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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Attribution du terrain du CLAP - une pluie de recours</title>
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		<dc:date>2023-12-02T14:00:51Z</dc:date>
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		<dc:creator>Danielle Fournier</dc:creator>



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&lt;p&gt;Bient&#244;t l'hiver et les mordu.e.s de la p&#233;tanque, membres du CLAP (Club Lepic Abbesses P&#233;tanque) continuent leur entra&#238;nement : l'&#233;quipe f&#233;minine est m&#234;me devenue r&#233;cemment championne de Paris. Mais depuis plus d'un an, affiches et communiqu&#233;s de presse ont alert&#233; les riverains... et bien au-del&#224; : le CLAP est en danger ! A la suite de l'attribution du terrain qu'il occupe, 17 avenue Junot, &#224; un projet port&#233; par Oscar Comtet, de L'H&#244;tel particulier Montmartre mitoyen (lire nos num&#233;ros 309, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH78/stephanieclement_18dumois_nov2023_clap03-d3b90.jpg?1787829594' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='78' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bient&#244;t l'hiver et les mordu.e.s de la p&#233;tanque, membres du CLAP (Club Lepic Abbesses P&#233;tanque) continuent leur entra&#238;nement : l'&#233;quipe f&#233;minine est m&#234;me devenue r&#233;cemment championne de Paris. Mais depuis plus d'un an, affiches et communiqu&#233;s de presse ont alert&#233; les riverains... et bien au-del&#224; : le CLAP est en danger ! A la suite de l'attribution du terrain qu'il occupe, 17 avenue Junot, &#224; un projet port&#233; par Oscar Comtet, de L'H&#244;tel particulier Montmartre mitoyen (lire nos num&#233;ros 309, 310, 312 et 317), pas moins de quatre recours ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s, des noms d'oiseaux se sont envol&#233;s, et une guerre de positions semble s'&#234;tre install&#233;e sur la Butte. Alors, petit terrain mais gros enjeux ? Nous avons rencontr&#233; et interview&#233; huit des protagonistes de cette guerre picrocholine qui au-del&#224; du microcosme montmartrois pointe les enjeux de la gestion de la ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'objet du d&#233;bat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;P&#233;n&#233;trer dans l'all&#233;e 17 avenue Junot par le &#171; passage du Rocher de la Sorci&#232;re &#187;, c'est entrer dans un autre monde ! Calme, verdure et sur la gauche, derri&#232;re une porte, le terrain de 787m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, unique vestige du maquis de Montmartre, sur l'emplacement de carri&#232;res abandonn&#233;es &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. La Ville l'avait acquis en 1966 pour y r&#233;aliser un espace vert, &#171; &lt;i&gt;dont les travaux n'ont pas pu &#234;tre r&#233;alis&#233;s&lt;/i&gt; &#187; r&#233;sume pudiquement la d&#233;lib&#233;ration, sans qu'on sache ce qui a bien pu les entraver. Le vert y est rare, malgr&#233; les arbres, le terrain &#233;tant occup&#233; par une buvette et des pistes de p&#233;tanque en gravillons sur du b&#233;ton. Reste le charme d'un lieu &#171; montmartrois&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le temps juridique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la bataille d'information, on assiste &#224; la d&#233;nonciation des agissements d'une des autres parties en jeu dont chacun s'empresse de r&#233;v&#233;ler les projets secrets, d&#233;voiler les silences, en opposant la clart&#233; de sa propre position &#224; l'opacit&#233; des autres acteurs : lev&#233;e de boucliers &#224; Montmartre ! Pas moins de quatre recours ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s contre la d&#233;cision de la municipalit&#233;, certes en ordre dispers&#233; et pour des motifs qui ne sont pas toujours les m&#234;mes, mais quatre quand m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Recours de deux &#233;lus du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Emile Meunier (adjoint au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en charge de l'&#233;conomie sociale et solidaire, r&#233;f&#233;rent du conseil de quartier Montmartre) qui a d&#233;pos&#233; une requ&#234;te en annulation de la convention, avec d'autres &#233;lus EELV et conseillers de Paris, s'&#233;tonne qu'en juillet dernier &#171; une convention d'occupation du domaine public ait &#233;t&#233; conclue &#224; la suite d'une d&#233;lib&#233;ration&#8230;dans laquelle ne figurait pas cette convention. C'est un probl&#232;me de droit d'information des &#233;lus qui ont vot&#233; une sorte de ch&#232;que en blanc &#187;. Pierre-Yves Bournazel, en tant que conseiller de Paris et co-pr&#233;sident de groupe &#224; l'H&#244;tel de Ville a fait de m&#234;me de son c&#244;t&#233; : &#171; &lt;i&gt;J'ai d&#233;pos&#233; un recours en annulation pr&#232;s le tribunal administratif de Paris qui porte sur l'ill&#233;galit&#233; de la d&#233;lib&#233;ration autorisant la conclusion de la convention : d'une part du fait que depuis 2020, sur les 57 d&#233;lib&#233;rations relatives &#224; des conventions d'occupation du domaine public, &#224; chaque fois les conventions &#233;taient rattach&#233;es aux d&#233;lib&#233;rations et d'autre part sur l'incomp&#233;tence du signataire du contrat&lt;/i&gt; &#187; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recours de ces deux &#233;lus contre la ville d&#233;noncent l'absence de pluralisme de la commission qui a choisi le projet port&#233; par Oscar Comtet, baptis&#233; Maquis de la sourci&#232;re, ainsi que l'absence de contr&#244;le pour une convention d'une dur&#233;e de douze ans. L'&#233;lu &#233;cologiste ajoute que &#171; le site est class&#233; espace vert prot&#233;g&#233;, il ne doit donc pas abriter d'activit&#233; commerciale ; or la ville de Paris a pr&#233;vu une redevance de 60 000 &#8364; par an &#187;. Comment s'acquitter d'une telle somme sans activit&#233; commerciale ? Une opinion que ne partage pas Pierre-Yves Bournazel qui d&#233;nonce plut&#244;t lui &#171; &lt;i&gt;l'insuffisance de la redevance annuelle et l'opacit&#233; de son mode de calcul.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et apr&#232;s ? Emile Meunier dit souhaiter &#171; &lt;i&gt;trouver la voie de la raison et des projets pour ce lieu, c'est-&#224;-dire une gestion municipale, une ouverture au public dans un esprit non mercantile, un projet pens&#233;, voire g&#233;r&#233; dans une logique de commun avec les associations&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste une question : pourquoi un appel d'offre ? Pourquoi ce lieu, bien que class&#233; espace vert prot&#233;g&#233; au PLU n'est-il pas g&#233;r&#233; par la direction des espaces verts mais par la direction de l'attractivit&#233; &#233;conomique ? Direction la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La mairie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jean-Philippe Daviaud, conseiller de Paris (PS) suit ce dossier &#224; la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; car sa d&#233;l&#233;gation commerce, artisanat et Europe comprend &#171; &lt;i&gt;tout ce qui concerne les conventions d'occupation du domaine public&lt;/i&gt; &#187;. Pour lui, on en arrive &#224; une &#171; &lt;i&gt;situation ubuesque aujourd'hui qui puise ses racines dans les r&#232;gles d'il y a 50 ans, lorsque la transparence dans les concessions n'existait pas&lt;/i&gt; &#187;. Et il met en avant l'ordonnance Sapin (ministre de l'Economie) d'avril 2017 qui pr&#233;cise qu'aucune concession du domaine public ne peut &#234;tre accord&#233;e sans mise en concurrence pr&#233;alable, &#171; &lt;i&gt;ce qui est tr&#232;s contraignant&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela explique dit-il &#171; &lt;i&gt;pourquoi les demandes r&#233;p&#233;t&#233;es du CLAP et d'autres pour r&#233;gulariser la situation n'ont pu &#234;tre satisfaites&lt;/i&gt; &#187; et il souligne que le CLAP &#171; &lt;i&gt;tient une buvette dans un espace vert prot&#233;g&#233; par le PLU sans que cela vaille reconnaissance de la validit&#233; de leur occupation du terrain&lt;/i&gt; &#187;. D&#233;cid&#233;ment, &#231;a se complique !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le feu aux poudres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On remonte un peu en arri&#232;re : Oscar Comtet a propos&#233; un projet, &#171; &lt;i&gt;une manifestation spontan&#233;e aupr&#232;s de la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; qui par ailleurs avait pris note des privatisations nombreuses dans le CLAP, des probl&#232;mes d'alcool et d'une gestion vraiment chaotique&lt;/i&gt; &#187;. Cela a entra&#238;n&#233; un appel &#224; autre manifestation d'int&#233;r&#234;t en septembre 2022. Quatre candidats ont d&#233;pos&#233; un dossier, &#233;tudi&#233;s selon trois crit&#232;res par la fameuse commission : renaturation, ouverture du site et solidit&#233; de l'offre financi&#232;re. C'est le projet d'Oscar Comtet qui a &#233;t&#233; pl&#233;biscit&#233; par un score &#233;crasant et valid&#233; en Conseil de Paris en juillet dernier, sans la convention&#8230;D&#232;s lors, les accusations de mensonges, de travestissement de la r&#233;alit&#233;, de manipulation se multiplient et le ton monte. La Mairie a fait jouer l'article 40 du Code de