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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Restos du c&#339;ur</title>
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		<dc:date>2020-01-31T17:05:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Legrand</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le pied de la butte Montmartre abrite le plus grand centre parisien de distribution alimentaire des Restos du c&#339;ur. Plus d'un millier de familles y viennent chaque semaine chercher de quoi se nourrir. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est au fond d'une cour, derri&#232;re un vaste portail m&#233;tallique jouxtant le parking de la rue Coustou, &#224; quelques m&#232;tres de la rue Lepic, que se niche le plus grand centre parisien des Restos du c&#339;ur &#8211; et l'un des plus grands de France. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; h&#233;berg&#233;e dans un hangar SNCF, puis un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-montmartre-1027-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH85/arton891-fc7c2.png?1787826339' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pied de la butte Montmartre abrite le plus grand centre parisien de distribution alimentaire des Restos du c&#339;ur. Plus d'un millier de familles y viennent chaque semaine chercher de quoi se nourrir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est au fond d'une cour, derri&#232;re un vaste portail m&#233;tallique jouxtant le parking de la rue Coustou, &#224; quelques m&#232;tres de la rue Lepic, que se niche le plus grand centre parisien des Restos du c&#339;ur &#8211; et l'un des plus grands de France. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; h&#233;berg&#233;e dans un hangar SNCF, puis un local pr&#234;t&#233; par la mairie &#224; la porte de La Chapelle, l'association a trouv&#233; refuge dans ces anciens b&#226;timents d'EDF, rachet&#233;s par des bailleurs sociaux qui les ont mis provisoirement &#224; sa disposition. Mais elle s'attend &#224; devoir d&#233;m&#233;nager d'un moment &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des habitants du quartier ne soup&#231;onnent pas son existence. Le centre reste invisible depuis la rue. Aucun panneau n'indique sa pr&#233;sence. Seul un petit attroupement de femmes charg&#233;es de caddies, de poussettes et de gros sacs, parfois d&#232;s 7 heures du matin, attire la curiosit&#233; des riverains qui viennent r&#233;cup&#233;rer leur voiture au parking.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la porte, un b&#233;n&#233;vole contr&#244;le les cartes jaunes des b&#233;n&#233;ficiaires, qui doivent refaire la queue dans la cour avant d'acc&#233;der par une rampe de livraison &#224; des b&#226;timents en b&#233;ton, dont les murs s'&#233;gaient de nombreux portraits de Coluche. Apr&#232;s s'&#234;tre fait enregistrer et donner un num&#233;ro, ils attendent &#224; nouveau sous un hangar adjacent qu'un b&#233;n&#233;vole les accompagne pour remplir leur caddie. Chaque famille a droit &#224; un quota pr&#233;cis de vivres dans chaque rayon : l&#233;gumes frais, p&#226;tes, couscous ou riz, viandes ou poissons surgel&#233;s, produits laitiers, desserts&#8230; De quoi se concocter environ six repas par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Essentiels pour beaucoup&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est gr&#226;ce aux Restos du c&#339;ur, o&#249; elle vient chaque semaine depuis 2013, que cette Arm&#233;nienne de 37 ans, veuve et m&#232;re de deux enfants (16 et 18 ans), arrive &#224; leur pr&#233;parer un repas, le soir, dans la cuisine commune de l'h&#244;tel du Samu social o&#249; elle est abrit&#233;e. Depuis sept ans qu'elle est l&#224;, elle n'a toujours pas de titre de s&#233;jour, ni d'autorisation de travailler. Elle a entam&#233; des d&#233;marches avec l'aide de la Cimade (association d'aide aux &#233;trangers), &#171; &lt;i&gt;mais il faut une grande patience&lt;/i&gt; &#187;, dit-elle. Elle r&#234;ve de devenir un jour assistante sociale pour &#224; son tour &#171; aider les gens &#187;. En attendant, elle ne touche que 200 &#8364; par mois d'aide financi&#232;re de la Mairie. &#171; &lt;i&gt;Pour &#233;lever deux ados, c'est vraiment tr&#232;s juste.