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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Thierry Jousse : la voix du cin&#233;ma</title>
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		<dc:date>2020-09-04T18:04:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Cin&#233;phile et m&#233;lomane, homme de radio et d'images, Thierry Jousse a construit sa carri&#232;re entre ses deux passions. &lt;br class='autobr' /&gt; Thierry Jousse, c'est d'abord une voix, une voix grave de fumeur, de titi, chaleureuse et convaincante, que l'on entend depuis de nombreuses ann&#233;es sur les ondes de France Inter puis de France Musique, de pr&#233;f&#233;rence dans la soir&#233;e. Il y partage avec un savoir colossal mais jamais p&#233;dant, toutes ses passions musicales et elles sont nombreuses : jazz, chansons, soul, musique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1102-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH106/arton1032-4d5dd.jpg?1787830736' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cin&#233;phile et m&#233;lomane, homme de radio et d'images, Thierry Jousse a construit sa carri&#232;re entre ses deux passions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Thierry Jousse, c'est d'abord une voix, une voix grave de fumeur, de titi, chaleureuse et convaincante, que l'on entend depuis de nombreuses ann&#233;es sur les ondes de France Inter puis de France Musique, de pr&#233;f&#233;rence dans la soir&#233;e. Il y partage avec un savoir colossal mais jamais p&#233;dant, toutes ses passions musicales et elles sont nombreuses : jazz, chansons, soul, musique br&#233;silienne, musiques de film avec un app&#233;tit qui remonte &#224; l'enfance. C'est par l'oreille qu'il nous donne envie de voir.&lt;br class='autobr' /&gt;
De sa jeunesse pass&#233;e &#224; Nantes, il se souvient avoir &#233;cout&#233; de la pop, du jazz, et m&#234;me de la musique classique&#8230; Et d&#233;j&#224;, de s'&#234;tre int&#233;ress&#233; au cin&#233;ma : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait ma passion naturelle, mais la musique a jou&#233; un r&#244;le dans ma fa&#231;on de l'appr&#233;hender assez t&#244;t, elle faisait partie de mon quotidien.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Critique et r&#233;alisateur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le &#224; sa vie dans la musique, Thierry Jousse est l'une des t&#234;tes pensantes du cin&#233;ma. Critique, il a &#233;t&#233; de 1991 &#224; 1996, r&#233;dacteur en chef des Cahiers du cin&#233;ma, a &#233;crit pour Les Inrockuptibles, pour le Dictionnaire du rock et Jazz Magazine. R&#233;alisateur, il a tourn&#233; des courts m&#233;trages et un documentaire sur Jean Douchet ainsi que deux longs m&#233;trages, Les Invisibles et Je suis un no man's land, ce dernier avec Philippe Katerine. &#171; &lt;i&gt;Dans mon premier long m&#233;trage, Les Invisibles, j'ai tourn&#233; des plans dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, pas loin de la place Clichy, dans des rues pas tr&#232;s spectaculaires. J'ai aussi tourn&#233; un court-m&#233;trage avec Philippe Katerine, qui habitait le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Nom de code Sacha. J'avais d&#233;j&#224; cette attirance pour ces lieux, et Philippe cette familiarit&#233; avec le quartier.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au carrefour du cin&#233;ma et de la musique, Thierry Jousse dit faire exactement ce qu'il avait envie de faire quand il &#233;tait adolescent. &#171; &lt;i&gt;Depuis mes 7/8 ans, j'ai commenc&#233; &#224; collecter des g&#233;n&#233;riques de films, &#224; mettre sur le papier des id&#233;es de sc&#233;narii, c'est une passion ancienne. Pour ma g&#233;n&#233;ration, le cin&#233;ma &#233;tait quelque chose d'important, moins sp&#233;cialis&#233;, concernait beaucoup de gens. C'est une p&#233;riode tr&#232;s riche, un &#226;ge d'or&#8230; J'ai pas calcul&#233;, j'ai juste eu la chance de pouvoir faire ce qui correspondait &#224; mes passions de jeunesse&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Son 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; de cin&#233;ma&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Thierry Jousse vit dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; depuis longtemps. Avant la rue de Clignancourt o&#249; il habite depuis 2007, et &#224; laquelle il est tr&#232;s attach&#233;, il y a s&#233;journ&#233; deux fois, d'abord rue Marcadet puis &#224; Guy Moquet : &#171; &lt;i&gt;Cela fait un bout de temps que j'entretiens un rapport personnel avec le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, l'endroit que je pr&#233;f&#232;re depuis que j'habite &#224; Paris&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais