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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Nos temps modernes, en images</title>
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		<dc:date>2022-01-10T22:05:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Cent quatre, un assemblage de clich&#233;s, dans les deux sens du terme, expose la soci&#233;t&#233; de consommation jusqu'&#224; saturation&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Tout doit dispara&#238;tre &#187;. Le titre laisse pensif : qu'est-ce qui devrait donc dispara&#238;tre, ce que montre l'exposition ou l'exposition elle-m&#234;me ? Si l'on peut &#234;tre tent&#233; par la deuxi&#232;me option, il faut tout de m&#234;me prendre le temps d'arpenter les quatre grandes salles consacr&#233;es &#224; la collection de photographies et de cartes postales de Jean-Marie Donat. Plus de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-culture-1246-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://18dumois.info/+-article-complet-+.html" rel="tag"&gt;Article complet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH102/arton1256-e0a97.jpg?1689976171' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Cent quatre, un assemblage de clich&#233;s, dans les deux sens du terme, expose la soci&#233;t&#233; de consommation jusqu'&#224; saturation&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Tout doit dispara&#238;tre &#187;. Le titre laisse pensif : qu'est-ce qui devrait donc dispara&#238;tre, ce que montre l'exposition ou l'exposition elle-m&#234;me ? Si l'on peut &#234;tre tent&#233; par la deuxi&#232;me option, il faut tout de m&#234;me prendre le temps d'arpenter les quatre grandes salles consacr&#233;es &#224; la collection de photographies et de cartes postales de Jean-Marie Donat. Plus de mille images dat&#233;es de 1880 &#224; 1990 sont en effet pr&#233;sent&#233;es par la commissaire de l'exposition, Audrey Hoareau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le sujet est br&#251;lant d'actualit&#233; : en cette p&#233;riode de prise de conscience que la soci&#233;t&#233; de consommation est en train de d&#233;truire d&#233;finitivement notre plan&#232;te, Jean-Marie Donat, s'est appliqu&#233; &#224; rassembler depuis plus de trente ans un corpus photographique constituant &#224; la fois un t&#233;moignage et une vision singuli&#232;re des temps modernes, mettant en lumi&#232;re l'&#233;mergence de la soci&#233;t&#233; de consommation, la pr&#233;dominance &#224; l'&#233;chelle mondiale de certains types de biens, et la survivance de certaines traditions ou croyances.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un portrait touchant et terrifiant &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Organis&#233;s par th&#232;mes (l'av&#232;nement de la t&#233;l&#233;vision, la passion de la voiture, l'image de la femme, la persistance de moments symboliques comme no&#235;l&#8230;), les assemblages de ces centaines de photographies, pratiquement toutes anonymes, dressent un portrait &#224; la fois touchant et terrifiant de la classe moyenne europ&#233;enne, premi&#232;re victime des mirages du progr&#232;s et de l'accession &#224; la consommation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines cat&#233;gories sont particuli&#232;rement croustillantes, comme celle qui r&#233;unit des cyclistes professionnels espagnols s'appelant tous Jesus et devenant les ambassadeurs des marques qu'ils portent sur leur maillots. Ou ces c&#233;l&#233;brations de l'entrec&#244;te (apr&#232;s guerre, il faut manger de la viande dans certaines classes de la population occidentale) que portent comme des troph&#233;es des jeunes femmes &#233;l&#233;gantes. Ou encore ces photos montrant des monceaux de cadeaux sous des sapins souvent artificiels&#8230; Et que dire de ces amoureux am&#233;ricains qui d&#233;corent leurs costumes de mariage de billets de banque ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il y a &#224; la fois trop &#224; voir, et pas assez, chacun des sujets &#233;tant en soit tr&#232;s banal. C'est ce qui fait l'ambig&#252;it&#233; de cette exposition, dont la nouveaut&#233;, l'originalit&#233; peut &#234;tre questionn&#233;e ; l'accumulation d'objets sur les photos renvoyant &#224; l'accumulation de photos de l'exposition, le tout provoque assez rapidement une sorte de saturation naus&#233;euse. Mais l'ambiance du 104, toujours pleine de cette vitalit&#233; des danseurs qui s'entrainent dans tous les recoins possibles de l'&#233;difice , de ces spectacles qui s'y pr&#233;parent, redonne, &#224; la sortie de l'exposition, de l'espoir sur le monde qui nous attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout doit dispara&#238;tre, regard sur la soci&#233;t&#233; de consommation, jusqu'au 30 janvier, du mardi au dimanche, de 14 h &#224; 19 h, 5 rue Curial, m&#233;tro Riquet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Collection Jean-Marie Donat&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Chor&#233;graphies pour corps emp&#234;ch&#233;s </title>
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		<dc:date>2022-01-09T20:30:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Entre force et fragilit&#233;, des chor&#233;graphies mettent en sc&#232;ne des corps meurtris, &#233;mancip&#233;s par l'expression corporelle. &lt;br class='autobr' /&gt; Eric Minh Cuong Castaing pr&#233;sente une installation vid&#233;o en plusieurs volets et un seul sujet : des &#171; corps emp&#234;ch&#233;s &#187; auxquels il offre les moyens de se r&#233;approprier, pour un temps, les gestes dont ils ont &#233;t&#233; priv&#233;s. Laur&#233;at du prix Le Bal/ ADAGP de la Jeune Cr&#233;ation, il a r&#233;alis&#233; les &#233;tapes de ce travail avec des r&#233;sidents de la Maison de Gardanne (13), un centre de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-culture-1246-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1253-63ec6.jpg?1690714292' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre force et fragilit&#233;, des chor&#233;graphies mettent en sc&#232;ne des corps meurtris, &#233;mancip&#233;s par l'expression corporelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Eric Minh Cuong Castaing pr&#233;sente une installation vid&#233;o en plusieurs volets et un seul sujet : des &#171; corps emp&#234;ch&#233;s &#187; auxquels il offre les moyens de se r&#233;approprier, pour un temps, les gestes dont ils ont &#233;t&#233; priv&#233;s. Laur&#233;at du prix Le Bal/ ADAGP de la Jeune Cr&#233;ation, il a r&#233;alis&#233; les &#233;tapes de ce travail avec des r&#233;sidents de la Maison de Gardanne (13), un centre de soins palliatifs, avec Kamal, un ancien boxeur professionnel victime d'un AVC, et d'autres personnes, toutes atteintes de maladies neurod&#233;g&#233;n&#233;ratives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la crois&#233;e de la danse et du processus de soin, il imagine des &#171; situa&#173;tions chor&#233;graphiques &#187; adapt&#233;es &#224; leurs corps aux fonctionnements si particuliers, mis en sc&#232;ne dans ce lieu et en pleine nature, au c&#339;ur du parc naturel de Beaurecueil. Dans l'exposition, pas d'images fixes mais des captations film&#233;es de leurs chor&#233;graphies. Victor Z&#233;bo filme au plus proche des mouvements qu'il suit, les danseurs de la compagnie Shonen soutenant, portant, accompagnant, ces corps fragiles. Et le r&#233;sultat est &#224; la fois magique par la d&#233;licatesse des gestes, la profondeur des regards et poignant par la force d'humanit&#233; qui se d&#233;gage de ces lents d&#233;placements. Une fa&#231;on subtile d'&#234;tre en vie&#8230; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : &#201;ric Minh Cuong Castaing / Victor Z&#233;bo / C&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;ie&lt;/sup&gt; Shonen, 2021&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Quitter Paris c'est revivre un peu</title>