&lt;/i&gt; &#187; Le midi, ils d&#233;jeunent &#224; la cantine de leur lyc&#233;e. Des fournitures scolaires ont &#233;t&#233; distribu&#233;es par les Restos du c&#339;ur &#224; la rentr&#233;e. Mais elle doit payer des livres, la laverie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une jeune femme congolaise, m&#232;re d'un petit gar&#231;on de 2 ans, vient ici chaque jeudi. Elle est prise en charge par la Cafda (Coordination de l'accueil des familles de demandeurs d'asile) et vit dans une minuscule chambre d'h&#244;tel, dot&#233;e d'un petit frigo et d'un four micro-onde. Elle ne peut pas vraiment cuisiner. Elle touche une allocation de demandeur d'asile (310 &#8364; par mois), mais l'utilise pour payer son avocat et la cr&#232;che. &#171; &lt;i&gt;Le m&#233;decin de la PMI a estim&#233; qu'un enfant ne pouvait rester enferm&#233; dans un si petit espace et lui a obtenu une place en cr&#232;che&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-elle. Cela lui permet de chercher des petits boulots au noir : en ce moment, elle aide une personne &#226;g&#233;e pour quelques euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont ainsi plus d'un millier &#224; d&#233;filer chaque semaine rue Coustou et emporter de quoi se nourrir. Ce sont essentiellement des familles migrantes. &#171; &lt;i&gt;On accueille de plus en plus de demandeurs d'asile, dont beaucoup de femmes avec enfants&lt;/i&gt; &#187;, explique Fran&#231;ois Coadour, responsable du centre. &#171; &lt;i&gt;Presque toutes sont h&#233;berg&#233;es dans des h&#244;tels du 115&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Erythr&#233;ens, Congolais, Somaliens, Roumains, Afghans, ou encore des Egyptiens coptes chr&#233;tiens pris en charge par l'Ordre de Malte. &#171; &lt;i&gt;Leur nationalit&#233; varie en fonction des &#233;v&#233;nements politiques du monde&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume Christiane, b&#233;n&#233;vole. Pour pouvoir s'inscrire, il faut en effet &#224; la fois &#234;tre domicili&#233; dans le secteur (les 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements) et disposer de revenus ne d&#233;passant pas un RSA. Or qui peut encore habiter Paris avec de tels revenus ? &#171; &lt;i&gt;Les familles les plus pauvres sont de plus en plus souvent relog&#233;es en banlieue, constate Sophie, b&#233;n&#233;vole aux Restos du c&#339;ur depuis une quinzaine d'ann&#233;es. Et les personnes &#226;g&#233;es les plus d&#233;munies qui vivent encore dans le quartier sont souvent prises en charge par les Petits Fr&#232;res des pauvres. &lt;/i&gt; &#187; Il reste les familles log&#233;es par le Samu social et adress&#233;es aux Restos du c&#339;ur, de plus en plus nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Relais du c&#339;ur et Restos b&#233;b&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;En d&#233;pit de plafonds de revenus revus &#224; la baisse, le nombre de b&#233;n&#233;ficiaires ne cesse d'augmenter, on n'arr&#234;te pas d'en inscrire de nouveaux, car on ne refuse personne&lt;/i&gt;, poursuit Sophie. &lt;i&gt;Depuis l'hiver dernier, on a &#233;t&#233; oblig&#233; d'ouvrir une journ&#233;e suppl&#233;mentaire (le samedi) et de ne faire venir les familles de quatre personnes qu'une fois pas semaine, au lieu de deux auparavant. Mais on manque de b&#233;n&#233;voles&lt;/i&gt;. &#187; D'autant plus que le centre de la rue Coustou ne fournit pas qu'une aide alimentaire. Un Relais du c&#339;ur accueille quatre matin&#233;es par semaine les personnes &#224; la rue. Elles peuvent s'y mettre au chaud autour d'un caf&#233;, recharger leur t&#233;l&#233;phone ou y domicilier leur courrier. Les Restos b&#233;b&#233;s accueillent les mamans avec leur nourrisson le mercredi apr&#232;s-midi. Une aide juridique et administrative, des cours de fran&#231;ais sont &#233;galement propos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les activit&#233;s de ce centre restent invisibles de l'ext&#233;rieur, ceux qui les fr&#233;quentent aussi. &#171; &lt;i&gt;Ce qui m'a &#233;tonn&#233;e au d&#233;but&lt;/i&gt;, raconte Sophie, &lt;i&gt;c'est que je ne croisais jamais de b&#233;n&#233;ficiaires dans le quartier, alors que beaucoup logent dans des h&#244;tels sociaux &#224; proximit&#233; &#8211; peu visibles eux aussi. Comme on n'a pas d'argent, on n'ose pas se promener dans la rue, m'a dit un jour l'un d'entre eux&lt;/i&gt;. &#187; Elle raconte l'histoire de cet Ukrainien, h&#233;berg&#233; dans un h&#244;tel social pr&#232;s de la place Pigalle, mont&#233; le soir du r&#233;veillon avec d'autres personnes de l'h&#244;tel jusqu'au Sacr&#233;-C&#339;ur. Depuis trois ans qu'il habitait ici, c'&#233;tait la premi&#232;re fois qu'il y allait. &#8226;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restos du c&#339;ur, 4bis rue Coustou, 01 53 24 98 00&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cours de fran&#231;ais sont &#233;galement propos&#233;s dans ce centre des Restos du c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;800 &lt;br class='autobr' /&gt;
familles inscrites &lt;br class='autobr' /&gt;
pour l'hiver (soit 2454 personnes)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;416 &lt;br class='autobr' /&gt;
nourrissons de moins de &lt;br class='autobr' /&gt;
18 mois pris en charge par les Restos b&#233;b&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;60 &lt;br class='autobr' /&gt;
b&#233;n&#233;voles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire un don et/ou devenir b&#233;n&#233;vole : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.restosducoeur.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.restosducoeur.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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