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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Chapelle International, rester ou partir ?</title>
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		<dc:date>2024-05-04T12:52:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; Chapelle International, Plateau urbain accueille une quarantaine de structures sur 1 300 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; et 21 lots de SOHO*, mis &#224; disposition par la R&#233;gie immobili&#232;re de la Ville de Paris (RIVP). Mais leurs occupants vont devoir choisir entre accepter des loyers augment&#233;s ou partir lorsque la RIVP en reprendra la gestion en juillet. En attendant, on se mobilise. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 17 avril dernier, la r&#233;union du comit&#233; de suivi de Chapelle International, organis&#233;e pour la premi&#232;re fois par la Mairie, n'a pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1445-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH102/img_4747-e8354.jpg?1714827693' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Chapelle International, Plateau urbain accueille une quarantaine de structures sur 1 300 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; et 21 lots de SOHO*, mis &#224; disposition par la R&#233;gie immobili&#232;re de la Ville de Paris (RIVP). Mais leurs occupants vont devoir choisir entre accepter des loyers augment&#233;s ou partir lorsque la RIVP en reprendra la gestion en juillet. En attendant, on se mobilise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 avril dernier, la r&#233;union du comit&#233; de suivi de Chapelle International, organis&#233;e pour la premi&#232;re fois par la Mairie, n'a pas rassur&#233; tout le monde. Et ce, malgr&#233; les bons chiffres affich&#233;s par Plateau urbain, coop&#233;rative immobili&#232;re qui propose des locaux vides &#224; des porteurs de projet qui n'ont pas acc&#232;s &#224; la location classique. Toutefois, Alexandra Petrov, responsable du lot G, Chapelle nouvelle, rappelle que le contrat sign&#233; par les occupants actuels avec la coop&#233;rative sp&#233;cifie bien que leur occupation est transitoire. Pr&#233;vue de juillet 2022 &#224; janvier 2024, puis renouvel&#233;e pour six mois elle expire donc le 3 juillet prochain. Une date butoir qui inqui&#232;te les locataires de ces SOHO.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;10 euros de plus par m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; et par mois&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car, &#224; Chapelle International plus qu'ailleurs, &#171; &lt;i&gt;le quartier prend du temps &#224; s'activer, il faut arriver &#224; un compromis&lt;/i&gt; &#187; et continuer de soutenir les occupants actuels pour leur permettre de p&#233;renniser leur mod&#232;le &#233;conomique dans un quartier class&#233; Politique de la Ville dont l'attractivit&#233; n'est pas le point fort. Pourtant, Plateau urbain affiche un taux d'occupation de 90 % des SOHO qu'il g&#232;re, &#224; rapprocher des 54 % (incluant ces derniers) annonc&#233; par St&#233;phanie Dubray, charg&#233;e de commercialisation &#224; la RIVP, lors de cette r&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'assurance de Mario Gonzalez, adjoint au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; charg&#233; de l'urbanisme et du logement, pr&#233;sent &#233;galement, que &#171; &lt;i&gt;la Mairie est particuli&#232;rement attach&#233;e &#224; la place de Plateau urbain&lt;/i&gt; &#187;, les occupants sont inquiets. Et ils ont de bonnes raisons de l'&#234;tre. Si aucun accord de prolongation de leur contrat avec Plateau urbain n'est conclu, ils verront leurs loyers augmenter de fa&#231;on cons&#233;quente (de 20 &#8364;/m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;/mois charges comprises &#224; 30 &#8364;/m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;/mois pendant les trois premi&#232;res ann&#233;es, 33 &#8364; ensuite, charges non comprises) et l'obligation de signer un bail commercial 3-6-9. Alors ils se sont mobilis&#233;s et ont lanc&#233; une p&#233;tition adress&#233;e &#224; Eric Lejoindre, maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Elle r&#233;unit &#224; ce jour 177 signatures en ligne sur les 200 attendues et plus d'une centaine en version papier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ceux que nous avons rencontr&#233;s le disent, dans de telles conditions, ils devront alors partir. Comme Cl&#233;ment du m&#233;dia Oldyssey (voir page 3), install&#233; depuis 2022, qui &#171; &lt;i&gt;appr&#233;cie la pr&#233;sence de plusieurs entreprises de l'&#233;conomie sociale et solidaire et d'&#234;tre avec Plateau urbain qui a la capacit&#233; d'animer le quartier et cr&#233;er du lien social&lt;/i&gt; &#187; et qui ne restera que si la RIVP lui propose un local plus petit et donc moins cher pour son &#233;quipe de sept personnes. Ou comme les deux Charlotte, Font et Romani, artistes tisserandes (voir notre num&#233;ro d'octobre 2023) dont la renomm&#233; d&#233;passe largement le quartier. Malgr&#233; leur d&#233;sir &#171; &lt;i&gt;d'ancrer [leur] production au sein d'un atelier parisien&lt;/i&gt; &#187;, leur implication depuis leur installation en 2022 et leur volont&#233; de partager leur savoir-faire, elles envisagent de d&#233;m&#233;nager leur atelier o&#249; tr&#244;ne leur magnifique (et imposant) m&#233;tier de haute lisse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un plateau bient&#244;t vide&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bertrand Robuchon, architecte co-fondateur de l'agence d'architecture Brpr, partage un SOHO depuis deux ans avec ses coll&#232;gues urbaniste et paysagiste. Ils avaient entendu parler de Plateau urbain, des conditions avantageuses et trouvaient &#171; &lt;i&gt;int&#233;ressant de venir dans ce quartier neuf, prometteur, certains architectes de leur connaissance ayant travaill&#233; sur le projet&lt;/i&gt; &#187;. Mais il trouve &#171; &lt;i&gt;dur de discuter avec la RIVP&lt;/i&gt; &#187; et