<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://18dumois.info/spip.php?id_rubrique=1338&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1689759624</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;coliers sans domicile. Des enfants dans l'impasse</title>
		<link>https://18dumois.info/ecoliers-sans-domicile-des-enfants-dans-l-impasse.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/ecoliers-sans-domicile-des-enfants-dans-l-impasse.html</guid>
		<dc:date>2023-02-05T16:38:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les enfants sans logement, ou en h&#233;bergement pr&#233;caire, sont nombreux cet hiver dans les &#233;coles de l'arrondissement. L'h&#233;bergement d'urgence &#233;tant satur&#233;, ces familles ne se voient plus proposer de solution de logement en r&#233;gion parisienne. &lt;br class='autobr' /&gt; Le collectif Une &#233;cole un toit &#8211; Paris 18, qui regroupe des parents d'&#233;l&#232;ves d'une quinzaine d'&#233;tablissements (maternelles et &#233;coles primaires), recensait, &#224; la mi-janvier, trois familles &#224; la rue et six autres dormant dans des b&#226;timents publics, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-solidarite-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L137xH150/arton1393-4ba75.jpg?1690850223' class='spip_logo spip_logo_right' width='137' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les enfants sans logement, ou en h&#233;bergement pr&#233;caire, sont nombreux cet hiver dans les &#233;coles de l'arrondissement. L'h&#233;bergement d'urgence &#233;tant satur&#233;, ces familles ne se voient plus proposer de solution de logement en r&#233;gion parisienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le collectif Une &#233;cole un toit &#8211; Paris 18, qui regroupe des parents d'&#233;l&#232;ves d'une quinzaine d'&#233;tablissements (maternelles et &#233;coles primaires), recensait, &#224; la mi-janvier, trois familles &#224; la rue et six autres dormant dans des b&#226;timents publics, gymnases ou &#233;coles ; tandis que pr&#232;s de 90 autres familles se trouvaient en h&#244;tel social ou en centre d'h&#233;bergement. Au total, ces enfants repr&#233;sentent environ 7 % des effectifs des &#233;coles concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'exemple de deux enfants de l'&#233;cole de la rue Cav&#233;, dont les familles dormaient pour l'une dans une cage d'escalier, pour l'autre dans la gare du Nord. L'affaire a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e en d&#233;cembre dernier. Des parents d'&#233;l&#232;ves avaient alors aid&#233; ces familles &#224; saisir le juge des r&#233;f&#233;r&#233;s pour obtenir un v&#233;ritable toit. Le juge a enjoint la pr&#233;fecture d'h&#233;berger les familles, mais l'&#201;tat a imm&#233;diatement fait appel de cette d&#233;cision, et obtenu gain de cause devant le Conseil d'&#201;tat. Ce qui avait fait grand bruit parmi les associations et dans les m&#233;dias. Si les deux familles sont &#224; pr&#233;sent &#224; l'abri, cette d&#233;cision rend difficile l'utilisation de ces proc&#233;dures en &#171; r&#233;f&#233;r&#233; libert&#233; &#187; par d'autres requ&#233;rants (sauf dans des cas particuliers de vuln&#233;rabilit&#233;), &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des besoins en plus, des places en moins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon Pierre Yvain Arnaud, adjoint (EELV) au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en charge des solidarit&#233;s, la situation est in&#233;dite par son ampleur : &#171; &lt;i&gt;Avant, les cas de familles &#224; la rue &#233;taient vite trait&#233;s : on obtenait des places au bout de deux, trois jours. Depuis cet &#233;t&#233;, on voit les d&#233;lais s'allonger&lt;/i&gt;. &#187; En cause, la diminution des places d'h&#233;bergement d'urgence, de nombreuses places ouvertes pendant la crise Covid ayant &#233;t&#233; depuis soustraites au dispositif. Dans le m&#234;me temps, les besoins ont augment&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Yvain Arnaud assure que la Mairie est tr&#232;s mobilis&#233;e sur le sujet, pour alerter les services de l'&#201;tat (dont c'est la pr&#233;rogative) sur les situations les plus graves, et &#171; harceler &#187; le Samu social pour obtenir des places. La MUS, mission d'urgence sociale, a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e dans ce but. L'adjoint souligne aussi que la concentration de cas dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; s'explique en partie par la politique de la Mairie, qui accepte les inscriptions scolaires d'enfants sans domicile, ce qui ne serait pas le cas dans d'autres arrondissements et communes franciliennes. Sarah Vezzoli, qui coordonne le collectif Une &#233;cole un toit - Paris 18, reconna&#238;t que la Mairie apporte un soutien sur ces dossiers. Elle pointe en revanche un engagement variable des directeurs d'&#233;coles, qui, par ailleurs, sont parfois r&#233;ticents &#224; signaler ces cas et &#224; communiquer des informations aux parents d'&#233;l&#232;ves. Souvent, les parents d&#233;couvrent par hasard des situations qui durent depuis des semaines.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des orientations d&#233;stabilisantes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces familles, en g&#233;n&#233;ral &#233;trang&#232;res et parfois en situation irr&#233;guli&#232;re, se voient d&#233;sormais proposer syst&#233;matiquement des h&#233;bergements en dehors de l'Ile-de-France, souvent tr&#232;s loin, et avec un d&#233;lai minimal pour se d&#233;cider : les bus partent le soir m&#234;me pour &#233;vacuer les gymnases et les informations fournies sur la destination pr&#233;cise et sur ce qui attend les familles sur place, sont minimales. Le collectif d&#233;nonce des orientations qui ne tiennent aucun compte de la situation scolaire des enfants, alors que leur int&#233;gration dans une classe est un &#233;l&#233;ment crucial de leur d&#233;veloppement. En cas de refus de la solution propos&#233;e, les familles se voient priv&#233;es de l'acc&#232;s aux h&#233;bergements du Samu social. Si l'orientation en province se justifie, dans un contexte de saturation de l'h&#233;bergement parisien et francilien, la m&#233;thode interroge. M. Arnaud souligne &#233;galement l'importance du suivi social d&#233;ploy&#233; autour de ces familles dans l'arrondissement et doute que les familles trouvent le m&#234;me soutien dans leurs nouvelles communes d'accueil. On touche l&#224; &#224; l'absence de coordination entre Ville et Etat, dont les familles font les frais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Test&#233;s pour vous : deux coworkings &#224; la Goutte d'Or</title>
		<link>https://18dumois.info/testes-pour-vous-deux-coworkings-a-la-goutte-d-or.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/testes-pour-vous-deux-coworkings-a-la-goutte-d-or.html</guid>
