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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Alimentation : les nouveaux march&#233;s</title>
		<link>https://18dumois.info/alimentation-les-nouveaux-marches.html</link>
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		<dc:date>2021-10-29T17:51:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel, Sandra Mignot, St&#233;phane Bardinet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec la crise sanitaire, les Parisiens ont beaucoup plus mang&#233; chez eux, et cela se traduit&#8230; dans les vitrines de nos quartiers. La moiti&#233; ouest de l'arrondissement a vu se multiplier les points de vente alimentaires, notamment de fruits et l&#233;gumes, misant toujours plus sur l'argument de la qualit&#233;, voire de la vertu. &lt;br class='autobr' /&gt; A la d&#233;couverte de quelques nouvelles enseignes et d'actions d'actions solidaires men&#233;es sur les march&#233;s : Du local sur les &#233;tals Une &#233;picerie de quartier rue des martyrs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1230-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH103/arton1228-277bc.jpg?1690850567' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec la crise sanitaire, les Parisiens ont beaucoup plus mang&#233; chez eux, et cela se traduit&#8230; dans les vitrines de nos quartiers. La moiti&#233; ouest de l'arrondissement a vu se multiplier les points de vente alimentaires, notamment de fruits et l&#233;gumes, misant toujours plus sur l'argument de la qualit&#233;, voire de la vertu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la d&#233;couverte de quelques nouvelles enseignes et d'actions d'actions solidaires men&#233;es sur les march&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://18dumois.info/du-local-sur-les-etals.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Du local sur les &#233;tals&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://18dumois.info/une-epicerie-de-quartier-rue-des-martyrs.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Une &#233;picerie de quartier rue des martyrs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://18dumois.info/moissons-solidaires-donner-c-est-mange.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Moissons Solidaires : donner, c'est mang&#233;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Main basse sur la Butte ?</title>
		<link>https://18dumois.info/main-basse-sur-la-butte.html</link>
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		<dc:date>2021-10-29T17:50:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erwan Jourand</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un groupe de promoteurs promet monts et merveilles aux futurs acheteurs des appartements qu'ils r&#233;novent dans trois immeubles de Montmartre. Mais derri&#232;re la fa&#231;ade glamour se cachent des agissements qualifi&#233;s par un &#233;lu parisien de &#171; pratiques de cow-boy &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Ils sont deux. Le p&#232;re, C&#233;dric, et le fils Adam, &#224; la t&#234;te du groupe familial Cherpantier, cr&#233;&#233; en 1973, qui op&#232;re sur Paris, la banlieue et d'autres villes comme Nice. Dans les luxueuses brochures qui pr&#233;sentent leurs projets (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-actu-1229-.html" rel="directory"&gt;Actu&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1227-44bf5.jpg?1690850567' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un groupe de promoteurs promet monts et merveilles aux futurs acheteurs des appartements qu'ils r&#233;novent dans trois immeubles de Montmartre. Mais derri&#232;re la fa&#231;ade glamour se cachent des agissements qualifi&#233;s par un &#233;lu parisien de &#171; pratiques de cow-boy &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont deux. Le p&#232;re, C&#233;dric, et le fils Adam, &#224; la t&#234;te du groupe familial Cherpantier, cr&#233;&#233; en 1973, qui op&#232;re sur Paris, la banlieue et d'autres villes comme Nice. Dans les luxueuses brochures qui pr&#233;sentent leurs projets immobiliers, ils assurent que &#171; &lt;i&gt;leur expertise se traduit par une s&#233;lection d'adresses parisiennes des plus prestigieuses&lt;/i&gt; &#187;. Ils affichent leur engagement dans une op&#233;ration de m&#233;c&#233;nat au profit d'artistes parisiens, dite &#171; Un ouvrage, une &#339;uvre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revers de la m&#233;daille, nombre des locataires des trois immeubles, 5 rue Houdon, 2 rue Robert Planquette et 13 rue Lepic o&#249; ils pratiquent la vente &#224; la d&#233;coupe, se plaignent des pressions des Cherpantier pour les faire renoncer &#224; leur bail et d&#233;guerpir. Cette pratique, dite vente par lots, consiste &#224; revendre par appartements des b&#226;timents o&#249; le promoteur fournit des &#171; plateaux &#187; ne comportant que les branchements en eau et &#233;lectricit&#233;. Elle est encadr&#233;e par une loi de 2006, dite loi Aurillac, sens&#233;e prot&#233;ger les locataires en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe est une soci&#233;t&#233; par actions simplifi&#233;es unipersonnelle (SASU) et non une soci&#233;t&#233; &#224; responsabilit&#233; limit&#233;e (SARL). &#171; &lt;i&gt;Ce statut est plus souple&lt;/i&gt;, explique un vieux routier de l'immobilier parisien. &lt;i&gt;On peut avoir un seul associ&#233; et il n'est pas n&#233;cessaire d'avoir un commissaire aux comptes. Il s'agit souvent d'une coquille vide. Chaque fois que l'on ouvre un chantier on cr&#233;e une SNC, soci&#233;t&#233; en nom collectif, &#224; dur&#233;e limit&#233;e, en fait, une soci&#233;t&#233; &#233;cran&lt;/i&gt;. &#187; En effet, la SNC 5 Moulin Rouge (le 5 rue Houdon), cr&#233;&#233;e le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 2018, n'a rien &#224; voir avec le fameux cabaret. D'apr&#232;s ses statuts publi&#233;s sur le Net elle emploie z&#233;ro salari&#233; et son si&#232;ge est le m&#234;me que celui du groupe Cherpantier dans le 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Intimidation, harc&#232;lement, menaces&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois a eu acc&#232;s &#224; de nombreux documents &#233;crits &#8211; mains courantes aupr&#232;s de la police, t&#233;moignages aupr&#232;s des services de l'urbanisme, plaintes en justice &#8211; de locataires des trois immeubles concern&#233;s. Les m&#233;thodes sont vari&#233;es, des menaces verbales ou physiques &#224; la coupure d'&#233;lectricit&#233;, d'eau ou d'Internet, en passant par les travaux et nuisances sonores incessants. Une habitante d'un des immeubles a d&#251; aller se doucher chez sa fille en banlieue, faute de pouvoir le faire chez elle. Un autre a constat&#233; que ses toilettes avaient &#233;t&#233; bouch&#233;es avec du ciment. Sans oublier les coups de fil &#224; r&#233;p&#233;tition, avec toujours la m&#234;me litanie : &#171; &lt;i&gt;Nous allons mettre fin &#224; votre bail. Vous allez devoir partir sans rien&lt;/i&gt;. &#187; Plusieurs locataires ont craqu&#233; et accept&#233; de mettre fin &#224; leur bail en &#233;change d'une compensation financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se s&#233;parer des locataires, les promoteurs p&#232;re et fils ne reculent devant rien. Ils ont ainsi ordonn&#233; &#224; un couple &#226;g&#233; b&#233;n&#233;ficiant de la loi de 1948 de partir, par sommation d'huissier, alors que la loi permet la prorogation ou le renouvellement du bail pour les locataires les plus fragiles (en vertu de leurs ressources, de leur &#233;tat de sant&#233; ou de leur &#226;ge). Un cong&#233; de bail a &#233;galement &#233;t&#233; signifi&#233; &#224; un habitant gravement malade.