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		<dc:date>2022-01-07T19:31:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le temps du confinement a &#233;t&#233; l'occasion pour certains Parisiens de r&#233;fl&#233;chir &#224; une nouvelle vie&#8230; et de passer &#224; l'acte. Nous avons rencontr&#233;, juste avant ou apr&#232;s leur d&#233;part, sept d'entre eux, &#226;g&#233;s de 28 &#224; 75 ans. N&#233;s &#224; Paris ou non, propri&#233;taires ou locataires, femmes et hommes, en famille, en solo ou en couple, actifs ou retrait&#233;s, ils habitaient dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ou &#224; sa fronti&#232;re et sont partis ailleurs. Un mouvement de fond ? &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; 16 mars 2020. Face &#224; l'&#233;vidence de l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1242-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH75/arton1246-a4c2a.png?1690714292' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le temps du confinement a &#233;t&#233; l'occasion pour certains Parisiens de r&#233;fl&#233;chir &#224; une nouvelle vie&#8230; et de passer &#224; l'acte. Nous avons rencontr&#233;, juste avant ou apr&#232;s leur d&#233;part, sept d'entre eux, &#226;g&#233;s de 28 &#224; 75 ans. N&#233;s &#224; Paris ou non, propri&#233;taires ou locataires, femmes et hommes, en famille, en solo ou en couple, actifs ou retrait&#233;s, ils habitaient dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ou &#224; sa fronti&#232;re et sont partis ailleurs. Un mouvement de fond ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8226; 16 mars 2020. Face &#224; l'&#233;vidence de l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19, le pr&#233;sident Emmanuel Macron d&#233;cr&#232;te le confinement. On assiste alors &#224; un v&#233;ritable exode : 22 % des Parisiens quittent la r&#233;gion, direction la province. Ils seront h&#233;berg&#233;s chez des amis, par la famille ou rejoindront leur r&#233;sidence secondaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pendant ce temps, on a &#233;norm&#233;ment &#233;chang&#233; sur le sujet avec ma compagne, o&#249; on vit, ce qu'on fait, et &#231;a nous a aid&#233;s &#224; prendre une d&#233;cision&lt;/i&gt; &#187;, explique Thibaut qui travaille dans le developpement de logiciels pour le b&#226;timent et s'est install&#233; avec Clara au c&#339;ur de Lyon. Bahia, elle, m&#232;re de trois enfants, est partie pour Al&#232;s : &#171; &lt;i&gt;Nous avons d&#233;couvert le travail &#224; distance pendant le confinement et je me suis dit qu'on pourrait vivre plus loin, ou ailleurs, ou autrement.&lt;/i&gt; &#187; Ainsi na&#238;t l'id&#233;e de partir, sans compter que &#171; &lt;i&gt;le confinement a permis la prise de conscience qu'il y a une vie tr&#232;s riche ailleurs&lt;/i&gt; &#187;, souligne Brigitte, retrait&#233;e, qui a choisi de r&#233;sider avec son mari Hans, dans la Dr&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La ville soudain insupportable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute pour certains le d&#233;samour de Paris. &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais depuis vingt et un ans dans cet appartement dont j'ai &#233;t&#233; locataire et depuis peu propri&#233;taire&lt;/i&gt; &#187;, explique Catherine, institutrice retrait&#233;e qui a quitt&#233; la rue Riquet pour s'installer en Corr&#232;ze sur le plateau de Millevaches. &#171; &lt;i&gt;J'habitais le quartier de Marx Dormoy depuis trente-deux ans. Pourquoi ai-je choisi de vendre et de partir de Paris et du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ? C'est pour retrouver (ou trouver) paix et s&#233;r&#233;nit&#233; et on peut dire que les probl&#232;mes du quartier contribuent &#224; mon d&#233;part.&lt;/i&gt; &#187; M&#234;me son de cloche chez les plus jeunes : le constat est fait que Paris, c'est difficile &#224; vivre et d'un coup, &#231;a devient insupportable. La rupture se vit m&#234;me comme une rupture affective. &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais amoureux de Paris, j'y suis n&#233;, j'y ai mes amis d'adolescent, d'adulte, observe Pascal jeune retrait&#233; de l'enseignement d&#233;sormais install&#233; dans le Couserans en Ari&#232;ge. Quand je partais un mois l'&#233;t&#233; le m&#233;tro me manquait, sa diversit&#233;, ses maigres, ses gros, ses fous, le patrimoine y compris populaire.&lt;/i&gt; &#187; Noga (la cinquantaine, historienne des id&#233;es et philosophe) qui a embarqu&#233; toute sa petite famille pour Florence (Italie), approuve : &#171; &lt;i&gt;Moi, j'ai ador&#233; &#234;tre &#233;tudiante &#224; Paris, je suis une enfant de Paris, Londres, New York&lt;/i&gt; &#187; C'est aussi ce que r&#233;sume Bahia : &#171; &lt;i&gt;J'avais perdu l'attachement &#224; Paris.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons positives ou n&#233;gatives, d&#233;sir d'ailleurs ou fuite, l'envie de partir s'impose : &#171; &lt;i&gt;J'ai eu le coup de foudre pour cette r&#233;gion de l'Ari&#232;ge, pour les gens, les paysages et l'ambiance&lt;/i&gt; &#187;, raconte Pascal. Noga et sa famille en ont tout simplement eu marre de la ville : &#171; &lt;i&gt;De la pollution, de la densit&#233; de population, une ville trop dense, trop intense, mal g&#233;r&#233;e, sale. C'&#233;tait dur. Finalement, partir de Paris correspond &#224; la recherche d'un bien-&#234;tre psychologique et physique.&lt;/i&gt; &#187; Parfois, c'est une fois la d&#233;cision prise que les motivations sautent aux yeux. &#171; &lt;i&gt;Je r&#233;alise r&#233;trospectivement toutes les agressions que je subissais, voir les violences dans la rue, les flics, les gens qui pissent dehors&lt;/i&gt; &#187;, observe Pascal. Tout comme Hans, d&#233;sormais install&#233; dans la Dr&#244;me : &#171; &lt;i&gt;Je suis content d'aller dans un endroit o&#249; on respire mieux, o&#249; on n'est pas tout le temps en train de se frotter les uns contre les autres&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, qu'est ce qui a chang&#233; ? C'&#233;tait mieux avant ? &#171; &lt;i&gt;Ce qui a chang&#233; &#224; Paris c'est l'ambiance, r&#233;sume Hans. Avant, c'&#233;tait super, c'&#233;tait m&#233;lang&#233;, par exemple sur la Butte il y avait un voisinage, des relations. Maintenant &#231;a se parle plus, &#231;a se m&#233;lange plus, c'&#233;tait plus d&#233;tendu avant et c'est devenu d&#233;sagr&#233;able.&lt;/i&gt; &#187; La d&#233;gradation de certains quartiers se fait aussi ressentir. &#171; &lt;i&gt;J'ai travaill&#233; trente ans dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, que j'ai aim&#233;, o&#249; j'ai habit&#233;, avant que les probl&#232;mes du quartier, de la rue Riquet, me le fassent d&#233;tester&lt;/i&gt; &#187;, explique Catherine. L'enfer, c'est les autres ? Ou la ville ? Les avis sont partag&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Je r&#233;fl&#233;chis : l&#224; o&#249; je me suis install&#233;, je ne suis plus agress&#233; par la pub, je ne vois plus l'effroyable mis&#232;re, je ne vois plus des gens d&#233;sint&#233;gr&#233;s, ni la pauvret&#233; culturelle et mat&#233;rielle hurlante des in&#233;galit&#233;s et j'ai d&#233;couvert en creux ce que j'avais gagn&#233; &lt;/i&gt; &#187;, explique Pascal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus d'espace pour moins cher ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous sont d'accord avec Bahia : &#171; &lt;i&gt;Paris c'est tr&#232;s bien pour la vie estudiantine mais quand on a des enfants on a envie d'un jardin, de plus d'espace.