		<dc:date>2023-02-05T16:38:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Bouttier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Marre de travailler chez vous ? Vous pouvez vous tourner vers un lieu de coworking. Nous avons test&#233; deux espaces situ&#233;s &#224; la Goutte d'Or : la Permanence et la Manufacture. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour beaucoup, le rapport au travail n'est plus le m&#234;me depuis la vague Covid. Au d&#233;but de fa&#231;on forc&#233;e, ensuite de fa&#231;on plus organis&#233;e, le t&#233;l&#233;travail s'est impos&#233; comme une alternative aux contraintes sanitaires. Et, parfois, comme un nouvel art de vivre. Mais quand le domicile est trop petit ou occup&#233; par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-goutte-d-or-1339-.html" rel="directory"&gt;Goutte d'or&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH104/arton1390-c7446.jpg?1690754654' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Marre de travailler chez vous ? Vous pouvez vous tourner vers un lieu de coworking. Nous avons test&#233; deux espaces situ&#233;s &#224; la Goutte d'Or : la Permanence et la Manufacture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour beaucoup, le rapport au travail n'est plus le m&#234;me depuis la vague Covid. Au d&#233;but de fa&#231;on forc&#233;e, ensuite de fa&#231;on plus organis&#233;e, le t&#233;l&#233;travail s'est impos&#233; comme une alternative aux contraintes sanitaires. Et, parfois, comme un nouvel art de vivre. Mais quand le domicile est trop petit ou occup&#233; par les enfants, il faut souvent trouver un lieu nouveau. Les espaces de coworking ont ainsi pris leur essor, notamment dans les grandes villes comme Paris. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; n'&#233;chappe &#233;videmment pas &#224; la r&#232;gle. Nous avons eu l'occasion de travailler dans deux lieux, tous deux situ&#233;s dans le quartier de la Goutte d'Or. Nous vous racontons ces espaces.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#10140; la Manufacture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un lieu d'histoire magnifique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Manufacture est situ&#233;e 8 rue Myrha. Ce qui frappe en d&#233;couvrant le lieu, c'est sa majest&#233;. Un grand b&#226;timent lumineux sur trois niveaux, avec des coursives autour des piliers en m&#233;tal de la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&#171; &lt;i&gt;Le lieu comprend deux b&#226;timents, nous raconte Nicolas Renou, son responsable. Celui qui donne sur la rue a &#233;t&#233; construit en 1897 par les fr&#232;res Rosfelder qui ont am&#233;nag&#233; un atelier de vente de pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es pour cycles et automobiles. Au fond, l'autre b&#226;timent a &#233;t&#233; construit en 1910 par les ateliers Eiffel qui ont r&#233;alis&#233; ainsi huit manufactures &#224; Paris, avec de l'acier venant de Longwy. Beaucoup plus tard, l'entreprise Lalonde &amp; Colin y vendait des boutons [l'enseigne est toujours visible sur la rue].&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus de 60 places de travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une courte p&#233;riode o&#249; le 8 rue Myrha a abrit&#233; un incubateur de m&#233;dias, le lieu a &#233;t&#233; rachet&#233; par Didaxis, une entreprise de portage salarial qui aide les ind&#233;pendants &#224; b&#233;n&#233;ficier de certains avantages du statut de salari&#233;. En 2014, l'entreprise dirig&#233;e par Guillaume Cairou se lance dans le coworking en acqu&#233;rant ces b&#226;timents, avec, &#224; la cl&#233;, 2 millions et demi de travaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le lieu propose un ensemble tr&#232;s vaste (au moins 60 places), toujours destin&#233; aux ind&#233;pendants, mais ouvert au quartier et &#224; d'autres cat&#233;gories comme les &#233;tudiants et les salari&#233;s en t&#233;l&#233;travail. &#171; &lt;i&gt;Nous refusons que des entreprises viennent h&#233;berger leurs salari&#233;s ici, pr&#233;cise Nicolas Renou. Nous accueillons &#224; la fois des personnes qui ont pris des formules (2, 3 ou 6 jours par semaine) et des travailleurs nomades qui payent souvent &#224; la journ&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'entreprise ne se limite pas &#224; du coworking. On peut y louer cinq bureaux de tailles diff&#233;rentes (de 4 &#224; 30 places). Des ventes de vinyles sont r&#233;guli&#232;rement organis&#233;es ; une salle de sport propose diff&#233;rents cours (yoga, Pilates, salsa, etc.) ouverts aux habitants du quartier. Et puis, last but not least, un restaurant, Mama Kossa, propose des plats afro-carib&#233;ens. Avant peut-&#234;tre l'arriv&#233;e d'un barbier et d'une &#233;picerie. Vraiment un lieu insolite o&#249; la richesse du pass&#233; est bien valoris&#233;e par des projets audacieux pour aujourd'hui et demain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#10140; la Permanence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Possibilit&#233; de travailler toute la nuit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Permanence, situ&#233;e 52 rue Marcadet. Pour p&#233;n&#233;trer dans ce coworking, il faut s'y &#234;tre inscrit au pr&#233;alable et &#234;tre muni d'un QR Code. La raison ? Ce lieu est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, &#233;galement &#224; des moments o&#249; il n'y a personne &#224; l'accueil. Son histoire explique cette sp&#233;cificit&#233;, rare sur le march&#233;. &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;part, explique Elise Girod, la directrice op&#233;rationnelle, quand Manesse Clam, le fondateur, a cr&#233;&#233; la Permanence, d'abord dans le 5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement en 2017 [celle du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; a &#233;t&#233; ouverte en 2019], il est parti d'un constat d'&#233;tudiant : impossible de trouver un lieu de travail sur des larges plages horaires, les biblioth&#232;ques fermant trop t&#244;t. Donc il fallait un lieu o&#249; les &#233;tudiants pouvaient travailler toute la nuit s'ils le voulaient.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but, le public est essentiellement &#233;tudiant. &#171; &lt;i&gt;Nous avons, par exemple, beaucoup d'&#233;tudiants en m&#233;decine qui viennent le soir apr&#232;s leur travail d'interne, poursuit Elise Girod. Et l'&#233;t&#233;, nous accueillons de nombreux &#233;tudiants en droit qui passent le concours du barreau en septembre.&lt;/i&gt; &#187; D&#232;s le d&#233;part, la Permanence a fait le choix d'offrir des tarifs tr&#232;s bas (1 euro de l'heure pour les &#233;tudiants). Malgr&#233; les augmentations de prix, le lieu reste accessible (voir encadr&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un lieu de 200 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuons la visite de la Permanence, qui propose 42 places en tout. A la diff&#233;rence du site du 5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, enti&#232;rement silencieux, celui du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; propose une salle &#8211; sur les trois de travail &#8211; o&#249; il est possible de parler mais pas trop fort. Les autres salles, c'est le silence total ! &#171; &lt;i&gt;Notre objectif, pr&#233;cise la directrice, est d'accueillir des professionnels qui ont besoin de passer des coups de fil. Aujourd'hui, m&#234;me si les &#233;tudiants sont majoritaires, environ 40 % des clients sont des auto-entrepreneurs, des salari&#233;s, etc.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce lieu de 200 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; permet &#233;galement de prendre un caf&#233; ou un th&#233; (payant) ou de r&#233;chauffer son plat (frigo et micro-ondes disponibles). Sur une petite terrasse, libert&#233; de prendre l'air ou fumer. Il est possible aussi de louer deux salles de r&#233;union et m&#234;me de domicilier son entreprise. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la place &#224; la porte de La Chapelle, un espace &#224; r&#233;inventer</title>
		<link>https://18dumois.info/de-la-place-a-la-porte-de-la-chapelle-un-espace-a-reinventer.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/de-la-place-a-la-porte-de-la-chapelle-un-espace-a-reinventer.html</guid>