n'est pas certain non plus de rester si son contrat avec Plateau urbain devait s'arr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas mieux avec la RIVP&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les commer&#231;ants install&#233;s dans les SOHO g&#233;r&#233;s directement par la RIVP ne sont pas mieux lotis. Tous racontent un quartier mort avec peu de passage et des ventes qui ne correspondent pas &#224; celles attendues, faute de client&#232;le. L'artisan maroquinier Chic et singulier survit gr&#226;ce aux salons auxquels il participe et une client&#232;le d'habitu&#233;s mais d&#233;&#231;u, envisage de quitter le quartier. &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;but on nous a dit qu'il y aurait des artisans mais au final ce sont des bureaux souvent vides [qui occupent les SOHO], ce n'est pas attirant pour le chaland&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me constat ou presque chez Adam, qui a ouvert son atelier de r&#233;paration, La Chapelle du v&#233;lo, en 2021. Son loyer de pr&#232;s de 3 000 &#8364; pour son local de 64 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; et son logement de 30 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; para&#238;trait justifi&#233; pour un lieu o&#249; il y a du passage. &#171; &lt;i&gt;Mais il n'y a aucun passage &#224; Chapelle International et donc pas de chiffre d'affaires&lt;/i&gt; &#187;, se d&#233;sole-t-il, alors qu'il est dans un domaine d'activit&#233; tr&#232;s porteur. Il parle &#233;galement d'augmentations de charges disproportionn&#233;es et non justifi&#233;es, pr&#233;cisant qu'il ne peut pas se r&#233;mun&#233;rer depuis trois ans. Rania, quant &#224; elle, &#171; &lt;i&gt;premi&#232;re commer&#231;ante du quartier&lt;/i&gt; &#187;, a ouvert les portes d'Ardi (voir page 5) en 2020. Tr&#232;s motiv&#233;e &#224; faire vivre le quartier, elle d&#233;plore elle aussi des charges trop &#233;lev&#233;es et le manque d'accompagnement de la RIVP, se disant &#171; &lt;i&gt;prise &#224; la gorge avec plus de 100 000 &#8364; d&#251;s au bailleur &#187; et un &#171; loyer de 3 000 &#8364; pour un appartement qu'on m'a impos&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout n'est peut-&#234;tre pas jou&#233; car les discussions sont toujours en cours entre la RIVP (soci&#233;t&#233; d'&#233;conomie mixte dont l'actionnaire principal est la Ville de Paris), la SAS SOHO (structure cr&#233;&#233;e conjointement avec la Caisse des d&#233;p&#244;ts et consignation pour la gestion des SOHO), la CDC elle-m&#234;me et la Mairie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle vision du quartier l'emportera ? Celle d'un quartier &#224; soutenir pour le faire d&#233;coller, le rendre attractif et anim&#233; comme le demandent ceux qui y vivent et y travaillent ? Ou au contraire privil&#233;gier la rentabilit&#233; imm&#233;diate au risque de le vider de ses activit&#233;s commerciales, artisanales et artistiques et &#224; terme, de ses habitants ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Oldyssey. Coup de jeune sur les vieux</title>
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		<dc:date>2024-05-04T12:51:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#235;l Bouttier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Et si la vieillesse n'&#233;tait pas un naufrage ? Et si ce moment plus ou moins long de la fin de la vie pouvait allier le plaisir de s'exprimer &#224; celui de transmettre aux g&#233;n&#233;rations plus jeunes ? C'est sur la base de ces intuitions que deux jeunes trentenaires ont r&#233;alis&#233; un tour du monde d'un an entre 2017 et 2018. &#171; Julia Mourri et moi-m&#234;me, explique Cl&#233;ment Boxebeld, voulions aller voir la place des vieux dans les autres soci&#233;t&#233;s. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; D'o&#249; vient cette id&#233;e curieuse, surtout quand on peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-chapelle-international-.html" rel="directory"&gt;Chapelle international&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH112/oldyssey_mammy_foot_dr_copie-a6061.jpg?1714827693' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Et si la vieillesse n'&#233;tait pas un naufrage ? Et si ce moment plus ou moins long de la fin de la vie pouvait allier le plaisir de s'exprimer &#224; celui de transmettre aux g&#233;n&#233;rations plus jeunes ? C'est sur la base de ces intuitions que deux jeunes trentenaires ont r&#233;alis&#233; un tour du monde d'un an entre 2017 et 2018. &#171; Julia Mourri et moi-m&#234;me, explique Cl&#233;ment Boxebeld, voulions aller voir la place des vieux dans les autres soci&#233;t&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'o&#249; vient cette id&#233;e curieuse, surtout quand on peut croquer la vie &#224; pleines dents ? &#171; &lt;i&gt;Nous avons tous les deux eu des liens tr&#232;s positifs et durables avec des vieux. Julia avec sa grand-m&#232;re confidente ; moi avec mes grands-parents d'origine n&#233;erlandaise. Avec ma grand-m&#232;re malade Alzheimer, je me souviens d'une relation tr&#232;s douce, voire po&#233;tique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, apr&#232;s trois ou quatre ann&#233;es de pratiques professionnelles, tous deux d&#233;cident de faire un break pour partir sur les routes du monde. Ils r&#233;unissent un budget cons&#233;quent de 80 000 &#8364; aupr&#232;s d'acteurs du vieillissement (des mutuelles notamment). &#171; &lt;i&gt;Nos &#233;tudes en &#233;cole de commerce nous ont bien servi&lt;/i&gt; &#187;, glisse Cl&#233;ment. A raison d'un pays par mois, ils ont rendu visite &#224; une quarantaine d'initiatives qui valorisent les personnes &#226;g&#233;es et les enfermer dans un statut d'assist&#233;s passifs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Coup de coeur africain&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, ils ont ainsi d&#233;couvert comment des grand-m&#232;res agissent pour &#233;viter les mariages et les grossesses pr&#233;coces. &#171; Elles ont compris progressivement pourquoi l'excision