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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Mise &#224; l'abri des migrants : on n'y croit plus</title>
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		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s une accalmie durant la crise sanitaire, les campements de personnes exil&#233;es sont de retour dans le nord-est parisien, assortis du cycle d&#233;sormais familier : &#233;vacuation, mise &#224; l'abri, reformation d'un camp. En arri&#232;re plan, le gouvernement diminue pourtant le nombre de places en h&#233;bergement d'urgence. &lt;br class='autobr' /&gt; C'&#233;tait la 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; op&#233;ration de &#171; mise &#224; l'abri &#187;, selon la pr&#233;fecture. Le 17 novembre, une op&#233;ration d'&#233;vacuation du campement situ&#233; sous le m&#233;tro a&#233;rien pr&#232;s de la station La Chapelle, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH93/arton1363-d152e.jpg?1787825776' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une accalmie durant la crise sanitaire, les campements de personnes exil&#233;es sont de retour dans le nord-est parisien, assortis du cycle d&#233;sormais familier : &#233;vacuation, mise &#224; l'abri, reformation d'un camp. En arri&#232;re plan, le gouvernement diminue pourtant le nombre de places en h&#233;bergement d'urgence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait la 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; op&#233;ration de &#171; mise &#224; l'abri &#187;, selon la pr&#233;fecture. Le 17 novembre, une op&#233;ration d'&#233;vacuation du campement situ&#233; sous le m&#233;tro a&#233;rien pr&#232;s de la station La Chapelle, coordonn&#233;e par la pr&#233;fecture de r&#233;gion, a abouti &#224; la mise &#224; l'abri de 956 personnes (selon la pr&#233;fecture), r&#233;parties dans des centres d'h&#233;bergement, en Ile-de-France et en province. Depuis le mois de septembre, un campement s'y &#233;tait en effet form&#233; tr&#232;s rapidement. En quelques semaines, plusieurs centaines de migrants, en majorit&#233; afghans, pour la plupart tout juste arriv&#233;s en France, s'&#233;taient install&#233;s l&#224; pour dormir, dans des conditions d'hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233; d&#233;plorables. Une &#233;pid&#233;mie de gale s'&#233;tait notamment propag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une situation trop famili&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re &#233;vacuation, le 27 octobre, s'&#233;tait av&#233;r&#233;e sous-dimensionn&#233;e : 650 personnes mises &#224; l'abri, mais plus de 400 personnes rest&#233;es sur le carreau. Apr&#232;s plusieurs jours de flottement, durant lesquels la police a bloqu&#233; l'acc&#232;s au site, for&#231;ant les personnes &#224; dormir sur le trottoir, autour du square Louise de Marillac, la pr&#233;fecture s'est r&#233;sign&#233;e &#224; la formation d'un nouveau camp au m&#234;me endroit. L'op&#233;ration du 17 novembre a &#233;t&#233; mieux dimensionn&#233;e ; m&#234;me s'il semble probable qu'un autre campement se reforme prochainement. Un peu plus loin, pr&#232;s du m&#233;tro Stalingrad, un autre campement subsiste depuis des mois, sur le site du jardin des Fermiers g&#233;n&#233;reux (lire encadr&#233; ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est tristement famili&#232;re pour de nombreux r&#233;sidents de l'arrondissement qui, depuis 2015, ont assist&#233; au m&#234;me cycle : des campements se forment autour de Stalingrad et La Chapelle. La situation devient rapidement hors de contr&#244;le, avec l'augmentation de la population et les conditions sanitaires qui se d&#233;gradent. La Mairie en appelle &#224; l'Etat pour proc&#233;der &#224; l'&#233;vacuation et &#224; des relogements, tandis que des associations, et souvent de simples citoyens b&#233;n&#233;voles, interviennent sur les campements pour apporter le minimum : nourriture, soins, aide aux d&#233;marches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une accalmie pendant la crise sanitaire, les arriv&#233;es sont reparties &#224; la hausse, et ces nouveaux campements mettent en lumi&#232;re l'insuffisance du dispositif d'accueil et d'h&#233;bergement d'urgence. Selon un sch&#233;ma familier, les pouvoirs publics se renvoient la responsabilit&#233; de la situation : la Mairie souligne que l'h&#233;bergement d'urgence et l'accueil des demandeurs d'asile rel&#232;vent de l'&#201;tat ; tandis que la pr&#233;fecture rappelle proc&#233;der &#224; des mises &#224; l'abri fr&#233;quentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si chacun des acteurs publics affiche sa mobilisation, cela ne r&#233;pond pas &#224; la question que peut se poser chaque riverain et citoyen : pourquoi est-il acceptable que des centaines de personnes passent plusieurs semaines dehors dans ces conditions ? Pourquoi est-ce tol&#233;r&#233; pour ces personnes-l&#224;, dans ce quartier l&#224; ? Pour les associations engag&#233;es dans l'accueil des personnes exil&#233;es, comme Utopia 56, l'exemple de la crise ukrainienne d&#233;montre une in&#233;galit&#233; de traitement entre exil&#233;s (lire notre n&#176; 303), et la mauvaise foi des autorit&#233;s concernant les capacit&#233;s d'accueil, puisque des places d'h&#233;bergement temporaire ont bien &#233;t&#233; trouv&#233;es, dans l'urgence, pour faire face &#224; l'afflux en provenance d'Ukraine (plus de 100 000 r&#233;fugi&#233;s depuis le mois de mars).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des droits difficiles &#224; mettre en &#339;uvre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La plupart des personnes pr&#233;sentes sur les campements de La Chapelle &#233;taient des demandeurs d'asile, selon les associations. Ils doivent donc, en principe, &#234;tre pris en charge d&#232;s leur demande d&#233;pos&#233;e. Mais le simple d&#233;p&#244;t d'une demande d'asile prend souvent plusieurs semaines, du fait de l'engorgement du syst&#232;me. En 2021, l'&#201;tat a cr&#233;&#233; un nouveau sch&#233;ma national d'accueil des primo-arrivants, avec de nouveaux centres d'accueil et d'examen des situations (CAES), cens&#233;s jouer le r&#244;le de &#171; sas &#187;, pour l'orientation vers des centres d'h&#233;bergement p&#233;renne, en fonction des situations. Force est de constater que ce nouveau dispositif ne suffit pas, puisque l'accueil se fait &#171; par le trottoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La persistance de ces campements, sur lesquels de nombreuses personnes ne restent que quelques jours, semble d&#233;montrer la n&#233;cessit&#233; d'un dispositif d'accueil transitoire dans la capitale. Selon Ian Brossat, adjoint (PCF) au logement &#224; la maire de Paris, l'exp&#233;rience du centre de la porte de La Chapelle, la fameuse bulle, qui avait &#233;t&#233; con&#231;u pr&#233;cis&#233;ment pour cela, &#224; l'initiative de la ville, en 2016, n'est pas pr&#232;s de se reproduire, le gouvernement y &#233;tant oppos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Brossat fait valoir que la ville va au-del&#224; de ses comp&#233;tences pour trouver des places d'h&#233;bergement d'urgence, en centres d'accueil provisoires et dans des gymnases r&#233;quisitionn&#233;s. Il regrette que le gouvernement ait supprim&#233; en 2022 7 000 places d'h&#233;bergement d'urgence &#224; l'&#233;chelle nationale, cr&#233;&#233;es pendant la crise sanitaire [la suppression de 7000 places suppl&#233;mentaires en 2023 a &#233;t&#233; retir&#233;e du projet de loi de finance, &#224; la suite de l'opposition de nombreuses associations du secteur]. Du c&#244;t&#233; de la pr&#233;fecture, on communique sur la &#171; mobilisation permanente pour accompagner les personnes les plus pr&#233;caires &#187;. Mais les policiers pr&#233;sents lors de l'&#233;vacuation &#224; La Chapelle se disaient r&#233;sign&#233;s au cycle des &#233;vacuations, comme si ces campements &#233;taient in&#233;vitables. En r&#233;alit&#233;, on peut douter d'une v&#233;ritable volont&#233; politique de mettre fin &#224; ce cycle. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Joaquim Jarreau&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le houx, ce petit rouge qui pique</title>