		<dc:date>2023-02-05T16:37:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Transformer une autoroute urbaine en promenade verdoyante, pour des circulations douces et des activit&#233;s calmes dans un quartier apais&#233;. L'enjeu est de taille et la r&#233;ussite du projet exige des moyens et un accompagnement p&#233;rennes. &lt;br class='autobr' /&gt; Forte affluence (environ 200 personnes) le 4 janvier &#224; l'&#233;cole Eva Kotchever (Chapelle International) pour une r&#233;union publique de pr&#233;sentation des nouveaux am&#233;nagements de l'axe porte de La Chapelle/Marx Dormoy/place de La Chapelle. Les questions et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-la-chapelle-1341-.html" rel="directory"&gt;La Chapelle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH98/arton1392-98e1e.jpg?1692500177' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Transformer une autoroute urbaine en promenade verdoyante, pour des circulations douces et des activit&#233;s calmes dans un quartier apais&#233;. L'enjeu est de taille et la r&#233;ussite du projet exige des moyens et un accompagnement p&#233;rennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Forte affluence (environ 200 personnes) le 4 janvier &#224; l'&#233;cole Eva Kotchever (Chapelle International) pour une r&#233;union publique de pr&#233;sentation des nouveaux am&#233;nagements de l'axe porte de La Chapelle/Marx Dormoy/place de La Chapelle. Les questions et commentaires n'ont pas manqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une pr&#233;sentation par Eric Lejoindre, maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Emmanuel Gr&#233;goire, premier adjoint &#224; la maire de Paris charg&#233; de l'urbanisme, de l'architecture, du Grand Paris, annonce ensuite que ce projet de r&#233;am&#233;nagement est &#171; &lt;i&gt;le plus important de la mandature avec un budget de plus de 400 millions d'euros, huit fois ce que nous mettons sur les Champs-Elys&#233;es&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;r&#233;pond &#224; des besoins tr&#232;s importants du quartier &lt;/i&gt; &#187; dont il se dit &#233;galement &#171; &lt;i&gt;tr&#232;s lucide sur les difficult&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. Eric Lejoindre, quant &#224; lui souligne : &#171; &lt;i&gt;Nous entrons dans une ann&#233;e et demie compliqu&#233;e mais le jeu en vaut la chandelle et il faut occuper positivement [l'espace]&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un beau projet&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les services techniques de la Ville d&#233;roulent ensuite le projet de la porte &#224; la place de La Chapelle, via la rue de La Chapelle nord et sud. Un diaporama prometteur est projet&#233; qui propose notamment : &#171; &lt;i&gt;La vie dont on a envie, on va la faire ici.&lt;/i&gt; &#187; Les ma&#238;tres-mots : plantation d'arbres (4 550 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; arbor&#233;s suppl&#233;mentaires de la porte au rond-point rebaptis&#233; &#171; place ronde &#187;, dont 138 nouveaux pr&#233;vus sur la place elle-m&#234;me pour la &#171; transformer en espace apais&#233; &#187;), mobilit&#233;s douces avec la cr&#233;ation de pistes cyclables &#224; sens unique ou bi-directionnelles et des trottoirs &#233;largis (sauf rue Marx Dormoy o&#249; &#171; l'espace restreint ne le permet pas &#187;), surface de la chauss&#233;e r&#233;tr&#233;cie (&#224; Chapelle nord on passe d'une largeur de 22 m&#232;tres &#224; 13), espaces lib&#233;r&#233;s pour de nouveaux usages, essentiellement de la porte &#224; la &#171; place ronde &#187; : kiosques, march&#233; de petits producteurs, jeux, culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux devraient s'&#233;chelonner de d&#233;cembre 2023 (rues de La Chapelle sud/M. Dormoy avec fin du d&#233;samiantage de cette derni&#232;re en mars 2023) &#224; janvier et mars 2024 (porte de La Chapelle/ rue de La Chapelle nord).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;mais des inqui&#233;tudes et de nombreux doutes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier intervenant dans la salle s'inqui&#232;te de savoir comment prot&#233;ger les strates basses de v&#233;g&#233;tation et cite, comme mauvais exemple, les bandes plant&#233;es devant le m&#233;tro La Chapelle, saccag&#233;es par le pi&#233;tinement des passants et des vendeurs de cigarettes. R&#233;ponse d'un responsable des services techniques : &#171; &lt;i&gt;Tous les espaces v&#233;g&#233;talis&#233;s seront prot&#233;g&#233;s par une lisse et on travaillera sur diff&#233;rentes strates&lt;/i&gt;. &#187; Pas s&#251;r que cela suffise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre s'inqui&#232;te de l'ins&#233;curit&#233; et du manque de visibilit&#233; potentiellement engendr&#233;s par la future canop&#233;e (avec tous ces arbres !). A quoi Eric Lejoindre r&#233;pond que &#171; &lt;i&gt;l'arbre ne contribue pas &#224; l'ins&#233;curit&#233; et que les am&#233;nagements prennent en compte les risques pr&#233;visionnels d'ins&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; m&#233;susages &#187; suscitent &#233;galement quelques inqui&#233;tudes et des rires dubitatifs de la salle lorsque Eric Lejoindre affirme que &#171; &lt;i&gt;plus de trav&#233;es [entre la porte de La Chapelle et le rond-point], donc plus de taxis clandestins&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs questions sur les pistes cyclables et leur s&#233;curit&#233;. Une habitante de La Plaine-Saint-Denis qui vient tous les jours &#224; v&#233;lo trouve la porte de La Chapelle dangereuse car non &#233;clair&#233;e (mais il est apparemment pr&#233;vu qu'elle le soit pendant les travaux). Un autre habitant de Marx Dormoy rappelle qu'un enfant a &#233;t&#233; renvers&#233;, voici deux ans, sur la piste cyclable rue Marx Dormoy et demande quel dispositif est pr&#233;vu pendant la phase transitoire pour pr&#233;venir les accidents.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Assurer un suivi durable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alexandre de l'association Paris en selle souligne un &#171; &lt;i&gt;projet ambitieux&lt;/i&gt; &#187;, ajoute que &#171; &lt;i&gt;on fait du v&#233;lo quand on se sent en s&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; &#187; et pose la question &#171; &lt;i&gt;du stationnement des v&#233;los &#224; l'Ar&#233;na et sur le campus Condorcet (o&#249; plusieurs milliers d'&#233;tudiants sont attendus &#224; la rentr&#233;e de septembre 2024)&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que Jean-Michel M&#233;tayer, de Vivre au 93 Chapelle, &#171; &lt;i&gt;ne peut que se r&#233;jouir&lt;/i&gt; &#187; des am&#233;nagements projet&#233;s, Philippe Giraud, de Demain La Chapelle, note &#171; &lt;i&gt;tr&#232;s peu d'am&#233;lioration sur la rue Marx Dormoy&lt;/i&gt; &#187; et demande pourquoi &#171; &lt;i&gt;la Mairie ne s'emploie pas &#224; faire respecter la l&#233;gislation sur les commerces qui d&#233;bordent sur le trottoir&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'interrogation de Mohaman Haman, architecte urbaniste (voir son portrait dans notre n&#176; 311), de savoir si des jeunes du quartier seront embauch&#233;s, Eric Lejoindre pr&#233;cise que dans le cadre des &#171; &lt;i&gt;enjeux du territoire z&#233;ro ch&#244;meur, une politique tr&#232;s active d'emploi sera men&#233;e pour les jeunes sur les chantiers&lt;/i&gt; &#187;, avec &#224; plus long terme la cr&#233;ation d'emplois plus p&#233;rennes &#224; l'Arena.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;cor est donc plant&#233; mais un ripolinage, aussi co&#251;teux soit-il, ne suffira pas &#224; modifier le v&#233;cu des habitants dans un quartier au contexte social difficile, s'il n'est pas accompagn&#233; des mesures et du suivi n&#233;cessaires pour transformer cet axe en un quartier apais&#233;. Il serait mal venu de r&#233;p&#233;ter le g&#226;chis de la promenade urbaine.&#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Embellir votre quartier, une avanc&#233;e dans le projet Montmartrois</title>