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;lus &#224; l'&#233;coute&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat, la peur et l'omerta. Plusieurs locataires, dont certains avaient pourtant touch&#233; leur ch&#232;que de d&#233;part, n'ont pas voulu t&#233;moigner, m&#234;me anonymement. Certains r&#233;sistent. Un locataire a d&#233;pos&#233; plainte pour &#171; harc&#232;lement moral &#187;. Un autre a lanc&#233; une action civile pour trouble de jouissance locative. Une troisi&#232;me proc&#233;dure a &#233;t&#233; entam&#233;e pour mise en danger de la vie d'autrui en raison du d&#233;samiantage mis en &#339;uvre par une entreprise non habilit&#233;e et sans protection. Un chantier qui aurait entra&#238;n&#233; la fermeture du restaurant La Midinette, au 2 rue Robert Planquette, tr&#232;s connu dans le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Mairie de Paris est inform&#233;e de la situation. &#171; &lt;i&gt;Nous avons &#233;t&#233; interpell&#233;s par des habitants se plaignant des pratiques probl&#233;matiques du groupe. Nous entendons les locataires et les menaces vis-&#224;-vis d'eux ne sont pas acceptables&lt;/i&gt; &#187;, explique Ian Brossat (PCF), &#233;lu du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, conseiller de Paris et adjoint au logement. &#171; &lt;i&gt;J'ai expliqu&#233; en septembre, lors d'une r&#233;union &#224; l'H&#244;tel de Ville avec Cedric Cherpantier, en pr&#233;sence du maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Eric Lejoindre (PS) et d'Emile Meunier (&#233;lu EELV du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, r&#233;f&#233;rent du conseil de quartier Montmartre et conseiller de Paris), que s'ils voulaient se d&#233;velopper sur Paris il fallait qu'ils mettent fin &#224; ces pratiques. Des groupes plus gros qu'eux et cot&#233;s en Bourse l'ont accept&#233;.&lt;/i&gt; &#187; L'adjoint au logement rappelle qu'il a &#233;t&#233; nomm&#233; &#224; ce poste par Anne Hidalgo en 2014, notamment &#171; &lt;i&gt;pour mettre un terme &#224; ces ventes &#224; la d&#233;coupe qui permettent aux promoteurs de faire la culbute en revendant, pour des sommes allant de 12 000 &#224; 15 000 &#8364;/m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; des logements vides, achet&#233;s habit&#233;s 8000 &#8364;/m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La mixit&#233; sociale en p&#233;ril&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La transformation de logements standards en appartements exclusifs met en p&#233;ril la mixit&#233; sociale par le d&#233;part des familles populaires ou des classes moyennes&lt;/i&gt; &#187;, ajoute Emile Meunier. L'&#233;lu est sur &#171; la m&#234;me longueur d'onde &#187; que Ian Brossat pour le maintien de la mixit&#233; sociale par le d&#233;veloppement des logements sociaux gr&#226;ce &#224; l'aide financi&#232;re de la Mairie de Paris. &#171; &lt;i&gt;Il faut que tous les locataires qui se sentent l&#233;s&#233;s (par les promoteurs immobiliers) soient entendus, et que, si apr&#232;s analyse de nos services, les faits sont &#233;tablis, la justice soit saisie&lt;/i&gt; &#187;, dit cet &#233;lu, avocat de profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les locataires des trois sites pourront faire entendre leurs griefs lors d'une r&#233;union avec la Mairie &#224; la mi-novembre. Quant &#224; C&#233;dric Cherpantier, il n'a pas r&#233;pondu &#224; nos demandes d'entretien t&#233;l&#233;phonique. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Attention pi&#233;tons ! &#199;a roule dans tous les sens</title>
		<link>https://18dumois.info/attention-pietons-ca-roule-dans-tous-les-sens.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/attention-pietons-ca-roule-dans-tous-les-sens.html</guid>
		<dc:date>2021-10-29T17:50:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Florianne Finet</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'explosion de la pratique du v&#233;lo dans la capitale il y a deux ans, les conflits se multiplient entre pi&#233;tons et cyclistes. Ces derniers &#233;tant accus&#233;s de prendre la place des premiers sur les trottoirs ou d'ignorer d&#233;lib&#233;r&#233;ment le Code de la route. &lt;br class='autobr' /&gt; La Mairie de Paris n'aurait-elle d'yeux que pour les v&#233;los ? Alors que les pistes cyclables temporaires cr&#233;&#233;es en mai 2020 vont &#234;tre p&#233;rennis&#233;es et que le nombre de cyclistes ne cesse de cro&#238;tre, des voix se font entendre pour d&#233;noncer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1224-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://18dumois.info/+-article-complet-+.html" rel="tag"&gt;Article complet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH95/arton1221-dfc45.png?1690795651' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'explosion de la pratique du v&#233;lo dans la capitale il y a deux ans, les conflits se multiplient entre pi&#233;tons et cyclistes. Ces derniers &#233;tant accus&#233;s de prendre la place des premiers sur les trottoirs ou d'ignorer d&#233;lib&#233;r&#233;ment le Code de la route.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Mairie de Paris n'aurait-elle d'yeux que pour les v&#233;los ? Alors que les pistes cyclables temporaires cr&#233;&#233;es en mai 2020 vont &#234;tre p&#233;rennis&#233;es et que le nombre de cyclistes ne cesse de cro&#238;tre, des voix se font entendre pour d&#233;noncer une politique du tout-v&#233;lo qui serait men&#233;e par la municipalit&#233; au d&#233;triment des plus vuln&#233;rables : les pi&#233;tons, malmen&#233;s par cet afflux de cyclistes peu soucieux des r&#232;gles de priorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La Mairie a beaucoup investi sur le v&#233;lo, en pr&#233;sentant ce mode de d&#233;placement comme LE moyen de sauver la plan&#232;te ! R&#233;sultat, les cyclistes se prennent pour des h&#233;ros&lt;/i&gt; &#187;, s'emporte Mireille Quehen, membre du conseil de quartier Chapelle-Marx Dormoy et tr&#233;sori&#232;re de l'association ASA-PNE (Association pour le suivi de l'am&#233;nagement Paris nord-est). &#171; &lt;i&gt;Depuis 70 ans, la ville est faite pour la voiture. On commence tout juste &#224; r&#233;&#233;quilibrer le partage de l'espace au profit des autres moyens de d&#233;placement&lt;/i&gt; &#187;, temp&#232;re Thomas Legal, cor&#233;f&#233;rent de l'association de cyclistes Paris en Selle, qui met en garde contre un discours anti-v&#233;lo qui servirait d'abord les int&#233;r&#234;ts du tout-voiture.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les v&#233;los, ma&#206;tres de l'espace public ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les principaux motifs de courroux des pi&#233;tons, l'annexion des trottoirs par les cyclistes. Par exemple, quand les am&#233;nageurs installent une piste cyclable au beau milieu d'un trottoir, comme sur le redout&#233; boulevard Barb&#232;s ou encore rue d'Aubervilliers. &#171; &lt;i&gt;Sur le pont Ordener, entre Marcadet et Marx Dormoy, on ne peut m&#234;me plus se croiser. Et je ne parle m&#234;me pas des poussettes&lt;/i&gt; &#187;, affirme la repr&#233;sentante du conseil de quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une critique pleinement partag&#233;e par Thomas Legal, pour qui les trottoirs doivent &#234;tre sanctuaris&#233;s pour les passants. &#171; &lt;i&gt;Ces pistes sont une aberration car des traits de peinture ne constituent pas une voie cyclable. Sur le pont Ordener, il faudrait r&#233;duire les trois voies de circulation des voitures pour cr&#233;er une piste assez large pour r&#233;pondre &#224; l'augmentation du trafic&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;conise-t-il. Autre zone de tous les dangers, la sortie du m&#233;tro Marx Dormoy o&#249; les marcheurs sont pris en sandwich entre les deux-roues, les trottinettes et les voitures. &#171; &lt;i&gt;Il y a tout &#224; revoir, tant pour les pi&#233;tons que pour les v&#233;los !