d&#233;sinfect&#233; pour pouvoir &#234;tre r&#233;utilis&#233;. Peine perdue. &#171; &lt;i&gt;Les policiers nous ont laiss&#233; rassembler nos sacs, poursuit Clarisse. Et soudain &#224; 8 heures du matin, ils les ont jet&#233;s dans des broyeuses, qui ont tourn&#233; pendant des heures. On avait r&#233;ussi &#224; mettre quelques sacs de c&#244;t&#233;, mais avant de partir, les derniers policiers pr&#233;sents les ont fait jeter dans des bennes.&lt;/i&gt; &#187; Clarisse d&#233;nonce un immense g&#226;chis. &#171; &lt;i&gt;On n'a rien pu r&#233;cup&#233;rer : 985 tentes et 5 000 couvertures sont partis &#224; la poubelle. L'hiver risque d'&#234;tre beaucoup plus compliqu&#233;&lt;/i&gt; &#187;, dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les familles avec enfants, environ 250 personnes, ont &#233;t&#233; les premi&#232;res &#233;vacu&#233;es, ainsi que des mineurs isol&#233;s. Puis les hommes. &#171; &lt;i&gt;On avait pr&#233;venu les migrants&lt;/i&gt;, raconte Philippe Caro, membre du collectif, pr&#233;sent lui aussi &#224; l'aube. &lt;i&gt;Certains ont pr&#233;f&#233;r&#233; s'enfuir pour &#233;chapper aux contr&#244;les de police. Beaucoup ont fait le choix de monter dans les bus, car ils en avaient ras le bol&lt;/i&gt;. &#187; Des Afghans, des Somaliens, des Soudanais. La plupart viennent de pays en guerre et rel&#232;vent du droit d'asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se sont mis en file indienne, attendant sagement leur tour pour monter dans les v&#233;hicules. Certains avaient des valises &#224; roulettes, d'autres un simple sac plastique pour emporter leurs maigres affaires. Ils ont &#233;t&#233; conduits ensuite dans des gymnases, r&#233;quisitionn&#233;s &#224; Paris et dans toute l'Ile-de-France. Une mise &#224; l'abri provisoire, le temps d'examiner leur situation administrative.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cirque m&#233;diatique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;ration s'est d&#233;roul&#233;e dans le calme. Anne Hidalgo, maire de Paris, le pr&#233;fet de Paris, le pr&#233;fet d'Ile-de-France, pr&#233;sents d&#232;s l'aube, ont fait des d&#233;clarations devant les journalistes, autour du cou desquels pendait une accr&#233;ditation de la pr&#233;fecture. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait un peu un cirque m&#233;diatique&lt;/i&gt; &#187;, ironise Philippe, surpris par le d&#233;calage entre les discours officiels et la r&#233;alit&#233; du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Quand les derniers bus sont partis, il y a eu une p&#233;riode de flottement,&lt;/i&gt; raconte-t-il. &lt;i&gt;Environ 200 migrants n'ont pu monter, faute de places.&lt;/i&gt; &#187; La pr&#233;fecture a demand&#233; alors aux journalistes de reculer. Ils ont ob&#233;i et sont partis. &#171; &lt;i&gt;Ils avaient compris qu'on ne voulait plus qu'ils filment ceux qui restaient en plan.&lt;/i&gt; &#187; Philippe, lui, a film&#233; avec son portable et a post&#233; la sc&#232;ne sur la page facebook du collectif. Ces laiss&#233;s-pour-compte ont &#233;t&#233; escort&#233;s par la police &#171; &lt;i&gt;tel un troupeau&lt;/i&gt; &#187;, dit-il, jusqu'&#224; la porte d'Aubervilliers, o&#249; on les a somm&#233;s de ne pas revenir en arri&#232;re. &#171; &lt;i&gt;On a sciemment remis &#224; la rue des personnes &#224; qui on avait enlev&#233; toutes leurs affaires, leurs tentes, leurs couvertures&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;nonce-t-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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