		<link>https://18dumois.info/embellir-votre-quartier-une-avancee-dans-le-projet-montmartrois.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/embellir-votre-quartier-une-avancee-dans-le-projet-montmartrois.html</guid>
		<dc:date>2023-02-05T16:37:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Gaucher</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Davantage de v&#233;g&#233;talisation, de zones pi&#233;tonnes, de pistes cyclables ou encore de mobilier urbain adapt&#233; aux nouveaux usages, tel est l'objectif. Mais le d&#233;bat sur le tourisme de masse qui g&#233;n&#232;re nombre de probl&#232;mes fait d&#233;faut. &lt;br class='autobr' /&gt; Lanc&#233;e l'an dernier &#224; la Goutte d'Or par la Mairie de Paris, l'op&#233;ration Embellir votre quartier est appel&#233;e &#224; s'&#233;tendre &#224; seize autres sites. A Montmartre, le conseil de quartier du 11 janvier dernier a permis de rappeler les grandes lignes du projet, via (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-montmartre-1340-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH92/arton1395-1770e.png?1692409249' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Davantage de v&#233;g&#233;talisation, de zones pi&#233;tonnes, de pistes cyclables ou encore de mobilier urbain adapt&#233; aux nouveaux usages, tel est l'objectif. Mais le d&#233;bat sur le tourisme de masse qui g&#233;n&#232;re nombre de probl&#232;mes fait d&#233;faut.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lanc&#233;e l'an dernier &#224; la Goutte d'Or par la Mairie de Paris, l'op&#233;ration Embellir votre quartier est appel&#233;e &#224; s'&#233;tendre &#224; seize autres sites. A Montmartre, le conseil de quartier du 11 janvier dernier a permis de rappeler les grandes lignes du projet, via l'adjoint au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; charg&#233; des mobilit&#233;s, de la voirie et de la transformation de l'espace public, Antoine Dupont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin &#171; &lt;i&gt;d'apaiser la circulation sur la Butte&lt;/i&gt; &#187; et de permettre le d&#233;veloppement des d&#233;placements &#171; cyclables &#187;, certaines rues deviendront pi&#233;tonnes : rue de Steinkerque, la rue Lepic entre le boulevard de Clichy et la rue Coustou, notamment. Une aire pi&#233;tonne &#171; ouverte &#187; est &#233;galement propos&#233;e autour de la Butte, cern&#233;e par les rues Caulaincourt, du Cardinal Dubois, Gabrielle, la place Jean-Baptiste Cl&#233;ment, les rues Norvins et Girardon. Un tiers environ des places de stationnement sera supprim&#233; (rue des Martyrs mais aussi sur une portion de la rue d'Orsel, rue Charles Nodier ou encore rue Livingstone) et le plan de circulation sera modifi&#233;. Les v&#233;hicules sup&#233;rieurs &#224; un certain tonnage ne pourront plus acc&#233;der &#224; Montmartre et les horaires de livraison seront limit&#233;s. La plantation d'une centaine d'arbres permettra de lutter contre les &#238;lots de chaleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le budget allou&#233; &#224; l'ensemble de cette op&#233;ration s'&#233;l&#232;ve &#224; 5,5 millions d'euros. A lui seul, le financement sp&#233;cifique pr&#233;vu pour &#171; l'apaisement de la Butte &#187; repr&#233;sente pr&#232;s d'un tiers du budget, concentr&#233; sur la rue Lepic (dont notamment plus d'un million d'euros dans la partie basse de cette rue pour la plantation d'arbres et la cr&#233;ation de jardini&#232;res).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire respecter les r&#232;gles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La cinquantaine de participants au conseil de quartier &#233;tait invit&#233;e &#224; rejoindre l'une des quatre tables rondes portant sur la propret&#233;, la circulation, le tourisme/patrimoine et la v&#233;g&#233;talisation. Dans chacune d'elles, un &#233;lu de l'arrondissement r&#233;pondait aux demandes. Dans le groupe tourisme/patrimoine, la disparition des commerces de bouche remplac&#233;s par des boutiques de souvenirs et/ou des magasins haut des gamme, l'invasion des trottoirs par les terrasses de restaurants et bars, le bruit des hauts-parleurs &#224; des heures parfois tr&#232;s tardives, la salet&#233; ont &#233;t&#233; une nouvelle fois &#233;voqu&#233;s... Une situation bien connue de la Mairie car l'Association de d&#233;fense de Montmartre et du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; (ADDM), dont plusieurs membres participaient &#224; ce groupe, en fait r&#233;guli&#232;rement part aux &#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs habitants du quartier ont soulign&#233; la n&#233;cessit&#233; d'un contr&#244;le renforc&#233; de la r&#233;glementation existante. Et souhait&#233; l'instauration d'une politique d'autorisation des commerces, seul moyen permettant &#224; Montmartre de redevenir un quartier o&#249; il fait bon vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; d'une limitation du flux touristique, &#224; l'instar de pratiques instaur&#233;es dans d'autres villes europ&#233;ennes, a &#233;galement &#233;t&#233; propos&#233;e. &#171; &lt;i&gt;La question du tourisme &#224; Montmartre, estime Emile Meunier, conseiller de Paris r&#233;f&#233;rent du conseil de quartier Montmartre, d&#233;l&#233;gu&#233; aupr&#232;s du maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; charg&#233; de l'&#233;conomie sociale et solidaire, doit &#234;tre replac&#233;e dans le contexte d'une &#233;conomie mondialis&#233;e et lib&#233;rale, rendant difficile la r&#233;gulation municipale dans certains domaines, comme celui des implantations commerciales.&lt;/i&gt; &#187; Il a ensuite estim&#233; que les r&#233;sultats de la politique de limitation des locations de type Airbnb men&#233;e par la Ville de Paris &#233;taient tr&#232;s positifs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des inqui&#233;tudes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'agissant de la circulation, les pr&#233;occupations des professionnels et de certains riverains se sont aussi manifest&#233;es au sein du groupe. La limitation des livraisons peut-elle ne pas g&#234;ner les commerces ? Comment feront les habitants ayant besoin d'une voiture pour se d&#233;placer ? Antoine Dupont souligne &#171; &lt;i&gt;qu'il ne s'agit en aucune fa&#231;on d'interdire aux riverains l'acc&#232;s de leur domicile. La plupart des secteurs seront mixtes : les mobilit&#233;s douces y coexisteront avec le passage, dans certaines conditions, des v&#233;hicules de livraison et des voitures des habitants du quartier.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce stade, de nombreuses inqui&#233;tudes et incertitudes subsistent : les bars et restaurants ne vont-ils pas accro&#238;tre encore leur emprise sur la voie publique via les zones pi&#233;tonnes ? Comment &#233;viter la cr&#233;ation de points d'engorgement automobile provoqu&#233;s par la rar&#233;faction des voies accessibles ? Comment s'effectuera le contr&#244;le de la r&#233;glementation, identifi&#233; comme un des points clefs pour am&#233;liorer l'&#233;tat du quartier ? De quels moyens humains disposera la Mairie pour entretenir les nouveaux arbres ? O&#249; les r&#233;sidents pourront-ils stationner leur voiture ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;ponses seront apport&#233;es &#224; toutes les questions pos&#233;es, ont indiqu&#233; les &#233;lus pr&#233;sents. &#171; &lt;i&gt;En effet cette r&#233;union ne constitue qu'une &#233;tape dans la concertation, explique Antoine Dupont. Les services de la Mairie vont maintenant travailler sur la faisabilit&#233;, eu &#233;gard aux contraintes techniques, des diff&#233;rents projets relatifs &#224; l'am&#233;nagement du quartier. Les r&#233;sultats seront pr&#233;sent&#233;s et discut&#233;s avec les habitants lors de r&#233;unions ult&#233;rieures.