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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Tout le 18e c&#233;l&#232;bre la Commune</title>
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		<dc:date>2021-03-05T17:51:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chatelin</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

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&lt;p&gt;Jusqu'au 28 mai, la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en association avec les centres Paris Anim' et les biblioth&#232;ques de l'arrondissement proposent des expositions et activit&#233;s autour de quatre grands th&#232;mes. Tout d'abord les femmes, qui ont jou&#233; un r&#244;le si important et pourtant m&#233;connu durant la Commune (lire nos pages 18-19) avec l'exposition &#171; CommUNES &#187;, install&#233;e au centre Rachid Taha, la r&#233;alisation d'une frise chronologique sur l'&#233;volution de leurs droits (dans le m&#234;me centre, du 8 au 31 mars) et des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-commune-de-paris-150-ans-apres-.html" rel="directory"&gt;La commune de Paris 150 ans apr&#232;s&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://18dumois.info/+-article-complet-+.html" rel="tag"&gt;Article complet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'au 28 mai, la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en association avec les centres Paris Anim' et les biblioth&#232;ques de l'arrondissement proposent des expositions et activit&#233;s autour de quatre grands th&#232;mes. Tout d'abord les femmes, qui ont jou&#233; un r&#244;le si important et pourtant m&#233;connu durant la Commune (lire nos pages 18-19) avec l'exposition &#171; &lt;i&gt;CommUNES&lt;/i&gt; &#187;, install&#233;e au centre Rachid Taha, la r&#233;alisation d'une frise chronologique sur l'&#233;volution de leurs droits (dans le m&#234;me centre, du 8 au 31 mars) et des ateliers de street art (au centre Binet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'art comme moyen d'expression se d&#233;clinera avec des ateliers d'&#233;criture et d'enregistrement pour r&#233;aliser un message destin&#233; aux g&#233;n&#233;rations futures (au centre Binet) et une exposition &#171; &lt;i&gt;Les artistes de la Commune&lt;/i&gt; &#187; (biblioth&#232;que Jacqueline de Romilly). Nous remonterons le temps avec les lieux embl&#233;matiques du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement en photographiant et en sonorisant le Montmartre (haut lieu de la Commune) d'hier et d'aujourd'hui ou en r&#233;alisant une maquette (&#224; la biblioth&#232;que Genevoix) des m&#234;mes lieux au temps de l'insurrection. Enfin, l'artisanat sera &#224; l'honneur avec un rallye des m&#233;tiers (centre Rachid Taha) destin&#233; aux coll&#233;giens et des rencontres avec les artisans de l'arrondissement qui leur parleront de savoir-faire m&#233;connus et anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour participer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;plus de renseignements, dates, lieux et inscription&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Accueil du centre d'animation Binet, 28 avenue Porte Montmartre, 01 42 55 69 74&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Centre d'animation Rachid Taha, 26 boulevard de La Chapelle, 01 42 05 18 39&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;.. et dans les 3 biblioth&#232;ques de l'arrondissement :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Jacqueline de Romilly, 16 avenue de la Porte Montmartre, 01 42 55 60 20&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Maurice Genevoix, 19 rue Tristan Tzara, 01 46 07 35 05&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Vaclav Havel, 26 esplanade Nathalie Sarraute, 01 40 38 65 40&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les femmes sur tous les fronts</title>
