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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Migrants : des militants toujours en action</title>
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		<dc:date>2021-03-05T17:53:10Z</dc:date>
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		<dc:creator>Laure Vogel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Jeunes et familles menac&#233;s d'expulsion, campements dans le froid glacial de ce d&#233;but de f&#233;vrier&#8230; Alors que les d&#233;bats sur l'immigration sont &#224; nouveau propuls&#233;s sur le devant de la sc&#232;ne m&#233;diatique, qu'en est-il vraiment de l'acc&#232;s des &#233;trangers &#224; leurs droits ? Parole &#224; quelques-uns de ceux et celles qui les accompagnent, jour apr&#232;s jour, au gr&#233; des confinements et autres restrictions. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; On ne voit que ceux qui nous sollicitent, on manque certainement les plus fragiles. &#187; Pour Catherine (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1158-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH109/arton1128-a684e.png?1787829510' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jeunes et familles menac&#233;s d'expulsion, campements dans le froid glacial de ce d&#233;but de f&#233;vrier&#8230; Alors que les d&#233;bats sur l'immigration sont &#224; nouveau propuls&#233;s sur le devant de la sc&#232;ne m&#233;diatique, qu'en est-il vraiment de l'acc&#232;s des &#233;trangers &#224; leurs droits ? Parole &#224; quelques-uns de ceux et celles qui les accompagnent, jour apr&#232;s jour, au gr&#233; des confinements et autres restrictions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On ne voit que ceux qui nous sollicitent, on manque certainement les plus fragiles.&lt;/i&gt; &#187; Pour Catherine Chardin, coordinatrice de la permanence inter-associative d'accueil et d'orientation pour demandeurs d'asile (LDH 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Amnesty International, Utopia 56 et Solidarit&#233; Wilson) &#224; Rosa Parks, les restrictions impos&#233;es aux dispositifs d'aide b&#233;n&#233;vole invisibilisent encore les personnes et leurs besoins, face &#224; &#171; &lt;i&gt;un Etat de moins en moins soucieux de ses obligations internationales en mati&#232;re de droit d'asile et m&#234;me de plus en plus maltraitant&lt;/i&gt; &#187;. La permanence a ainsi connu des p&#233;riodes de fermeture et fonctionne depuis le premier confinement uniquement sur rendez-vous. Maraudes et distributions b&#233;n&#233;voles s'organisent plus difficilement et donc se font plus rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre le 17 mars et le 11 mai dernier, il y avait ceux que les riverains continuaient de voir de leurs fen&#234;tres, ceux des campements, qui ont v&#233;cu des conditions de rue encore plus sordides qu'&#224; l'habitude, buvant l'eau du canal de l'Ourcq faute d'acc&#232;s &#224; l'eau potable. Seize associations, dont la LDH, ont intent&#233; un recours en justice obligeant les municipalit&#233;s et le pr&#233;fet &#224; rendre accessibles les fontaines dans les squares alors ferm&#233;s et &#224; &#171; &lt;i&gt;assurer la distribution, en quantit&#233; suffisante, de masques et de gel hydroalcoolique aux personnes vivant dans les campements situ&#233;s le long du canal Saint-Denis&lt;/i&gt; &#187;. La deuxi&#232;me proposition n'a pas &#233;t&#233; suivie d'effet si ce n'est une &#233;ni&#232;me &#233;vacuation / dispersion par la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants des tentes ont alors connu des mises &#224; l'abri provisoires en gymnase. En p&#233;riode de crise sanitaire, promiscuit&#233;, sanitaires et douches en nombre insuffisant, absence de masques ont fait courir le risque de nouveaux clusters. Certains h&#233;berg&#233;s ont ainsi &#233;voqu&#233; des sympt&#244;mes de la Covid, qu'eux ou d'autres auraient contract&#233;. Dans les gymnases, aucune pr&#233;sence m&#233;dicale, pas d'information, et un confinement strict avec interdiction de sortir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;mat&#233;rialisation d&#233;l&#233;t&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps-l&#224;, ceux qui voulaient demander l'asile &#233;taient dans l'incapacit&#233; de r&#233;aliser les d&#233;marches en pr&#233;fecture. &#171; &lt;i&gt;Sur ce point, la crise sanitaire n'a pas chang&#233; grand-chose. Les pr&#233;fectures &#233;taient d&#233;j&#224; devenues quasiment inaccessibles pour les &#233;trangers&lt;/i&gt;. &#187; La faute, non &#224; la Covid, mais &#224; la d&#233;mat&#233;rialisation des prises de rendez-vous mise en place depuis 2019. Par t&#233;l&#233;phone ou par internet, le syst&#232;me est tout aussi inefficace. Pour les demandes et renouvellement de titres de s&#233;jour, par exemple la prise de rendez-vous se fait en ligne. Finies les files interminables