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette perspective devrait rassurer certains r&#233;sidents qui se d&#233;clarent satisfaits de &#171; &lt;i&gt;l'&#233;coute patiente et bienveillante&lt;/i&gt; &#187; des &#233;lus participants &#224; ce conseil de quartier. Mais se demandent aussi si leurs propos sont toujours entendus...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate en tout cas que le surtourisme semble &#224; l'origine de la plupart des probl&#232;mes actuels. Comment un projet voulant &#171; l'apaisement &#187; de Montmartre pourrait-il faire l'&#233;conomie d'une r&#233;flexion sur le type de tourisme que l'on souhaite y trouver ? Il faudra bien avoir ce d&#233;bat au conseil de quartier... et aussi dans d'autres instances.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chez Ammad : un caf&#233; dans son jus</title>
		<link>https://18dumois.info/chez-ammad-un-cafe-dans-son-jus.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/chez-ammad-un-cafe-dans-son-jus.html</guid>
		<dc:date>2023-02-05T16:36:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erwan Jourand</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Artistes, peintres, chanteurs ou simples Montmartrois en qu&#234;te d'authenticit&#233; se retrouvent le soir depuis cinq d&#233;cennies dans ce petit rade comme fig&#233; dans le temps. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Aux Abbesses, ils ont tout cass&#233;. C'est de plus en plus cher, sans caract&#232;re. Ici il y a une &#226;me et si on cherche un endroit tranquille c'est ici &#187;, dit Ammad. Depuis qu'il a repris le caf&#233; qui porte le nom de sa famille, dans les ann&#233;es 1980, ce vieux kabyle rigolard observe avec int&#233;r&#234;t la faune composite qui se presse (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-montmartre-1340-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH118/arton1391-ddcce.jpg?1691335997' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Artistes, peintres, chanteurs ou simples Montmartrois en qu&#234;te d'authenticit&#233; se retrouvent le soir depuis cinq d&#233;cennies dans ce petit rade comme fig&#233; dans le temps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Aux Abbesses, ils ont tout cass&#233;. C'est de plus en plus cher, sans caract&#232;re. Ici il y a une &#226;me et si on cherche un endroit tranquille c'est ici&lt;/i&gt; &#187;, dit Ammad. Depuis qu'il a repris le caf&#233; qui porte le nom de sa famille, dans les ann&#233;es 1980, ce vieux kabyle rigolard observe avec int&#233;r&#234;t la faune composite qui se presse chez lui tous les jours entre 17 heures et 2 heures du matin. &#171; &lt;i&gt;Ici il y a de tout. Quand les gens s'emmerdent chez eux, ils viennent passer le temps chez nous&lt;/i&gt; &#187;, explique un brin philosophe l'ancien ajusteur outilleur dont la famille est originaire d'Azazga, une localit&#233; de Grande Kabylie (Alg&#233;rie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa client&#232;le se compose de jeunes gens d&#233;sargent&#233;s s&#233;duits par les prix mod&#233;r&#233;s des consommations, et d'habitants du troisi&#232;me, voire du quatri&#232;me &#226;ge du quartier aux revenus modestes. Un des succ&#232;s de ce caf&#233;-restaurant, accol&#233; &#224; un h&#244;tel, le Grand H&#244;tel de Clermont, a longtemps r&#233;sid&#233; dans son traditionnel couscous du vendredi. Mais cette tradition a &#233;t&#233; abandonn&#233;e. Les concerts du vendredi eux, ont toujours bien lieu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;co vaut le d&#233;tour&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tablissement h&#244;telier, aux prix &#233;galement doux, abrita avant guerre et dans l'imm&#233;diat apr&#232;s-guerre les amours clandestins d'Edith Giovanna Gassion, dite Edith Piaf, et de Marcel Cerdan, champion du monde des poids moyens 1948/1949. Et ce jusqu'&#224; la mort tragique du &#171; bombardier marocain &#187; dans un accident d'avion le 28 octobre 1949 aux A&#231;ores. Sur un mur du caf&#233;, on peut encore voir une photo s&#233;pia de Cerdan mimant un combat de boxe avec des amis et, derri&#232;re la cuisine, la salle o&#249; il s'entra&#238;nait vient tout juste d'&#234;tre d&#233;truite pour y construire des logements. Le bar, comme le souligne un client sur TripAdvisor, la bible des voyageurs, est &#171; &lt;i&gt;hors d'&#226;ge&lt;/i&gt; &#187;. Le zinc traditionnel, patin&#233; par le temps, est surmont&#233; d'un tourniquet &#224; l'ancienne &#224; pastis et whisky, surmont&#233; de deux lampes pigeon et d'une cloche de vache venues d'on ne sait o&#249;. Une affichette du Guide du routard 2000, noircie par la fum&#233;e, compl&#232;te la d&#233;coration et la bande son, pas vraiment d'&#233;poque, passe en boucle de la bossa nova ou du Indochine vieille cuv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gende, difficilement v&#233;rifiable, assure que des figures de la sc&#232;ne musicale des ann&#233;es 1970/1980, notamment Alain Bashung, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Philippe Katherine, Etienne Daho&#8230; seraient venues chez Ammad. Philippe Katherine a longtemps habit&#233; le quartier des Abbesses et Etienne Daho poss&#232;de toujours un studio d'enregistrement rue Durantin, non loin de l&#224;. Daniel Simon Rozoum, dit Daniel Darc, chanteur iconique du groupe Taxi Girl a aussi longtemps hant&#233; les nuits de Chez Ammad jusqu'&#224; sa mort, &#224; 53 ans, le 28 f&#233;vrier 2013. &#171; &lt;i&gt;Il disait -ma maison est ici-. Il est venu un jeudi, le samedi il &#233;tait mort&lt;/i&gt; &#187;, se souvient le patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec leur ambiance vintage, bar et h&#244;tel ont m&#234;me servi de d&#233;cor pour le cin&#233;ma : le film Pigalle, de Karim Dridi, y a notamment &#233;t&#233; tourn&#233; en 1995. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Christian Adnin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cit&#233; Bl&#233;mont, une architecture &#224; l'&#233;preuve du temps</title>
		<link>https://18dumois.info/cite-blemont-une-architecture-a-l-epreuve-du-temps.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/cite-blemont-une-architecture-a-l-epreuve-du-temps.html</guid>