		<link>https://18dumois.info/les-femmes-sur-tous-les-fronts.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/les-femmes-sur-tous-les-fronts.html</guid>
		<dc:date>2021-03-05T17:51:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Darriulat</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Soixante-douze jours. Soixante-douze jours seulement, du 18 mars au 28 mai 1871. C'est la p&#233;riode, &#224; la fois si courte et si dense, pendant laquelle Paris connut un gouvernement insurrectionnel voulant assurer &#171; l'intervention permanente des citoyens dans les affaires communales &#187;. Cet article est le premier d'une s&#233;rie de trois consacr&#233;s &#224; cet &#233;v&#232;nement historique que fut la Commune. Il s'int&#233;resse aux nombreuses citoyennes souvent oubli&#233;es qui ont particip&#233; &#224; cette lutte, parfois au p&#233;ril (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-commune-de-paris-150-ans-apres-.html" rel="directory"&gt;La commune de Paris 150 ans apr&#232;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1117-aff55.jpg?1787829833' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Soixante-douze jours. Soixante-douze jours seulement, du 18 mars au 28 mai 1871. C'est la p&#233;riode, &#224; la fois si courte et si dense, pendant laquelle Paris connut un gouvernement insurrectionnel voulant assurer &#171; l'intervention permanente des citoyens dans les affaires communales &#187;. Cet article est le premier d'une s&#233;rie de trois consacr&#233;s &#224; cet &#233;v&#232;nement historique que fut la Commune. Il s'int&#233;resse aux nombreuses citoyennes souvent oubli&#233;es qui ont particip&#233; &#224; cette lutte, parfois au p&#233;ril de leur vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait exactement il y a cent cinquante ans. Nombreuses sont, cette ann&#233;e, les manifestations comm&#233;moratives c&#233;l&#233;brant cet &#233;v&#233;nement exceptionnel qui, comme tout &#233;v&#233;nement, comme toute page de l'histoire humaine, ne put avoir lieu que parce que des femmes et des hommes en furent les acteurs. Et il faut bien reconna&#238;tre que les premi&#232;res, bien qu'elles aient &#233;t&#233; aussi pr&#233;sentes que les seconds, ont bien plus vite &#233;t&#233; oubli&#233;es. Cette marginalisation m&#233;morielle peut s'expliquer de diff&#233;rentes fa&#231;ons. La premi&#232;re est sans doute la cons&#233;quence du fait que l'histoire et la m&#233;moire ayant &#233;t&#233; longtemps &#339;uvres masculines, elles ont eu tendance &#224; minimiser la place occup&#233;e par des femmes. La seconde rel&#232;ve probablement d'une r&#233;alit&#233; plus prosa&#239;que : la participation f&#233;minine &#224; la Commune dut se faire en dehors de la structure gouvernementale officielle, &#224; laquelle ne participaient que des hommes. Pour agir, pour se faire entendre, elles durent utiliser d'autres moyens que seule peut faire revivre une histoire &#171; &lt;i&gt;au ras du sol&lt;/i&gt; &#187;, qui a mis longtemps avant de s'imposer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Porteuses de revendications sp&#233;cifiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette absence de mixit&#233;, dans les organismes repr&#233;sentatifs de la Commune de Paris, a d'ailleurs eu des cons&#233;quences sur les d&#233;cisions de ce gouvernement r&#233;volutionnaire qui ne proposa jamais d'accorder le droit de vote aux femmes, alors qu'il sut &#234;tre si audacieux dans les domaines social et politique : s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat, reconnaissance de formes de d&#233;mocratie directe, citoyennet&#233; pour les &#233;trangers, la&#239;cisation de l'enseignement, principe de l'&#233;cole gratuite et obligatoire, r&#233;quisition des ateliers abandonn&#233;s, suppression des