&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume le repr&#233;sentant de Paris en Selle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les v&#233;los utilisent &#233;galement les trottoirs sans autorisation, quand la route est encombr&#233;e et ne comporte pas de piste cyclable. C'est parfois le cas rue Marcadet, sur l'esplanade Nathalie Sarraute ou encore dans la Goutte d'Or. Place Louis-Baillot, &#224; c&#244;t&#233; du caf&#233; Lomi, la fausse piste d'apprentissage d&#233;di&#233;e aux enfants et d&#233;limit&#233;e par un simple marquage au sol cr&#233;e aussi la confusion. Emport&#233;s par leur &#233;lan, certains cyclistes venant du 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; l'empruntent sans se soucier des pi&#233;tons qui voudraient traverser la placette. Un point noir identifi&#233; depuis plusieurs mois par la Mairie, mais aucune date de travaux n'a pour le moment &#233;t&#233; fix&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Ils interviendront en m&#234;me temps que ceux du quartier de La Chapelle&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Antoine Dupont, l'adjoint au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; charg&#233; des mobilit&#233;s et de la voirie. Soit au plus t&#244;t fin 2022 : les pi&#233;tons devront prendre leur mal en patience.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Am&#233;liorations programm&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Certaines des coronapistes doivent effectivement &#234;tre am&#233;lior&#233;es&lt;/i&gt; &#187;, reconna&#238;t Antoine Dupont. La nouvelle piste cyclable situ&#233;e &#224; la lisi&#232;re du 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; devrait justement r&#233;pondre aux attentes des diff&#233;rents usagers. Une double voie cyclable de quatre m&#232;tres de large, s&#233;par&#233;e des voitures, sera construite l'an prochain entre la place de Clichy et la porte de Saint-Ouen. Des zones d&#233;di&#233;es aux pi&#233;tons, prot&#233;g&#233;es par des blocs de b&#233;ton, devraient permettre de limiter les risques d'accident. Sur le boulevard Ornano, les travaux commenceront &#224; la fin de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre effort consenti par la municipalit&#233;, la suppression de plusieurs dizaines de places de stationnement &#224; Montmartre ou &#224; la Goutte d'Or afin d'&#233;largir les trottoirs. &#171; &lt;i&gt;Il est certain que le seul marquage au sol ne fonctionne pas. Mais modifier les feux de circulation est tr&#232;s complexe et revoir les sens de circulation co&#251;te cher&lt;/i&gt; &#187;, plaide l'&#233;lu local.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#232;gles de priorit&#233; ignor&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des probl&#232;mes de partage de l'espace public, se pose la question du comportement des cyclistes eux-m&#234;mes. Combien d'entre eux, qu'ils soient d&#233;butants ou avertis, respectent strictement le Code de la route et notamment la priorit&#233; des pi&#233;tons ? &#171; &lt;i&gt;Les cyclistes ne veulent pas s'arr&#234;ter pour ne pas perdre de temps. Pourtant la loi pr&#233;voit qu'ils doivent adapter leur vitesse &#224; une ville dense&lt;/i&gt; &#187;, rappelle Mireille Quehen, &#233;voquant &#233;galement le cas des contre-sens cyclables qui surprennent encore bon nombre de pi&#233;tons. &#171; &lt;i&gt;Il y a sans doute un travail de p&#233;dagogie &#224; faire sur les r&#232;gles de priorit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, admet le repr&#233;sentant de Paris en Selle. &#171; &lt;i&gt;Cependant, plusieurs carrefours du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; restent tr&#232;s dangereux pour les cyclistes, comme celui de Barb&#232;s-Rochechouart ou l'intersection Barb&#232;s-Ordener-Ornano. Ils pr&#233;f&#232;rent donc s'extraire du flux de circulation quand le feu est encore rouge&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, que faire ? Certains voudraient obliger les adeptes des mobilit&#233;s douces &#224; suivre une formation th&#233;orique et pratique. Moins p&#233;dagogique qu'un certificat ou qu'une campagne d'affichage, la verbalisation des infractions pour non-respect du Code de la route pourrait &#234;tre une solution plus efficace pour r&#233;guler les comportements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 18 octobre, la police municipale intervient dans les rues de la capitale. &#171; &lt;i&gt;Une partie des agents sera charg&#233;e d'effectuer des contr&#244;les du comportement des cyclistes mais aussi des sas r&#233;serv&#233;s aux v&#233;los au niveau des feux&lt;/i&gt; &#187;, annonce Kevin Havet, l'adjoint au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; charg&#233; de la s&#233;curit&#233;. Avec &#224; la cl&#233;, une amende de 135 &#8364; en cas de non-respect du feu rouge ou de la priorit&#233; pi&#233;ton par les deux-roues. Dissuasif. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : Paul Dehedin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du local sur les &#233;tals</title>
		<link>https://18dumois.info/du-local-sur-les-etals.html</link>
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		<dc:date>2021-10-29T17:50:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Mignot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec la crise sanitaire, les Parisiens ont beaucoup plus mang&#233; chez eux, et cela se traduit&#8230; dans les vitrines de nos quartiers. La moiti&#233; ouest de l'arrondissement a vu se multiplier les points de vente alimentaires, notamment de fruits et l&#233;gumes, misant toujours plus sur l'argument de la qualit&#233;, voire de la vertu. &lt;br class='autobr' /&gt; Epicerie de quartier, primeur &#171; &#233;thique &#187;, supermarch&#233; paysan&#8230; ces enseignes fleurissent dans les rues commer&#231;antes, et plus particuli&#232;rement depuis 2020. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est depuis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1224-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH103/arton1222-db781.jpg?1690850568' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec la crise sanitaire, les Parisiens ont beaucoup plus mang&#233; chez eux, et cela se traduit&#8230; dans les vitrines de nos quartiers. La moiti&#233; ouest de l'arrondissement a vu se multiplier les points de vente alimentaires, notamment de fruits et l&#233;gumes, misant toujours plus sur l'argument de la qualit&#233;, voire de la vertu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Epicerie de quartier, primeur &#171; &#233;thique &#187;, supermarch&#233; paysan&#8230; ces enseignes fleurissent dans les rues commer&#231;antes, et plus particuli&#232;rement depuis 2020. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est depuis quelques ann&#233;es un champion en la mati&#232;re : selon l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR), il offre une densit&#233; de commerces alimentaires sup&#233;rieure &#224; celle de Paris (4,3 commerces pour 1 000 habitants contre 3,5 sur l'ensemble de la capitale). &#171; Nous avons ouvert en octobre l'ann&#233;e derni&#232;re, le Covid avait boost&#233; notre activit&#233; de vente en ligne cr&#233;&#233;e en 2019. Alors on s'est install&#233;s sur deux march&#233;s d'Ile-de-France et on a ouvert notre boutique du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#187;, r&#233;sume Rapha&#235;l Dutoit, un des quatre associ&#233;s qui ont fond&#233; Le Panier de Ga&#239;a, qui ne vend que des fruits et l&#233;gumes bio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette boutique du haut de la rue Damr&#233;mont, m&#234;me si &#171; l'emplacement n'est pas forc&#233;ment id&#233;al &#187;, &#224; 20 ou 30 m&#232;tres d'une enseigne sp&#233;cialis&#233;e dans le bio et dans une rue o&#249; le trafic automobile est dense, le bouche &#224; oreille est all&#233; plut&#244;t vite et la petite &#233;choppe a convaincu une client&#232;le de quartier. Comme dans nombre de ces nouveaux commerces, une grande partie de l'approvisionnement est &#171; direct producteurs &#187;. L'absence d'interm&#233;diaires permet de conserver des prix corrects, surtout pour les produits de saison. Et autorise une meilleure r&#233;mun&#233;ration des fournisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ici tout est de saison&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus bas dans la m&#234;me rue, Les Saisonniers ont install&#233; leur &#171; supermarch&#233; paysan &#187;. L'enseigne poss&#232;de d&#233;j&#224; huit points de vente &#224; Paris et Levallois et deux sont dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Elle a &#233;t&#233; fond&#233;e par Thomas Lemoine agriculteur et Margaux Augizeau, auparavant directrice