		<dc:date>2023-02-05T16:35:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manon Kraemer</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La cit&#233; Bl&#233;mont, aujourd'hui g&#233;r&#233;e par Paris Habitat, est l'un des nombreux ensemble de logements sociaux que compte le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Relativement &#233;pargn&#233;e par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, elle est le vestige de la politique hygi&#233;niste mise en place par la Mairie de Paris au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt; A quelques centaines de m&#232;tres de la place de la mairie, en remontant la rue du Poteau, le badaud s'&#233;tonnera de voir surgir, &#224; l'abri des klaxons et du tumulte citadin, un ensemble (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1343-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1394-c788d.jpg?1692500178' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La cit&#233; Bl&#233;mont, aujourd'hui g&#233;r&#233;e par Paris Habitat, est l'un des nombreux ensemble de logements sociaux que compte le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Relativement &#233;pargn&#233;e par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, elle est le vestige de la politique hygi&#233;niste mise en place par la Mairie de Paris au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quelques centaines de m&#232;tres de la place de la mairie, en remontant la rue du Poteau, le badaud s'&#233;tonnera de voir surgir, &#224; l'abri des klaxons et du tumulte citadin, un ensemble d'immeubles tout de rouge v&#234;tus. S'il choisit de serrer &#224; droite et d'emprunter la rue Emile Bl&#233;mont, il pourra alors contempler les nombreux &#233;l&#233;ments d'inspiration Art D&#233;co qui ornent les fa&#231;ades, des fen&#234;tres horizontales en saillie qui reposent sur des consoles de ciment, des petits balcons individuels en demi-cercle. Un &#339;il aguerri remarquera peut-&#234;tre m&#234;me leurs nombreux motifs, ici des petits carr&#233;s de fa&#239;ence encadrant les loges des gardiens, l&#224; une alternance des couleurs ou de l'&#233;paisseur des briques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers immeubles sortent de terre en f&#233;vrier 1929, courant des num&#233;ros 2 &#224; 8 de l'actuelle rue Andr&#233; Messager. Deux ann&#233;es plus tard, les num&#233;ros 9 et 10 de la m&#234;me rue sont &#233;rig&#233;s et ce n'est qu'en 1933 que la construction de la cit&#233; s'ach&#232;ve. Le mat&#233;riau choisi est la brique, con&#231;ue &#224; partir d'argile ponctionn&#233;e directement sur les bords de Seine et dont la cuisson est r&#233;alis&#233;e dans l'une des briqueteries de la capitale. Mais pour v&#233;ritablement comprendre son architecture si particuli&#232;re, il faut se plonger dans les archives et ressortir les livres d'histoire !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Au commencement &#233;taient les chevaux et l'insalubrit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant le commencement des premiers travaux, ce terrain de trois hectares abritait l'un des d&#233;p&#244;ts de la CGV (Compagnie g&#233;n&#233;rale des voitures) mais aussi un ensemble de logements &#171; insalubres &#187;, dans lesquels habitaient quelque 2 750 Parisiens. Cr&#233;e en 1885, la CGV est l'une des trois entreprises parisiennes de location de fiacres, &#224; la course comme &#224; l'heure. Au plus fort de son activit&#233;, le d&#233;p&#244;t sur le site Bl&#233;mont accueille autour de cinq cents chevaux, qui y sont soign&#233;s et nourris. Les voitures y sont &#233;galement entrepos&#233;es. La soci&#233;t&#233; d&#233;cide de miser sur la motorisation et abandonne son activit&#233; hippomobile pour installer ses ateliers de remisage d'automobiles &#224; Aubervilliers. L'acte de vente &#224; la Ville de Paris est alors sign&#233; en mai 1922, d'apr&#232;s les archives qu'a pu se procurer Fanny Gibert, membre de l'association du Petit Ney qui propose des balades historiques du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. L'entrep&#244;t est ras&#233; peu de temps apr&#232;s et la construction de la premi&#232;re tranche de logements d&#233;bute !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux habitations insalubres, &#171; &lt;i&gt;leur destruction est plus longue car la Mairie rencontre une forte r&#233;sistance des populations habitant sur le site&lt;/i&gt; &#187; pr&#233;cise Fanny Gibert. Le d&#233;but des travaux se situe autour de l'ann&#233;e 1929, date &#224; laquelle sont ouvertes les rues Emile Bl&#233;mont et Andr&#233; Messager, rempla&#231;ant les trois impasses qui traversaient l'&#238;lot insalubre. Appel&#233;es impasse &#171; du Mont Viso &#187;, &#171; des Deux Fr&#232;res &#187; et &#171; Kroumir &#187;, cette derni&#232;re laisse &#224; penser que l'&#238;lot h&#233;bergeait entre autre une population issue de l'immigration, la Kroumirie d&#233;signant la r&#233;gion frontali&#232;re entre l'Alg&#233;rie et la Tunisie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La petite histoire dans la grande&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au tournant du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les logements existants peinent &#224; accueillir l'ensemble des travailleurs venus des campagnes chercher du travail dans les industries qui se d&#233;veloppent dans la capitale. Si la classe ouvri&#232;re trouve &#224; se loger, cela se fait bien souvent dans des logements de fortune aux conditions sanitaires d&#233;plorables. Dix-sept &#171; &#238;lots insalubres &#187; sont ainsi recens&#233;s sur le territoire de la capitale dans lesquels des cas de maladies infectieuses sont rapport&#233;s. Alors que les ravages caus&#233;s par le chol&#233;ra en 1854 sont encore dans tous les esprits, les sp&#233;cialistes tendent &#224; associer le d&#233;veloppement de bact&#233;ries mortelles &#224; une trop forte densit&#233; de population et &#224; un manque de ventilation et d'ensoleillement des logements, souvent d&#251; &#224; l'&#233;troitesse des voies qui les desservent. La production/r&#233;alisation d'un habitat &#171; sain &#187;, selon le vocable d'usage, permet de pr&#233;venir la survenue d'&#233;pid&#233;mies et de traiter les &#171; d&#233;viances &#187; de la classe populaire, comme l'alcoolisme et les &#233;pisodes insurrectionnels. L'urbanisme hygi&#233;niste est n&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'alors la construction des logements sociaux reposait sur des initiatives priv&#233;es, via des soci&#233;t&#233;s philanthropiques, comme la fondation Rothschild, &#224; qui l'on doit aussi le num&#233;ro 177 de la rue de Belleville dans le 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. En 1922, l'Etat fran&#231;ais pose les jalons d'une politique publique d'envergure avec la loi Bonnevay qui cr&#233;e les Offices publics d'habitations &#224; bon march&#233; et publie les premiers cahiers des charges des logements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois types d'habitations sont construites dont le confort varie en fonction du public vis&#233; : les HBMO &#171; &#224; confort r&#233;duit &#187; pour les ouvriers, les HBMA &#171; am&#233;lior&#233;es &#187; pour les employ&#233;s et enfin les Immeubles &#224; loyers moyens (ILM), sorte de haut de gamme du logement social. Ces &#233;tablissements publics autonomes se voient accorder des pr&#234;ts &#224; taux tr&#232;s bas par la Caisse de d&#233;p&#244;t. Le d&#233;clenchement de la Premi&#232;re Guerre mondiale interrompt le programme, qui est repris et acc&#233;l&#233;r&#233; par la loi Loucheur de 1928, pr&#233;voyant l'&#233;dification de 200 000 HBM sur l'ensemble du territoire fran&#231;ais, financ&#233;e par l'Etat &#224; hauteur de 90 %.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les habitations &#224; bon march&#233;, une r&#233;volution urbanistique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les habitations &#224; bon march&#233;, c'&#233;tait r&#233;volutionnaire pour l'&#233;poque !