arm&#233;es permanentes, interdiction du travail de nuit, r&#233;quisition des logements vacants, etc. Ce droit de vote, les Communardes ne le demand&#232;rent d'ailleurs pas, pas plus qu'elles ne revendiqu&#232;rent de pouvoir participer au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 19 juillet 1870, date de la d&#233;claration de guerre franco-prussienne, la prise de parole des femmes s'&#233;tait pourtant consid&#233;rablement renforc&#233;e. Pendant le long et glacial hiver o&#249; Paris fut assi&#233;g&#233; par l'arm&#233;e prussienne, c'&#233;taient elles qui, tous les matins, bravant le froid et la fatigue, constituaient de longues files devant des boutiques aux &#233;tals vides, afin d'essayer d'obtenir une maigre pitance. On parlait certainement beaucoup dans ces queues : de la volont&#233; patriotique de r&#233;sister &#224; l'invasion, de la faim, du froid, des bourgeois de Paris qui avaient fui les rigueurs du si&#232;ge, des besoins d'une population affam&#233;e et abandonn&#233;e. Il n'est donc pas &#233;tonnant que ces femmes aient voulu &#234;tre actrices des &#233;v&#233;nements auxquels elles participaient : elles constitu&#232;rent des soci&#233;t&#233;s de secours et d'ambulanci&#232;res, organis&#232;rent des repas pour les enfants, form&#232;rent un atelier de 600 ouvri&#232;res, particip&#232;rent aux nombreux clubs dont certains &#233;taient exclusivement f&#233;minins et cr&#233;&#232;rent l'Union des femmes pour la d&#233;fense de Paris et le soin des bless&#233;s. Le 18 mars 1871, lorsque les soldats du g&#233;n&#233;ral Vinoy gravirent les contreforts de la butte Montmartre pour r&#233;cup&#233;rer des canons achet&#233;s par des contributions patriotiques et populaires, elles furent sans doute majoritaires dans la foule qui s'opposa &#224; cette intervention, fraternisa avec la troupe et, le soir m&#234;me, rue des Rosiers (actuelle rue du Chevalier de la Barre), fit fusiller les g&#233;n&#233;raux Cl&#233;ment-Thomas et Lecomte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les voix de ces femmes furent porteuses de revendications sp&#233;cifiques : elles demandaient la cr&#233;ation de cr&#232;ches, pr&#244;naient le droit au divorce, la reconnaissance de l'union libre, l'&#233;galit&#233; sociale au sein du mariage, obtinrent la fermeture des &#171; &lt;i&gt;maisons de tol&#233;rance&lt;/i&gt; &#187; et l'interdiction de la prostitution sur la voie publique, exig&#232;rent qu'&#224; travail &#233;gal leur salaire f&#251;t &#233;gal &#224; celui des hommes, etc. Certaines demand&#232;rent &#233;galement le droit de pouvoir participer aux combats : le 13 mai 1871 une centaine d'entre elles se rendit ainsi &#224; l'H&#244;tel de Ville pour r&#233;clamer des armes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Portraits de Communardes combattantes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Essayons d'en retrouver la trace, dans notre 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement o&#249; tout a commenc&#233; ce 18 mars 1871. Il faut se rappeler de Marguerite Boivin, une couturi&#232;re de 37 ans, bless&#233;e le 18 mars sur la Butte alors qu'elle s'opposait &#224; l'arriv&#233;e des soldats du g&#233;n&#233;ral Vinoy. Marie Georget (&#233;pouse Voisin), &#226;g&#233;e de 24 ans &#233;tait, avec son mari, cantini&#232;re du 154&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; bataillon de la Garde nationale et fut l'initiatrice d'une p&#233;tition demandant la la&#239;cisation du personnel des &#233;coles. Arr&#234;t&#233;e le 22 mai, rue Cortot, porteuse d'un &#171; &lt;i&gt;uniforme, d'un poignard et d'un r&#233;volver&lt;/i&gt; &#187;, elle fut d&#233;tenue &#224; Versailles, Clermont et Rouen, avant d'&#234;tre acquitt&#233;e en mars 1872. Anne Ch&#233;ron, n&#233;e Germain, une blanchisseuse de 36 ans, demeurait au 5 rue Myrha ; aid&#233;e d'Henriette Bouquin qui mourut en d&#233;tention, elle pr&#233;parait la tenue du club blanquiste de la R&#233;volution qui se r&#233;unissait dans l'&#233;glise Saint-Bernard. Arr&#234;t&#233;e le 31 mai, elle fut d&#233;port&#233;e en Nouvelle-Cal&#233;donie, d'o&#249; elle ne revint qu'en 1879. Jos&#233;phine Poinb&#339;uf, dite Alix, une fille soumise &#8211; prostitu&#233;e inscrite officiellement sur les registres de police &#8211; de 30 ans, demeurant 25 rue de la Charbonni&#232;re, fut condamn&#233;e &#224; quinze ans de travaux forc&#233;s pour avoir &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt;complice de l'arrestation d'un sergent de ville&lt;/i&gt; &#187;. Il y eut aussi Marie Lavernoy, &#233;pouse May, une couturi&#232;re de 31 ans, habitant 12 rue Doudeauville. Et Henriette Delli&#232;re, elle aussi couturi&#232;re (elles &#233;taient nombreuses &#224; Paris et particuli&#232;rement dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;), compagne du porte-drapeau du 257&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; bataillon. Celle-ci fut accus&#233;e d'avoir pill&#233; des denr&#233;es &#224; Neuilly pour les apporter &#224; Paris. Ou encore C&#233;leste Hardouin, qui ne joua pas un r&#244;le de premier plan, mais &#171; &lt;i&gt;a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e le 7 juillet 1871 au milieu de ses &#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; &#187; puis incarc&#233;r&#233;e &#224; Versailles et acquitt&#233;e le 17 octobre. Elle a publi&#233; un livre, &lt;i&gt;La D&#233;tenue de Versailles&lt;/i&gt;, en 1879, heureusement retrouv&#233; et r&#233;&#233;dit&#233; par son arri&#232;re-petite-fille... elle aussi institutrice dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les militantes du club rouge&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour croiser ces femmes, le mieux &#233;tait de se rendre au Ch&#226;teau Rouge. Depuis 1847 une salle de bal y connaissait un certain succ&#232;s. Pendant la Commune, il servait aux r&#233;unions du Comit&#233; de vigilance de Montmartre. Cr&#233;&#233; par Georges Clemenceau, maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, le 4 septembre 1870, le jour o&#249; L&#233;on Gambetta proclamait la R&#233;publique, ce club joua un r&#244;le d&#233;terminant dans la d&#233;fense des canons de Montmartre. Il se divisait en un club masculin et un club f&#233;minin. Sa r&#233;putation de club rouge &#233;tait bien &#233;tablie. Louise Michel, dans ses M&#233;moires, en parlait en ces termes : &#171; &lt;i&gt;Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement &#233;tait la terreur des accapareurs et autres de cette esp&#232;ce. Quand on disait : &#8220;Montmartre va descendre !&#8221; les r&#233;actionnaires se fourraient dans leurs trous, l&#226;chant comme des b&#234;tes poursuivies les caches o&#249; les vivres pourrissaient, tandis que Paris crevait de faim.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce club f&#233;minin on pouvait croiser de nombreuses militantes, de belles figures qu'il convient de sortir de l'anonymat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, il y avait celle qui, avec ceinture rouge et cocarde, pr&#233;sidait les s&#233;ances : Sophie Doctrinal, &#233;pouse Lemarchand dite Poirier, une couturi&#232;re de 41 ans. Pendant le si&#232;ge elle dirigeait un atelier qui occupait jusqu'&#224; 80 ouvri&#232;res avec lesquelles elle partageait ses b&#233;n&#233;fices. &#192; la veille de la Commune, l'atelier dut fermer et devint ambulance (un poste m&#233;dical temporaire). Tr&#232;s attentive &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des femmes, Sophie Doctrinal fut condamn&#233;e, le 10 avril 1872, &#224; la d&#233;portation dans une enceinte fortifi&#233;e. Elle mourut en d&#233;tention, &#224; la centrale d'Auberive, le 21 mai 1879. Elle &#233;tait accompagn&#233;e de deux vice-pr&#233;sidentes, les &#171; &lt;i&gt;femmes&lt;/i&gt; &#187; Tesson et Barois, cette derni&#232;re &#233;tant particuli&#232;rement active dans la lutte contre la prostitution.