<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://18dumois.info/spip.php?id_rubrique=1313&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1787821517</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Un baroudeur pos&#233; &#224; Montmartre</title>
		<link>https://18dumois.info/un-baroudeur-pose-a-montmartre.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/un-baroudeur-pose-a-montmartre.html</guid>
		<dc:date>2022-10-01T10:30:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erwan Jourand</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis quarante ans, amoureux de Montmartre et habitant de Pigalle, Guy Sitbon a &#233;t&#233; de toutes les aventures de presse. D'abord correcteur, il sera correspondant, directeur commercial et surtout reporter, sans oublier un d&#233;tour par la presse &#233;rotique. &lt;br class='autobr' /&gt; Silhouette mince, regard per&#231;ant, &#224; 88 printemps qu'il porte all&#232;grement, Guy Sitbon fr&#233;quente quasi quotidiennement les hauts lieux montmartrois que sont les brasseries Le Nazir ou La Mascotte. Mais il est n&#233; loin de l&#224;, &#224; Monastir, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1313-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1352-b616e.jpg?1787825486' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis quarante ans, amoureux de Montmartre et habitant de Pigalle, Guy Sitbon a &#233;t&#233; de toutes les aventures de presse. D'abord correcteur, il sera correspondant, directeur commercial et surtout reporter, sans oublier un d&#233;tour par la presse &#233;rotique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Silhouette mince, regard per&#231;ant, &#224; 88 printemps qu'il porte all&#232;grement, Guy Sitbon fr&#233;quente quasi quotidiennement les hauts lieux montmartrois que sont les brasseries Le Nazir ou La Mascotte. Mais il est n&#233; loin de l&#224;, &#224; Monastir, en Tunisie, la ville natale de Bourguiba, dans une famille juive de la classe moyenne. Fils d'un savonnier, celui qui se d&#233;finit comme un jud&#233;o-arabe et parle couramment la langue du Proph&#232;te, a appris le fran&#231;ais &#224; l'&#233;cole coloniale alors qu'on parlait l'arabe &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;buts en Tunisie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Proche tr&#232;s jeune du Parti communiste tunisien, il est exclu de plusieurs coll&#232;ges pour son militantisme en faveur du nationalisme local. A Tunis, o&#249; il poursuit ses &#233;tudes en droit et sciences politiques, il d&#233;couvre &#171; &lt;i&gt;la France, la francit&#233; et la fa&#231;on de vivre &#224; la fran&#231;aise&lt;/i&gt; &#187;. Journaliste pr&#233;coce, il r&#233;dige des chroniques sportives d&#232;s l'&#226;ge de 12 ans. A 16 ans, il est correcteur pour La Presse de Tunisie, le grand journal francophone de la famille Smadja, des lib&#233;raux oppos&#233;s &#224; la presse des colons, qui reprendront plus tard Combat, le journal d'Albert Camus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il entre &#224; France Observateur, l'organe de la gauche non communiste. En 1958 il est engag&#233; par Le Monde pour suivre, depuis Tunis, la guerre d'Alg&#233;rie et la r&#233;volution tunisienne, parfois appel&#233;e &#171; R&#233;volution du jasmin &#187; &#187;. Avec Jean Daniel, de France Observateur puis du Nouvel Observateur, Michel Leleu de l'AFP et Tom Brady du New York Times, ils forment le Maghreb Circus, qui ira ensuite s'installer &#224; Alger. Parmi ses bons copains figure aussi Abdelaziz Bouteflika, futur pr&#233;sident alg&#233;rien. &#171; &lt;i&gt;On faisait la f&#234;te &#224; Sidi Bou Sa&#239;d (banlieue de Tunis) et Jean Daniel &#233;tait notre ca&#239;d (chef)&lt;/i&gt; &#187; dit-il. En 1962, la guerre termin&#233;e, il travaille un an en Alg&#233;rie pour Le Monde et le New York Times.