&lt;/i&gt; &#187; Thibaut, 28 ans, n'a pas d'enfants mais confirme : &#171; &lt;i&gt;Pendant le confinement je faisais au moins deux visios par jour et ma copine aussi. Dans 30 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; c'est clairement insupportable, d'autant qu'&#224; Paris on a cette vision que l'appartement c'est pour dormir, pas pour y vivre, parce qu'on n'a pas les moyens d'avoir un espace de vie suffisant. Nous, ce n'est pas la ville que nous avons abandonn&#233;e, puisque nous nous sommes install&#233;s &#224; Lyon, mais on a multipli&#233; par trois la surface de notre appartement avec un vrai bureau et c'est une vie plus calme, moins stressante.&lt;/i&gt; &#187; Noga insiste &#233;galement sur la &#171; &#171; libert&#233; financi&#232;re retrouv&#233;e &#187; gr&#226;ce &#224; un co&#251;t de la vie moindre. Tout comme Catherine : &#171; &lt;i&gt;En fait, apr&#232;s le confinement j'ai lou&#233; un chalet sur le plateau de Millevaches pour les vacances. Et pendant ce s&#233;jour j'ai d&#233;couvert une petite maison avec des pommiers et je l'ai achet&#233;e car le prix &#233;tait abordable, 50 000 &#8364;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour beaucoup, l'envie m&#234;me de se reconnecter avec la nature, de pouvoir facilement sortir de la ville sont d&#233;crits comme un besoin vital. Pour nombre de familles, le souci de donner &#224; leurs enfants &#171; un autre environnement &#187; entra&#238;ne m&#234;me un &#171; exode p&#233;dagogique &#187;, comme le dit Bahia : &#171; &lt;i&gt;Nous avons d&#233;m&#233;nag&#233; car nous cherchions une &#233;cole alternative. Nous en avons trouv&#233; une pas trop ch&#232;re &#224; Al&#232;s, qui nous a permis d'allier l'envie de campagne, de plus d'espace, et la possibilit&#233; de scolariser nos enfants dans une &#233;cole Steiner. D'ailleurs, nous avons &#233;t&#233; surpris, en arrivant, de rencontrer de nombreux parents motiv&#233;s par la m&#234;me chose.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des rapports sociaux plus humains&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au fond, tous mettent en &#339;uvre le d&#233;sir de changer de vie, pour lui trouver plus de sens, un changement de cap. &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s avoir s&#233;journ&#233; deux mois et demi dans ma petite maison avec les pommiers, explique Catherine, je me suis demand&#233; pourquoi je rentrerais &#224; Paris et la r&#233;ponse, compte tenu de l'accueil des gens sur place, du village, c'est que j'ai d&#233;cid&#233; de m'y installer.&lt;/i&gt; &#187; Car oui, les Parisiens jugent s&#233;v&#232;rement les relations sociales dans la capitale et trouvent les habitants d'autres r&#233;gions accueillants, sympas, plus faciles. &#171; &lt;i&gt;Ce que j'aime sur le plateau c'est le calme, observe ainsi Catherine. La bienveillance des habitants, retrouver le bon sens et l'&#233;quilibre des gens qui s'occupent des autres.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, autant se passer de Paris, m&#234;me si, pour certains de ceux qui sont partis, l'animation culturelle de la capitale est parfois regrett&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Paris c'est se laisser embarquer, il y a toujours des choses &#224; voir ou &#224; faire &lt;/i&gt; &#187;, remarque Brigitte. Mais souvent les co&#251;ts et le rythme de vie rendent ces loisirs difficilement accessibles. &#171; &lt;i&gt;La vie culturelle, on ne pouvait pas vraiment y acc&#233;der &#224; cause du prix&lt;/i&gt; &#187; note Thibaut. &#171; &lt;i&gt;Et puis, nous sommes partis pour une petite ville, et c'est tr&#232;s bien&lt;/i&gt; &#187;, observe Noga. Au final donc, pas de regret, et le plaisir de la d&#233;couverte : &#171; &lt;i&gt;Ici, on a l'impression que tout est &#224; &#233;chelle humaine &lt;/i&gt; &#187; ajoute-t-elle. Et cela ne signifie pas forc&#233;ment qu'on d&#233;teste Paris et le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &#171; &lt;i&gt;J'aime toujours Paris, me promener dans les rues, c'est beau&lt;/i&gt; &#187;, reconna&#238;t Brigitte. &#171; &lt;i&gt;Parfois les escaliers de la Butte me manquent, les rues de la Goutte d'Or, le march&#233; Saint-Pierre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image : Olga Blomme et Pixabay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La belle &#233;quipe du 18e du mois</title>
		<link>https://18dumois.info/la-belle-equipe-du-18e-du-mois.html</link>
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		<dc:date>2022-01-07T19:07:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Depuis 27 ans, Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois se veut un &#171; trait d'union entre les citoyens, les associations et les quartiers pour informer et &#233;mouvoir &#187;. B&#233;n&#233;voles habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et salari&#233;es, nous nous employons tous les jours &#224; continuer de faire vivre ce journal, unique en son genre &#224; Paris, dans l'esprit des fondateurs, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Pari tenu ? &lt;br class='autobr' /&gt; Anne, Annick, Annie, Camille, Catherine, Corn&#233;lie, Danielle, Davide, Dominique(s), Elise, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-special-no300-.html" rel="directory"&gt;Sp&#233;cial n&#176;300&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH122/arton1255-c7fd2.png?1690714292' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 27 ans, Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois se veut un &#171; trait d'union entre les citoyens, les associations et les quartiers pour informer et &#233;mouvoir &#187;. B&#233;n&#233;voles habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et salari&#233;es, nous nous employons tous les jours &#224; continuer de faire vivre ce journal, unique en son genre &#224; Paris, dans l'esprit des fondateurs, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Pari tenu ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Anne, Annick, Annie, Camille, Catherine, Corn&#233;lie, Danielle, Davide, Dominique(s), Elise, Emmanuel, Erwan, Florianne, Jacky, Jeanne, Jean-Claude, J&#233;r&#244;me, La&#239;la, Marie-Odile, Magali, Marika, Martine, Mauko, Monique, No&#235;l, No&#235;mie, Patrick, Paul, Samuel, Sonia, Sophie, St&#233;phane, Sylvie, Thierry, Valentina sont quelques-uns et quelques-unes des b&#233;n&#233;voles qui tous les mois permettent au journal d'exister, de sa r&#233;daction &#224; son envoi chez les abonn&#233;s ou sa vente en kiosque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine un num&#233;ro est-il sous presse que tout recommence par la r&#233;union du comit&#233; de r&#233;daction, chez l'un ou l'autre, autour d'un petit verre et de quoi grignoter (ne jamais oublier la convivialit&#233;). Toute l'&#233;quipe de r&#233;dacteurs, r&#233;dactrices et photographes y est convi&#233;e pour proposer et discuter, quelquefois de