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		<dc:creator>Jacky Libaud</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le houx, bel arbuste d&#233;coratif, sert de garde-manger aux oiseaux au c&#339;ur de l'hiver qui se r&#233;galent de ses jolies baies rouges. Mais n'est pas oiseau qui veut. Attention &#224; ne pas laisser petits et grands les consommer, elles sont toxiques pour les humains. &lt;br class='autobr' /&gt; Symbole de la persistance de la vie au c&#339;ur de l'hiver, le houx a &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233; par toutes les anciennes civilisations europ&#233;ennes qui l'int&#233;graient aux c&#233;r&#233;monies li&#233;es au solstice d'hiver. De nos jours, il appara&#238;t souvent encore &#224; ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1324-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1368-ca082.jpg?1787825520' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le houx, bel arbuste d&#233;coratif, sert de garde-manger aux oiseaux au c&#339;ur de l'hiver qui se r&#233;galent de ses jolies baies rouges. Mais n'est pas oiseau qui veut. Attention &#224; ne pas laisser petits et grands les consommer, elles sont toxiques pour les humains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Symbole de la persistance de la vie au c&#339;ur de l'hiver, le houx a &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233; par toutes les anciennes civilisations europ&#233;ennes qui l'int&#233;graient aux c&#233;r&#233;monies li&#233;es au solstice d'hiver. De nos jours, il appara&#238;t souvent encore &#224; ce titre dans les cimeti&#232;res ou en couronnes sur les portes d'appartement &#224; No&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ilex aquifolium est un grand arbuste, voire un petit arbre des for&#234;ts et des bocages, qui peut atteindre une dizaine de m&#232;tres ou plus sans probl&#232;mes, s'il n'est pas mutil&#233;. Son feuillage variable est g&#233;n&#233;ralement tr&#232;s &#233;pineux pr&#232;s du sol et devient lisse sur les branches hautes. Il est dio&#239;que et ses fleurs attirent au printemps de nombreux insectes pollinisateurs. Ensuite, les pieds femelles portent d&#232;s l'automne une multitude de petits fruits rouges qui font tout son int&#233;r&#234;t d&#233;coratif et le r&#233;gal de nombreux oiseaux tels les grives, merles et autres fauvettes &#224; t&#234;te noire... tout en &#233;tant toxique pour les humains !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui s'y frotte, s'y pique !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le houx peut &#234;tre avantageusement int&#233;gr&#233; au jardin o&#249; il appr&#233;cie les sols l&#233;g&#232;rement acides tout en tol&#233;rant le calcaire. S'il ne manque pas d'eau, il peut supporter le plein soleil, mais pr&#233;f&#232;re la mi-ombre dans un endroit pas trop vent&#233;. Taill&#233; sous forme de haie basse il peut former une barri&#232;re infranchissable par les lapins &#224; cause des pointes ac&#233;r&#233;es de ses feuilles. Son nom de genre, Ilex, est en rapport avec le nom d'esp&#232;ce du ch&#234;ne vert, &#224; qui il ressemble un peu avec ses feuilles persistantes et &#233;pineuses, le mot celtique ilex signifiant &#171; pointe &#187;. Au fil des si&#232;cles, de nombreuses variations ornementales sont apparues, notamment des cultivars &#224; feuillage panach&#233;, tels Argentea margina ou Silver queen. Son hybridation avec l'Ilex latifolia, esp&#232;ce japonaise aux feuilles immenses, a donn&#233; le &#171; houx &#224; feuilles de ch&#226;taigner &#187; visible dans de nombreux jardins publics parisiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe environ 400 esp&#232;ces de houx dans le monde dont certaines sont utilis&#233;es par les humains de mani&#232;re vari&#233;e. L'Ilex verticiliata, am&#233;ricain &#224; feuilles caduques, est souvent pr&#233;sent en hiver chez les fleuristes pour agr&#233;menter les bouquets de ses branches constell&#233;es de baies rouge vif. Quant &#224; l'Ilex paraguariensis, il a &#233;t&#233; utilis&#233; depuis des si&#232;cles par les Indiens Guarani du Br&#233;sil pour pr&#233;parer le mat&#233;, boisson stimulante largement r&#233;pandue en Am&#233;rique du Sud. Et vous, quel houx pr&#233;f&#233;rez-vous ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Graine de jardins, dans la fleur de l'&#226;ge</title>