&lt;/i&gt; &#187; souligne Mohaman Haman, architecte et urbaniste exer&#231;ant dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement depuis une trentaine d'ann&#233;es, une synth&#232;se entre le souci de la rentabilit&#233;, la r&#233;f&#233;rence aux codes haussmanniens et les pr&#233;ceptes hygi&#233;nistes. Construits sur une base de b&#233;ton et de pierre calcaire poreuse afin d'&#233;viter les remont&#233;es d'humidit&#233;, les HBM s'&#233;l&#232;vent sur un maximum de sept &#233;tages pour assurer un ensoleillement convenable des appartements, le dernier &#233;tant en g&#233;n&#233;ral am&#233;nag&#233; en atelier d'artiste. Quand cela est possible, ils sont traversants, pour garantir une ventilation naturelle et leurs fen&#234;tres sont orient&#233;es au sud. Leur organisation se fait en &#238;lot autour d'une cour int&#233;rieure, dont le nettoyage est facilit&#233; par une arriv&#233;e d'eau directement pr&#233;lev&#233;e dans la Seine. Des espaces r&#233;cr&#233;atifs peuvent ainsi &#234;tre am&#233;nag&#233;s, &#224; l'abri &#171; des contacts malsains et souvent dangereux de la rue 1 &#187;, et le contr&#244;le des all&#233;es et venues par le concierge, facilit&#233; ! Le d&#233;veloppement d'une vie communautaire y est souvent favoris&#233;, par la cr&#233;ation de services communs comme des bains-douches, des buanderies et parfois m&#234;me des &#233;coles au sein des cit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des logements tr&#232;s modernes donc, mais qui, faute parfois de moyens suffisants, ne mettent pas compl&#232;tement fin &#224; une certaine pr&#233;carit&#233; de l'habitat. Si &#224; partir des ann&#233;es 1930 chaque appartement doit &#234;tre &#233;quip&#233; de sanitaires, il faudra attendre la Palulos (Prime &#224; l'am&#233;lioration des logements &#224; usage locatif et &#224; occupation sociale) en 1988 pour que les travaux commencent &#224; Bl&#233;mont. L'am&#233;nagement du coin douche se fait en rognant sur la cuisine, et le r&#233;sultat est parfois moins bon que les constructions artisanales des habitants ! La mise en place d'un chauffage central date &#233;galement de cette &#233;poque, les familles utilisant jusque-l&#224; des po&#234;les &#224; charbon, pour lesquels avaient &#233;t&#233; install&#233;s des conduits d'&#233;vacuation de la fum&#233;e. La fin de la concentration des populations aussi devra attendre. Les appartements, 815 au total, dont la surface n'exc&#232;de pas 45 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; abritent souvent des familles nombreuses, et toute la fratrie doit dormir dans une m&#234;me petite chambre de dix m&#232;tres carr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A Bl&#233;mont, on ne fait pas qu'y habiter, on y vit !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le plus grand changement qu'a connu la cit&#233; est s&#251;rement &#224; chercher aux rez-de-chauss&#233;e, o&#249; &#233;taient install&#233;s, jusqu'au d&#233;but de notre si&#232;cle, de nombreux commerces de proximit&#233;, qui ont aujourd'hui laiss&#233; place &#224; des disquaires et labels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rue Andr&#233; Messager est inaugur&#233; en 1929 le premier atelier de fabrication fran&#231;ais de yaourts de l'entreprise Danone, &#224; l'&#233;poque vendus comme un m&#233;dicament en pharmacie. Fort de son succ&#232;s commercial, la compagnie d&#233;localise son atelier en 1932, celui-ci &#233;tant devenu trop exigu pour r&#233;pondre &#224; la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En remontant, &#224; l'angle de la rue Letort, on pouvait faire ses emplettes dans la premi&#232;re &#233;picerie en libre-service de France, inaugur&#233;e en 1948 par la famille des commerces Goulet-Turpin. Une des premi&#232;res habitantes de la cit&#233;, Gis&#232;le2, dont le t&#233;moignage a &#233;t&#233; recueilli par l'&#233;quipe du Petit Ney raconte : &#171; &lt;i&gt;Les filles de l'&#233;picier surveillaient les clients de pr&#232;s pour qu'il n'y ait pas de vol ! &lt;/i&gt; &#187; Si l'&#233;picerie suscite la curiosit&#233; des riverains &#224; son ouverture, ceux-ci finissent par lui pr&#233;f&#233;rer les &#233;piceries classiques du quartier car &#171; &lt;i&gt;&#231;a avait beau ne pas &#234;tre en libre-service, au moins on nous y faisait cr&#233;dit&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tournant des ann&#233;es 2000 est marqu&#233; par la crise de l'industrie musicale et, sous l'impulsion de la Mairie, la gestion des locaux est progressivement accord&#233;e au Mila, association de soutien &#224; la fili&#232;re musicale. Ce dispositif doit &#233;galement permettre de &#171; &lt;i&gt;redynamiser le quartier en attirant diff&#233;rentes associations&lt;/i&gt; &#187; explique le cabinet du maire actuel du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, contact&#233; par t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;l&#233;ment embl&#233;matique de la vie de la cit&#233;, c'est sa placette, rebaptis&#233;e ironiquement &#171; Bl&#233;mont plage &#187; par les habitants au moment de l'accession aux cong&#233;s pay&#233;s en 1936. &#171; &lt;i&gt;On y passait nos &#233;t&#233;s quand on &#233;tait gamins. On jouait au ballon et, quand le laitier arrivait pour faire sa distribution, on se pr&#233;cipitait pour monter &#224; l'arri&#232;re. &#199;a nous permettait de faire un petit tour de quartier !&lt;/i&gt; &#187; se rappelle Gis&#232;le. Aujourd'hui encore elle accueille les matchs de foot des enfants du quartier, surtout depuis sa pi&#233;tonisation compl&#232;te en 2019. Beaucoup de choses peuvent changer en un si&#232;cle, mais certainement pas le plaisir, quand on est bambin, de courir derri&#232;re un ballon ! &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La musique au coeur de l'&#233;cole</title>
		<link>https://18dumois.info/la-musique-au-coeur-de-l-ecole.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/la-musique-au-coeur-de-l-ecole.html</guid>
		<dc:date>2023-02-05T16:34:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis trente-cinq ans, Fran&#231;oise Albin enseigne musique et chant aux &#233;l&#232;ves de la Butte. Elle a mis sur pied plusieurs projets inter-&#233;tablissements et laiss&#233; une trace ind&#233;l&#233;bile dans la m&#233;moire de nombreux enfants. &lt;br class='autobr' /&gt; Un peu difficile de rep&#233;rer Fran&#231;oise Albin dans la cour de r&#233;cr&#233;ation de l'&#233;cole Houdon : elle n'est pas tr&#232;s grande, et surtout la juv&#233;nilit&#233; de sa personnalit&#233; et de ses traits la fondent harmonieusement parmi les enfants. Car s'il est un endroit o&#249; Fran&#231;oise est bien &#224; sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1345-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH114/arton1396-5266a.jpg?1690060084' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis trente-cinq ans, Fran&#231;oise Albin enseigne musique et chant aux &#233;l&#232;ves de la Butte. Elle a mis sur pied plusieurs projets inter-&#233;tablissements et laiss&#233; une trace ind&#233;l&#233;bile dans la m&#233;moire de nombreux enfants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un peu difficile de rep&#233;rer Fran&#231;oise Albin dans la cour de r&#233;cr&#233;ation de l'&#233;cole Houdon : elle n'est pas tr&#232;s grande, et surtout la juv&#233;nilit&#233; de sa personnalit&#233; et de ses traits la fondent harmonieusement parmi les enfants. Car s'il est un endroit o&#249; Fran&#231;oise est bien &#224; sa place, c'est en compagnie des &#233;l&#232;ves &#224; qui elle dispense, au sein de cette &#233;cole tout &#224; fait singuli&#232;re, l'amour de la musique et de sa pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise est arriv&#233;e dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement &#8211; dont on disait &#224; l'&#233;poque que les classes &#233;taient un peu difficiles &#8211; par hasard et y a men&#233; toute sa vie professionnelle. En 1985, jeune musicienne fra&#238;chement &#233;moulue du concours de la Ville de Paris, elle obtient un premier poste dans les &#233;coles Binet (maintenant appel&#233;e Dorl&#233;ac) et Philippe de Girard. &#171; &lt;i&gt;J'habitais en banlieue parisienne, j'arrivais par le train &#224; la gare Saint-Lazare et, franchement, c'&#233;tait pas mal.