mani&#232;re passionn&#233;e, des sujets du num&#233;ro suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite au boulot ! Chacun m&#232;ne ses interviews et son enqu&#234;te, v&#233;rifie ses informations et r&#233;dige son papier avant de l'envoyer &#224; Sandra, notre &#171; &lt;i&gt;r&#233;dac'chef&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; &#233;ditorial (six personnes actuellement) entre ensuite en action, relit les papiers, les commente en r&#233;union, corrige (&#233;ventuellement) l'orthographe et la syntaxe, raccourcit, demande des informations suppl&#233;mentaires avant de renvoyer &#224; Sandra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne, notre maquettiste, commence alors &#224; donner forme au journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cerise sur le g&#226;teau, la r&#233;union de Une (en g&#233;n&#233;ral le samedi pr&#233;c&#233;dant la sortie) est un moment d'intenses r&#233;flexions : sur les sujets qui doivent y &#171; monter &#187; et surtout sur les titres. Une bonne Une est primordiale, c'est la &#171; &lt;i&gt;vitrine&lt;/i&gt; &#187; du journal qui incite (ou pas) &#224; l'acheter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier week-end avant parution, les relecteurs, arm&#233;s de leurs yeux de lynx, traquent la moindre coquille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mercredi, l'&#233;preuve valid&#233;e part chez Promoprint, notre imprimeur de la rue Marcadet, qui nous livre (actuellement) 1 600 exemplaires le vendredi matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;quipe se charge d'en plier environ 600 qui seront port&#233;s &#224; la Poste l'apr&#232;s-midi m&#234;me pour arriver d&#232;s le samedi matin chez nos abonn&#233;s. Une autre &#233;quipe, qui &#224; pied, qui &#224; v&#233;lo, emporte les journaux pour les livrer dans chacun de nos points de vente (une soixantaine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ventes ext&#233;rieures ou lors d'&#233;v&#233;nements sont &#233;galement des moments importants o&#249; les b&#233;n&#233;voles se mobilisent pour faire conna&#238;tre le journal. Dernier en date, le march&#233; de No&#235;l au Hasard Ludique le 19 d&#233;cembre o&#249; nous faisions stand commun avec l'autre journal du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Le Chat Noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Janvier 2022, le num&#233;ro 300 est en vente et nous f&#234;tons le chemin parcouru. Champagne ! Vous voulez nous rejoindre ? N'h&#233;sitez pas, vous &#234;tes les bienvenus&lt;br class='autobr' /&gt;
dans ce journal qui est le v&#244;tre (contact : &lt;a href=&#034;mailto:18dumois@gmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;18dumois@gmail.com&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ils font le 18e. &#192; vous de participer ! </title>
		<link>https://18dumois.info/ils-font-le-18e-a-vous-de-participer.html</link>
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		<dc:date>2022-01-07T19:07:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion du n&#176; 300 du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois, nous vous proposons de contribuer &#224; notre s&#233;lection des personnalit&#233;s marquantes du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; Cr&#233;ateur d'entreprise innovante ou gardienne d'immeuble pourvoyeuse de services inestimables ? Cafetier au grand c&#339;ur ou sportif &#233;m&#233;rite ? Acteur associatif &#224; l'impact remarquable ou artisan au savoir-faire incomparable ? Artiste de talent ou enseignant hors pair ? Personnalit&#233; politique &#233;mergente ou syndicaliste d'avenir ? Vous pouvez tous les d&#233;signer pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/+-article-complet-+.html" rel="tag"&gt;Article complet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH104/arton1249-c5c46.png?1689976171' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion du n&#176; 300 du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois, nous vous proposons de contribuer &#224; notre s&#233;lection des personnalit&#233;s marquantes du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;ateur d'entreprise innovante ou gardienne d'immeuble pourvoyeuse de services inestimables ? Cafetier au grand c&#339;ur ou sportif &#233;m&#233;rite ? Acteur associatif &#224; l'impact remarquable ou artisan au savoir-faire incomparable ? Artiste de talent ou enseignant hors pair ? Personnalit&#233; politique &#233;mergente ou syndicaliste d'avenir ? Vous pouvez tous les d&#233;signer pour qu'ils figurent dans notre panorama de ceux qui font le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez proposer entre une et vingt personnalit&#233;s intervenant dans divers secteurs de la vie de la cit&#233;. Indiquez leurs nom et pr&#233;nom, fonction, l'organisation (association/entreprise...) &#224; laquelle ils appartiennent le cas &#233;ch&#233;ant, ainsi que quelques mots pr&#233;sentant la personne et les raisons pour laquelle vous la citez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois vous proposera le panorama de ces personnalit&#233;s dans un prochain num&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez envoyer votre liste :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; par courrier : 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois, 13 rue des Amiraux, 75018 Paris&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ou par mail : &lt;a href=&#034;mailto:ilsfontle18e@gmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;ilsfontle18e@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Merci d'avance pour votre participation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une dose de bienveillance</title>
		<link>https://18dumois.info/une-dose-de-bienveillance.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/une-dose-de-bienveillance.html</guid>
		<dc:date>2022-01-07T19:06:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Bardinet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Deux fois par mois, la salle de consommation &#224; moindre risque accueille les visiteurs pour montrer la r&#233;alit&#233; de cet &#233;tablissement qui a nourri de nombreux d&#233;bats depuis son ouverture. &lt;br class='autobr' /&gt; L'h&#244;pital Lariboisi&#232;re abrite, dans ses extensions des ann&#233;es 1970, une salle de consommation &#224; moindre risque (SCMR) pour les usagers de drogues par injection, tenue par l'association Ga&#239;a. Il existe deux SCMR en France, celle-ci et une &#224; Strasbourg. Le lieu est financ&#233; par l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1243-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH109/arton1250-c1c73.jpg?1690714293' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux fois par mois, la salle de consommation &#224; moindre risque accueille les visiteurs pour montrer la r&#233;alit&#233; de cet &#233;tablissement qui a nourri de nombreux d&#233;bats depuis son ouverture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'h&#244;pital Lariboisi&#232;re abrite, dans ses extensions des ann&#233;es 1970, une salle de consommation &#224; moindre risque (SCMR) pour les usagers de drogues par injection, tenue par l'association Ga&#239;a. Il existe deux SCMR en France, celle-ci et une &#224; Strasbourg. Le lieu est financ&#233; par l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS) pour environ 1,8 million d'euros annuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'entr&#233;e, le