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;F&#233;ministes, socialistes, journalistes...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La secr&#233;taire du Comit&#233; nous est mieux connue : il s'agit d'Anna Jaclard, n&#233;e Korvin-Krukovskaja. Cette Russe, blanquiste et militante de l'Internationale, avait alors 26 ans. Fille d'un g&#233;n&#233;ral, descendante d'une vieille famille de l'aristocratie russo-lituanienne, elle avait bien connu Fiodor Dosto&#239;evski qui avait publi&#233; une de ses nouvelles et l'avait m&#234;me demand&#233;e en mariage en 1865. Bien qu'elle ait refus&#233; cette proposition, elle conserva avec le c&#233;l&#232;bre &#233;crivain des relations amicales et &#233;pistolaires. Ce fut &#224; la m&#234;me &#233;poque qu'elle quitta la Russie pour s'installer en France o&#249; elle rencontra son &#233;poux, un r&#233;volutionnaire avec lequel elle fut oblig&#233;e de s'exiler &#224; Gen&#232;ve. De retour &#224; Paris, le 13 f&#233;vrier 1871, elle participa &#224; la Commune, notamment au sein du Comit&#233; de vigilance o&#249; elle fut, entre autres, d&#233;l&#233;gu&#233;e aux h&#244;pitaux et ambulances, s'occupant personnellement des bless&#233;s. Elle fut condamn&#233;e par contumace, le 29 d&#233;cembre 1871, aux travaux forc&#233;s &#224; perp&#233;tuit&#233;. Avec son mari elle r&#233;ussit &#224; s'enfuir en Suisse puis en Russie, et ne revint &#224; Paris qu'en juin 1879, lorsqu'elle fut graci&#233;e. Marie-Adrienne Colleville dite Bontemps, une blanchisseuse de 45 ans, condamn&#233;e par contumace &#224; la d&#233;portation, r&#233;ussit &#224; s'exiler &#224; Londres. Lydie Rollat, &#233;pouse Larch&#233;, une chemisi&#232;re demeurant 30 rue Doudeauville, fut condamn&#233;e le 23 mai 1872 &#224; deux ans de prison et &#224; cinq ans de surveillance. Ad&#232;le Esquiros, n&#233;e Battanchon, une po&#233;tesse et journaliste de 51 ans, &#233;pouse d'un socialiste ayant eu une certaine c&#233;l&#233;brit&#233;, fut en 1848 une des fondatrices du Club des femmes que pr&#233;sidait Eug&#233;nie Niboyet. Nous la retrouvons en 1871, r&#233;dactrice du journal de Blanqui, La Patrie en danger. Il y eut aussi la &#171; &lt;i&gt;femme Collet&lt;/i&gt; &#187; qui fut une des fondatrices de ce Comit&#233; de vigilance et la &#171; &lt;i&gt;femme Blondeau&lt;/i&gt; &#187;, une polisseuse en or qui repr&#233;sentait le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement &#224; l'Union des femmes pour la d&#233;fense de Paris. Marie Lemonnier, veuve Cartier, une appr&#234;teuse de neuf de 37 ans, &#233;tait employ&#233;e aux ambulances et repr&#233;sentante du Comit&#233; de vigilance pour demander des &#233;coles professionnelles et des orphelinats la&#239;cs. Accus&#233;e d'avoir &#233;lev&#233; une barricade &#224; l'angle des rues Doudeauville et Stephenson, elle fut condamn&#233;e &#224; un an de prison. Paule Mink, une journaliste, socialiste et f&#233;ministe de 31 ans, d'origine polonaise, fut de toutes les luttes men&#233;es en solidarit&#233; avec cette nationalit&#233; en butte &#224; l'oppression russe. D&#233;fenseuse, avec Maria Deraismes et Andr&#233; L&#233;o, des droits politiques des femmes dans des conf&#233;rences tenues au Tivoli-Vauxhall, elle &#233;tait &#233;galement membre de la Premi&#232;re Internationale. Tr&#232;s active dans des clubs des 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements, elle avait ouvert une &#233;cole &#224; Saint-Pierre de Montmartre. Elle r&#233;ussit &#224; se r&#233;fugier en Suisse apr&#232;s la Semaine sanglante. La &#171; &lt;i&gt;femme Dauguet&lt;/i&gt; &#187; combattante de la Commune fut d&#233;port&#233;e en Nouvelle-Cal&#233;donie. Et aussi L&#233;odile Chamseix, n&#233;e B&#233;ra, dite Andr&#233; L&#233;o : grande figure du f&#233;minisme du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, romanci&#232;re, elle se lan&#231;a dans l'action politique dans les derni&#232;res ann&#233;es du Second Empire, notamment en participant &#224; la r&#233;daction du programme de la &#034;&lt;i&gt;Soci&#233;t&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