proc&#233;dure p&#233;nale qui lui permet dans ce cas de saisir le procureur de la R&#233;publique &#171; &lt;i&gt;car il y a eu des inscriptions sur le mur de l'H&#244;tel particulier et des menaces physiques&lt;/i&gt; &#187;. La Ville a aussi lanc&#233; un r&#233;f&#233;r&#233; pour expulser le CLAP, mais le juge du tribunal administratif s'est d&#233;clar&#233; incomp&#233;tent et une nouvelle question a surgi : s'agit-il d'un terrain priv&#233; ou d'un terrain public ? Le Conseil d'&#201;tat a &#233;t&#233; saisi, on en est l&#224;. Guerre de tranch&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Le Clap est l&#224; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Maxime Liogier, responsable de la communication du CLAP, attend sereinement la d&#233;cision du Conseil d'&#201;tat pendant que les joueurs s'entra&#238;nent. La vie continue comme avant pour les 290 membres dont 97 femmes, une fiert&#233;. Il souligne que &#171; &lt;i&gt;le terrain n'a jamais &#233;t&#233; mis &#224; disposition du public, il fait partie du domaine priv&#233; et il est d'ailleurs au sein d'une copropri&#233;t&#233; priv&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Le club ne se reconna&#238;t pas comme un squatteur puisque &#171; &lt;i&gt;depuis 1972 le CLAP est l&#224; et la Mairie n'a jamais mis en &#339;uvre quoi que ce soit pour am&#233;nager ce terrain comme un espace vert, donc on a des droits sur ce terrain&lt;/i&gt; &#187;. Il annonce &#171; &lt;i&gt;le temps juridique de la contestation de la convention&lt;/i&gt; &#187; et avance qu'il y a &#171; &lt;i&gt;une prescription trentenaire qui nous permet de rester&lt;/i&gt; &#187;. Bref &#171; &lt;i&gt;un imbroglio qui va durer des ann&#233;es&lt;/i&gt; &#187; et pr&#233;vient qu'ils &#171; &lt;i&gt;se battront pour que ce ne soit pas un &#233;ni&#232;me square&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les riverains entrent en sc&#232;ne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Laurent Ostrowsky, habitant de l'all&#233;e a d&#233;pos&#233; une requ&#234;te sommaire au nom de seize signataires, des riverains soucieux de leur tranquillit&#233; et peu enclins &#224; ouvrir le passage. Il affirme se battre pour le respect d'un site class&#233; et s'&#233;l&#232;ve contre le fait de conc&#233;der un espace public sans contr&#244;le avec une exploitation commerciale possible. Les associations France nature environnement et ADDM 18 se sont associ&#233;es &#224; la requ&#234;te et soulignent, malgr&#233; la diversit&#233; des motivations parmi les requ&#233;rants, la n&#233;cessit&#233; de soulever la question d&#233;mocratique : la privatisation des espaces publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un projet verdoyant sur le papier...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Oscar Comtet s'appuie sur un dossier de 166 pages dont un r&#233;sum&#233; est en ligne sur le site Jardin Junot, le nouveau nom de son projet. Paysagiste de formation, il dirige l'H&#244;tel particulier Montmartre dont sa famille est propri&#233;taire et &#233;nonce volontiers ses objectifs : &#171; &lt;i&gt;Re-ensauvager les villes &#224; travers des appels d'offres et sensibiliser les plus jeunes &#224; l'&#233;cologie.&lt;/i&gt; &#187; Au-del&#224;, il s'appuie sur le travail d&#233;j&#224; entam&#233; dans son jardin mitoyen &#8211; r&#233;introduction d'esp&#232;ces end&#233;miques &#8211; et d&#233;veloppe son projet : enlever le b&#233;ton et&lt;br class='autobr' /&gt;
50 cm de terre pollu&#233;e et les remplacer par de la terre vivante, &#171; &lt;i&gt;pour que la vie reprenne son cours&lt;/i&gt; &#187;. La buvette serait d&#233;truite, laissant place &#224; un salon de th&#233; saisonnier de 18 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; environ, d&#233;montable et le nombre de terrains de p&#233;tanque diminu&#233; pour laisser la possibilit&#233; d'autres activit&#233;s. Le lieu serait ouvert &#224; tous de 8 heures &#224; 22 heures et un filtrage effectu&#233; &#224; partir de 19 h, le passage ouvert et pour pr&#233;server le c&#244;t&#233; pittoresque du lieu, pas de lumi&#232;re artificielle. Une serre, des toilettes s&#232;ches sont annonc&#233;es ainsi que, le dimanche, un march&#233; bio et l'&#233;t&#233; un stand de glaces. Il coche toutes les cases dans son projet qui appara&#238;t mirifique de &#171; &lt;i&gt;faire une oasis de biodiversit&#233; en plein Montmartre&lt;/i&gt; &#187; et n&#233;cessitera un investissement de 400 000 &#164; avec un contrat de douze ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : St&#233;phanie Cl&#233;ment&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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