cadre &#233;voque plus un local associatif propre et neuf qu'un lieu de soins. Le rev&#234;tement imitation parquet au sol, les murs blancs, la salle de repos d'une vingtaine de m&#232;tres carr&#233;s qui offre si&#232;ges et tables ainsi que des livres et des revues en rayonnage sur un mur, des pr&#233;sentoirs avec des fiches techniques sur toutes les drogues disponibles sur le march&#233; (17 tout de m&#234;me, alcool compris) et des affiches de pr&#233;vention ou de promotion de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis septembre 2021, le centre ouvre ses portes deux fois par mois en soir&#233;e aux visiteurs, pour d&#233;mystifier et montrer le changement que la pr&#233;sence du centre induit, pour les habitants comme pour les usagers. Ce soir, une vingtaine de personnes sont pr&#233;sentes, scind&#233;es en deux groupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce centre est n&#233; dans le sillage de la politique de r&#233;duction des risques qui remonte aux ann&#233;es 1980, port&#233;e pour beaucoup par M&#233;decins du monde, dont Ga&#239;a est une &#233;manation n&#233;e apr&#232;s la loi de 2005 cr&#233;ant les CAARUD (centre d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques pour usagers de drogue). Nous administrons la SCMR depuis son ouverture en 2016&lt;/i&gt; &#187;, introduit Camille Giband, coordinatrice du centre en compagnie de Davide Melique, assistant social, qui seront nos guides. &#171; &lt;i&gt;Le quartier avait d&#233;j&#224; un historique d'exp&#233;rimentation, puisque le premier automate distributeur de kits et r&#233;cup&#233;rateur de seringues a &#233;t&#233; implant&#233; en 1995 aux abords de l'h&#244;pital, boulevard de La Chapelle.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mis&#232;re et d&#233;tresse des usagers &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les deux tiers des usagers qui viennent consommer ici sont sans domicile et parmi eux beaucoup vivent avec des pathologies psychiatriques qui n&#233;cessiteraient des prises en charge si les urgences psy n'&#233;taient pas d&#233;bord&#233;es. Et sans logement, tout est tr&#232;s compliqu&#233; tant pour le soin que pour l'administratif. On croise des gens dans le d&#233;nuement total. Ils vivent et subissent &#8211; particuli&#232;rement les femmes &#8211;, beaucoup de violence physique et mentale, entra&#238;nant une d&#233;gradation profonde de leur &#234;tre.&lt;/i&gt; &#187; Faute de logement, pr&#233;lude indispensable &#224; un nouveau d&#233;part, les moyens du centre sont d&#233;risoires pour accompagner les usagers vers une am&#233;lioration de leurs conditions de vie qui se veut surtout un maillon dans une cha&#238;ne. N&#233;anmoins, une &#233;quipe professionnelle et d&#233;vou&#233;e anime le centre. Une quarantaine de salari&#233;s g&#232;rent l'accueil mais aussi les maraudes, le ramassage des seringues, la m&#233;diation, la r&#233;ponse t&#233;l&#233;phonique et l'antenne mobile qui se d&#233;place sur les sc&#232;nes ouvertes. Educateurs sp&#233;cialis&#233;s, infirmi&#232;res, assistants sociaux et un m&#233;decin psychiatre pr&#233;sent trois fois par semaine, sans compter le soutien de nombreux b&#233;n&#233;voles, certains riverains de la gare du Nord, d'autres anciens usagers ou parfois mieux socialis&#233;s. &#171; &lt;i&gt;L'important pour eux, c'est de trouver ici un regard humain inconditionnel. Nous ne les traitons pas comme des marginaux, c'est important car venir ici peut d&#233;j&#224; repr&#233;senter un gros pas &#224; franchir &lt;/i&gt; &#187;, d&#233;taille Davide Melique. &#171; &lt;i&gt;Je suis ici depuis le d&#233;but et de belles histoires se sont cr&#233;&#233;es avec certains d'entre eux qui me reconnaissent et me saluent dans le m&#233;tro lorsque je les croise en train de faire la manche.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une r&#233;ussite de sant&#233; publique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2016, 350 000 injections ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;es ici, dans le respect des personnes et dans des conditions d'hygi&#232;ne d&#233;centes. &#171; &lt;i&gt;Ce sont par ailleurs autant de seringues qui ne sont pas jet&#233;es dans les rues &lt;/i&gt; &#187;, insiste Camille Giband, mani&#232;re de souligner que le travail joue aussi sur la qualit&#233; de vie du quartier. Consommation encadr&#233;e et tranquillit&#233; retrouv&#233;e, telles sont les deux jambes de l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son p&#233;rim&#232;tre comprend aussi les abords de l'h&#244;pital. Il est donc entendu que, dans ces limites, les usagers, tr&#232;s souvent en possession de leur consommation personnelle, ne seront pas contr&#244;l&#233;s par la police. Et que celle-ci continue n&#233;anmoins de patrouiller, en gardienne de la paix. &#171; &lt;i&gt;La police joue le jeu, voire oriente certains usagers vers nous.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque 160 passages sont enregistr&#233;s chaque jour. Les usagers sont accueillis la premi&#232;re fois par un entretien au cours duquel on enregistre leur nom ou pseudo ainsi qu'une date de naissance, sans v&#233;rification. &#171; &lt;i&gt;On ne leur demande rien, juste de nous dire quelles solutions intraveineuses ils utilisent, si la personne est majeure et si ce n'est pas une primo injection.&lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s ils passent par l'accueil et acc&#232;dent &#224; la salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, les produits d'injection sont apport&#233;s par l'usager. &#171; &lt;i&gt;Le Sk&#233;nan ou sulfate de morphine repr&#233;sente 70 &#224; 80 % des consommations, explique Camille Giband. C'est rassurant car pour une dose achet&#233;e 5 &#8364; dans la rue, on dispose d'un produit tr&#232;s propre et qui &#233;vite les overdoses. &lt;/i&gt; &#187; La m&#233;thadone et la bupr&#233;norphine (Subutex), d'autres substituts &#224; l'h&#233;ro&#239;ne, se partagent le reste de la consommation. L'h&#233;ro&#239;ne est quasiment absente.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un lieu de bienveillance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#232;gle d'or pour les usagers : &#171; &lt;i&gt;Le centre et son p&#233;rim&#232;tre ne peuvent pas &#234;tre un lieu de deal, ni de r&#232;glements de compte, c'est un lieu de paix ou chacun laisse ses inimiti&#233;s au vestiaire&lt;/i&gt; &#187;, rappelle Camille Giband. Les utilisateurs signent d'ailleurs un contrat de vie en collectivit&#233;. &#171; &lt;i&gt;Et dans les faits, ici ou dehors, l'ambiance est paisible, on a moins de 3 % d'incidents remarquables.&lt;/i&gt; &#187; Une r&#233;ussite dont t&#233;moigne aussi l'inactivit&#233; de la ligne t&#233;l&#233;phonique pour les riverains. &#171; &lt;i&gt;C'est une ligne con&#231;ue pour signaler par exemple la pr&#233;sence d'un usager sous un porche. Si besoin nous nous d&#233;pla&#231;ons et invitons la personne &#224; venir au centre. Mais dans les faits, la ligne ne sonne quasiment jamais.