commerciale. Outre les fruits et l&#233;gumes, exclusivement locaux (produits &#224; moins de 45 minutes de Paris), issus de l'agriculture bio, en conversion vers le bio ou raisonn&#233;e, on y trouve aussi du pain, de la viande, du poisson, des &#339;ufs. Ces derniers produits devant &#234;tre fournis par des exploitations qui s'engagent dans une charte du bien-&#234;tre animal. &#171; &lt;i&gt;Chez nous, pas question de b&#234;tes qui passent la nuit dans la b&#233;taill&#232;re&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume Margaux Augizeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument &#233;thique importe aussi chez Miyam, enseigne d'abord lanc&#233;e dans le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; avant d'ouvrir son deuxi&#232;me magasin rue du Poteau. Comme toutes ces enseignes r&#233;centes, l'am&#233;nagement est simple, caisses de bois et cagettes, &#233;tag&#232;res brutes et palettes. Ici, tout est de saison et direct producteur &#171; cueilli 24 h avant &#187; On peut aussi acheter des produits transform&#233;s, dont certains sont issus des cuisines de l'entreprise, qui recycle ainsi directement ses invendus o&#249; ses produits ab&#238;m&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Nous sommes le premier supermarch&#233; &#224; moins de 1 % de pertes alimentaires&lt;/i&gt; &#187;, vante l'enseigne, cr&#233;&#233;e par une fratrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; fruits et l&#233;gumes, 2020 a &#233;t&#233; une ann&#233;e record en France. Plus 8,6 % de v&#233;g&#233;taux consomm&#233;s par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente soit 173,6 kg par m&#233;nage (selon une enqu&#234;te du syndicat des professionnels des fruits et l&#233;gumes, Interfel, et du centre technique de la profession CTIFL). On comprend alors pourquoi la concurrence inqui&#232;te peu tous ces nouveaux commerces. &#171; &lt;i&gt;Il y a beaucoup de demande, rassure Margaux Augizeau. Et nous sommes ravis de voir les initiatives se multiplier. Avant de saturer le march&#233; parisien il y a du temps devant nous.&lt;/i&gt; &#187; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une &#233;picerie de quartier rue des martyrs</title>
		<link>https://18dumois.info/une-epicerie-de-quartier-rue-des-martyrs.html</link>
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		<dc:date>2021-10-29T17:49:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a un peu plus de six mois, un &#171; pop up store &#187; &#224; la vie assez courte, a c&#233;d&#233; la place &#224; une &#171; &#233;picerie &#187; comme il en pousse dans le quartier depuis le confinement. &lt;br class='autobr' /&gt; Devant la boutique (&#224; l'origine une boucherie dont les crochets pendent encore aux murs), le trottoir du bas de la rue des Martyrs, juste avant le boulevard, s'est anim&#233; de cageots remplis de tomates, pommes, de bouquets d'herbes parfum&#233;es. La campagne &#224; notre porte &#224; deux pas de La Cigale ou des sex shops. Le local a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1224-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH111/arton1229-45b0c.jpg?1690850568' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a un peu plus de six mois, un &#171; pop up store &#187; &#224; la vie assez courte, a c&#233;d&#233; la place &#224; une &#171; &#233;picerie &#187; comme il en pousse dans le quartier depuis le confinement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Devant la boutique (&#224; l'origine une boucherie dont les crochets pendent encore aux murs), le trottoir du bas de la rue des Martyrs, juste avant le boulevard, s'est anim&#233; de cageots remplis de tomates, pommes, de bouquets d'herbes parfum&#233;es. La campagne &#224; notre porte &#224; deux pas de La Cigale ou des sex shops. Le local a &#233;t&#233; compl&#232;tement remis &#224; neuf avec un go&#251;t sobre (&#233;tag&#232;res fonctionnelles, comptoir en bois, r&#233;frig&#233;rateur vitr&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233; dans des locaux appartenant justement &#224; la salle de spectacles, avec un bail qui vient d'&#234;tre reconduit pour trois ans, le Zingam est le troisi&#232;me d'une petite chaine d'&#233;piceries bio qu'ont ouvert Lelio et sa compagne. Apr&#232;s des ann&#233;es pass&#233;es &#224; cuisiner pour le collectif dans le sud de la France, Lelio, qui avait nou&#233; des contacts avec des agriculteurs &#233;co-responsables de la Dr&#244;me, a d&#233;cid&#233; de s'organiser pour approvisionner en produits frais, de saison et de qualit&#233; les Parisiens, restaurateurs et particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une boutique, un circuit, un r&#233;seau&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il a donc ouvert en 2014 un premier petit local dans le 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, puis un second, organis&#233; un march&#233; deux fois par semaine. Et enfin en f&#233;vrier dernier, il a cr&#233;e une troisi&#232;me boutique dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Le chef d'entreprise loue un entrep&#244;t &#224; Bercy, d'o&#249; il livre r&#233;guli&#232;rement en fruits et l&#233;gumes, en mobilit&#233; douce (v&#233;los), boutiques et restaurants. La boulangerie Pajol lui fournit le pain. Il propose aussi du vin en vrac, nature bien s&#251;r, en s'approvisionnant &#224; deux pas, rue Victor Mass&#233;, &#224; la cave Soif. Quant aux &#339;ufs et aux viandes, ils viennent de Vend&#233;e. Enfin, les concepteurs veulent aussi s'int&#233;grer dans le tissu social local ; ils imaginent des rendez-vous d&#233;gustation accompagn&#233;s de musique et proposent depuis peu une petite restauration, fabriqu&#233;e sur place, le Zingadwich.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type d'initiative cr&#233;e de l'emploi (&#224; l'entrep&#244;t, au bureau, dans les boutiques). Le Zingam du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; salarie deux responsables et des vendeurs, dans l'ensemble des jeunes qui font le choix d'un travail qui donne du sens &#224; leur vie : ainsi, Tiffany, dipl&#244;m&#233;e d'un master en &#233;conomie de l'environnement, se sent utile et en phase avec ses valeurs. Elle pr&#233;f&#232;re ce travail manuel, de contact &#224; un emploi statique dans un bureau. Et au final, l'un dans l'autre, ce n'est pas plus cher que dans les sup&#233;rettes ou les supermarch&#233;s bio&#8230; Mais c'est s&#251;rement plus go&#251;teux !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Moissons Solidaires : donner, c'est mang&#233;</title>
		<link>https://18dumois.info/moissons-solidaires-donner-c-est-mange.html</link>
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		<dc:date>2021-10-29T17:49:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Bardinet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une association, active depuis 2013 sur Paris et en Ile-de-France r&#233;cup&#232;re sur les march&#233;s de plein air les invendus et les distribue apr&#232;s la fermeture des stands. Une initiative inspir&#233;e d'une id&#233;e lilloise. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Moissons solidaires est n&#233;e d'un constat : sur les march&#233;s de plein air, beaucoup de marchandises sont jet&#233;es et on voit beaucoup de gens apr&#232;s le d&#233;part des commer&#231;ants fouiller les tas au rebut. Notre id&#233;e est d'encadrer cette r&#233;cup&#233;ration &#187;, introduit Anna Salwerowicz, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1224-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH125/arton1230-ac920.png?1690850568' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une association, active depuis 2013 sur Paris et en Ile-de-France r&#233;cup&#232;re sur les march&#233;s de plein air les invendus et les distribue apr&#232;s la fermeture des stands. Une initiative inspir&#233;e d'une id&#233;e lilloise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Moissons solidaires est n&#233;e d'un constat : sur les march&#233;s de plein air, beaucoup de marchandises sont jet&#233;es et on voit beaucoup de gens apr&#232;s le d&#233;part des commer&#231;ants fouiller les tas au rebut. Notre id&#233;e est d'encadrer cette r&#233;cup&#233;ration&lt;/i&gt; &#187;, introduit Anna Salwerowicz, pr&#233;sidente et fondatrice de l'association. Ses b&#233;n&#233;voles sont pr&#233;sents sur 14 march&#233;s de plein air parisiens dont, pour le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, ceux de Barb&#232;s, d'Ornano et du boulevard Ney.