		<link>https://18dumois.info/graine-de-jardins-dans-la-fleur-de-l-age.html</link>
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		<dc:date>2022-12-03T17:01:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'association Graine de jardins, fond&#233;e en 2001, a f&#234;t&#233; le 16 octobre dernier ses vingt ans d'actions pour la cr&#233;ation de jardins partag&#233;s en milieu urbain et semi-urbain. Retour sur une histoire de luttes et de r&#233;ussites. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Graine de jardins entretient une dynamique tr&#232;s importante. Elle a &#233;t&#233; pr&#233;cieuse pour nous donner des conseils, cr&#233;er un r&#233;seau, dialoguer avec les politiques &#187;, observe Thomas Augais, du Bois Dormoy. Cette association a bataill&#233; dur en 2016 pour &#233;viter que le petit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1324-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH110/arton1369-4b09a.jpg?1787825520' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'association Graine de jardins, fond&#233;e en 2001, a f&#234;t&#233; le 16 octobre dernier ses vingt ans d'actions pour la cr&#233;ation de jardins partag&#233;s en milieu urbain et semi-urbain. Retour sur une histoire de luttes et de r&#233;ussites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Graine de jardins entretient une dynamique tr&#232;s importante. Elle a &#233;t&#233; pr&#233;cieuse pour nous donner des conseils, cr&#233;er un r&#233;seau, dialoguer avec les politiques&lt;/i&gt; &#187;, observe Thomas Augais, du Bois Dormoy. Cette association a bataill&#233; dur en 2016 pour &#233;viter que le petit poumon vert enchass&#233; entre des immeubles de La Chapelle ne soit gomm&#233; par la construction d'un Ehpad et d'une cr&#232;che souhait&#233;s par la Mairie. Soutenue sur le plan juridique par Graine de jardins, le Bois Dormoy a finalement &#233;t&#233; class&#233; espace vert dans le plan local d'urbanisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les origines de l'association remontent &#224; 1997. A l'&#233;poque, Laurence Baudelet, ethno-urbaniste, r&#233;fl&#233;chit &#224; une id&#233;e qui avait d&#233;j&#224; fait son chemin aux Etats-Unis et au Canada, celle des &#171; community gardens &#187;. Avec le soutien de la Fondation de France, et de quelques passionn&#233;s, elle cr&#233;e en Ile-de-France, en 2001, Graine de jardins, qui devient la t&#234;te de pont du r&#233;seau national &#171; Jardin dans tous ses &#233;tats &#187; et qui a pour mission le soutien &#224; la cr&#233;ation de jardins partag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lien social et environnement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A la diff&#233;rence des historiques &#171; jardins ouvriers &#187;, cr&#233;&#233;s au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle avec le soutien des patrons, qui deviennent peu &#224; peu les &#171; jardins familiaux &#187;, ou encore des &#171; jardins d'insertion &#187; ou ceux p&#233;dagogiques, les jardins partag&#233;s sont une autre branche de la famille des &#171; jardins &#187;. Leur credo r&#233;side dans l'entretien du lien social, la cr&#233;ation de lieux de verdure sans produits phyto-sanitaires, la participation collective des habitants &#224; la gestion de leur cadre de vie, le contact avec la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graine de jardins intervient dans l'accompagnement &#224; la naissance de ces jardins, souhait&#233;s au d&#233;part par des habitants mais aussi de plus en plus par des bailleurs sociaux soucieux de paix sociale. Cela se traduit par l'aide &#224; la cr&#233;ation obligatoire d'une association, la r&#233;daction d'une charte ou de statuts, le rep&#233;rage des friches disponibles, les n&#233;gociations avec les propri&#233;taires, priv&#233;s ou publics, l'&#233;valuation des besoins (eau, cl&#244;ture, nature de la terre et des types de plantations).