revendication des droits de la femme&lt;/i&gt;&#034;. Pendant la Commune elle cr&#233;a, avec Anna Jaclard, le journal La Sociale, appartint &#224; l'Union des femmes pour la d&#233;fense de Paris et fut r&#233;dactrice du journal La Commune.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une figure embl&#233;matique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et puis, bien s&#251;r, il y avait Louise Michel, la seule femme qui a r&#233;ussi &#224; &#233;chapper &#224; la relative invisibilit&#233; posthume dans laquelle sont tomb&#233;es la plupart de ses cons&#339;urs. N&#233;e le 29 mai 1830, fille naturelle d'un aristocrate lib&#233;ral et d'une de ses domestiques, elle fut, avec sa m&#232;re, chass&#233;e de l'endroit o&#249; elle passa son enfance au lendemain du d&#233;c&#232;s de son p&#232;re suppos&#233;. Passionn&#233;e par l'enseignement, elle ouvrit d'abord, en Haute-Marne, une &#171; &lt;i&gt;&#233;cole libre&lt;/i&gt; &#187; o&#249; l'on pratiquait une p&#233;dagogie novatrice. Arriv&#233;e &#224; Paris en 1855, elle fut institutrice dans le 10&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement avant d'exercer dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, d'abord 5 rue des Clo&#255;s, o&#249; elle dirigeait un externat, puis 24 rue Oudot (et non Houdon comme on le lit souvent, la rue Oudot devint, en 1877, la rue Championnet) et enfin rue du Mont-Cenis. Elle fut bien &#233;videmment de tous les combats. Pr&#233;sente le 18 mars pour d&#233;fendre les canons de Montmartre, on la vit non seulement au Comit&#233; de vigilance, mais &#233;galement au club de la Reine Blanche qui se r&#233;unissait dans une salle de bal du m&#234;me nom, sur le site o&#249; fut ult&#233;rieurement construit le Moulin-Rouge, au club de la Boule Noire, situ&#233; 120 boulevard de Rochechouart et surtout au club de la R&#233;volution de l'&#233;glise Saint-Bernard, o&#249; elle retrouvait Th&#233;o Ferr&#233; et 3 000 femmes et hommes du quartier. Bless&#233;e sur la barricade &#233;lev&#233;e tout en haut de l'actuelle rue de Clignancourt, elle fut finalement arr&#234;t&#233;e dans le cimeti&#232;re Montmartre, condamn&#233;e &#224; la d&#233;portation perp&#233;tuelle et envoy&#233;e en Nouvelle-Cal&#233;donie, d'o&#249; elle ne revint qu'en novembre 1880.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de ces femmes, et bien d'autres dont nous avons perdu la trace, se retrouv&#232;rent, pendant la Semaine sanglante, &#224; la limite du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et du 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, place Blanche, o&#249; se trouvait la seule barricade totalement d&#233;fendue par des femmes combattantes. Au lendemain de la d&#233;faite de la Commune, de nombreuses voix masculines, mais aussi f&#233;minines, se firent entendre pour les discr&#233;diter et leur lancer les pires anath&#232;mes, toujours empreints des pr&#233;jug&#233;s dont les femmes &#233;taient couramment affubl&#233;es. D'autres voix, plus rares, os&#232;rent saluer leur engagement. Retenons celle d'un jeune po&#232;te de 16 ans, lui aussi engag&#233; dans la Commune de Paris : Arthur Rimbaud. C'est &#224; ces femmes qu'il pensait lorsqu'il r&#233;digea, en f&#233;vrier 1872, Les Mains de Jeanne-Marie. Laissons-lui la parole pour conclure ce modeste t&#233;moignage de leur combat :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Elles ont p&#226;li, merveilleuses,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au grand soleil d'amour charg&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le bronze des mitrailleuses&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers Paris insurg&#233; !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#233;l&#233;brations : vives r&#233;actions des &#233;lus de droite</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie Katz</dc:creator>