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tradition du glanage d'apr&#232;s-march&#233; est ancienne mais l'initiative des Moissons solidaires permet d'instaurer une relation de confiance avec les marchands qui, en retour, donnent plus volontiers. &#171; &lt;i&gt;Les commer&#231;ants ont aussi &#224; c&#339;ur d'aider les plus n&#233;cessiteux mais c'est bien plus facile pour eux de passer par nous, une association avec un statut, transparente et porteuse de valeurs de solidarit&#233; et qui pratique une redistribution &#233;quitable et tri&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, explique Anna Salwerowicz.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un stand ouvert apr&#232;s la fermeture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;ration logistique est simple. Une heure avant la fermeture du march&#233;, une &#233;quipe de b&#233;n&#233;voles se retrouve pour sortir l'affiche de l'association, les &#233;tals pliants et les chariots pour collecter les invendus. Pour le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, tout cet &#233;quipement est stock&#233; &#224; la Maison des associations (MDA), &#171; &lt;i&gt;une vraie chance pour nous et un tr&#232;s beau geste de la part de la MDA&lt;/i&gt; &#187;, souligne Anna Salwerowicz. Ensuite l'&#233;quipe, une dizaine de personnes ce vendredi &#224; Ornano, pr&#233;pare le stand et fait la tourn&#233;e des commer&#231;ants en demandant s'ils ont quelque chose &#224; donner. Une fois les denr&#233;es collect&#233;es, elles sont tri&#233;es, certaines jet&#233;es, et dispos&#233;es comme un stand classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le march&#233; est officiellement ferm&#233;, les Moissons se mettent &#224; l'ouvrage. Des dizaines de personnes attendent d&#233;j&#224;, des m&#232;res de famille, des jeunes, des personnes &#226;g&#233;es. Les b&#233;n&#233;voles proposent et aident &#224; remplir les cabas pour les personnes &#226;g&#233;es. Tout est pli&#233; en une heure dans une atmosph&#232;re conviviale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;117 tonnes distribu&#233;es en un an&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'association est n&#233;e en 2013 et re&#231;oit le soutien de la Mairie de Paris qui y a vu une potentielle fa&#231;on de r&#233;duire les bio d&#233;chets. Dans ses statuts, Moissons solidaires d&#233;finit trois axes d'action : r&#233;duire le g&#226;chis alimentaire, un volet de pr&#233;vention des bio d&#233;chets et de pr&#233;servation des ressources et de l'environnement et enfin une dimension sociale. &#171; &lt;i&gt;Nous nous adressons &#224; des gens en situation d&#233;licate sans aucune condition de ressources. Et pour ne pas stigmatiser, car tout se fait sur la place publique au vu de tous, nous cherchons avant tout &#224; cr&#233;er une atmosph&#232;re fraternelle.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s l'ouverture des actions dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, les Moissons solidaires estime avoir collect&#233; et redistribu&#233; 117 tonnes de fruits et l&#233;gumes. Une belle initiative et qui donne des r&#233;sultats concrets. Les march&#233;s de plein air et leur atmosph&#232;re particuli&#232;re prouvent leur utilit&#233; et leur engagement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : St&#233;phane Bardinet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La ligne enchant&#233;e</title>
		<link>https://18dumois.info/la-ligne-enchantee.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Mignot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Toutes les lignes de bus ne se ressemblent pas. Nous avons embarqu&#233; &#224; bord de l'ex Montmartrobus, avec Thomas l'un de ses chauffeurs, lui-m&#234;me habitant de Montmartre. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Il faut afficher une certaine anciennet&#233; pour &#234;tre nomm&#233; ici. &#187; Thomas Freundel, 59 ans, est l'un des 17 chauffeurs du minibus qui traverse la Butte de part en part. Il a pris le volant sur cet itin&#233;raire au moment o&#249; le Montmartrobus devenait la ligne 40 et se voyait prolong&#233; au sud jusqu'&#224; Notre-Dame-de-Lorette. A la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-montmartre-1226-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH112/arton1224-2a52e.jpg?1690850568' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toutes les lignes de bus ne se ressemblent pas. Nous avons embarqu&#233; &#224; bord de l'ex Montmartrobus, avec Thomas l'un de ses chauffeurs, lui-m&#234;me habitant de Montmartre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il faut afficher une certaine anciennet&#233; pour &#234;tre nomm&#233; ici&lt;/i&gt;. &#187; Thomas Freundel, 59 ans, est l'un des 17 chauffeurs du minibus qui traverse la Butte de part en part. Il a pris le volant sur cet itin&#233;raire au moment o&#249; le Montmartrobus devenait la ligne 40 et se voyait prolong&#233; au sud jusqu'&#224; Notre-Dame-de-Lorette. A la RATP depuis &#224; peine six ans, en venant prendre son service &#224; deux pas de chez lui il a d&#233;couvert &#171; &lt;i&gt;presque un autre m&#233;tier&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Travailler sur la 40 c'est un peu comme travailler dans une petite ville de province, r&#233;sume-t-il. On rep&#232;re vite les habitu&#233;s. La majorit&#233; sont des gens du quartier.&lt;/i&gt; &#187; Comme Alain et Dominique, habitants retrait&#233;s de la rue Tardieu, qui enjambent r&#233;guli&#232;rement la Butte avec le v&#233;hicule pour se rendre &#224; la mairie ou fr&#233;quenter les commerces de la rue du Poteau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ligne est tr&#232;s demand&#233;e par les machinistes, selon Thomas. &#171; &lt;i&gt;Pour moi, c'est la plus belle de Paris.&lt;/i&gt; &#187; Il suffit de d&#233;bouler en haut de la rue Lamarck, arr&#234;t Utrillo, pour voir l'horizon s'ouvrir largement sur le ciel du moment. Bleu pommel&#233;, gris automnal ou rose du cr&#233;puscule. &#171; &lt;i&gt;Des touristes applaudissent parfois en arrivant place du Tertre.&lt;/i&gt; &#187; Ici, on est loin du stress des embouteillages, des v&#233;hicules gar&#233;s en double file, ou des deux roues qui zigzaguent &#224; toute allure. M&#234;me s'il faut parfois s'accrocher &#224; son fauteuil dans les ruelles pentues et parfois en devers.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un conduite technique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est aussi la ligue plus difficile&lt;/i&gt;. &#187; Il faut avoir la man&#339;uvre habile dans les rues &#233;troites. Un v&#233;hicule mal stationn&#233;, la pluie qui rend le pav&#233; glissant, les touristes qui d&#233;ambulent, imposent &#224; Thomas une attention de tous les instants. &#171; &lt;i&gt;C'est aussi la premi&#232;re ligne &#233;lectrique, pour laquelle il faut une conduite tr&#232;s technique&lt;/i&gt;, observe le machiniste. &lt;i&gt;Tout r&#233;side dans le positionnement du v&#233;hicule au d&#233;but de la difficult&#233;&lt;/i&gt;. &#187; Quelques virages comme celui de Durantin-Tholoz&#233; sont toujours spectaculaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cause du Covid et de la condamnation de la porte avant, les &#233;changes avec les passagers sont devenus moins nombreux, m&#234;me si la petite taille du v&#233;hicule entretient la proximit&#233;. Le bus a maintenu son service durant le confinement. &#171; &lt;i&gt;Nous &#233;tions parfois la seule occasion de sortir pour certaines personnes,&lt;/i&gt; confie Thomas. &lt;i&gt;Je crois qu'elles avaient compris que la police ne v&#233;rifiait pas les autorisations dans les bus. Elles en ont un peu profit&#233;&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ligne demeure fr&#233;quent&#233;e surtout par des Montmartrois. &#171; &lt;i&gt;Quelques touristes aussi. On les reconna&#238;t car ils ne disent pas bonjour. Et puis des gens qui travaillent tard dans la restauration.&lt;/i&gt; &#187; Mais pas de f&#234;tards, ni l'affluence des heures de pointe. Arriv&#233; &#224; Le Pelletier, le circuit est pratiquement termin&#233;. &#171; &lt;i&gt;On est oblig&#233;es de descendre ici ?&lt;/i&gt; &#187; demandent trois touristes italiennes au terminus. Pas la peine, le &#171; grand huit &#187;, comme l'a surnomm&#233; un autre chauffeur de la ligne, ne fait jamais de longue pause et repart bien vite. Thomas a compt&#233;, il a accompli 2 300 &#171; tours de man&#232;ge &#187; depuis qu'il est arriv&#233;. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biblioth&#232;que Robert Sabatier rouvre enfin ses portes</title>
