<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://18dumois.info/spip.php?id_rubrique=1398&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1787821517</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Christine Legall, l'&#233;veil de la culture</title>
		<link>https://18dumois.info/christine-legall-l-eveil-de-la-culture.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/christine-legall-l-eveil-de-la-culture.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:06:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Coordinatrice des trois centres d'animation du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Christine Le Gall est amoureuse de son quartier, et surtout des gens qui y vivent avec lesquels elle partage sans rel&#226;che sa conviction que la culture est vitale pour exister. &lt;br class='autobr' /&gt; A l'&#233;poque de sa rencontre avec celui qui allait devenir son mari, il y a plus de trente ans, Christine habite porte de Clichy. Elle prend plaisir &#224; venir se balader &#224; Montmartre et r&#234;ve de s'en rapprocher. Sur la Butte, elle aime la multiplicit&#233; des &#233;choppes, des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1398-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH110/c_legall-a3ddf.png?1787827664' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Coordinatrice des trois centres d'animation du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Christine Le Gall est amoureuse de son quartier, et surtout des gens qui y vivent avec lesquels elle partage sans rel&#226;che sa conviction que la culture est vitale pour exister.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'&#233;poque de sa rencontre avec celui qui allait devenir son mari, il y a plus de trente ans, Christine habite porte de Clichy. Elle prend plaisir &#224; venir se balader &#224; Montmartre et r&#234;ve de s'en rapprocher. Sur la Butte, elle aime la multiplicit&#233; des &#233;choppes, des artisans, les petits caf&#233;s pas encore transform&#233;s en grandes brasseries &#224; touristes : &#171; &lt;i&gt;Je revenais en bus du travail et j'avais l'impression de rentrer au village.&lt;/i&gt; &#187; Au virage Lepic, restaurant convivial &#224; l'&#233;poque, tenu par Denise, avec Bertrand en cuisine, et toujours ouvert sous ce nom, Christine rencontre celui qui va acc&#233;l&#233;rer son installation dans le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La culture dans le c&#339;ur et dans les jambes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, c'est chez elle et pas seulement parce qu'elle y habite : sa silhouette menue arpente en long et en large l'arrondissement, le plus souvent &#224; pied. Les bras charg&#233;s de sacs remplis de livres, de cahiers, d'un ordinateur, de tissus, d'objets divers destin&#233;s &#224; l'on ne sait quel projet, elle rallie les trois centres d'animation dont elle a maintenant la responsabilit&#233; : Binet &#224; la porte Montmartre, Rachid Taha &#224; La Chapelle et H&#233;bert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle profite d'un passage dans l'&#233;dition jeunesse pour reprendre des &#233;tudes &#224; la fac en sociologie urbaine et r&#233;diger un m&#233;moire sur le mus&#233;e de Montmartre. Celui-ci est alors dirig&#233; par l'architecte Claude Charpentier qui lui ouvre sa porte et ses archives. En 2000 elle candidate au poste de directrice adjointe du centre d'animation Binet en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;A l'&#233;poque, c'&#233;tait le vieux Binet, un b&#226;timent assez d&#233;suet d'aspect, dans un quartier qui &#233;tait tr&#232;s p&#233;riph&#233;rique, ouvert sur le mail Binet ; &#224; l'int&#233;rieur pourtant c'&#233;tait du solide.&lt;/i&gt; &#187; &#187; Elle en voit tout de suite les aspects tr&#232;s positifs, c'est dans sa nature. Car Christine a l'art de s'emparer du lieu le plus banal pour le transformer en s&#233;jour color&#233;, convivial et multiple &#171; &lt;i&gt;pour que les gens s'y sentent comme &#224; la maison&lt;/i&gt; &#187;. Ici elle pose des tapis, l&#224; une vaisselle de couleur, l&#224; encore des affiches, des dessins ou des expositions de photos, glan&#233;s au fil de sa curiosit&#233; insatiable. D'un geste, les lieux souvent impersonnels qu'elle investit prennent vie et deviennent chaleureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa formation en m&#233;diation culturelle aux Arts et M&#233;tiers lui fait comprendre l'importance du rapport entre un lieu et les publics. &#171; &lt;i&gt;D&#232;s mon arriv&#233;e, j'ai pris contact avec toutes les structures qui existaient d&#233;j&#224; sur le quartier, non seulement culturelles mais sociales. Je me suis dit qu'on ne pouvait pas travailler chacun de son c&#244;t&#233;. Il fallait donner une visibilit&#233; &#224; cet endroit en travaillant ensemble. Et donc partir sur des th&#233;matiques que l'on pouvait co-construire.