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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>R&#233;fugi&#233;s ukrainiens : accueil, t&#233;moignages, initiatives</title>
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		<dc:date>2022-04-01T21:35:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Durant une dizaine de jours, l'accueil des r&#233;fugi&#233;s ukrainiens arrivant &#224; Paris, &#233;tait assur&#233; porte de La Chapelle. &lt;br class='autobr' /&gt; La file &#233;tait longue devant le 39 rue des Cheminots, centre d'accueil unique des Ukrainiens fuyant leur pays : visages fatigu&#233;s de femmes, de jeunes enfants, mais aussi de jeunes hommes attendant plus ou moins patiemment qu'on les laisse entrer. &#171; La plupart viennent d'arriver, ils &#233;taient dans le bus ou le train toute la nuit, et certains sont partis depuis plusieurs jours (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1271-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH95/arton1287-19aae.jpg?1787829568' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Durant une dizaine de jours, l'accueil des r&#233;fugi&#233;s ukrainiens arrivant &#224; Paris, &#233;tait assur&#233; porte de La Chapelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La file &#233;tait longue devant le 39 rue des Cheminots, centre d'accueil unique des Ukrainiens fuyant leur pays : visages fatigu&#233;s de femmes, de jeunes enfants, mais aussi de jeunes hommes attendant plus ou moins patiemment qu'on les laisse entrer. &#171; &lt;i&gt;La plupart viennent d'arriver, ils &#233;taient dans le bus ou le train toute la nuit, et certains sont partis depuis plusieurs jours&lt;/i&gt; &#187; expliquait l'un des salari&#233;s de France terre d'asile, gestionnaire de cet accueil. Tout le monde ou presque a un t&#233;l&#233;phone &#224; la main : nouvelles du pays, demandes d'informations, tentatives de s'orienter&#8230; &#171; &lt;i&gt;On est d&#233;bord&#233;&lt;/i&gt; &#187;, avoue ce salari&#233; qui filtre les entr&#233;es. Des barri&#232;res ont fini par &#234;tre install&#233;es pour d&#233;limiter deux files : ceux qui viennent trouver un h&#233;bergement d'urgence et ceux qui viennent remplir les papiers administratifs pour un titre de s&#233;jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre d'exil&#233;s augmente quotidiennement, de fa&#231;on exponentielle on s'en doute : au d&#233;part, environ 200 personnes par jour, depuis le 7 mars, 400 &#224; 500 personnes voire plus. France terre d'asile g&#232;re le flot des arrivants dans ses nouveaux locaux de la rue des Cheminots, plus spacieux que les anciens de la rue Doudeauville. Des infirmiers du Samu social accompagnent les personnes fragiles ou n&#233;cessitant des soins, ainsi que la Croix Rouge. Au rez-de chauss&#233;e, apr&#232;s l'accueil, l'Arm&#233;e du salut organise la distribution d'en-cas et de boissons, ainsi que des paniers repas fournis par la ville. Un espace est am&#233;nag&#233; pour permettre de prendre un peu de repos. Une zone est &#233;galement organis&#233;e sp&#233;cifiquement pour les enfants, avec des jeux, du mat&#233;riel de dessin. Du personnel de la Ville, intervenant habituellement en centres de loisirs, encadre les activit&#233;s, avec l'aide de b&#233;n&#233;voles traducteurs. Et en attendant leur transfert, les enfants sont conduits &#224; l'&#233;cole Eva Kotchever, situ&#233;e &#224; une rue de l&#224;, pour d'autres activit&#233;s, avant leur nouveau d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des familles et des r&#233;sidents &#233;trangers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Comme on accueille toute personne r&#233;sidant en Ukraine, il y a &#233;norm&#233;ment de familles, avec les tantes, les grands-parents, les enfants, des &#233;trangers qui travaillaient, faisaient leurs &#233;tudes ou &#233;taient mari&#233;s avec des Ukrainiens&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise la responsable en communication et plaidoyer de France terre d'asile. '&lt;i&gt;Les gens viennent d'un peu partout, d'aussi loin que Karkhiv, Kyiv (Kiev), ils fuient la crainte des bombardements et de l'invasion.