		<link>https://18dumois.info/bibliotheque-robert-sabatier-rouvre-enfin-ses-portes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/bibliotheque-robert-sabatier-rouvre-enfin-ses-portes.html</guid>
		<dc:date>2021-10-29T17:48:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Loubeski</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette fois c'est la bonne. Le 5 octobre dernier le rideau s'est lev&#233; sur un immeuble enti&#232;rement r&#233;nov&#233;. Un outil con&#231;u pour r&#233;pondre aux besoins des habitants d'aujourd'hui. Visite guid&#233;e, &#233;tage par &#233;tage, de cette biblioth&#232;que new look. &lt;br class='autobr' /&gt; Le grand b&#226;timent de la rue Hermel gardait ses portes closes depuis septembre 2018. La r&#233;ouverture, annonc&#233;e maintes fois, &#233;tait sans cesse diff&#233;r&#233;e. C'est oubli&#233;. D&#232;s le seuil franchi le changement saute aux yeux . Deux vastes fen&#234;tres, perc&#233;es c&#244;t&#233; rue (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-clignancourt-1225-.html" rel="directory"&gt;Clignancourt&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH108/arton1223-a631c.jpg?1690850568' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='108' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette fois c'est la bonne. Le 5 octobre dernier le rideau s'est lev&#233; sur un immeuble enti&#232;rement r&#233;nov&#233;. Un outil con&#231;u pour r&#233;pondre aux besoins des habitants d'aujourd'hui. Visite guid&#233;e, &#233;tage par &#233;tage, de cette biblioth&#232;que new look.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le grand b&#226;timent de la rue Hermel gardait ses portes closes depuis septembre 2018. La r&#233;ouverture, annonc&#233;e maintes fois, &#233;tait sans cesse diff&#233;r&#233;e. C'est oubli&#233;. D&#232;s le seuil franchi le changement saute aux yeux . Deux vastes fen&#234;tres, perc&#233;es c&#244;t&#233; rue Duc, laissent entrer la lumi&#232;re. Les &#233;tag&#232;res trop serr&#233;es qui mangeaient l'espace ont disparu. Un coin tranquille est destin&#233; aux lecteurs de journaux et d'ouvrages pratiques rassembl&#233;s ici. Une salle rendue modulable par une cloison coulissante accueillera les rencontres et les animations. On pourra aussi y travailler ou jouer. Des jeux de soci&#233;t&#233; sont en acc&#232;s libre. Le bureau d'accueil a &#233;t&#233; imagin&#233; et r&#233;alis&#233; par des &#233;l&#232;ves d'un lyc&#233;e professionnel d'Asni&#232;res. La maquette en contreplaqu&#233; sera bient&#244;t remplac&#233;e par un meuble d&#233;finitif en fr&#234;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier &#233;tage est principalement consacr&#233; &#224; la bande dessin&#233;e. On y trouvera aussi un p&#244;le nature-environnement et un &#171; fab lab &#187; : une salle &#233;quip&#233;e d'une imprimante 3D, d'une d&#233;coupeuse de vinyle et d'une machine &#224; coudre servira d'abord &#224; des ateliers organis&#233;s par les biblioth&#233;caires, avant de s'ouvrir aux projets des habitants. L'&#233;tage donne sur une terrasse. Son am&#233;nagement est pr&#233;vu pour le printemps 2022. On s'y adonnera au jardinage ou au farniente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le royaume des tout-petits&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me &#233;tage est le royaume des tout-petits. L'ensemble du mobilier leur est accessible. Un banc jonch&#233; de coussins court tout autour de la salle. Un coin douillet recevra les b&#233;b&#233;s des cr&#232;ches venus d&#233;couvrir la biblioth&#232;que. A ce niveau a &#233;t&#233; &#233;galement am&#233;nag&#233;e une salle r&#233;serv&#233;e &#224; l'aide aux devoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me &#233;tage est le plus s&#233;rieux, le plus artiste, le plus philosophique. C'est ici que l'on d&#233;nichera le livre d'histoire, l'ouvrage scientifique sur les inventions ou l'astronomie, la biographie d'un peintre ou l'essai sur un courant de pens&#233;e. Le lieu de rendez-vous des lyc&#233;ens, des &#233;tudiants, de tous les esprits curieux. En plus des livres, 12 000 CD et 14 000 DVD attendent d'&#234;tre emprunt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus d&#233;pays&#233;s seront sans doute les amateurs de romans, jadis habitu&#233;s &#224; trouver de quoi assouvir leur fringale de lecture au rez de chauss&#233;e. La fiction a grimp&#233; quatre &#233;tages pour s'installer dans un local moins bruyant et plus spacieux. Tout est l&#224; : les romans pour les adultes et les adolescents, les polars, la science-fiction, les romans en gros caract&#232;res, les livres audio. A noter que les ouvrages pour les jeunes &#224; partir de dix ans ne sont plus s&#233;par&#233;s de ceux destin&#233;s aux adultes. Seul un logo sur la tranche (un livre entrouvert qui tire la langue) les distingue. L'ordre des ouvrages est &#233;galement boulevers&#233;. Adieu le fameux classement Dewey ! Les livres sont regroup&#233;s par th&#232;mes, identifi&#233;s par un code couleur. Une organisation calqu&#233;e sur celle des librairies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cahier des charges a pris en compte de nouveaux besoins. L'immeuble est isol&#233; thermiquement. Il pourra &#234;tre rafra&#238;chi en cas de fortes chaleurs. Tous les espaces sont accessibles aux personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite, gr&#226;ce notamment &#224; de vastes ascenseurs. Les horaires d'ouverture ont &#233;t&#233; &#233;tendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La biblioth&#232;que Robert Sabatier sort d'un long sommeil. Elle dispose aujourd'hui de tous les atouts pour jouer un r&#244;le majeur dans la vie &#233;ducative et culturelle de l'arrondissement. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pigalle : musiciens &#224; la cri&#233;e</title>
		<link>https://18dumois.info/pigalle-musiciens-a-la-criee.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/pigalle-musiciens-a-la-criee.html</guid>
		<dc:date>2021-10-29T17:48:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ivan Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pendant plus de trente ans, place Pigalle, s'est tenu tous les mardis un march&#233;, officieux mais tol&#233;r&#233;, la Bourse aux musiciens. Sortis de nulle part, des interm&#233;diaires douteux mais aux informations fiables venaient proposer aux artistes de jouer dans le milieu de la vari&#233;t&#233;, &#233;manation du music-hall. &lt;br class='autobr' /&gt; La place Pigalle, &#224; l'exacte couture des 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements, a longtemps &#233;t&#233; fr&#233;quent&#233;e par des musiciens. Ce qui est ais&#233;ment compr&#233;hensible vu le grand nombre d'&#233;tablissements qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1227-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH95/arton1225-95b0d.jpg?1690850568' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant plus de trente ans, place Pigalle, s'est tenu tous les mardis un march&#233;, officieux mais tol&#233;r&#233;, la Bourse aux musiciens. Sortis de nulle part, des interm&#233;diaires douteux mais aux informations fiables venaient proposer aux artistes de jouer dans le milieu de la vari&#233;t&#233;, &#233;manation du music-hall.