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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Mesrine, de la rue Boinod &#224; la Porte de Clignancourt</title>
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		<dc:date>2022-12-03T16:59:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; Nous savons tous, sans exception, que nous sommes condamn&#233;s &#224; mort &#224; notre naissance&#8230; Je ne trouve pas plus con de mourir d'une balle dans la t&#234;te que de mourir au volant d'une R16, ou &#224; Usinor en travaillant pour le SMIG&#8230; Mon m&#233;tier, c'est de braquer. Alors mourir ou prendre le risque de mourir quand on vit dans la violence&#8230; &#187;, d&#233;clarait Jacques Mesrine au journal Lib&#233;ration en janvier 1979. &lt;br class='autobr' /&gt; Il d&#233;c&#232;dera le 2 novembre 1979 &#224; 15 h 15, apr&#232;s dix-huit mois de cavale, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH103/arton1370-e97d1.png?1787825677' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nous savons tous, sans exception, que nous sommes condamn&#233;s &#224; mort &#224; notre naissance&#8230; Je ne trouve pas plus con de mourir d'une balle dans la t&#234;te que de mourir au volant d'une R16, ou &#224; Usinor en travaillant pour le SMIG&#8230; Mon m&#233;tier, c'est de braquer. Alors mourir ou prendre le risque de mourir quand on vit dans la violence&#8230; &#187;, d&#233;clarait Jacques Mesrine au journal Lib&#233;ration en janvier 1979.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il d&#233;c&#232;dera le 2 novembre 1979 &#224; 15 h 15, apr&#232;s dix-huit mois de cavale, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, sur la place d&#233;limit&#233;e par le croisement du boulevard Ney, du boulevard Ornano et de l'avenue de la porte de Clignancourt, lors d'une embuscade tr&#232;s soigneusement pr&#233;par&#233;e. Cette derni&#232;re n&#233;cessitera une quinzaine de v&#233;hicules, cinquante policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) dirig&#233;e par le commissaire principal Robert Broussard et de l'Office central de r&#233;pression du banditisme (OCRB) du commissaire divisionnaire Lucien Aim&#233;-Blanc. Ce sera, d'ailleurs, la premi&#232;re fois qu'une op&#233;ration contre un malfaiteur sera men&#233;e avec des moyens aussi spectaculaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fausse identit&#233; de journaliste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jacques Mesrine, 42 ans, vit alors avec sa derni&#232;re compagne Sylvia Jeanjacquot, 28 ans, dite la &#171; Belle Italienne &#187;, dans un appartement du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, lou&#233; sous une fausse identit&#233; de journaliste. Dans ce logement, situ&#233; au troisi&#232;me &#233;tage du 35-37 rue Belliard, ils vivent confortablement. Ils sortent grim&#233;s avec des perruques et des lunettes de soleil et se changent dans leur camionnette. Des armes (deux fusils, une mitraillette, un pistolet, des munitions, des masques &#224; gaz, etc.) sont pr&#233;sentes dans les pi&#232;ces de l'appartement ; il y a aussi des cordes pour s'enfuir par la fen&#234;tre. C'est un policier de l'OCRB qui, gr&#226;ce &#224; l'identification d'un complice de Mesrine, va rep&#233;rer cette derni&#232;re planque. En effet, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 1979, l'homme ne s'en doute pas mais depuis deux jours son immeuble est cern&#233;. Ce jour-l&#224;, les policiers renoncent &#224; l'id&#233;e de l'arr&#234;ter &#171; en avalanche &#187;, en plein milieu de la rue. Le bandit est arm&#233; et ce serait trop dangereux pour les riverains. Le 2 novembre, c'est l'anniversaire de Sylvia. Les hommes