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 22 heures, l'&#233;change de questions-r&#233;ponses continue avec un public tr&#232;s concern&#233; par le devenir des usagers. Une question : &#171; &lt;i&gt;Savez-vous combien s'en sortent ? &lt;/i&gt; &#187; et une r&#233;ponse qui ouvre sur l'immense complexit&#233; de la question des toxicomanies. &#171; &lt;i&gt;D'abord, les personnes qui ont tourn&#233; la page ne reviennent pas ici et puis, qu'est-ce que s'en sortir ? Si on parle d'un emploi, d'un domicile et d'une sociabilit&#233; proche de ce que nous vivons, c'est tr&#232;s difficile, de nombreuses marches &#224; gravir pour ces personnes tomb&#233;es tout en bas. Si un usager commence &#224; se pr&#233;occuper de sa sant&#233;, &#224; prendre le contr&#244;le sur sa consommation et &#224; suivre son dossier administratif, c'est d&#233;j&#224; beaucoup. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde quitte le lieu en remerciant les personnels pour leur travail et leur humanit&#233;. &#171; &lt;i&gt;Et pour le crack ?&lt;/i&gt; &#187; lance un dernier visiteur. Quatre postes d'inhalation sont install&#233;s dans le lieu. &#171; &lt;i&gt;Nous avons une capacit&#233; d'accueil au centre pour les inhalations mais la demande est tr&#232;s forte et il nous serait impossible d'y r&#233;pondre seuls, c'est pourquoi nous appelons &#224; l'ouverture d'autres centres pour l'injection comme pour l'inhalation.&lt;/i&gt; &#187; Ga&#239;a estime en effet que six salles de petite taille pourraient ouvrir en Ile-de-France. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Davide Del Giudice&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au petit Ney la cuisine se partage</title>
		<link>https://18dumois.info/au-petit-ney-la-cuisine-se-partage.html</link>
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		<dc:date>2022-01-07T19:06:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Antoinette Leca</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Caf&#233; litt&#233;raire associatif, le Petit Ney propose une nouvelle activit&#233; qui stimule les papilles et favorise les rencontres. &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;parer un repas et le d&#233;guster... ou bien simplement venir se mettre &#224; table. Franchissez la porte du Petit Ney le jeudi matin &#224; 10 h et la bonne humeur de Fanny, &#224; l'initiative du projet, vous emporte. Autour d'un petit caf&#233;, elle pr&#233;sente le menu du jour, un repas v&#233;g&#233;tarien &#224; l'image des valeurs du lieu et vous invite &#224; cuisiner en bin&#244;me. Elle a d&#233;j&#224; fait les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-saint-ouen-clignancourt-1245-.html" rel="directory"&gt;Saint-Ouen-Clignancourt&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1252-ddd3a.jpg?1690077097' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Caf&#233; litt&#233;raire associatif, le Petit Ney propose une nouvelle activit&#233; qui stimule les papilles et favorise les rencontres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;parer un repas et le d&#233;guster... ou bien simplement venir se mettre &#224; table. Franchissez la porte du Petit Ney le jeudi matin &#224; 10 h et la bonne humeur de Fanny, &#224; l'initiative du projet, vous emporte. Autour d'un petit caf&#233;, elle pr&#233;sente le menu du jour, un repas v&#233;g&#233;tarien &#224; l'image des valeurs du lieu et vous invite &#224; cuisiner en bin&#244;me. Elle a d&#233;j&#224; fait les courses dans les march&#233;s bio du quartier et &#224; l'AMAP qui achalande le Petit Ney. Pendant ce d&#233;briefing, on se pr&#233;sente : Mauricette &#171; &lt;i&gt;je suis &#224; la retraite et je me porte comme un charme&lt;/i&gt; &#187;, Sandrine &#171; &lt;i&gt;je suis un titi parisien, amie de Fanny.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes (il n'y a que des dames aujourd'hui &#224; la pr&#233;paration) sont ravies de partager un savoir-faire et un savoir-&#234;tre dans ce lieu chaleureux. Comme le dit Fanny : &#171; &lt;i&gt;On fait comme &#224; la maison.&lt;/i&gt; &#187; On met un tablier de cuisine et on s'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;couvrir de nouvelles saveurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui douze convives se sont inscrits par mail le samedi pr&#233;c&#233;dent pour ce repas de No&#235;l : &#339;ufs cocotte, Wellington v&#233;g&#233;tarien et sa sauce cidre, mousse au chocolat aux &#233;pices et son sabl&#233; fait maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fanny, le nez sur la montre car &#171; &#224; 13 h on passe &#224; table &#187;, aide les participants &#224; trouver les ustensiles, les ingr&#233;dients et &#224; utiliser les machines &#224; pain, broyeurs et mixeurs, avec douceur et gentillesse. L'ambiance est bon enfant, d&#233;tendue et chacune se coordonne avec les attentes de l'autre : &#233;pluchage et d&#233;coupe s'allient &#224; la cuisson &#224; la po&#234;le et &#224; l'enfournage avec pr&#233;cision. Il est 12 h 45 et c'est Denise qui a le doigt&#233; pour dresser la table de No&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 13 h arrivent Pierre, Thierry et Audrey pour d&#233;jeuner. Quelle r&#233;ussite ! Tout le monde se r&#233;gale et d&#233;couvre de nouvelles saveurs : &#233;pices, sauce cidre, &#339;uf cuisin&#233; cocotte mi-cuit. Qui &#233;tait donc ce Wellington qui a donn&#233; son nom au b&#339;uf dont Fanny a transform&#233; la recette ? Pierre, un fin gourmet, cuisinier &#224; ses heures susurre : &#171; &lt;i&gt;Hum... d&#233;licieux le m&#233;lange potimarron, ch&#226;taignes, champignons !&lt;/i&gt; &#187; A la vaisselle, on met tous la main &#224; la p&#226;te. On r&#232;gle son addition suivant ses moyens et on repart le c&#339;ur joyeux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambition de Fanny serait que les convives apportent leurs propres recettes pour les cuisiner sur place et faire partager les richesses des terroirs du monde. Ainsi l'amiral anglais Wellington ayant battu Napol&#233;on &#224; Waterloo aurait &#224; faire avec d'autres personnages &#224; l'origine de recettes de cuisine ! &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>On r&#233;pare et &#231;a repart</title>
		<link>https://18dumois.info/on-repare-et-ca-repart.html</link>
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		<dc:date>2022-01-07T19:06:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Florianne Finet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Porte de la Chapelle, le groupe d'&#233;lectrom&#233;nager SEB a ouvert l'an dernier un espace de r&#233;paration et une boutique pour vendre &#224; petits prix du petit &#233;lectrom&#233;nager remis en &#233;tat. Un atelier qui permet aussi d'aider &#224; l'insertion dans l'emploi. &lt;br class='autobr' /&gt; Grille-pain, cocotte-minute et yaourti&#232;re d'un c&#244;t&#233;, fer &#224; repasser et centrale vapeur de l'autre. La gamme est certes plus limit&#233;e que dans les grandes enseignes d'&#233;lectrom&#233;nager, mais l'assurance de faire une bonne affaire est bien l&#224;. Bienvenue (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-evangile-charles-hermite-1244-.html" rel="directory"&gt;&#201;vangile-Charles Hermite&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH104/arton1251-235ae.jpg?1690714293' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Porte de la Chapelle, le groupe d'&#233;lectrom&#233;nager SEB a ouvert l'an dernier un espace de r&#233;paration et une boutique pour vendre &#224; petits prix du petit &#233;lectrom&#233;nager remis en &#233;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un atelier qui permet aussi d'aider &#224; l'insertion dans l'emploi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Grille-pain, cocotte-minute et yaourti&#232;re d'un c&#244;t&#233;, fer &#224; repasser et centrale vapeur de l'autre. La gamme est certes plus limit&#233;e que dans les grandes enseignes d'&#233;lectrom&#233;nager, mais l'assurance de faire une bonne affaire est bien l&#224;. Bienvenue dans le nouveau magasin de produits reconditionn&#233;s du groupe SEB, baptis&#233; R&#233;pareSeb. Ouvert en janvier dernier, entre deux confinements, il propose les principaux appareils &#233;lectrom&#233;nagers des 30 marques de l'entreprise, &#224; prix cass&#233;s (40 % de r&#233;duction sur le neuf en moyenne).