n'&#233;tait la bonne pratique pour les femmes alors que c'&#233;tait souvent elles qui pratiquaient auparavant &#187;, explique Cl&#233;ment. Au Br&#233;sil, ils ont &#233;t&#233; frapp&#233;s par des projets de mise en relations entre personnes &#226;g&#233;es et jeunes &#233;tudiants. Mais leur coup de c&#339;ur, c'est sans doute en Afrique du Sud avec cette aventure folle de grand-m&#232;res joueuses de foot qui organisent des tournois dans tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exp&#233;dition donne lieu &#224; un livre (Oldyssey, un tour du monde de la vieillesse, &#233;d. du Seuil) et inaugure une nouvelle aventure avec le m&#233;dia Oldyssey qui, sous diff&#233;rents formats (vid&#233;os, articles), propose un nouveau regard sur la vieillesse. D&#232;s 2022, ces voyageurs s'installent dans le nouveau quartier de Chapelle International, dans des locaux g&#233;r&#233;s par Plateau urbain (voir page 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En marge de la coupe du monde f&#233;minine de 2019 en France, un &#233;v&#233;nement inattendu va avoir lieu : un tournoi de foot de vieilles femmes. &#171; &lt;i&gt;Ce sont les &#233;quipes de grands-m&#232;res sud-africaines qui voulaient venir en France, se souvient Cl&#233;ment. Les S&#233;nioriales, le groupe de r&#233;sidences services seniors (RSS), a accept&#233; de financer le voyage et fait des appels &#224; candidature parmi les r&#233;sidentes pour monter une &#233;quipe fran&#231;aise.&lt;/i&gt; &#187; L'aventure n'en est pas rest&#233;e l&#224;, puisque se sont constitu&#233;es de fa&#231;on plus durable trois &#233;quipes de footeuses &#226;g&#233;es en Bretagne, &#224; Lyon et en Dordogne. Avec un large sourire, Cl&#233;ment ajoute que leurs m&#232;res respectives, celle de Julia et la sienne, s'entra&#238;nent d&#233;sormais chaque semaine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Partage de savoirs et conversation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Leur aventure a eu &#233;galement des suites avec le projet &#171; L'Outil en main &#187; o&#249; des artisans retrait&#233;s transmettent partout en France leur savoir-faire. Et puis, en 2020 est lanc&#233; le programme Share Ami. &#171; &lt;i&gt;Le point de d&#233;part, c'est le confinement, raconte Cl&#233;ment. Julia et moi nous sommes demand&#233; ce que nous pouvions faire face au risque d'isolement. Nous nous sommes inspir&#233;s d'exp&#233;riences &#233;trang&#232;res pour concevoir un duo entre un vieux et un jeune qui, par voie num&#233;rique, converse au moins une fois par semaine pour que le jeune apprenne le fran&#231;ais.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es plus tard, le succ&#232;s est au rendez-vous pour Share Ami avec plus de 1 500 duos permanents, 40 facilitateurs b&#233;n&#233;voles (pour aider &#224; la mise en relation) et trois salari&#233;s en CDI (sans compter stagiaire et service civique). A Paris, des duos en pr&#233;sentiel ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;s pour des jeunes r&#233;fugi&#233;s : les rencontres ont lieu dans des maisons de retraite, des RSS ou des tiers-lieux. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est aux premi&#232;res loges des suites d'un voyage d&#233;cid&#233;ment tr&#232;s fructueux qui voulait changer notre regard sur la vieillesse. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Fr&#233;d&#233;ric Chambert/agence Paoramique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Boussole : diagnostiquer l'autisme au plus t&#244;t</title>
		<link>https://18dumois.info/la-boussole-diagnostiquer-l-autisme-au-plus-tot.html</link>
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		<dc:date>2024-05-04T12:51:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxime Renaudet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un mois apr&#232;s la Journ&#233;e mondiale de sensibilisation &#224; l'autisme, La Boussole nous a ouvert ses portes pour nous expliquer comment elle tente de diagnostiquer pr&#233;cocement ce trouble du neurod&#233;veloppement. &lt;br class='autobr' /&gt; A quelques m&#232;tres des grilles de l'h&#244;pital Bichat &#8212; b&#226;timent immense qui fourmille de patients et de blouses blanches &#8212; une petite d&#233;pendance isol&#233;e respire la tranquillit&#233;. Comme prot&#233;g&#233;e par un cerisier en fleurs qui pr&#233;c&#232;de la porte d'entr&#233;e, cette maisonnette h&#233;berge La Boussole, une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-vie-du-18e-1448-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18&#232;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH104/capture_d__cran_2024-04-22___14_42_copie-7728f.jpg?1714827693' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un mois apr&#232;s la Journ&#233;e mondiale de sensibilisation &#224; l'autisme, La Boussole nous a ouvert ses portes pour nous expliquer comment elle tente de diagnostiquer pr&#233;cocement ce trouble du neurod&#233;veloppement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quelques m&#232;tres des grilles de l'h&#244;pital Bichat &#8212; b&#226;timent immense qui fourmille de patients et de blouses blanches &#8212; une petite d&#233;pendance isol&#233;e respire la tranquillit&#233;. Comme prot&#233;g&#233;e par un cerisier en fleurs qui pr&#233;c&#232;de la porte d'entr&#233;e, cette maisonnette h&#233;berge La Boussole, une plateforme de diagnostic autisme de proximit&#233; (PDAP). Elle s'adresse &#224; des enfants de 2 &#224; 6 ans, domicili&#233;s &#224; Paris et pr&#233;sentant ce qui pourrait s'apparenter &#224; un trouble du spectre de l'autisme (TSA). Reconnu comme handicap en France depuis 1996, l'autisme rassemble quatre types de troubles : des difficult&#233;s de communication verbale et non verbale, des difficult&#233;s d'interaction, des comportements r&#233;p&#233;titifs et des particularit&#233;s sensorielles comme des hypersensibilit&#233;s. Voil&#224; ce que traquent les professionnels de sant&#233; de La Boussole, dont l'objectif est de poser un diagnostic pr&#233;coce afin que les enfants soient pris en charge le plus t&#244;t possible. &#171; &lt;i&gt;C'est important car on a encore trop souvent des adultes qui apprennent tardivement qu'ils sont porteurs d'un trouble du neurod&#233;veloppement (TND) et s'ils l'avaient su plus t&#244;t, &#231;a aurait &#233;t&#233; quand m&#234;me plus simple pour eux&lt;/i&gt; &#187;, constate Thibault Butel, m&#233;decin &#224; La Boussole. P&#233;diatre de formation, il rappelle aussi qu'il existe chez les enfants une plasticit&#233; neuronale : &#171; &lt;i&gt;Plus on est petit, plus on peut moduler et modifier les circuits neuronaux et att&#233;nuer les sympt&#244;mes. N&#233;anmoins, c'est important d'avoir en t&#234;te qu'on ne gu&#233;rit pas vraiment de TSA, on apprend &#224; vivre avec.