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Grand reporter&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;barque &#224; Paris dans les ann&#233;es 1960 et rejoint L'Express. En 1968, Le Magazine litt&#233;raire qu'il a cr&#233;&#233; en 1966 et revendra en 1970, est imprim&#233; et distribu&#233; alors que les industries sont en gr&#232;ve. &#171; &lt;i&gt;Je connaissais les imprimeurs&lt;/i&gt; &#187;, confie-t-il. Mais sa grande histoire d'amour sera Le Nouvel Observateur. Une histoire parfois orageuse, avec des brouilles passag&#232;res &#224; propos du nationalisme arabe ou de l'Etat d'Isra&#235;l. &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais chez moi, Jean Daniel &#8211; le patron &#8211; &#233;tait mon meilleur ami&lt;/i&gt; &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Danemark, il partage durant un an la vie d'une communaut&#233; et en rapporte un grand reportage sur l'amour libre. Il couvre ensuite de nombreux conflits au Proche-Orient, notamment la guerre des Six Jours (1967), au Maghreb et dans la Libye de Kadhafi. Puis Guy Sitbon partage l'exp&#233;rience de l'universit&#233; de Vincennes, cr&#233;&#233;e en 1968 et ouverte aux non-bacheliers. Dans un article rest&#233; c&#233;l&#232;bre, il raconte comment des hommes et des femmes s'exposent nus devant leur auditoire et dissertent sur le mode d'emploi des rapports sexuels. Dans la France encore puritaine, ce papier d&#233;cha&#238;ne les passions. L'&#233;crivain catholique Francois Mauriac ainsi que des repr&#233;sentants du Parti communiste, peu favorables &#224; la r&#233;volution sexuelle post-68, prennent position.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La presse &#233;rotique, pourquoi pas ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Deux ans correspondant &#224; New York, Guy Sitbon en revient avec l'id&#233;e, inspir&#233;e de la revue am&#233;ricaine de sexologie Forum, de lancer Lettres Magazine puis Lettres de femmes, des titres o&#249; les lecteurs donnent libre cours &#224; leurs fantasmes sexuels. C'est un succ&#232;s, qui le conduira &#224; poursuivre l'aventure dans les messageries roses. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait un monopole des PTT. On partageait &#224; 50/50. Xavier Niel, qui a d&#233;but&#233; sa fortune dans ce secteur, &#233;tait minuscule par rapport &#224; moi. J'ai vendu l'affaire en 1989. J'estime que l'argent ne sert qu'&#224; ne pas avoir &#224; y penser.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rentre &#224; Paris et s'installe &#224; Pigalle. &#171; &lt;i&gt;Ma femme avait trouv&#233; un appartement. J'&#233;tais inquiet pour la s&#233;curit&#233; de notre fille de seize ans. Au Caf&#233; Pigalle j'ai demand&#233; au gar&#231;on si le quartier &#233;tait s&#251;r. Il m'a r&#233;pondu que la s&#233;curit&#233; &#233;tait totale, &#224; part les balles perdues. Mais notre appartement donne sur les hauteurs de Montmartre, que je connaissais tr&#232;s mal. La vue &#233;tait telle que j'ai oubli&#233; les balles perdues et commenc&#233; &#224; explorer les rues des Abbesses et les alentours. Je n'ai jamais eu l'id&#233;e de m'installer ailleurs&lt;/i&gt; &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sera encore cinq ans correspondant &#224; Moscou. Outre la chute de l'Empire sovi&#233;tique, il suit de l&#224;-bas les gros dossiers internationaux tel que la chute de Saddam Hussein. Puis il r&#233;alise son dernier reportage, &#224; 80 ans, au Donbass o&#249; s'affrontent d&#233;j&#224; s&#233;paristes prorusses et Ukrainiens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Confin&#233; aux Abbesses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De sa redoute montmartroise, il suit les aventures de son fils, propri&#233;taire d'une dizaine de boutiques de CBD et de son petit-fils, directeur des programmes de France T&#233;levisions. Claude Azoulay, photographe vedette de Paris Match, longtemps confident de Francois Mitterrand et vieux Montmartrois, dit de Guy Sitbon : &#171; &lt;i&gt;Nous nous croisions de temps en temps durant la guerre d'Alg&#233;rie et en Tunisie lorsqu'il travaillait pour L'Express ou L'Obs.&lt;/i&gt; &#187; C'est surtout le premier confinement li&#233; &#224; l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19 qui les rapproche. &#171; &lt;i&gt;Lorsque les caf&#233;s &#233;taient ferm&#233;s, le seul endroit pour boire un jus &#233;tait le kiosque &#224; journaux de la place des Abbesses. On se posait sur le rebord du man&#232;ge, en guettant le soleil qui dardait derri&#232;re le clocher de l'&#233;glise et on se racontait nos aventures d'anciens combattants de la presse.&lt;/i&gt; &#187; Et l'ami de toujours, lui aussi originaire de Tunisie, ajoute : &#171; &lt;i&gt;C'est un gar&#231;on r&#233;serv&#233; et il porte des chaussettes bicolores. Pourquoi ? Je ne sais pas.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