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&lt;p&gt;Comm&#233;morer ou c&#233;l&#233;brer ? &lt;br class='autobr' /&gt; Cinquante figures grandeur nature de Communards port&#233;es par des Parisiens, descendant les marches du Sacr&#233;-C&#339;ur puis expos&#233;es au Mur des F&#233;d&#233;r&#233;s du P&#232;re-Lachaise o&#249; 147 d'entre eux ont &#233;t&#233; fusill&#233;s &#224; la fin de la Semaine sanglante... Des conf&#233;rences, des promenades dans des lieux embl&#233;matiques de la Commune, des spectacles de rue, la plantation d'un arbre symbolisant Louise Michel... C'en est trop pour les &#233;lus de droite du Conseil de Paris ! Emmen&#233;s par Rudolph (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-commune-de-paris-150-ans-apres-.html" rel="directory"&gt;La commune de Paris 150 ans apr&#232;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comm&#233;morer ou c&#233;l&#233;brer ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinquante figures grandeur nature de Communards port&#233;es par des Parisiens, descendant les marches du Sacr&#233;-C&#339;ur puis expos&#233;es au Mur des F&#233;d&#233;r&#233;s du P&#232;re-Lachaise o&#249; 147 d'entre eux ont &#233;t&#233; fusill&#233;s &#224; la fin de la Semaine sanglante... Des conf&#233;rences, des promenades dans des lieux embl&#233;matiques de la Commune, des spectacles de rue, la plantation d'un arbre symbolisant Louise Michel... C'en est trop pour les &#233;lus de droite du Conseil de Paris ! Emmen&#233;s par Rudolph Granier (&#233;lu LR du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;) s'opposant &#224; une subvention &#224; l'association Les Amies et amis de la Commune de Paris 1871 qui, ass&#232;ne-t-il &#171; &lt;i&gt;glorifie les &#233;v&#233;nements les plus violents de la Commune&lt;/i&gt; &#187;, ils refusent de valoriser &#171; &lt;i&gt;ce triste moment de guerre civile&lt;/i&gt; &#187;, selon les propos d'Antoine Beauquier, &#233;lu du 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Ce dernier n'h&#233;site pas &#224; comparer les Communards aux &#171; casseurs &#187;, rappelant les incendies provoqu&#233;s par quelques insurg&#233;s, en particulier celui de... l'H&#244;tel de Ville ! Comm&#233;morer c'est oui, c&#233;l&#233;brer c'est non, disent-ils...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A gauche de l'h&#233;micycle, pour Laurence Patrice (PC), adjointe d'Anne Hidalgo et &#224; l'origine de ce programme &#171; l&lt;i&gt;a Commune porte toutes les valeurs qui sont les n&#244;tres aujourd'hui&lt;/i&gt; &#187; et pour Rapha&#235;lle Primet (PC) c'est &#171; l&lt;i&gt;a r&#233;volution la plus moderne, la plus large et la plus f&#233;conde de toutes celles qui ont illumin&#233; l'histoire&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle meilleure synth&#232;se que celle du pr&#233;sident de s&#233;ance, Patrick Bloche, adjoint socialiste d'Anne Hidalgo : &#171; &lt;i&gt;Ce qui me rassure, c'est que je crois au clivage entre la gauche et la droite et vous l'avez illustr&#233; parfaitement, 150 ans apr&#232;s la Commune !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se demande pourquoi des historiens majeurs se sont int&#233;ress&#233;s &#224; ces &#171; &#233;meutiers &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fait, c'&#233;tait quand la prise de la Bastille ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des Communards marchent sur la Basilique (ou presque)</title>