c'est un peu un hasard que cet amoureux du cin&#233;ma vive dans un quartier aussi pris&#233; par le 7&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; art : &#171; &lt;i&gt;M&#234;me dans les films hollywoodiens qui se passent &#224; Paris, on voit toujours Montmartre. Je pense &#224; ce film de Stanley Donen avec Fred Astaire Funny Face , il y a des plans de Montmartre qui reviennent. C'est kitch mais j'aime bien &#231;a. Il y a m&#234;me des &#233;pisodes de s&#233;ries am&#233;ricaines qui y ont &#233;t&#233; tourn&#233;s, la s&#233;rie The Affair par exemple. David Lynch lui aussi aurait tourn&#233; des plans dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Derni&#232;rement, j'ai &#233;t&#233; film&#233; pour un docu sur Melville et on s'est beaucoup balad&#233; entre la place Pigalle et certaines parties des Abbesses o&#249; ont &#233;t&#233; tourn&#233;s Bob le flambeur ou des films comme &#231;a&lt;/i&gt;&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Entre Barb&#232;s et Montmartre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il en comprenne le charme unique, Montmartre n'est pas le quartier de pr&#233;dilection de Thierry Jousse : &#171; &lt;i&gt;C'est forc&#233;ment un lieu de cin&#233;ma parce qu'il n'a pas tellement chang&#233;, il fait partie de la mythologie. On a l'impression parfois qu'on est dans un d&#233;cor&lt;/i&gt;&#8230; &#187; Le m&#233;lange des populations, la mixit&#233;, la chaleur d'un quartier qu'il trouve &#171; cosy &#187; lui ont permis de trouver le confinement &#224; la fois paradoxal et contradictoire : &#171; &lt;i&gt;La rue Caulaincourt est une de mes rues pr&#233;f&#233;r&#233;es, on peut y marcher agr&#233;ablement, notamment &#224; cause des arbres, c'est un quartier pour pi&#233;tons. L&#224; o&#249; j'habite, il y a un c&#244;t&#233; village, une vie de quartier, des commer&#231;ants, des gens atypiques, un m&#233;lange assez unique. Il y a un autre truc que j'aime : si on fait un pas de c&#244;t&#233;, on est &#224; Barb&#232;s, et si on fait un autre pas de c&#244;t&#233;, on est &#224; Montmartre&#8230; On est &#224; la crois&#233;e des chemins qui repr&#233;sentent bien le Paris contemporain.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Homme tout &#224; la fois discret et bavard, Thierry Jousse a zigzagu&#233; &#224; la marge de cet univers qui le s&#233;duit depuis toujours, port&#233; par la Nouvelle Vague, dont il a &#233;t&#233; l'une des voix, l'un des objectifs, et qui l'a conduit aussi bien &#224; l'&#233;criture qu'&#224; la cam&#233;ra. &#171; &lt;i&gt;J'ai toujours eu envie d'&#233;crire et de faire des films. J'ai plus &#233;crit, parce que les films, &#231;a prend plus d'&#233;nergie, plus de temps, c'est plus compliqu&#233; pour plein de raisons, surtout financi&#232;res.&lt;/i&gt; &#187; Son complice de toujours &#224; la radio, Laurent Val&#233;ro, est bluff&#233; par son rapport &#224; la musique : &#171; &lt;i&gt;Certains m&#233;lomanes sont plus musiciens que les musiciens. Thierry a une tr&#232;s grande sensibilit&#233; &#224; la musique, il l'aime et la ressent au-del&#224; de tout. Il sait traduire sa puissance &#233;vocatrice. Thierry est un homme de mots, d'images et de musique, &#224; &#233;galit&#233;&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La voix qui rapproche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un homme de cin&#233;ma qui fait de la radio ? Thierry Jousse cultive-t-il le paradoxe ? : &#171; La radio est un lieu producteur d'images. Je l'ai beaucoup &#233;cout&#233;e quand j'&#233;tais jeune, elle cr&#233;ait pour moi des images mentales, un c&#244;t&#233; fantasmatique. La voix, c'est tr&#232;s important pour moi, y compris au cin&#233;ma, j'ai choisi parfois mes com&#233;diens sur ce crit&#232;re, j'ai m&#234;me fait un film o&#249; la voix &#233;tait presque le sujet. Je continue &#224; aimer la radio comme auditeur, c'est le m&#233;dium le plus chaleureux, le plus proche. On l'a senti pendant le confinement : la radio r&#233;siste assez bien, notamment dans ces p&#233;riodes o&#249; on a besoin d'un peu de chaleur quotidienne. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Si on ne le croise pas dans le quartier qu'il arpente r&#233;guli&#232;rement, on peut donc profiter de cette chaleur qu'il revendique et partage en l'&#233;coutant sur France Musique, dans l'&#233;mission Cin&#233; Tempo ou bien encore regarder les petites vignettes intitul&#233;es Blow Up qu'il concocte pour Arte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il pr&#233;pare un film, mais myst&#232;re sur le sujet. Une chose est s&#251;re, certains plans seront tourn&#233;s dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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