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La place Pigalle, &#224; l'exacte couture des 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements, a longtemps &#233;t&#233; fr&#233;quent&#233;e par des musiciens. Ce qui est ais&#233;ment compr&#233;hensible vu le grand nombre d'&#233;tablissements qui ont fleuri dans un p&#233;rim&#232;tre restreint. On n'y compte plus les caf'conc en 1900 : beaucoup ont laiss&#233; leur nom &#224; la l&#233;gende (Le Chat noir, Le Ciel, L'Enfer, le Cabaret des Quat z'Arts) ; d'autres existent encore avec des vocations un peu diff&#233;rentes (le Moulin Rouge, la Cigale, le Trianon). Ce fourmillement de musiques populaires explique qu'autour du proverbial jet d'eau se soit d&#233;velopp&#233; un genre d'arri&#232;re-boutique de la profession : la Bourse aux musiciens, dont les heures de gloire commencent apr&#232;s la Lib&#233;ration jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les jours aux p&#233;riodes les plus fastes, mais le mardi seulement quand le travail s'est rar&#233;fi&#233;, de 18 h &#224; 20 h, les artistes venaient tra&#238;ner dans les caf&#233;s ou m&#234;me sur le terre-plein central dans l'attente d'une embauche d'un soir, d'une semaine ou d'une saison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques musiciens chevronn&#233;s s'en souviennent encore aujourd'hui. Par exemple Martial Solal, pianiste de jazz virtuose et instrumentiste tout terrain, qui quitte Alger en 1950 pour arriver &#224; Paris o&#249; il ne conna&#238;t personne. Et aussi Jean-Claude Casadesus, qui habite encore le quartier (lire son portrait dans notre n&#176;292). Celui qui fut directeur musical du Ch&#226;telet &#224; 30 ans, fondateur et directeur de l'Orchestre musical de Lille pendant quarante ans (de 1976 &#224; 2016), conseiller musical de Pierre Mauroy en 1981, a d&#233;but&#233; sa carri&#232;re comme percussionniste qui courait le cachet. La fr&#233;quentation de la place Pigalle &#233;tait alors in&#233;vitable. Bernard Lubat, &#233;galement percussionniste, mais aussi accord&#233;oniste, pianiste, chanteur, compositeur, qui d&#233;serte le Sud-Ouest lorsqu'il int&#232;gre le Conservatoire de la rue de Madrid, a aussi arpent&#233; la place Pigalle pour trouver des engagements de fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des ench&#232;res &#224; mi-voix&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existait donc, sur le bitume ou dans les caf&#233;s avoisinants, une sorte de foire o&#249; les musiciens venaient se montrer pour louer leurs services. &#199;a fonctionnait &#224; la cri&#233;e. Quelques personnages myst&#233;rieux, qui centralisaient les offres, lan&#231;aient l'appel : &#171; &lt;i&gt;Un piano pour La Garenne-Colombes samedi soir ! Un trombone rumba pour Ozoire-la-Ferri&#232;re dimanche apr&#232;s-midi !&lt;/i&gt; &#187; &lt;i&gt;Les demandes&lt;/i&gt;, se souvient Bernard Lubat, &lt;i&gt;&#233;taient souvent composites&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Un piano-accord&#233;on-voiture pour Rambouillet demain soir !&lt;/i&gt; &#187; Les poly-instrumentistes, les multi-styles, les motoris&#233;s sont forc&#233;ment avantag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dit m&#234;me que les caf&#233;s avaient leur sp&#233;cialit&#233; : Les Omnibus pour les musiciens blancs, Le Parisien pour les noirs. Et La Renaissance pour les semi-professionnels qui acceptaient des cachets au rabais et, au dire des autres, tuaient le m&#233;tier. Mais ces &#171; semi-professionnels &#187; avaient souvent des comp&#233;tences tr&#232;s pointues. Notamment les guitaristes de fado, immigr&#233;s portugais, &#233;lectriciens le jour et artistes la nuit, sans parler des Manouches qui s'adaptaient &#224; peu pr&#232;s &#224; tout, en gardant malgr&#233; tout un soup&#231;on d'accent gitan !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les instruments sont concern&#233;s, mais encore faut-il savoir se glisser dans la mani&#232;re de l'orchestre qui vous embauche : dans les ann&#233;es 1950, les danses de caract&#232;re ont encore le vent en poupe, on encha&#238;ne la valse-musette et le pasodoble. Le slow doit &#234;tre langoureux et susciter le baiser sur le point d'orgue. Mais les chanteurs &#224; voix, les chanteuses r&#233;alistes aux amours malheureuses, sans cesse menac&#233;es par le surin de Damocl&#232;s d'un mauvais gar&#231;on qui les a s&#233;duites, remplissent encore les salles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 60, le y&#233;-y&#233; d&#233;barque : il faut &#233;lectrifier sa guitare et se payer la Gibson qui fait la diff&#233;rence. Alors les musiciens se font concurrence, mais il y a encore de la place pour les chanteuses. Et pour &#234;tre chanteuse d'orchestre, il faut faire face au public. C'est-&#224;-dire sans partition ! Et donc conna&#238;tre par c&#339;ur une bonne centaine de chansons plus ou moins &#224; la mode, paroles et musique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#226;ge d'or de la vari&#233;t&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant toute cette p&#233;riode, assez active pour les musiciens, la musique vivante est encore tr&#232;s pr&#233;sente : il y a les dancings, tous les soirs de la semaine ; il y a les galas pendant les week-ends. Dans les salles municipales, les th&#233;&#226;tres, les Maisons de la culture qui se d&#233;veloppent &#224; l'appel de Malraux et qu'on appelle encore les MJC (Maison des jeunes et de la culture), on va &#233;couter et on va danser. Les chanteurs de vari&#233;t&#233;s ont leur orchestre, mais il y manque souvent quelqu'un, d&#233;bauch&#233; pour une affaire plus juteuse. Il y a aussi tous les d&#238;ners-spectacles ou les d&#238;ners-dansants qui remplissent les brasseries le samedi soir. Avec bien s&#251;r quelques points forts dans l'ann&#233;e : le r&#233;veillon, le bal du 14 juillet et, parait-il, celui des Catherinettes qui aimante tous les c&#233;libataires de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les synth&#233;tiseurs n'existent pas encore, on a aussi de vrais musiciens, en chair et en os, pour les s&#233;ances de studio, ceux qu'on appelle des &#171; requins &#187;. Ceux-l&#224; doivent, de surcroit, &#234;tre d'impeccables lecteurs, capables de d&#233;chiffrer une partition &#224; vue. Mais tr&#232;s vite, ils quitteront la place Pigalle : on les joindra chez eux par t&#233;l&#233;phone et ce seront les premiers accros &#224; une nouvelle invention, le r&#233;pondeur t&#233;l&#233;phonique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin pour tous ceux qui travailleront jusqu'au bout sur le trottoir, une pratique reste sacr&#233;e, celle de la parole donn&#233;e : pas de contrat, pas de signature, pas de papier ; si on dit oui, on sera au bon endroit &#224; l'heure dite. Sinon, on est grill&#233; pour le reste de sa carri&#232;re ! &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le th&#233;&#226;tre pour faire tomber les barri&#232;res</title>
		<link>https://18dumois.info/le-theatre-pour-faire-tomber-les-barrieres.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/le-theatre-pour-faire-tomber-les-barrieres.html</guid>