&lt;/i&gt; &#187; Elle se souvient par exemple d'un festival des &#233;pouvantails o&#249; elle avait mobilis&#233; les &#233;coles, les jardins d'enfants, les habitants. Tout le monde &#233;tait descendu avec sa r&#233;alisation individuelle, devenue collective, sous le chapiteau d'Adrienne install&#233; l&#224; &#224; l'&#233;poque. Un autre grand souvenir : l'exposition du petit Paulo, judoka de cinq ans qui faisait de la photographie et &#224; qui elle a offert les murs du centre pour exposer. Sans parler de son engouement pour le Japon, qu'elle a partag&#233; plusieurs ann&#233;es de suite en organisant une r&#233;sidence artistique qui a permis aux habitants de voir circuler dans le quartier des artistes, danseurs, plasticiens, musiciens en kimono &#8230; &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait surr&#233;aliste ! Mais il y avait quelque chose de tr&#232;s respectueux qui circulait&lt;/i&gt; &#187;, s'amuse-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fond de son projet, c'est d'enrichir, de compl&#233;ter les pratiques offertes par les centres, langues, soutien scolaire, ateliers artistiques, en favorisant la rencontre avec des artistes professionnels. De l'absence de grands lieux culturels &#224; proximit&#233;, elle a fait une force en favorisant le lien avec les institutions &#224; l'&#233;chelle de l'arrondissement, le th&#233;&#226;tre de la Ville, l'Etoile du Nord, le Grand Parquet de l'&#233;poque : &#171; &lt;i&gt;J'avais envie de proposer aux habitants de la culture de haut niveau, qui ne soit pas au rabais. On a le droit, dans ces quartiers, d'avoir acc&#232;s &#224; ces pratiques. Et je me souviens des artistes, du th&#233;&#226;tre des Abbesses en particulier, qui venaient rencontrer ces publics pour les sensibiliser &#224; leur venue au th&#233;&#226;tre : une femme &#233;tait mont&#233;e sur le plateau pour embrasser la metteuse en sc&#232;ne tellement elle &#233;tait &#233;mue de ce qu'elle avait v&#233;cu. On emmenait le pique-nique et on partait pour la journ&#233;e rencontrer les artistes. Je trouve que cette proximit&#233; avec les acteurs, les gens de sc&#232;ne, de musique est importante parce qu'elle d&#233;sacralise compl&#232;tement l'acc&#232;s &#224; la culture. Et que l'art nous construit.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le quartier s'est totalement transform&#233; et Christine a accompagn&#233; les nouveaux projets de pratique culturelle. Elle fera pareil au centre Paris Anim' Chapelle dont elle supervise l'ouverture et le lancement. Elle sait cr&#233;er l'&#233;v&#232;nement, mener des projets ambitieux en mettant &#224; profit la diversit&#233; et la richesse de l'environnement. C'est d'ailleurs ce dont t&#233;moigne Alexandre M, qui depuis sept ans est le technicien son du centre Binet : &#171; &lt;i&gt;Elle sait reconna&#238;tre les qualit&#233;s de chacun dans les &#233;quipes et en dehors, pour cr&#233;er des liens.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La confiance comme credo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Eveiller la culture, croire qu'elle est capable de changer le destin des hommes en les &#233;levant, surtout les jeunes, c'est certainement l'un des mantras de Christine Le Gall. Alexandre le confirme : &#171; &lt;i&gt;Elle aime travailler dans les quartiers dits sensibles, pour lesquels elle veut le meilleur ; elle fait confiance, elle a &#224; c&#339;ur de nourrir et elle met les mains dans le cambouis.&lt;/i&gt; &#187; De fait, Christine accompagne r&#233;guli&#232;rement les familles aux spectacles et concerts pour lesquels elle obtient des tarifs pr&#233;f&#233;rentiels, sacrifie de nombreux dimanches au salon du livre de la porte Binet, au prix Felipe, aux expositions qu'elle initie, aux restitutions d'ateliers, aux sorties en famille, son dada&#8230; Mais toujours avec le sourire et le sentiment que l'enrichissement est partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Modeste, croyant au pouvoir des &#233;quipes soud&#233;es, elle ne se met jamais en avant. Pourtant, elle en a impuls&#233;, des projets ! &#171; &lt;i&gt;C'est un capitaine de navire, contre vents et mar&#233;es, en mode &#171; force tranquille &#187;, s'amuse Alexandre. &#171; Elle explique tout, elle est tr&#232;s p&#233;dagogue avec son &#233;quipe, elle comprend les gens, leurs envies, leurs attentes.&lt;/i&gt; &#187; Une excellente cheffe d'orchestre, le sourire en plus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