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Produits quasi-neufs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine, il s'agit de produits renvoy&#233;s par les clients insatisfaits (l'&#233;change est gratuit en cas de panne dans les quinze jours suivant l'achat). Ceux-ci sont test&#233;s et r&#233;par&#233;s si n&#233;cessaire dans l'atelier contigu &#224; la boutique, au lieu de finir dans une fili&#232;re de recyclage. &#171; &lt;i&gt;Une majorit&#233; de ces produits est en tr&#232;s bon &#233;tat et n'est pas en panne. Les probl&#232;mes remont&#233;s par les clients d&#233;coulent souvent d'une mauvaise utilisation de la machine &lt;/i&gt; &#187;, rel&#232;ve Eric Nyari, responsable de la production. Une partie des appareils, parfois quasi-neufs, est envoy&#233;e dans des magasins Boulanger qui disposent d'un rayon d'occasion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 700 colis d&#233;barquent chaque mois porte de La Chapelle en provenance de toute la France. Des particuliers apportent aussi leur petit &#233;lectrom&#233;nager d&#233;fectueux pour r&#233;paration sur place. L'atelier est en effet un des deux seuls r&#233;parateurs agr&#233;&#233;s du groupe SEB dans la capitale (le second &#233;tant, fruit du hasard, &#233;galement situ&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, rue Caulaincourt). Et il re&#231;oit aussi les produits en panne envoy&#233;s par certains magasins Boulanger qui ne disposent pas de service apr&#232;s-vente. En t&#234;te de liste, les machines &#224; caf&#233; Nespresso/Krups, les cocottes-minute ou encore les aspirateurs. &#171; &lt;i&gt;Nous n'avons pas de probl&#232;mes pour trouver les pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es car SEB s'est engag&#233; &#224; les fournir 15 ans apr&#232;s la vente du produit, souligne le responsable de la production. Il y a tr&#232;s peu d'appareils que nous ne r&#233;ussissons pas &#224; r&#233;parer. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ins&#233;rer et former&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Particularit&#233; du projet, qui lui a valu d'obtenir un soutien marqu&#233; de la Ville de Paris, l'accueil de salari&#233;s en insertion. Sur la quinzaine d'employ&#233;s, dix sont dans cette situation, dont trois femmes. Et six autres devraient arriver dans l'ann&#233;e. C'est le groupe Ares (Association pour la r&#233;insertion &#233;conomique et sociale), l'un des principaux acteurs de l'insertion en &#206;le-de-France et co-propri&#233;taire de l'entreprise R&#233;pareSeb, qui s'occupe de l'accompagnement vers l'emploi de ces salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L&#224;, le probl&#232;me c'est le clips qui est cass&#233;. Ce n'est pas grand-chose, il faut changer la coque&lt;/i&gt; &#187;, explique Vassouar&#233;, install&#233; sur l'un des dix postes de travail de l'atelier, en train de d&#233;monter un aspirateur &#224; main avec un tournevis. Form&#233; sur le tas depuis son arriv&#233;e chez R&#233;pareSeb, il y a six mois, il a sign&#233; un CDD de deux ans, &#224; raison de 35 heures par semaine pay&#233; au Smic. Son coll&#232;gue Fiodor, qui travaillait auparavant chez Carton plein, s'attaque &#233;galement &#224; un aspirateur, mais le d&#233;faut vient cette fois de la carte &#233;lectronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois salari&#233;s ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; form&#233;s pour obtenir une habilitation en &#233;lectricit&#233;, et les autres devraient l'&#234;tre d'ici la fin de l'ann&#233;e. Une comp&#233;tence pr&#233;cieuse pour la suite de leur parcours professionnel. En moyenne, deux tiers des personnes &#233;loign&#233;es de l'emploi recrut&#233;es dans le groupe Ares entament une formation ou trouvent en emploi apr&#232;s leur CDD, selon Olivier Leduc, directeur de R&#233;pareSeb. &#171; &lt;i&gt;Le m&#233;tier de technicien-r&#233;parateur est en tension, donc nos salari&#233;s devraient pouvoir se r&#233;ins&#233;rer facilement &#187;, met-il en avant. &#171; D'ici quelques ann&#233;es, nous aimerions proposer une validation des acquis de l'exp&#233;rience avec un organisme de formation comme le r&#233;seau Ducretet.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre initiative lanc&#233;e par le groupe SEB, la location d'appareils culinaires pour les particuliers, comme alternative ou test avant achat. Un appareil &#224; raclette ou une plancha pour une soir&#233;e ou un robot multifonctions sont par exemple propos&#233;s sur le site eurecook.fr et peuvent &#234;tre r&#233;cup&#233;r&#233;s rue de La Chapelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;tage, le lieu accueille aussi une jeune pousse de l'&#233;conomie circulaire, Noww, qui propose des emballages consign&#233;s et r&#233;utilisables pour les supermarch&#233;s et les traiteurs, afin de cr&#233;er un &#233;cosyst&#232;me autour de l'&#233;cologie et du social. Et il reste de l'espace, avis aux entrepreneurs int&#233;ress&#233;s ! &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Profession : fait-diversi&#232;re</title>
		<link>https://18dumois.info/profession-fait-diversiere.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/profession-fait-diversiere.html</guid>
		<dc:date>2022-01-07T19:05:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Anne-Sophie Martin est une journaliste ind&#233;pendante, chroniqueuse judiciaire, r&#233;alisatrice de t&#233;l&#233;vision et &#233;crivaine. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Ma seule exp&#233;rience professionnelle dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement remonte &#224; l'&#233;poque o&#249; je travaillais sur l'affaire du tueur de l'Est parisien, Guy Georges. Il habitait en 1995 &#224; l'h&#244;tel situ&#233; au 4 rue Becquerel, pas tr&#232;s loin, d'ailleurs, du jardin d'enfant de mon fils. &#187; D'embl&#233;e, Anne-Sophie Martin, 57 ans, plante le d&#233;cor. &lt;br class='autobr' /&gt;