du commissaire Broussard d&#233;cident de suivre le couple alors qu'il se rend en BMW 520, gris m&#233;tallis&#233;, accompagn&#233; de leur petit caniche, dans leur future demeure de banlieue. Dissimul&#233;s dans un camion b&#226;ch&#233; juste devant le v&#233;hicule, ils ouvrent le feu sur Jacques Mesrine et Sylvia Jeanjacquot. Vingt-et-un impacts de balle, trois seulement dans la carrosserie. Le braqueur n'a ni le temps de sortir son arme, un puissant 9 mm &#224; 14 coups ni celui d'utiliser les deux grenades quadrill&#233;es qui ne le quittaient pas. Aussit&#244;t de nombreux policiers encerclent le v&#233;hicule et constatent que le conducteur est mort. Affaiss&#233; sur son si&#232;ge, retenu par sa ceinture de s&#233;curit&#233;, les bras ballants en blouson de cuir marron et pantalon beige, barbu et moustachu, il est touch&#233; &#224; la t&#234;te, au thorax et &#224; l'abdomen. Sa compagne, gri&#232;vement bless&#233;e, est rapidement &#233;vacu&#233;e pour &#234;tre hospitalis&#233;e. Vers 18 h 25, le corps de Mesrine est transport&#233; vers l'institut m&#233;dico-l&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une jeunesse tourment&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jacques Mesrine est n&#233; le 28 d&#233;cembre 1936 &#224; Clichy-la-Garenne dans une famille de commer&#231;ants de la petite bourgeoisie du textile, poss&#233;dant une entreprise de dentelle de luxe &#224; Paris, o&#249; il ne manque ni d'affection ni d'argent. Il entre dans un coll&#232;ge plut&#244;t chic, tenu par des Oratoriens, d'o&#249; il sera renvoy&#233; apr&#232;s deux ans de p&#233;nitence. Il d&#233;clarera, d'ailleurs, &#224; propos de ses ann&#233;es de coll&#232;ge : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait le signe de croix &#224; 6 heures du matin et le mitard &#224; 6 heures du soir. Je suis le seul ancien &#224; avoir comparu aux assises. Les autres travaillent plut&#244;t dans l'escroquerie, dans le genre gouvernemental. &lt;/i&gt; &#187; Scolaris&#233; ensuite au prestigieux lyc&#233;e Chaptal, il se bagarre et s&#232;che les cours pour aller voir des films de cow-boys et de gangsters sur l'avenue de Clichy. La rue va devenir progressivement son univers et notamment le nord-ouest de Paris, entre les 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, tandis que les jeunes de son &#226;ge sont attir&#233;s par les caves de Saint-Germain-des-Pr&#233;s, lui passe son temps &#224; Pigalle, avec ses bars et ses prostitu&#233;es. Il fr&#233;quente, ensuite, le lyc&#233;e la&#239;c de Clichy mais, &#224; cause de violences exerc&#233;es envers son proviseur, il en est renvoy&#233;. A 17 ans, il est embauch&#233;, gr&#226;ce &#224; son p&#232;re, dans des entreprises de luxe mais pour de courtes dur&#233;es car il a r&#233;guli&#232;rement des probl&#232;mes relationnels avec ses employeurs. De 1955 &#224; 1956, il est mari&#233; &#224; une jeune &#233;tudiante d'origine togolaise pour qu'elle ne demeure pas m&#232;re c&#233;libataire. Il adopte &#233;galement son fils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1957, il participe &#224; la guerre d'Alg&#233;rie comme militaire du rang et d&#233;couvre les armes. Il apprend, dit-il, &#224; massacrer et &#224; torturer. Cette exp&#233;rience va le traumatiser : &#171; &lt;i&gt;A vingt ans, la soci&#233;t&#233; m'a envoy&#233; faire sa guerre, au nom des libert&#233;s, oubliant seulement de me dire que, par mon action, j'entravais celle des autres. Au nom de quoi m'avait-elle donn&#233; le droit de tuer des hommes que je ne connaissais pas&#8230; ? Cette soci&#233;t&#233; s'est servie de moi comme d'un pion, profitant de ma jeunesse et de mon inexp&#233;rience. Elle s'est servie de ma violence int&#233;rieure et l'a exploit&#233;e pour faire de moi un bon soldat, un bon tueur. Elle m'a rendu &#224; la vie civile sans se soucier des s&#233;quelles que cette guerre a laiss&#233;es dans mon psychisme. J'ai donc d&#233;cid&#233; de m'attaquer &#224; elle pour lui faire payer le prix de ce qu'elle a d&#233;truit en moi.