pour acc&#233;der aux guichets. Sauf que derri&#232;re l'interface, il n'y a rien ! Pas de rendez-vous propos&#233;s ou alors au compte-goutte. A trois reprises depuis f&#233;vrier 2019, une dizaine d'associations et des dizaines d'exil&#233;s, captures d'&#233;cran &#224; l'appui, ont saisi le tribunal administratif qui a enjoint les pr&#233;fectures condamn&#233;es &#224; donner un rendez-vous aux personnes concern&#233;es. &#171; &lt;i&gt;Mais plut&#244;t que faire cesser cette pratique, on commence &#224; voir des recours perdus pour ceux qui n'auraient pas apport&#233; la preuve d'un nombre suffisant d'appels infructueux. On d&#233;pense un temps et des moyens fous pour obtenir ce qui devrait aller de soi, un droit fondamental qui rel&#232;ve du droit d'asile&lt;/i&gt; &#187;, explique Catherine Chardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ignorer les demandes, c'est la m&#233;thode qui semble avoir &#233;t&#233; choisie pour faire baisser les chiffres. Les demandeurs se retrouvent sans interlocuteur, &#224; la fois dans l'injonction et l'impossibilit&#233; de faire leurs d&#233;marches. &#171; &lt;i&gt;C'est une n&#233;gation des personnes. On constate une d&#233;gradation de l'&#233;tat psychique et physique de ceux que l'on re&#231;oit&lt;/i&gt;. &#187; Signe d&#233;risoire de leur usure psychologique, &#171; &lt;i&gt;ils sont d&#233;mesur&#233;ment heureux de recevoir un simple accueil &#224; la permanence&lt;/i&gt; &#187;. D&#233;gradation de l'&#233;tat de sant&#233; aussi. Or, en mai 2020, en pleine crise sanitaire, est entr&#233;e en vigueur une disposition qui r&#233;duit l'acc&#232;s des demandeurs d'asile &#224; l'assurance maladie. Un d&#233;lai de carence de 3 mois apr&#232;s l'entretien en pr&#233;fecture de premier accueil&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le risque de l'irr&#233;gularit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La crainte de ne pouvoir accomplir les d&#233;marches s'av&#232;re malheureusement justifi&#233;e. Actuellement, aucun retard n'est accept&#233; (covid ou pas). Une demande d'asile enregistr&#233;e plus de 90 jours apr&#232;s l'arriv&#233;e en France est class&#233;e suspecte et trait&#233;e en proc&#233;dure acc&#233;l&#233;r&#233;e, avec des chances d'acceptation et des moyens de recours r&#233;duits. Pour ce qui est des renouvellements de titres de s&#233;jour, le risque de basculer dans l'irr&#233;gularit&#233; est grand, ce qui n'est pas sans causer d'infinies complications dans la vie quotidienne (perte d'emploi, d&#233;scolarisation, suppression des aides sociales, etc.) et fait risquer ni plus ni moins que l'expulsion. C'est la malchance qu'a connue Sylvain (lire page 2). Son cas est tristement embl&#233;matique de la situation subie par d'autres jeunes. Apprentis boulangers, ma&#231;ons ou &#233;lectriciens, ils ont &#233;t&#233; pris en charge, encore mineurs, par l'Aide sociale &#224; l'enfance. Celle-ci leur a financ&#233; une formation courte, professionnalisante, pour des m&#233;tiers en tension. Puis, d&#232;s que s'arr&#234;te la prise en charge, s'ils n'ont pas pu enclencher les d&#233;marches de r&#233;gularisation, l'OQTF tombe. &#171; &lt;i&gt;On investit dans l'avenir de ces jeunes, r&#233;pondant aussi &#224; un besoin de notre soci&#233;t&#233;, pour rien !&lt;/i&gt; &#187; s'insurge Sylvie Brod qui intervient aupr&#232;s des mineurs et jeunes majeurs isol&#233;s &#224; la permanence de l'ADJIE, boulevard de Flandre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les mises en r&#233;tention pr&#233;paratoires aux expulsions continuent, malgr&#233; la fermeture des fronti&#232;res et les al&#233;as de la crise sanitaire mondiale. D&#233;sormais un test PCR est impos&#233; avant toute expulsion. Un refus vaut obstruction &#224; la mesure d'&#233;loignement et peut &#234;tre sanctionn&#233; par de la prison ferme. Pour Yves Coleman, de RESF Paris 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, on organise l'enfermement des &#233;trangers &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, alors que la dur&#233;e maximale de r&#233;tention n'a fait qu'augmenter ces derni&#232;res ann&#233;es (passant de 45 &#224; 90 jours en 2018). Et le militant de citer l'exemple d'un homme qui aurait pass&#233; 6 mois sans voir la lumi&#232;re du jour, alternant s&#233;jours en r&#233;tention et en d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire aussi dans ce dossier :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://18dumois.info/deux-jeunes-menaces-d-expulsion.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Deux jeunes menac&#233;s d'expulsion&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://18dumois.info/un-toit-c-est-un-droit.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un toit c'est un droit&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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