Normande de naissance, arriv&#233;e dans les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1247-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1254-df5a2.jpg?1690376304' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne-Sophie Martin est une journaliste ind&#233;pendante, chroniqueuse judiciaire, r&#233;alisatrice de t&#233;l&#233;vision et &#233;crivaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ma seule exp&#233;rience professionnelle dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement remonte &#224; l'&#233;poque o&#249; je travaillais sur l'affaire du tueur de l'Est parisien, Guy Georges. Il habitait en 1995 &#224; l'h&#244;tel situ&#233; au 4 rue Becquerel, pas tr&#232;s loin, d'ailleurs, du jardin d'enfant de mon fils. &lt;/i&gt; &#187; D'embl&#233;e, Anne-Sophie Martin, 57 ans, plante le d&#233;cor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normande de naissance, arriv&#233;e dans les ann&#233;es 1990 &#224; la Goutte d'Or au hasard d'une petite annonce, elle est depuis vingt-et-un ans une heureuse habitante de l'arrondissement. Anne-Sophie vit aujourd'hui dans un immeuble &#171; &lt;i&gt;genre HLM des ann&#233;es 1970&lt;/i&gt; &#187; de la rue Doudeauville, mais avec une vue imprenable sur Paris, avec sa femme Isabelle, 57 ans, journaliste comme elle. Une de leurs amies communes, Rachel, femme de th&#233;&#226;tre de 70 ans domicili&#233;e rue Championnet, se souvient : &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce qu'on a pu se marrer avec Anne-So, toujours la porte grande ouverte pour les autres mais, pour d&#233;fendre nos int&#233;r&#234;ts au sein du conseil syndical, une main de fer dans un gant de velours.&lt;/i&gt; &#187; Le mariage haut en couleur d'Anne-So et Isabelle s'est d&#233;roul&#233; le 7 novembre 2020 &#224; la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en pr&#233;sence de six invit&#233;s d&#251;ment masqu&#233;s comme l'exigeaient les mesures sanitaires. Jules, leur fils, n&#233; par ins&#233;mination artificielle en 2002 en Belgique, &#233;tait leur t&#233;moin. &#171; &lt;i&gt;C'est lui qui m'a mis la bague au doigt pendant la c&#233;r&#233;monie car l'officier de l'&#233;tat civil pensait qu'il &#233;tait le mari&#233;, il n'avait pas bien saisi qu'il s'agissait d'une union entre deux femmes !&lt;/i&gt; &#187; se souvient Isabelle, encore amus&#233;e et &#233;mue. Toutes deux adorent le c&#244;t&#233; cosmopolite et anim&#233; de l'arrondissement, ses march&#233;s et en particulier celui de l'Olive. Pour Anne-Sophie, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est avant tout &#171; &lt;i&gt;un lieu tumultueux mais certainement pas le plus dangereux de Paris&lt;/i&gt; &#187;. En revanche, celle qui se d&#233;place exclusivement &#224; scooter avoue supporter de moins en moins l'&#233;tat de salet&#233; de la voierie. Si elle appr&#233;cie &#171; &lt;i&gt;le c&#244;t&#233; perch&#233; de l'arrondissement et l'id&#233;e de faire une ascension pour aller &#224; Montmartre&lt;/i&gt; &#187;, il n'en est pas de m&#234;me du quartier des Abbesses &#171; &lt;i&gt;trop commercial et en perte d'authenticit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Pendant le confinement, elle admet n&#233;anmoins avoir red&#233;couvert la beaut&#233; du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, magnifi&#233;e par le silence. &#171; &lt;i&gt;T&#234;tue et jamais &#224; l'heure&lt;/i&gt; &#187;, ce sont les principaux d&#233;fauts d'Anne-So, selon son voisin et ami Eric, responsable commercial. Cependant, il loue sa franchise et surtout sa grande fid&#233;lit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Du sang, de la sueur et des larmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elev&#233;e dans un milieu social de profs de gauche, Anne-Sophie Martin a toujours voulu devenir journaliste &#171; &lt;i&gt;pour pouvoir raconter le monde dans lequel on est&lt;/i&gt; &#187;. Elle int&#232;gre le Centre de formation des journalistes (CFJ) en 1987, la section audiovisuelle en premi&#232;re ann&#233;e, la deuxi&#232;me en presse &#233;crite. Elle en sort dipl&#244;m&#233;e en 1989. Apr&#232;s une ann&#233;e &#171; &lt;i&gt;ambiance saucisson-vin rouge&lt;/i&gt; &#187; au Canard encha&#238;n&#233;, o&#249; elle a fait ses d&#233;buts, elle entre &#224; l'Agence centrale de presse (ACP) o&#249; elle rencontre, pour la premi&#232;re fois, l'univers du crime. En 1991, elle devient chroniqueuse judiciaire lors du proc&#232;s de la diabolique de Nancy, Simone Weber, accus&#233;e d'avoir d&#233;coup&#233; son ex-amant &#224; la meuleuse. Elle adore l'atmosph&#232;re captivante de la cour d'assises, o&#249; s'entrem&#234;lent les passions et les d&#233;testations humaines. Elle apprend aussi &#224; mettre en lumi&#232;re le penchant perp&#233;tuel entre magie blanche et/ou magie noire inh&#233;rente &#224; chaque &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Comment faites-vous pour tenir le coup face &#224; tous ces crimes ?&lt;/i&gt; &#187; C'est la question que lui posent souvent ceux qui ne comprennent pas sa passion pour les affaires criminelles. Anne-Sophie reconna&#238;t qu'&#224; premi&#232;re vue un fait-divers c'est moche, &#231;a sent le sang, la sueur et les larmes. Mais &#171; &lt;i&gt;c'est comme le chirurgien qui taille de la barbaque tous les jours. Cela a un c&#244;t&#233; gore et, en m&#234;me temps, son travail sauve des vies, c'est fantastique !&lt;/i&gt; &#187; Ce qu'Anne-Sophie aime, c'est l'analyse intellectuelle du crime, saisir et transmettre la complexit&#233; infinie des histoires : &#171; &lt;i&gt;Un fait-divers c'est comme un oignon, on le p&#232;le et on d&#233;couvre encore une autre couche, c'est sans fin et cela d&#233;passe souvent la fiction !&lt;/i&gt; &#187; &#187; Pour elle, on n'est ni victime ni criminel par hasard. Les tueurs, souvent anim&#233;s d'un sentiment de surpuissance, savent d&#233;celer les fragilit&#233;s d'un individu et c'est la raison pour laquelle ils choisissent de l'attaquer ou de l'&#233;liminer. Elle ne parvient pas &#224; d&#233;shumaniser les meurtriers car pour elle les monstres n'existent pas, mais la journaliste reconna&#238;t qu'une enfance ou une &#233;ducation difficile n'excuse pas tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle n'est pas du tout effray&#233;e par la passion communicative de son &#233;pouse. D'ailleurs, Anne-Sophie, r&#233;alisatrice pour la t&#233;l&#233;vision depuis de nombreuses ann&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
(notamment pour 13 h 15 le dimanche sur France 2), n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; int&#233;grer leur fils dans certains documentaires. &#171; &lt;i&gt;On le voit dans des sc&#232;nes en tant que figurant, de loin ou de dos, jouant un policier ou maniant un couteau Opinel ou de fausses armes.&lt;/i&gt; &#187; Pas du tout traumatis&#233;, Jules, bac pro photographie en poche, a choisi d'int&#233;grer une &#233;cole audiovisuelle pour devenir chef op&#233;rateur. Il a effectu&#233; toute sa scolarit&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, de la cr&#232;che isra&#233;lite de Montmartre, &#171; &lt;i&gt;ouverte &#224; toutes les confessions&lt;/i&gt; &#187;, au coll&#232;ge Yvonne Le Tac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Accepter la r&#233;alit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De tous les ouvrages qu'Anne-Sophie Martin a &#233;crits, c'est Le Disparu &#8211; sur l'affaire Xavier Dupont de Ligonn&#232;s &#8211; qui lui a procur&#233; le plus de plaisir, car il lui a permis de d&#233;velopper des potentialit&#233;s r&#233;dactionnelles insoup&#231;onn&#233;es. Pour France 2, elle pr&#233;pare une s&#233;rie sur l'affaire Omar Raddad (la fameuse inscription en lettres de sang : &#171; &lt;i&gt;Omar m'a tuer&lt;/i&gt; &#187; [sic]) et assistera, en janvier 2022, au proc&#232;s du meurtre de la petite Ma&#235;lys pour un documentaire sur Nordahl Lelandais. Enfin, Anne-Sophie s'oppose &#224; ceux qui veulent soit utiliser les faits-divers pour expliquer les grands maux de la soci&#233;t&#233;, car &#171; &lt;i&gt;il ne s'agit que d'&#233;v&#232;nements singuliers&lt;/i&gt; &#187;, soit les r&#233;duire &#224; des affaires de chiens &#233;cras&#233;s ou de caniveau. S'int&#233;resser aux faits-divers, &#171; &lt;i&gt;c'est accepter la r&#233;alit&#233;, accepter que la mort et l'impr&#233;vu fassent partie de la vie !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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