		<link>https://18dumois.info/des-communards-marchent-sur-la-basilique-ou-presque.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/des-communards-marchent-sur-la-basilique-ou-presque.html</guid>
		<dc:date>2021-03-05T17:51:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Rendez-vous le 18 mars au petit matin sur les marches du Sacr&#233;-C&#339;ur. &lt;br class='autobr' /&gt; Dugudus, street-artiste parisien et illustrateur engag&#233;, va rendre hommage aux insurg&#233;s pour les 150 ans de la Commune de Paris. Il a choisi de repr&#233;senter grandeur nature les Communards dans leur diversit&#233; : militants connus aussi bien que simples anonymes du peuple parisien, intellectuels et ouvriers, femmes et hommes, jeunes et vieux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 18 mars, au petit matin, aura lieu la premi&#232;re pr&#233;sentation publique des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-commune-de-paris-150-ans-apres-.html" rel="directory"&gt;La commune de Paris 150 ans apr&#232;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH90/arton1118-ca3a5.jpg?1787829833' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rendez-vous le 18 mars au petit matin sur les marches du Sacr&#233;-C&#339;ur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dugudus, street-artiste parisien et illustrateur engag&#233;, va rendre hommage aux insurg&#233;s pour les 150 ans de la Commune de Paris. Il a choisi de repr&#233;senter grandeur nature les Communards dans leur diversit&#233; : militants connus aussi bien que simples anonymes du peuple parisien, intellectuels et ouvriers, femmes et hommes, jeunes et vieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars, au petit matin, aura lieu la premi&#232;re pr&#233;sentation publique des cinquante figures, sous forme d'un &#171; &lt;i&gt;happening de lancement&lt;/i&gt; &#187; sur la butte Montmartre. Les cinquante silhouettes, soutenues par les participants (choisis par la Mairie pour pr&#233;senter des caract&#233;ristiques socio-professionnelles proches des personnages historiques), formeront 50 bin&#244;mes du pass&#233; et du pr&#233;sent sur les marches de la colline du Sacr&#233;-C&#339;ur. Bien vivants ! Un &#233;cho au magnifique travail in situ, r&#233;alis&#233; pour le centenaire de la Commune, sur ces m&#234;mes marches du Sacr&#233;-C&#339;ur, par Ernest Pignon-Ernest qui avait choisi, lui, d'y d&#233;rouler ses &#171; &lt;i&gt;gisants&lt;/i&gt; &#187;, dans une contraction des temps de la Commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les cinquante personnages seront expos&#233;s dans les lieux embl&#233;matiques de la Commune, toujours dans l'espace public : l'H&#244;tel de Ville, Belleville, le Mur des f&#233;d&#233;r&#233;s au P&#232;re-Lachaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourra reconna&#238;tre au passage Nadar le photographe, Gavroche et Cosette et plus officiellement des Communards du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; : Th&#233;ophile Ferr&#233;, du comit&#233; de vigilance de Montmartre, &#233;lu du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Louise Michel, Jean-Baptiste Cl&#233;ment, chansonnier, &#233;crivain, cr&#233;ateur du Temps des cerises, Jean Fran&#231;ois Paschal Grousset, tous deux journalistes et &#233;lus du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Sophie Poirier une couturi&#232;re, pr&#233;sidente du comit&#233; de vigilance de Montmartre, Anna Jaclard journaliste, au milieu de leurs camarades.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Dugudus&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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