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;200 jardins &#224; Paris&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout ne va pas toujours de soi, surtout lorsque l'on conna&#238;t l'&#233;volution du prix du foncier dans la r&#233;gion parisienne ainsi que ses besoins en logements. Pourtant dans certaines situations, les pouvoirs publics ou les bailleurs sociaux n'h&#233;sitent pas &#224; solliciter l'association pour des conseils ou de la m&#233;diation. C'est le cas, actuellement, dans le 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, pour la cr&#233;ation d'un jardin partag&#233; sur l'emplacement d'un parking, avec toutes les questions environnementales, &#233;cologiques qu'un tel projet pose !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graine de jardins a diversifi&#233; tout au long de ces vingt ans ses formes de collaboration en cr&#233;ant un portail-ressource, en organisant des manifestations qui ont f&#233;d&#233;r&#233; les associations, comme des balades au jardin men&#233;es par Jacky Libaud (r&#233;dacteur de la rubrique Nature au 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois), des rondes de pique-nique, des colloques mais aussi de la formation. Elle a contribu&#233; &#224; d&#233;velopper les politiques publiques au-del&#224; des limites de Paris, par exemple &#224; Montreuil et Arcueil. Quant au local de l'association, situ&#233; rue de Jessaint, il accueille une &#171; outilth&#232;que &#187; qui pr&#234;te du mat&#233;riel ainsi qu'une biblioth&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jardins partag&#233;s en Ile-de-France sont maintenant au nombre de 300, dont 200 rien qu'&#224; Paris, principalement dans le nord/nord-est, et quinze dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Leur existence est toujours un peu fragile : &#224; la Goutte d'Or, par exemple, certains ont &#233;t&#233; expropri&#233;s pour cause de construction. Ils sont de toute taille, on y cultive salades, tomates, fleurs voire arbres fruitiers, en pleine terre ou en bacs, selon les lieux. Mais les friches en r&#233;gion parisienne sont de plus en plus rares. &#171; &lt;i&gt;L'association n'a plus de salari&#233;s, elle fonctionne avec les sept b&#233;n&#233;voles de son conseil d'administration&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Fr&#233;d&#233;rique Basset, adminis&#173;tratrice.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un programme avec la Mairie de Paris&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le programme &#171; Main verte &#187;, pens&#233; en concertation avec Graine de jardins par la Mairie de Paris en 2003, qui soutient la cr&#233;ation de jardins en &#233;change de leur ouverture au public et de l'organisation de manifestations, a beaucoup compt&#233; dans la multiplication des jardins parisiens. Ce dispositif, inspir&#233; par le programme &#171; Green thumb &#187; new-yorkais, est aussi &#224; l'origine de l'&#233;change qui s'est d&#233;roul&#233; cette ann&#233;e entre Berlin et Paris, en partenariat avec le Centre fran&#231;ais de Berlin. Un projet qui souligne le d&#233;sir de l'association de s'ouvrir &#224; l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'explique Marine Cerceau, sp&#233;cialiste de la gestion des milieux naturels qui collabore &#224; Graine de jardins : &#171; &lt;i&gt;Bien que disposant d'espaces plus &#233;tendus que les n&#244;tres, les collectifs berlinois souffrent de l'absence de soutien institutionnel. Ils doivent trouver les fonds par eux m&#234;mes, en se mobilisant ou en faisant appel &#224; des associations.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'id&#233;e du voyage n'&#233;tait pas seulement l'&#233;change entre les deux villes : &#171; &lt;i&gt;Nous avons souhait&#233; aussi recr&#233;er des liens entre les jardins de Paris, car actuellement moins d'&#233;v&#232;nements les rassemblent. Les &#233;quipes associatives vieillissent, certains jardins manquent de b&#233;n&#233;voles, il faut remobiliser les forces. A Berlin, nous avons &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; une culture du combat, c'&#233;tait stimulant.&lt;/i&gt; &#187; Un film sur ce voyage est en cours de montage et l'id&#233;e d'un congr&#232;s europ&#233;en est en train d'&#233;merger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt ann&#233;es bien remplies donc, et encore de nombreux projets en perspective. C'est tout ce que l'on souhaite &#224; Graine de jardins. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Lyc&#233;es Valadon et Rabelais : fermeture avec pr&#233;m&#233;ditation ?</title>