		<dc:date>2021-10-29T17:48:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samuel Cincinnatus</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Com&#233;dienne, auteure, metteuse en sc&#232;ne, Sylvie Hagga&#239; est une militante du th&#233;&#226;tre qui transporte son art vers des lieux inattendus. &lt;br class='autobr' /&gt; A quoi ressemblerait la vie dans chaque immeuble s'il y avait une Sylvie Hagga&#239; ? Il y aurait peut-&#234;tre un peu plus d'&#233;change et de curiosit&#233; pour d&#233;couvrir le monde qui nous entoure. C'est ce qu'elle tente de faire &#224; la Goutte d'Or, le quartier o&#249; elle vit depuis plus de trente ans. Avec sa compagnie de th&#233;&#226;tre, Gaby sourire, elle provoque des rencontres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1231-1231-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH119/arton1232-2e676.jpg?1690454401' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Com&#233;dienne, auteure, metteuse en sc&#232;ne, Sylvie Hagga&#239; est une militante du th&#233;&#226;tre qui transporte son art vers des lieux inattendus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quoi ressemblerait la vie dans chaque immeuble s'il y avait une Sylvie Hagga&#239; ? Il y aurait peut-&#234;tre un peu plus d'&#233;change et de curiosit&#233; pour d&#233;couvrir le monde qui nous entoure. C'est ce qu'elle tente de faire &#224; la Goutte d'Or, le quartier o&#249; elle vit depuis plus de trente ans. Avec sa compagnie de th&#233;&#226;tre, Gaby sourire, elle provoque des rencontres dans les immeubles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvie a grandi &#224; Bezons, dans le Val d'Oise. Son amour pour le th&#233;&#226;tre lui vient de ses parents. Sa m&#232;re artiste peintre a fait les Beaux-Arts et l'emmenait souvent au mus&#233;e, au th&#233;&#226;tre. Son p&#232;re &#233;tait photographe de rue. &#171; &lt;i&gt;De par son m&#233;tier, c'&#233;tait quelqu'un qui avait un contact avec les gens.&lt;/i&gt; &#187; Et d'ajouter : &#171; &lt;i&gt;Le th&#233;&#226;tre est une esp&#232;ce de m&#233;lange des deux, je pense qu'ils ont eu une influence.&lt;/i&gt; &#187; C'est aux c&#244;t&#233;s du metteur en sc&#232;ne Jo&#235;l Dragutin qu'elle d&#233;bute dans le th&#233;&#226;tre &#224; Cergy-Pontoise : &#171; &lt;i&gt;J'ai suivi un de ses cours. &#192; un moment donn&#233;, il m'a propos&#233; de l'assister et j'ai plong&#233; dans le projet de la mise en place du Th&#233;&#226;tre 95.&lt;/i&gt; &#187; Deux ans apr&#232;s, elle part vivre &#224; Paris pour se former davantage, notamment au Th&#233;&#226;tre de l'&#206;le-de-France et au Th&#233;&#226;tre de l'Ombre dans le 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Plus tard, &#224; 40 ans, elle reprend ses &#233;tudes pour faire une licence en sc&#233;nographie et dramaturgie avec comme professeur Daniel Lemahieu, auteur et metteur en sc&#232;ne, qui a beaucoup compt&#233; dans son parcours artistique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le th&#233;&#226;tre en bas de chez soi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sylvie arrive dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; par amour, elle y a rencontr&#233; l'homme qui est devenu son compagnon et le p&#232;re de ses deux filles. Le m&#233;tier am&#232;ne parfois &#224; &#234;tre loin de chez soi, mais : &#171; &lt;i&gt;Je ne me voyais pas partir trois &#224; cinq semaines en tourn&#233;e et faire garder mes filles. J'avais envie d'&#234;tre pr&#232;s d'elles et cela a d&#251; avoir une incidence sur le fait de choisir de travailler en bas de chez moi et il y a de quoi faire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ses lieux favoris dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, il y a &#233;videmment un th&#233;&#226;tre, le Lavoir moderne parisien (LMP), qu'elle aurait aim&#233; voir plus int&#233;gr&#233; dans la vie du quartier. Son grand plaisir du matin est de prendre un caf&#233;, &#224; une terrasse qu'elle trouve sur son chemin, avant de commencer &#224; travailler dans le local de sa compagnie. Sur la porte, une pancarte &#171; &#171; &lt;i&gt;entr&#233;e libre&lt;/i&gt; &#187; indique bien l'esprit du lieu plein de d&#233;cors et de costumes. Une invitation &#224; la curiosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle a d&#233;but&#233; comme com&#233;dienne, tr&#232;s vite, son choix s'est port&#233; sur la mise en sc&#232;ne et la direction d'acteurs : &#171; &lt;i&gt;C'est l&#224; o&#249; je me sens bien, m&#234;me si je reviens r&#233;guli&#232;rement sur le plateau, parce que lorsqu'on dirige des com&#233;diens, il est important de continuer &#224; s'entra&#238;ner, &#224; r&#233;fl&#233;chir et &#224; se remettre en question.&lt;/i&gt; &#187; Lorsqu'elle monte sur sc&#232;ne, c'est pour faire des lectures, d&#233;fendre un texte. Cependant, Sylvie Hagga&#239; n'associe pas seulement le th&#233;&#226;tre au texte, mais aussi aux gens : &#171; &lt;i&gt;On ne peut pas faire du th&#233;&#226;tre seul, on est forc&#233;ment avec d'autres. C'est cette interaction qui est int&#233;ressante, cette chimie entre les gens, que ce soit avec les com&#233;diens ou avec le public, que ce soit la transmission ou le partage d'une &#233;motion, d'un sujet, d'une vision.&lt;/i&gt; &#187; Persuad&#233;e, que cet art a besoin de se renouveler, Sylvie a pris le parti d'aller vers les gens, prenant le pr&#233;texte du th&#233;&#226;tre pour faire tomber les barri&#232;res : &#171; &lt;i&gt;La plupart des gens ne vont pas au th&#233;&#226;tre, car ils peuvent vivre sans y aller, mais alors ils peuvent passer &#224; c&#244;t&#233; d'une rencontre qui peut d&#233;clencher un truc incroyable, une &#233;motion&#8230;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;placer le th&#233;&#226;tre hors de la sc&#232;ne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au sein de Gaby sourire, cr&#233;&#233;e en 2004 avec Gwena&#235;l Rouleau, qui a travaill&#233; au LMP, Sylvie Hagga&#239; est entour&#233;e de com&#233;diens qui ont, comme elle, envie de faire bouger les choses. Cela passe par des interventions auxquelles sont associ&#233;s les habitants, comme au 28-32 rue de la Goutte d'Or, gr&#226;ce &#224; un partenariat avec Paris Habitat. Elles ont donn&#233; lieu &#224; des cr&#233;ations comme &lt;i&gt;En attendant le gardien&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Notre vie au 28-32&lt;/i&gt;. &#171; &lt;i&gt;On a jou&#233; &#224; domicile, dans la rue, dans des cours d'immeuble, sur des terrasses, on a m&#234;me fait des interventions dans des ascenseurs. J'aime d&#233;placer le th&#233;&#226;tre hors de la sc&#232;ne&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Sylvie. L'objectif &#233;tant surtout de faire tomber les st&#233;r&#233;otypes et les pr&#233;jug&#233;s, la compagnie joue r&#233;guli&#232;rement du Shakespeare depuis une exp&#233;rience &#171; &lt;i&gt;incroyable&lt;/i&gt; &#187; lors d'une repr&#233;sentation &#224; domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le com&#233;dien Christophe Sigognault, autre pilier de Gaby sourire, s'est embarqu&#233; dans l'aventure depuis plus de quinze ans. Il forme avec Sylvie Hagga&#239; un duo : &#171; &lt;i&gt;Je peux penser et amener des id&#233;es, puis on les &#233;crit ensemble, ensuite je retourne &#224; l'&#233;criture tout seul pour faire de la dramaturgie et elle me laisse faire, enfin on finalise le projet ensemble et elle s'occupe de la mise en sc&#232;ne&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;taille le com&#233;dien. &#171; &lt;i&gt;Sylvie est une tr&#232;s belle personne, sensible et g&#233;n&#233;reuse, et notamment dans son travail avec les habitants du quartier auxquels elle propose des sorties au th&#233;&#226;tre. C'est un r&#233;gal de travailler avec elle.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ancrage territorial&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gaby sourire a particip&#233; r&#233;cemment aux 10 ans du jardin de l'Univert, en offrant une intervention th&#233;&#226;trale aux fen&#234;tres. Anne, animatrice du jardin, collabore r&#233;guli&#232;rement avec Sylvie Hagga&#239;. Les deux femmes travaillent sur le m&#234;me territoire et s'adressent au m&#234;me public : &#171; &lt;i&gt;On essaye de mettre un maximum de choses en commun au niveau culturel et ce qui est assez formidable avec Sylvie, c'est qu'elle conna&#238;t tout le monde par son pr&#233;nom, elle a ses entr&#233;es un peu partout, dans des coins o&#249; les gens ne vont pas forc&#233;ment&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume Anne. &#171; &lt;i&gt;Elle arrive &#224; faire infuser des choses, titiller et ouvrir leur esprit.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es, une confiance s'est install&#233;e entre Sylvie et les habitants, sans doute parce qu'elle les a compris : &#171; &lt;i&gt;Il y a des gens qui me disent qu'ils en ont marre qu'on vienne les voir parce qu'ils sont noirs, arabes, immigr&#233;s, pauvres&#8230; Ils ont envie qu'on aille les voir pour ce qu'ils sont, des &#234;tres humains.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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