&lt;/i&gt; &#187; Mais, avant d'essayer de cohabiter avec l'autisme, encore faut-il &#234;tre diagnostiqu&#233;. Pour &#231;a, La Boussole a mis en place un parcours fl&#233;ch&#233; qui peut durer jusqu'&#224; plus de vingt heures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Docteur Butel et Madame Irma&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Souvent orient&#233;es par un m&#233;decin traitant ou par l'&#233;cole de leur bambin, les familles sont d'abord amen&#233;es &#224; remplir un questionnaire bien pr&#233;cis qui permettra &#224; une commission de valider ou non un rendez-vous m&#233;dical avec l'enfant au sein de La Boussole. &#171; &lt;i&gt;Cette premi&#232;re consultation sp&#233;cialis&#233;e avec un m&#233;decin dure au moins une heure et demie, explique Val&#233;rie Chevalier, directrice adjointe de la plateforme g&#233;r&#233;e par l'association Hovia. De l&#224;, il est pr&#233;sent&#233; &#224; l'&#233;quipe et afin de le voir dans son environnement, on met en place une visite d'observation &#224; l'&#233;cole, &#224; la maison, &#224; la cr&#232;che ou &#224; la halte garderie. Ensuite, il y a deux rendez-vous avec la psychologue pour passer des tests, un avec une orthophoniste et un autre avec une psychomotricienne.&lt;/i&gt; &#187; &#192; la fin de ce processus, qui s'&#233;tale sur trois &#224; quatre mois, les m&#233;decins de La Boussole r&#233;digent un bilan qui les conduit &#224; poser un diagnostic, communiqu&#233; aux familles lors d'un dernier rendez-vous de plus d'une heure. &#171; &lt;i&gt;&#192; l'issue de celui-ci, notre but est de donner le plus de cl&#233;s possible aux parents, notamment pour anticiper les diff&#233;rentes orientations, explique Thibault Butel, &#233;galement m&#233;decin &#224; la plateforme d'orientation-coordination (PCO) de Hovia, dans le 15&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Mais sans pour autant jouer les Madame Irma et s'aventurer sur des choses dont on n'a pas de certitudes, car on a affaire &#224; des enfants qui sont dans une pleine p&#233;riode de d&#233;veloppement, donc sujets &#224; des &#233;volutions parfois difficilement pr&#233;dictibles &#224; 100%.&lt;/i&gt; &#187; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un accompagnement post-diagnostic&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une fois le bilan r&#233;dig&#233; et le diagnostic pos&#233; (ou pas), le travail de La Boussole ne s'arr&#234;te pas l&#224;. &#171; &lt;i&gt;Ce qui a &#233;volu&#233;, c'est l'accompagnement post-diagnostic car &#231;a peut &#234;tre violent pour les parents. On est dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, on a donc pas mal de familles qui ont besoin d'&#234;tre aid&#233;es dans la suite de leurs d&#233;marches administratives, explique Val&#233;rie Chevalier. Pour &#231;a, on a cr&#233;&#233; un poste d'assistante sociale et mis en place un fonctionnement post-diagnostic. Toutes les familles sont appel&#233;es par une psychologue quinze jours apr&#232;s le bilan, pour voir o&#249; elles en sont, ce qu'elles ont compris de la consultation, ce qu'elles comptent faire et ce dont elles ont besoin.&lt;/i&gt; &#187; L'assistante sociale de la plateforme peut ensuite prendre le relai, en aidant par exemple les familles &#224; monter un dossier MDPH (Maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es), indispensable pour pr&#233;tendre &#224; des aides et des accompagnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de l'ann&#233;e 2023, soixante-sept restitutions ont eu lieu et vingt autres seront r&#233;alis&#233;es d'ici quelques semaines. Derri&#232;re ces chiffres, un d&#233;lai encore important pour les familles, puisqu'il faut attendre au moins six mois avant d'esp&#233;rer avoir un premier rendez-vous &#224; la plateforme de diagnostic autisme de proximit&#233; du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &#171; &lt;i&gt;&#192; mon arriv&#233;e, il y avait dix-huit mois d'attente, se rappelle la directrice adjointe. Mais entre-temps, une seconde PDAP a ouvert dans le sud de Paris, ce qui a permis de r&#233;duire ce d&#233;lai.&lt;/i&gt; &#187; En parall&#232;le, les enfants de mois de deux ans sont r&#233;guli&#232;rement redirig&#233;s vers l'h&#244;pital Robert-Debr&#233; (19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;) et son unit&#233; de d&#233;tection pr&#233;coce pour tr&#232;s jeunes enfants. Puis, &#224; l'image de celui de Marx Dormoy, les centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (CAMSP) ont eux aussi parfois les &#233;quipes pour poser des diagnostics de certains TND, m&#234;me si l'attente est souvent longue. Enfin, point bonus pour notre arrondissement puisque sa communaut&#233; professionnelle territoriale de sant&#233; (CPTS) d&#233;veloppe depuis 2023 un projet sur les TND avec la maison de sant&#233; &#201;pinettes Grandes-Carri&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Phot : Maxime Renaudet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voyage gourmand en Afghanistan</title>
		<link>https://18dumois.info/voyage-gourmand-en-afghanistan.html</link>