&lt;/i&gt; &#187; Il sera d&#233;cor&#233; de la croix de la Valeur militaire et reviendra en France, en mars 1959, apr&#232;s avoir re&#231;u un certificat de bonne conduite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'homme aux mille visages &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l'Afrique du Nord, il ram&#232;nera aussi une arme qui le fascine, le fameux colt 45. Mesrine divorce et commence &#224; trafiquer et &#224; participer &#224; des cambriolages et vols &#224; main arm&#233;e. Lors de vacances en Espagne, il rencontre Soledad avec laquelle il aura trois enfants. Ils vivront dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, rue Boinod puis rue Dejean.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1962, il est condamn&#233;, une premi&#232;re fois, pour tentative de braquage d'une banque. A la sortie de dix-huit mois de prison, il souhaite quitter la vie criminelle et trouve un emploi dans un cabinet d'architecture d'int&#233;rieur. Mais, bient&#244;t licenci&#233; et refusant de devenir &#171; &lt;i&gt;un esclave du r&#233;veille-matin&lt;/i&gt; &#187;, il se s&#233;pare de Soledad et retourne au grand banditisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Jeanne, sa nouvelle compagne, il s'embarque dans un p&#233;riple des crimes et d&#233;lits qui commence par un fiasco. En 1968, ils vont au Qu&#233;bec o&#249; ils enl&#232;vent un millionnaire handicap&#233; mais qui parvient &#224; s'&#233;chapper&#8230; Ils s'enfuient alors aux &#201;tats-Unis, mais sont arr&#234;t&#233;s puis extrad&#233;s et plac&#233;s en d&#233;tention au Canada. Le 21 ao&#251;t 1972, Mesrine s'&#233;vade avec un d&#233;tenu, particuli&#232;rement dangereux, de la prison de haute s&#233;curit&#233; de Montr&#233;al. Lors de leur cavale, alors qu'ils s'entra&#238;nent au tir dans les bois, ils abattent froidement deux gardes-chasse venus les contr&#244;ler. Le 12 septembre de la m&#234;me ann&#233;e, Mesrine rentre &#224; Paris o&#249; il commet quinze hold-up en quatre mois. De nouveau appr&#233;hend&#233; le 8 mars 1973, il r&#233;ussit &#224; s'&#233;vader du tribunal qui allait entendre son proc&#232;s, en s'emparant du juge &#224; la pointe d'un revolver qu'un complice avait cach&#233; dans les toilettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Criminel charismatique et m&#233;diatis&#233;, Mesrine poss&#232;de la capacit&#233; de changer de visage, selon les circonstances, de se grimer avec une rare perfection, pour passer inaper&#231;u. Le 28 septembre 1973, il est arr&#234;t&#233;, &#224; son domicile du 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, par le commissaire Broussard qu'il invite, n&#233;anmoins, &#224; boire le champagne pour c&#233;l&#233;brer cette &#171; arrestation qui a de la gueule &#187;. Il sera d&#233;tenu jusqu'&#224; la premi&#232;re semaine de mai 1977 o&#249; il doit r&#233;pondre de treize accusations de vol &#224; main arm&#233;e et tentative de meurtre. Le 19 mai 1977, il est condamn&#233; &#224; vingt ans de r&#233;clusion &#224; la prison de la Sant&#233;. Le 8 mai 1978, avec l'autre roi de l'&#233;vasion, Fran&#231;ois Besse, surnomm&#233; &#171; l'anguille &#187;, il s'&#233;chappe du quartier de haute s&#233;curit&#233; (QHS) de la Sant&#233;. Pour les policiers, la traque de Mesrine commence &#224; devenir une affaire personnelle car ils constatent, jour apr&#232;s jour, la violence croissante et illimit&#233;e qui l'anime. Le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur d&#233;cide de mettre un terme &#224; la guerre des polices et d'unir les forces de l'OCRB et de la BRI. Ce rapprochement entre la pr&#233;fecture de Police et la Police judiciaire aboutit &#224; l'op&#233;ration du 2 novembre 1979.