&lt;/i&gt;&#171; La pr&#233;fecture d'Ile-de-France et l'OFII (Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration) se sont install&#233;s au premier &#233;tage des locaux, cr&#233;ant ainsi un lieu unique pour faciliter les d&#233;marches administratives. La situation est en effet exceptionnelle : gr&#226;ce &#224; une d&#233;cision de l'Union europ&#233;enne, les Ukrainiens b&#233;n&#233;ficient de la protection temporaire, une protection imm&#233;diate qui donne acc&#232;s &#224; toute une s&#233;rie de droits : sant&#233;, aide sociale, acc&#232;s au march&#233; du travail et &#224; l'&#233;ducation. On remet donc imm&#233;diatement &#224; toute personne citoyenne ou r&#233;sidant en Ukraine un &#187;r&#233;c&#233;piss&#233;&#034; &#233;quivalent d'un titre de s&#233;jour et valable un an, puis six mois renouvelables deux fois et une carte sur laquelle sera vers&#233;e par l'&#201;tat l'allocation de demandeur d'asile. Certaines familles, r&#233;sidant en banlieue, sont r&#233;orient&#233;es vers les mairies concern&#233;es pour les d&#233;marches administratives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'arriver rue des Cheminots, la Croix Rouge, qui fait la veille aux gares de l'Est et du Nord, a accueilli ceux qui d&#233;barquent par le train ou en autocar. Les arrivants sont conduits jusqu'au centre d'accueil dans des bus mis &#224; disposition par la RATP. Une fois les premi&#232;res d&#233;marches effectu&#233;es, avec l'aide de traducteurs b&#233;n&#233;voles, ils sont dirig&#233;s soit chez des amis ou de la famille, soit vers des h&#233;bergements d'urgence, principalement des h&#244;tels r&#233;partis en Ile-de-France, g&#233;r&#233;s pour la plupart par des associations. Mais ces derniers risquent d'&#234;tre un peu plus pr&#233;caires &#224; terme, faute de lits. A priori, selon les responsables, aucun Ukrainien ne dort &#224; la rue. Ceux qui arrivent en dehors des horaires d'ouverture sont orient&#233;s par le personnel de la Croix Rouge, pr&#233;sent 24h/24 &#224; la gare de l'Est vers un h&#233;bergement pour la nuit (gymnase Bercy ou Marie Paradis).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des b&#233;n&#233;voles en soutien&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La structure reposait sur un nombre croissant de b&#233;n&#233;voles d'origine ukrainienne ou russophones : &#171; &lt;i&gt;Sans eux, on ne pourrait pas travailler puisque la majorit&#233; des gens ne parlent ni fran&#231;ais ni anglais&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise la responsable. Ainsi Dimitro se tient pr&#232;s de l'entr&#233;e : depuis le d&#233;but de la guerre, avec quelques amis, il cherchait comment aider. Il a donn&#233; son adresse et a fini par &#234;tre contact&#233; pour servir de traducteur. Il franchit timidement le barrage des gardiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s des cars qui transportent, les uns les familles les autres les c&#233;libataires, vers les h&#244;tels, Olivia passe du fran&#231;ais &#224; l'ukrainien depuis le matin : elle est en France depuis longtemps et a profit&#233; d'un cong&#233; pour venir pr&#234;ter main forte aux nouveaux arrivants, leur expliquer o&#249; ils vont, ce qu'ils doivent faire, ce qui va se passer pour eux dans les jours &#224; venir. Sa bienveillance, son sourire rassurent rapidement et elle donne manifestement des r&#233;ponses aux questions charg&#233;es d'angoisse. Elle tape l'adresse de l'h&#244;tel sur les smartphones, monte dans les cars pour expliquer et r&#233;-expliquer. Selon elle, ce serait mieux organis&#233; en Pologne et en Allemagne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet autre b&#233;n&#233;vole, qui tait son nom, a &#233;tudi&#233; sept ans &#224; Paris. Il a r&#233;pondu &#224; un mail envoy&#233; &#224; tous les &#233;tudiants par la Mairie de Paris, a pris un cong&#233;, et s'est d'abord retrouv&#233; &#224; l'ambassade d'Ukraine o&#249; il orientait les arrivants vers les bonnes d&#233;marches administratives : &#171; &lt;i&gt;Les gens arrivent sans connaissance des r&#232;gles, sans savoir que la France peut aider&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-il dans un fran&#231;ais presque parfait. &#171; &lt;i&gt;La premi&#232;re question qu'ils posent, c'est &#8220;comment je peux travailler ?&#8221;, poursuit-il. C'est comme les premi&#232;res migrations russes apr&#232;s la R&#233;volution.&lt;/i&gt; &#187; Sa famille est en Ukraine, son p&#232;re a d&#233;cid&#233; pour le moment d'y rester &#171; &lt;i&gt;pour construire&lt;/i&gt; &#187; dit-il. Ils habitaient la r&#233;gion de Donetsk et ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; des &#171; &lt;i&gt;r&#233;fugi&#233;s internes en Ukraine. Ils ont quitt&#233; parce que &#171; le &#187; Poutine arrivait , et que l&#224; o&#249; il est, c'est le cauchemar&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;photo Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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