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		<dc:date>2024-05-04T12:50:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Bardinet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ces derniers mois, plusieurs boutiques de produits d'Afghanistan ont ouvert entre le m&#233;tro La Chapelle et Marx Dormoy. &lt;br class='autobr' /&gt; Loin des images de soldats dans des zones montagneuses o&#249; rien ne semble vouloir jamais pousser, les produits propos&#233;s montrent un autre visage de ce pays en guerre depuis 40 ans. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du Mois vous convie &#224; un voyage exotique &#224; deux pas de chez vous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand le grignotage devient un art &lt;br class='autobr' /&gt;
Ouvertes il y a quelques mois, les &#233;piceries afghanes attirent la communaut&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-la-chapelle-1443-.html" rel="directory"&gt;La Chapelle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/img_4864-6aa10.jpg?1714827694' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces derniers mois, plusieurs boutiques de produits d'Afghanistan ont ouvert entre le m&#233;tro La Chapelle et Marx Dormoy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Loin des images de soldats dans des zones montagneuses o&#249; rien ne semble vouloir jamais pousser, les produits propos&#233;s montrent un autre visage de ce pays en guerre depuis 40 ans. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du Mois vous convie &#224; un voyage exotique &#224; deux pas de chez vous.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand le grignotage devient un art&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ouvertes il y a quelques mois, les &#233;piceries afghanes attirent la communaut&#233; &#233;migr&#233;e mais aussi tous les amateurs de fruits secs. Reportage dans l'une d'entre elles, rue de La Chapelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu la distingue des autres &#233;piceries exotiques du quartier Marx Dormoy. Pourtant, L'Exotique de La Chapelle rec&#232;le de produits originaux. Sur les rayonnages de bois brut clair, simples mais &#233;l&#233;gants, sont empil&#233;s avec soin des sacs de m&#251;res sauvages du Panjshir, m&#251;res blanches du Pamir, jujubes du Tadjikistan, amandes de Kandahar, raisins secs noirs, bleus, verts ; pistaches natures ou au safran, graines de courges grill&#233;es, pois chiches grill&#233;s et s&#233;ch&#233;s, plusieurs vari&#233;t&#233;s d'amandes, abricots s&#233;ch&#233;s, ou encore des airelles s&#233;ch&#233;es, du melon. Une v&#233;ritable liste &#224; la Pr&#233;vert non exhaustive de ces produits, tous import&#233;s d'Afghanistan et &#171; 100 % bio &#187; insiste Azim, cofondateur de la boutique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Afghanistan, paradis des fruits s&#233;ch&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous avons plus de quarante produits secs diff&#233;rents, pr&#233;cise fi&#232;rement Azim. En Afghanistan, quelle que soit votre langue ou votre ethnie, les fruits secs accompagnent toutes les tables et tous les &#233;v&#232;nements, en premier lieu le th&#233;, c'est un devoir pour qui re&#231;oit que d'en proposer &#224; son h&#244;te.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut s'&#233;tonner de la profusion et de la diversit&#233; des produits propos&#233;s mais ce serait oublier que l'Afghanistan et ses r&#233;gions, au-del&#224; de l'&#233;poque difficile que ses habitants traversent, poss&#232;dent une riche tradition agricole. La majorit&#233; des produits pr&#233;sent&#233;s dans la boutique sont d'ordinaire destin&#233;s au march&#233; indien. Mais Azim et son associ&#233; tenaient beaucoup &#224; fournir la communaut&#233; afghane r&#233;fugi&#233;e en France et faire d&#233;couvrir la culture culinaire ancienne et pleine de pr&#233;ceptes de sant&#233;. &#171; &lt;i&gt;Nos m&#251;res s&#233;ch&#233;es remplacent le sucre pour le th&#233;, c'est bon pour les diab&#233;tiques&lt;/i&gt; &#187;, illustre par exemple Azim.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Au c&#339;ur de la culture afghane&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur le comptoir, le patron d&#233;signe un pr&#233;sentoir : une bo&#238;te de bois contenant une quinzaine de produits pour la d&#233;gustation. Et voil&#224; qu'on nous propose un th&#233;. Pois cass&#233;s grill&#233;s, pois chiches grill&#233;s, craquelins de pois chiches&#8230; Notre choix se porte sur une sorte d'olive, un ol&#233;astre. Chair farineuse et plut&#244;t insipide, Azim n'en disconvient pas. &#171; &lt;i&gt;Nous en mangeons depuis notre jeune &#226;ge, explique-t-il. Nous adorons &#231;a et en plus c'est tr&#232;s bon pour la sant&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Et comme pour confirmer ses dires, entrent trois jeunes dans la vingtaine, qui &#233;changent quelques mots en dari (le persan parl&#233; en Afghanistan) et se dirigent vers les paquets d'ol&#233;astre. &#171; &lt;i&gt;Oh oui, on ne peut pas vivre sans &#231;a, explique l'un deux en fran&#231;ais. Nous habitons &#224; Poitiers et nous avons profit&#233; de notre passage &#224; Paris pour faire le plein.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'ouverture de sa boutique il y a trois mois, Azim a vu la client&#232;le s'&#233;largir. D'abord la communaut&#233; afghane, et maintenant les autres habitants, amateurs de fruits secs ou simples curieux. Si vous souhaitez &#233;tonner vos amis avec des ap&#233;ritifs exotiques, n'h&#233;sitez pas, les &#233;piceries afghanes ouvrent une fen&#234;tre sur une culture riche en d&#233;couvertes. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Agathe Burda : touche pas &#224; ma mosa&#239;que</title>
		<link>https://18dumois.info/agathe-burda-touche-pas-a-ma-mosaique.html</link>