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Coup de foudre au premier regard&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;En 1978, un jour de printemps, un d&#233;nomm&#233; Pierre, d&#233;guis&#233; en ouvrier, est entr&#233; dans le bar. Je l'ai vu. Ce fut un coup de foudre au premier regard. Il m'a fait la cour. Il a su me s&#233;duire. Nous ne nous sommes quasiment plus quitt&#233;s jusqu'&#224; sa mort&lt;/i&gt; &#187;, se souvient Sylvia Jeanjacquot, la derni&#232;re compagne de Mesrine. Elle &#233;tait, &#224; l'&#233;poque, barmaid dans un bar de Pigalle. Son amant finira par lui avouer, &#224; peine un mois plus tard, sa v&#233;ritable identit&#233;, sans l&#233;siner sur les d&#233;tails les plus rebutants. Cependant, amoureuse, elle consent &#224; le suivre dans son tumultueux p&#233;riple. Ensemble, ils voyagent en Italie, au Maroc, &#224; Londres&#8230; sur une dur&#233;e d'un an et demi jonch&#233;e de &#171; coups &#187;, plus ou moins connus, planifi&#233;s par Mesrine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Paris, ils vont notamment vivre au 76 rue de Clignancourt, dans l'impasse Saint-Fran&#231;ois, dans le passage Charles Albert et enfin rue Belliard. &#171; &lt;i&gt;Il voulait faire braquer par ses amis la mairie du 8&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement et nous marier avec ses calibres, en jean et en baskets&lt;/i&gt; &#187;, poursuit-elle, r&#233;v&#233;lant les penchants petit-bourgeois de son homme. Loin d'&#234;tre une victime subjugu&#233;e par son compagnon, Sylvia Jeanjacquot assume avoir partag&#233; les combats de Mesrine : &#171; &lt;i&gt;Il valait la peine d'&#234;tre connu. Je ne regrette pas, m&#234;me si aujourd'hui je suis borgne, handicap&#233;e et estropi&#233;e. C'&#233;tait quand m&#234;me quelqu'un de bien.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1977, le braqueur publie un livre autobiographique : L'Instinct de mort, dans lequel il revendique trente-neuf crimes. En avril 1979, une loi dite &#171; Mesrine &#187; est vot&#233;e. Elle pr&#233;voit d'interdire &#224; un condamn&#233; de percevoir les droits d'auteur aff&#233;rents au r&#233;cit de ses crimes. Ceux-ci seront vers&#233;s &#224; un compte sp&#233;cial et affect&#233;s en priorit&#233; au d&#233;dommagement des victimes de l'infraction commise. Ce sera la premi&#232;re fois qu'un malfrat aura attach&#233; son nom &#224; un texte de loi. Enfin, lorsqu'on l'appelait &#171; l'ennemi public n&#176;1 &#187; Mesrine, m&#233;galomane, se f&#226;chait : &#171; &lt;i&gt;Cela ne veut rien dire, c'est un mythe, en fait, je suis l'ennemi des services publics, des riches et de ceux qui dirigent la soci&#233;t&#233;, je ne suis pas le grand m&#233;chant loup, je ne mange ni la grand-m&#232;re ni le Chaperon rouge, en fait , je consid&#232;re que je suis un truand qui fait son m&#233;tier proprement&lt;/i&gt;. &#187; Un discours qui r&#233;sonne encore pour certains. Aujourd'hui la s&#233;pulture du braqueur au cimeti&#232;re de Clichy est l'objet d'un hommage annuel. Chaque 2 novembre des admirateurs viennent s'y recueillir avec forces coupes de champagne. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : D.R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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