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		<dc:date>2022-12-03T17:01:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Perrine Kempf</dc:creator>



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&lt;p&gt;La R&#233;gion a annonc&#233; la fermeture prochaine de neuf lyc&#233;es parisiens. La mobilisation s'organise dans les deux &#233;tablissements du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; concern&#233;s face &#224; ce qu'enseignants et parents consid&#232;rent comme une perte de chance pour les &#233;l&#232;ves. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; On &#233;tait sous le choc quand on a appris la fermeture du lyc&#233;e pour la rentr&#233;e 2023. &#187; Souhila Hadji, professeure d'anglais au lyc&#233;e professionnel Suzanne Valadon dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, comme beaucoup de ses coll&#232;gues, est tomb&#233;e des nues en apprenant la nouvelle : la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1324-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH91/arton1367-4584d.jpg?1787825776' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La R&#233;gion a annonc&#233; la fermeture prochaine de neuf lyc&#233;es parisiens. La mobilisation s'organise dans les deux &#233;tablissements du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; concern&#233;s face &#224; ce qu'enseignants et parents consid&#232;rent comme une perte de chance pour les &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On &#233;tait sous le choc quand on a appris la fermeture du lyc&#233;e pour la rentr&#233;e 2023&lt;/i&gt;. &#187; Souhila Hadji, professeure d'anglais au lyc&#233;e professionnel Suzanne Valadon dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, comme beaucoup de ses coll&#232;gues, est tomb&#233;e des nues en apprenant la nouvelle : la r&#233;gion &#206;le-de-France pr&#233;voit de fermer sept lyc&#233;es parisiens, dont six professionnels, &#224; la rentr&#233;e 2023. Deux autres suivront en 2024, dont Rabelais, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; aussi, situ&#233; porte de Clignancourt. Apr&#232;s la surprise et l'incompr&#233;hension vint la col&#232;re. Cette d&#233;cision, prise sans concertation, est vivement d&#233;nonc&#233;e par les professeurs, parents d'&#233;l&#232;ves et lyc&#233;ens mobilis&#233;s. Le mercredi 16 novembre devant la Sorbonne, ils &#233;taient plus de 200 selon la CGT Education 75, venus de tous les lyc&#233;es vis&#233;s par la mesure, pour s'y opposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;gion avance comme arguments &#171; &lt;i&gt;la baisse historique des effectifs des lyc&#233;es de Paris&lt;/i&gt; &#187; et la v&#233;tust&#233; des b&#226;timents. Cette d&#233;cision permettrait de d&#233;gager des moyens qui seraient investis dans les lyc&#233;es en banlieue o&#249; les effectifs augmentent. Ce qui ne convainc pas ceux qui sont en premi&#232;re ligne. C'est un &#171; &lt;i&gt;leurre&lt;/i&gt; &#187;, selon Souhila Hadji. Aujourd'hui, si Valadon compte moins d'&#233;l&#232;ves, c'est parce que les classes de la fili&#232;re Gestion-Administration ont peu &#224; peu &#233;t&#233; ferm&#233;es ces quatre derni&#232;res ann&#233;es par la R&#233;gion. A Rabelais &#233;galement, cet argument est contest&#233;. &#171; &lt;i&gt;Il n'y a pas de baisse des effectifs, malgr&#233; les nombreux d&#233;m&#233;nagements qu'ont d&#251; vivre les &#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; &#187;, assure Florent Lazarovici, professeur d'histoire-g&#233;ographie &#224; Rabelais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N&#233;cessit&#233; d'annuler la fermeture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;m&#233;nagements ? En effet, en f&#233;vrier 2020, le lyc&#233;e avait &#233;t&#233; ferm&#233; pour raison de s&#233;curit&#233;. Il &#233;tait alors pr&#233;vu qu'apr&#232;s la d&#233;molition un nouveau b&#226;timent soit reconstruit. S'ensuivirent plus de deux ans d'errance durant lesquels &#233;l&#232;ves et corps enseignant ont &#233;t&#233; ballot&#233;s dans diff&#233;rents &#233;tablissements parisiens, pour certains &#224; plus d'une heure de trajet. Les formations pr&#233;-bac sont revenues &#224; la rentr&#233;e 2022 dans leur quartier d'origine, dans des b&#226;timents modulaires en attendant que le nouvel &#233;tablissement soit &#233;rig&#233;. Ravis d'&#234;tre revenus dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et alors qu'ils s'appr&#234;taient &#224; voir les travaux commencer, le lyc&#233;e a donc re&#231;u l'annonce de sa fermeture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Romain, professeur d'anglais &#224; Rabelais, d&#233;nonce un &#171; &lt;i&gt;acharnement pervers&lt;/i&gt; &#187; de la part de la R&#233;gion &#224; l'encontre du dernier lyc&#233;e g&#233;n&#233;ral et technologique du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, troisi&#232;me arrondissement le plus peupl&#233; de Paris. Son coll&#232;gue Florent Lazarovici r&#233;sume : &#171; &lt;i&gt;Il faut annuler la d&#233;cision de la fermeture et construire le b&#226;timent&lt;/i&gt; &#187;, o&#249; reviendraient alors les formations BTS (Brevet de technicien sup&#233;rieur), aujourd'hui d&#233;localis&#233;es dans le 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 14&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. La fermeture risque de compromettre les multiples projets en cours (partenariats avec Sciences Po, programme Eloquentia qui forme les jeunes &#224; la prise de parole, mentorat avec Sorbonne Universit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est une injustice sociale&lt;/i&gt; &#187;, pour Souhila Hadji. &#171; &lt;i&gt;Au nom de la mixit&#233; sociale, on fait bouger les jeunes de populations d&#233;favoris&#233;es&lt;/i&gt;. &#187; A Valadon comme &#224; Rabelais, le nombre r&#233;duit d'&#233;l&#232;ves par classe (14 &#224; Valadon, environ 25 &#224; Rabelais) permet un suivi p&#233;dagogique et un enseignement de qualit&#233; aupr&#232;s d'&#233;l&#232;ves souvent en difficult&#233;. Dans &#171; &lt;i&gt;ces quartiers populaires, cette dimension humaine est importante&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise le conseiller principal d'&#233;ducation (CPE) de Rabelais. &#171; &lt;i&gt;&#199;a fait des ann&#233;es qu'on lutte contre le d&#233;crochage scolaire. L&#224;, on est inquiets pour l'avenir de nos &#233;l&#232;ves&lt;/i&gt; &#187;, ajoute Souhila Hadji.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle rentr&#233;e en 2023 ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A la rentr&#233;e 2023, les &#233;l&#232;ves de Valadon doivent &#234;tre relocalis&#233;s dans des lyc&#233;es &#233;loign&#233;s : Elisa Lemonnier (12&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;), Marie Laurencin (10&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;) et Ren&#233; Cassin (16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;). Quant &#224; Rabelais, l'incertitude r&#232;gne. Nul ne sait ce qu'il adviendra des classes de seconde l'ann&#233;e prochaine et o&#249; iront les &#233;l&#232;ves en 2024. Entre trajets rallong&#233;s et arriv&#233;e dans des classes d&#233;j&#224; charg&#233;es, la poursuite scolaire des &#233;l&#232;ves para&#238;t compromise. Mais, &#171; &lt;i&gt;dans le d&#233;sespoir, il y a quelques lueurs d'espoir&lt;/i&gt; &#187;, confie Olivier Romain pour qui la lutte n'est pas finie. &#201;quipe p&#233;dagogique, parents et lyc&#233;ens ne sont pas pr&#234;ts &#224; abandonner leurs &#233;tablissements et pr&#233;voient de poursuivre la mobilisation. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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