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		<dc:date>2024-05-04T12:50:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chatelin</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'angle de la rue Ramey et de la rue du Baigneur, une magnifique mosa&#239;que attire le regard des riverains, des passants, et des touristes du monde entier. Pour la prot&#233;ger, la sculptrice Agathe Burda souhaite la faire classer. &lt;br class='autobr' /&gt; Sur les murs de cette ancienne poissonnerie, c&#244;t&#233; rue du Baigneur, un magnifique p&#234;cheur, cir&#233; rouge, cuissardes et suro&#238;t sur la t&#234;te, rel&#232;ve ses filets dans sa barque pendant que des mouettes volent autour de lui, pr&#234;tes &#224; lui chaparder sa p&#234;che du jour. C&#244;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/+-article-complet-+.html" rel="tag"&gt;Article complet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/img_4831-36dd0.jpg?1714827694' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'angle de la rue Ramey et de la rue du Baigneur, une magnifique mosa&#239;que attire le regard des riverains, des passants, et des touristes du monde entier. Pour la prot&#233;ger, la sculptrice Agathe Burda souhaite la faire classer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur les murs de cette ancienne poissonnerie, c&#244;t&#233; rue du Baigneur, un magnifique p&#234;cheur, cir&#233; rouge, cuissardes et suro&#238;t sur la t&#234;te, rel&#232;ve ses filets dans sa barque pendant que des mouettes volent autour de lui, pr&#234;tes &#224; lui chaparder sa p&#234;che du jour. C&#244;t&#233; Ramey, un phare pr&#233;c&#233;d&#233; d'un amas de rochers. Une &#339;uvre r&#233;alis&#233;e avec des milliers de tesselles dont malheureusement beaucoup sont cass&#233;es, se d&#233;collent ou sont d&#233;j&#224; tomb&#233;es, la mosa&#239;que se d&#233;gradant par cons&#233;quent inexorablement. Agathe Burda, artiste plasticienne, occupe cette ancienne poissonnerie depuis 2003. Elle l'a achet&#233;e &#224; Claude Devers, membre du syndicat d'initiative de Montmartre, qui h&#233;sitait d'abord &#224; la vendre, avant d'&#234;tre convaincu par le profil d'Agathe. Apr&#232;s de gros travaux, la poissonnerie et le local adjacent &#8212; une ancienne laverie &#8212; ont &#233;t&#233; r&#233;unis, remis en &#233;tat et servent maintenant d'atelier &#224; Agathe Burda.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Demande de protection&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, l'artiste montmartroise a bien s&#251;r &#233;t&#233; s&#233;duite par la mosa&#239;que qui orne les murs, parfait accord avec ses sculptures de chats et de cochons fantaisistes que l'on peut admirer dans ses vitrines. Mais elle se d&#233;sole de la voir s'ab&#238;mer et souhaite la &#171; &lt;i&gt;faire classer afin d'en assurer la p&#233;rennit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, craignant qu'&#224; son d&#233;part, le futur acheteur n'aura pas ses scrupules et sa sensibilit&#233; artistique et qu'elle &#171; &lt;i&gt;subisse le m&#234;me sort que celle de la rue Nicolet&lt;/i&gt; &#187;, &#224; deux pas de son atelier. Mosa&#239;ste elle-m&#234;me, Agathe ne veut cependant pas y toucher car il est n&#233;cessaire de refaire le fond de l'&#339;uvre dans les r&#232;gles de l'art. Elle pr&#233;f&#232;re donc pour l'heure &#171; &lt;i&gt;ne rien faire plut&#244;t que l'ab&#238;mer&lt;/i&gt; &#187; ; et de son c&#244;t&#233;, la copropri&#233;t&#233; n'a pas les moyens d'investir dans une remise en &#233;tat qui s'av&#232;re co&#251;teuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, il y a deux ans d&#233;j&#224;, Agathe Burda a d&#233;cid&#233; de tout faire pour la prot&#233;ger. D'abord en faisant signer une p&#233;tition papier dans son atelier pour &#171; &lt;i&gt;une proposition de protection patrimoniale en faveur de la mosa&#239;que&lt;/i&gt; &#187;. &#192; ce jour, la p&#233;tition a recueilli seulement 90 signatures. Initialement r&#233;fractaire aux outils informatiques, l'artiste va cependant bient&#244;t passer &#224; la vitesse sup&#233;rieure avec une version en ligne qu'elle adressera ensuite &#224; la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Elle a &#233;galement fait appel &#224; Bertrand Monchecourt, architecte du Vieux Montmartre et pr&#233;sident de l'Association Montmartre patrimoine mondial pour son expertise et attend son retour.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Appel &#224; t&#233;moins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le, elle tente maintenant de faire inscrire ou classer la mosa&#239;que au titre des monuments historiques aupr&#232;s de la direction r&#233;gionale des affaires culturelles (DRAC). Mais pour cela, Agathe Burda doit fournir un dossier technique pour lequel il lui manque des &#233;l&#233;ments. Et pas n'importe lesquels puisque la mosa&#239;que, qui date des ann&#233;es 1930, n'est malheureusement pas sign&#233;e, la propri&#233;taire des lieux ignorant donc le nom de l'artiste ou de l'artisan qui l'a r&#233;alis&#233;e. De notre c&#244;t&#233;, une recherche rapide sur internet n'a rien donn&#233; de probant. Mais peut-&#234;tre que parmi nos lecteurs et lectrices, il va se trouver quelqu'un ou quelqu'une qui en sait plus. Historien, curieux ou habitant du quartier, n'h&#233;sitez pas &#224; nous faire part de vos t&#233;moignages que nous transmettrons &#224; Agathe. Une affaire &#224; suivre, donc, pour que subsiste dans cette rue Ramey, que Le Parisien qualifiait en avril de &#171; &lt;i&gt;petit Oberkampf au pied de Montmartre&lt;/i&gt; &#187;, un peu de son aspect populaire. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TATI : Petits prix, grande histoire</title>
		<link>https://18dumois.info/petits-prix-grande-histoire.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/petits-prix-grande-histoire.html</guid>
		<dc:date>2024-05-04T12:50:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delpirou</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand Jules Ouaki ouvre une boutique de 50 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; &#224; Barb&#232;s, il souhaite lui donner le nom de Tita, le surnom de sa m&#232;re. Mais la marque a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e par une commer&#231;ante du quartier qui menace de lui faire un proc&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors, comme les lettres g&#233;antes du magasin sont pr&#234;tes, il intervertit les deux syllabes. Ce sera Tati. Un nom qui va r&#233;sonner dans le monde entier pendant un demi-si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