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e suivante, elle remplace le professeur de musique de l'&#233;cole Houdon qui part &#224; la retraite. Et trente-cinq ans plus tard, elle y enseigne toujours. &#171; &lt;i&gt;Cette &#233;cole compte beaucoup pour moi car j'y ai joui d'une grande libert&#233;.&lt;/i&gt; &#187; L'&#233;tablissement, de fa&#231;on novatrice, avait am&#233;nag&#233; le temps scolaire ; dix ans apr&#232;s, le projet a permis aux enfants d'aller &#224; l'&#233;cole cinq jours par semaine, comme c'est le cas maintenant partout, et depuis quinze ans, on y travaille tous les matins mais seulement deux demi-apr&#232;s-midi par semaine, ce qui a permis la mise en place d'activit&#233;s sportives et culturelles. Jusqu'en 2013, l'&#233;cole &#233;tait class&#233;e ZEP, avec une population tr&#232;s m&#233;lang&#233;e, issue des h&#244;tels sociaux, de foyers, de familles tr&#232;s d&#233;favoris&#233;es. &#171; &lt;i&gt;Et il y a toujours une h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; tr&#232;s riche&lt;/i&gt; &#187;, affirme cette militante de l'&#233;ducation publique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La musique qui rassemble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s le d&#233;but, Fran&#231;oise sent que tous les projets sont possibles, surtout lorsqu'ils mobilisent de fa&#231;on transversale les coll&#232;gues : chanter Fr&#232;re Jacques dans toutes les langues &#224; l'occasion de la visite de professeurs europ&#233;ens, participer &#224; l'album Somnambule du chanteur Raphael, faire d&#233;couvrir l'op&#233;ra, faire participer les enfants &#224; des ateliers de fabrication d'instruments&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La professeure organise tr&#232;s vite une vie musicale au sein de l'&#233;tablissement et cr&#233;e du lien entre tous les niveaux : concert de No&#235;l devant les parents &#224; 8 h 30, concert-expo au printemps associant le professeur d'art visuel, grand bal de fin d'ann&#233;e, projets avec d'autres &#233;tablissements de l'arrondissement, r&#233;sidence d'artistes, mais aussi participation des &#233;l&#232;ves aux grandes c&#233;l&#233;brations r&#233;publicaines &#8211; comm&#233;moration de la d&#233;portation des enfants juifs, appel du 18 juin, etc. &#171; &lt;i&gt;C'est hyper s&#233;rieux, mais ils deviennent ainsi citoyens !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise a profit&#233; de toutes ces ann&#233;es, et du temps que lui laisse son m&#233;tier, pour &#233;largir sa pratique : violoniste au d&#233;part, gr&#226;ce &#224; une s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e, elle joue &#233;galement de l'accord&#233;on, de la guitare, de la nickelharpa et, dans sa classe, sont rang&#233;s en bon ordre sur les &#233;tag&#232;res des instruments &#224; vent et des percussions dont les enfants sont encourag&#233;s &#224; jouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2009, Fran&#231;oise Albin participe puis dirige la chorale des Vendanges, lors de la f&#234;te du m&#234;me nom. Au programme : quatre chants appris par c&#339;ur par plusieurs centaines d'enfants des &#233;coles de l'arrondissement qui les pr&#233;sentent ensemble dans le square Louise Michel. &#034;&lt;i&gt;Pour eux, c'est l'&#233;v&#232;nement de la rentr&#233;e : ils vont voir le maire, le Sacr&#233;-C&#339;ur, ils chantent tous ensemble avec des musiciens, ils adorent.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La musique qui construit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de Montmartre, les familles qui le peuvent restent dans le quartier. Ainsi Fran&#231;oise enseigne aussi parfois &#224; la deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration. C'est le cas d'Anne-C&#233;cile Parent, fortement marqu&#233;e par l'enseignement musical re&#231;u de la maternelle au CM2, et dont b&#233;n&#233;ficie &#224; pr&#233;sent sa fille. &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais &#224; Houdon &#224; une p&#233;riode o&#249; l'&#233;cole donnait la part belle &#224; la culture, aux sorties. Fran&#231;oise proposait toutes sortes de projets et j'ai grandi dans une &#233;cole o&#249; tout le monde travaillait ensemble, il y avait une coh&#233;rence.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; sa professeure, Anne-C&#233;cile a d&#233;couvert l'op&#233;ra. Elle a vu &#224; Bastille le Golden Vanity de Benjamin Britten. Et en CM2, Anne-C&#233;cile a v&#233;cu le projet de sa vie, A&#239;da, l'op&#233;ra de Verdi : &#171; &lt;i&gt;On avait boss&#233; comme des fous, on &#233;tait all&#233;s au Louvre, on a travaill&#233; sur l'Egypte. On avait un texte, des costumes, des solos, des textes, une g&#233;n&#233;rale&#8230; &lt;/i&gt; &#187; Anne-C&#233;cile y a acquis le &#171; &lt;i&gt;go&#251;t de l'effort, de la discipline, parce qu'au bout il y avait la r&#233;compense du spectacle&lt;/i&gt; &#187;. Marqu&#233;e par cette exp&#233;rience, elle a ensuite au lyc&#233;e &#171; &lt;i&gt;fait un expos&#233; sur l'op&#233;ra&lt;/i&gt; &#187; et a demand&#233; qu'on lui offre le coffret pour No&#235;l !&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Fran&#231;oise a profond&#233;ment contribu&#233; &#224; notre &#233;ducation.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des &#233;l&#232;ves devenus c&#233;l&#232;bres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cet enseignement a manifestement laiss&#233; des traces, comme en t&#233;moignent les courriers que re&#231;oit encore Fran&#231;oise d'anciens &#233;l&#232;ves, ou la r&#233;action des coll&#233;giens qui la croisent dans la rue ; leur visage s'illumine au souvenir de ce qu'ils ont partag&#233; gr&#226;ce &#224; elle. &#034;&lt;i&gt;Cette vie collective, lorsqu'on chante ensemble, laisse un souvenir indescriptible ; c'est pour cela que je fais de grands concerts avec toute l'&#233;cole. Pour moi, le but, c'est qu'ils finissent leur &#233;cole primaire avec un r&#233;pertoire le plus vari&#233; possible : des chants traditionnels, du classique, de tous les styles &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
et que cette musique soit associ&#233;e &#224; des moments de plaisir.&lt;/i&gt;&#171; Des moments de plaisir, mais aussi une construction de soi ouverte sur le monde, comme en t&#233;moignent encore les souvenirs d'Anne-C&#233;cile Parent : &#187;&lt;i&gt;Elle a des valeurs de partage, de tol&#233;rance fortes ; je me souviens d'un chant de No&#235;l, dans un contexte de conflit isra&#235;lo-palestinien, qui c&#233;l&#233;brait la paix entre les peuples. C'&#233;tait profond pour nous, elle a sem&#233; dans nos c&#339;urs des valeurs fondamentales et je chante toujours ces chants &#224; mes enfants &#224; No&#235;l. Elle a fait de la musique quelque chose d'essentiel, de f&#233;d&#233;rateur.&lt;/i&gt;&#171; Pour la petite histoire, Fran&#231;oise a contribu&#233; &#224; l'&#233;ducation de plusieurs &#233;l&#232;ves devenus des artistes reconnus : Alexis Michalik, C&#233;leste Brunnquell et Paul Kircher pour qui le spectacle a fini par faire partie de leur vie. Gr&#226;ce &#224; Fran&#231;oise ? Tout cela est sans doute une question d'amour, d'amour de la musique et d'amour des autres. &#187;&lt;i&gt;Moi je les aime, mes gamins : j'aime &#234;tre en face d'eux et c'est vraiment un &#233;change. Il devrait y avoir un professeur de musique dans toutes les &#233;coles. Il n'y a pas un enfant qui n'aime pas &#231;a et tout le monde y trouve sa place.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