A&#238;n&#233; d'une famille juive de huit enfants, install&#233;e &#224; la Goulette, quartier populaire de Tunis, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1444-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/_tn81946nb-7f31f.jpg?1714827694' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand Jules Ouaki ouvre une boutique de 50 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; &#224; Barb&#232;s, il souhaite lui donner le nom de Tita, le surnom de sa m&#232;re. Mais la marque a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e par une commer&#231;ante du quartier qui menace de lui faire un proc&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors, comme les lettres g&#233;antes du magasin sont pr&#234;tes, il intervertit les deux syllabes. Ce sera Tati. Un nom qui va r&#233;sonner dans le monde entier pendant un demi-si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A&#238;n&#233; d'une famille juive de huit enfants, install&#233;e &#224; la Goulette, quartier populaire de Tunis, le futur Jules Ouaki na&#238;t en 1915. En 1930, il acquiert la nationalit&#233; fran&#231;aise. Devenu sellier, il est bri&#232;vement mobilis&#233; en 1940, mais, en raison des lois antijuives de l'&#201;tat fran&#231;ais, il rejoint les Forces navales fran&#231;aises libres &#224; Beyrouth, en mai 1943. &#192; la Lib&#233;ration, il se lance dans l'import-export d'huile au Liban puis arrive &#224; Paris o&#249; il abandonne son ancien pr&#233;nom, Ichia, pour Jules. En 1947, il cr&#233;e un premier commerce de tissus, Tapitext. Puis il a une id&#233;e de g&#233;nie : vendre en vrac du linge de maison &#224; prix cass&#233;s. Il ouvre d'abord un magasin rue Belhomme avant de s'installer 22 boulevard de Rochechouart, dans un espace plus grand, face au m&#233;tro a&#233;rien. Le succ&#232;s est imm&#233;diat : il ach&#232;te des lots sold&#233;s qu'il paye cash, fait tourner ses stocks &#224; toute allure, et propose &#224; sa client&#232;le des marchandises &#224; tout petit prix. Ensuite, il choisit une pr&#233;sentation des articles fa&#231;on &#171; bazar &#187; d&#233;bordant sur le trottoir dans des bacs &#224; fouilles, ce qui change le rapport des clients au lieu de vente. De la boutique ferm&#233;e on passe &#224; un espace ouvert. Enfin, le slogan &#171; Tati, les plus bas prix &#187; &#8211; associ&#233; &#224; un logo bleu sur fond vichy rose et blanc, visible depuis le m&#233;tro a&#233;rien &#8211; attire la client&#232;le populaire du quartier. Les immigr&#233;s du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; sont les premiers &#224; faire sa fortune.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trente-cinq millions de visiteurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 1970, le magasin accueille jusqu'&#224; 40 000 clients par jour. Durant la d&#233;cennie suivante, c'est le lieu le plus visit&#233; de France. La tour Eiffel, le Louvre, l'Arc de triomphe sont d&#233;pass&#233;s. Tati, c'est un monument, &#171; &lt;i&gt;une institution qui fait se d&#233;placer trente-cinq millions de visiteurs&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit Le Figaro en 1987. &#171; &lt;i&gt;Barb&#232;s, sans les magasins Tati, ne serait plus Barb&#232;s&lt;/i&gt; &#187;, titre aussi L'Express en 1980. Des photos de l'&#233;poque montrent les queues sur le boulevard. On s'arrache la bonne affaire du jour &#224; prix brad&#233;. D'anciens employ&#233;s se rappellent : &#171; &lt;i&gt;Il y avait tant de monde&#8230; Certaines clientes se battaient devant les bacs, l'une ayant trouv&#233; une chaussure gauche, l'autre la droite. C'&#233;tait parfois la s&#233;curit&#233; qui les s&#233;parait !&lt;/i&gt; &#187; C'est &#171; l'&#226;ge d'or &#187; de Tati, qui se d&#233;veloppe &#224; grands pas. En 1978, Tati s'agrandit jusqu'&#224; disposer de 2 800 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; gr&#226;ce au rachat des commerces adjacents. On raconte que le propri&#233;taire aurait rachet&#233; tous les h&#244;tels de passe du coin pour en faire des magasins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le, l'entreprise s'implante dans d'autres quartiers parisiens, &#224; R&#233;publique et rive gauche, rue de Rennes (au rez-de-chauss&#233;e de l'immeuble F&#233;lix Potin) &#8211; selon la l&#233;gende, Simone Veil y aurait fait ses courses de No&#235;l, et Madonna achet&#233; la petite culotte lanc&#233;e au public ! Puis des magasins s'ouvrent un peu partout en France, 170 au total. Ce succ&#232;s commercial s'accompagne d'une gestion sociale paternaliste qui comprend l'ouverture d'une colonie de vacances pour les enfants des salari&#233;s et l'organisation de f&#234;tes. Monsieur Ouaki est un patron rigoureux mais appr&#233;ci&#233;. &#192; sa mort, en 1982, le choc est immense. Sa veuve, &#201;l&#233;onore, assure un certain temps la rel&#232;ve, avant que son fils a&#238;n&#233;, Gregory, qui avait &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; par le patriarche pour lui succ&#233;der, ne reprenne les r&#234;nes de l'entreprise. Mais celui-ci meurt &#224; son tour accidentellement apr&#232;s un an de direction. La famille se d&#233;chire. La soci&#233;t&#233; est durement secou&#233;e par l'attentat terroriste du 17 septembre 1986, juste devant la devanture du magasin de la rue de Rennes, faisant sept morts et cinquante-cinq bless&#233;s. Pendant plusieurs mois les clients &#233;vitent Tati bien que la marque ne semblait pas vis&#233;e par les assaillants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fabien, le fils qui n'a pas le profil d'un business man&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es d'incertitudes, le cinqui&#232;me des fils de Jules Ouaki, Fabien, prend les commandes de Tati. Il s'est tenu jusqu'alors &#224; distance des affaires de son p&#232;re et n'a pas le profil d'un &#171; business man &#187;. Ses centres d'int&#233;r&#234;t sont plut&#244;t l'animation dans les radios libres, le rock et le bouddhisme, mais il a le go&#251;t du pouvoir. Avec l'appui de sa m&#232;re, il rach&#232;te les parts de ses fr&#232;res et devient actionnaire majoritaire, puis pr&#233;sident directeur g&#233;n&#233;ral. Le mod&#232;le &#233;conomique qu'il veut d&#233;velopper est aux antipodes de celui de son p&#232;re. Il diversifie la marque (Tati bonbons, optique, bijouterie, voyages) et exporte l'enseigne &#224; l'&#233;tranger, avec le but, selon sa formule, de passer du &#171; &lt;i&gt;cheap au chic&lt;/i&gt; &#187;, mais du &#171; &lt;i&gt;chic popu&lt;/i&gt; &#187;. Il s'entoure de jeunes cr&#233;ateurs, dont Azzedine Ala&#239;a pour la collection Capsule, premi&#232;re rencontre entre le luxe et la mode populaire. Il choisit la rue de la Paix pour vendre ses bijoux, s'offre les plus grands mus&#233;es parisiens pour les 50 ans de la marque. Il ouvre une boutique de robes de mariage sur la 5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; avenue &#224; New York. Les robes ne se vendent pas et Tati ferme le rideau un an plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le d&#233;p&#244;t de bilan est in&#233;vitable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; Barb&#232;s, les articles sont trop chers pour les habitu&#233;s de la marque. Les ventes sont en chute libre. Les anciens cadres historiques ne sont plus d'accord avec cette nouvelle strat&#233;gie et plusieurs d'entre eux s'en vont. Si Enrico Macias r&#233;ussit encore, &#224; l'occasion de f&#234;tes de la marque, &#224; d&#233;clencher des tonnerres d'applaudissements, le c&#339;ur n'y est plus. Fibre sociale, ou ent&#234;tement, Fabien Ouaki refuse tout plan social. Apr&#232;s avoir envisag&#233; de passer la main, suite &#224; un assaut de son domicile par des hommes en armes, il tente de revenir aux m&#233;thodes de son p&#232;re, avec cependant le projet d'ouvrir le capital et de trouver un partenaire. Mais le contexte a chang&#233;, la concurrence est rude avec l'arriv&#233;e sur le march&#233; de Zara, Celio, H&amp;M, qui font fabriquer en Asie des dizaines de milliers de pi&#232;ces de confection qu'ils revendent &#224; des prix de plus en plus bas. Les vieilles recettes ne fonctionnent plus. La dette est &#233;norme. Petit &#224; petit, il brade le patrimoine familial, vend le cin&#233;ma Louxor &#224; la Mairie de Paris et se d&#233;barrasse m&#234;me de son &#233;curie de chevaux. Le d&#233;p&#244;t de bilan est in&#233;vitable. Le 26 juillet 2004, Fabien Ouaki annonce la vente de la marque, provoquant la col&#232;re des salari&#233;s. Il ne peut plus se rendre &#224; son bureau sans une protection renforc&#233;e. L'enseigne est finalement rachet&#233;e par Vetura, filiale &#224; 50 % du groupe Eram, pour 10 millions d'euros, auxquels s'ajoutent un maximum de 4,5 millions d'euros pour les stocks des magasins, dans le cadre d'un plan de cession, afin de relancer son d&#233;veloppement. La soci&#233;t&#233; prend le nouveau nom de Tati D&#233;veloppement. Fabien devient invisible. Une longue agonie commence. Des magasins sont ferm&#233;s. Un tiers des salari&#233;s sont licenci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un patrimoine social majeur de Paris dispara&#238;t&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2017, la rumeur court &#224; Barb&#232;s que Tati va fermer ses portes. En r&#233;alit&#233;, l'enseigne est de nouveau &#224; vendre. Le groupe Eram a mandat&#233; une banque afin de trouver un acqu&#233;reur pour sa filiale Agora Distribution, qui compte 156 magasins dont 83 % &#224; enseigne Tati. Le tribunal de commerce doit d&#233;signer un repreneur. Dans un contexte de tension intense, il donne son accord &#224; la reprise par GIFI et c'est une explosion de joie dans le vieux magasin. Philippe Ginestet, le PDG, s'engage &#224; pr&#233;server le magasin de Barb&#232;s. Un nouveau slogan commence &#224; circuler : &#171; Tati, j'aime ses prix &#187;. Mais deux &#233;v&#233;nements vont pr&#233;cipiter la fin. Le premier, &#224; caract&#232;re social, intervient &#224; l'&#233;t&#233; 2019, au lendemain des annonces de Philippe Ginestet : la CGT appelle l'ensemble des salari&#233;s &#224; se mettre en gr&#232;ve et &#224; manifester pour exprimer leurs revendications lors de la premi&#232;re r&#233;union de n&#233;gociation organis&#233;e par la direction. Elle rappelle que &#171; le repreneur avait promis de tout mettre en &#339;uvre pour d&#233;velopper au maximum l'enseigne et de ne pas faire de PSE (plan de sauvegarde de l'emploi). Or deux ans apr&#232;s la reprise, en 2017, il annonce la fermeture de 13 magasins, la cession d'au moins 26, la transformation des Tati en Gifi, la fermeture de l'entrep&#244;t. &#187; Le second est li&#233; &#224; la crise sanitaire du coronavirus. Le directeur g&#233;n&#233;ral de la soci&#233;t&#233; en ajoutera un troisi&#232;me : &#171; &lt;i&gt;Tati n'a jamais vu le retour de ses clients vers son centre historique de Barb&#232;s.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2020, la direction annonce la fermeture de l'embl&#233;matique magasin du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, le dernier &#224; porter la marque Tati en France. Ses 34 employ&#233;s sont licenci&#233;s. Le magasin ferme d&#233;finitivement ses portes en septembre 2021. Pour une employ&#233;e, &#171; &lt;i&gt;c'est une partie de notre patrimoine fran&#231;ais qui s'en va&lt;/i&gt;. &#187; Un client de plus de 40 ans fait part de sa tristesse : &#171; &lt;i&gt;La fin de Tati, c'est la fin d'une vie, la fin d'une vie pour moi, pour tous les Maghr&#233;bins, tous les Africains et bien d'autres&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, quel avenir pour l'&#238;lot qui abritait autrefois les magasins Tati ? Le mythique b&#226;timent haussmannien, embl&#232;me du magasin, qui accueillit autrefois la non moins fameuse brasserie Dupont fond&#233;e en 1887, est aujourd'hui en travaux. Un dossier de la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du 6 juin 2023 indique que l'&#238;lot &#171; Tati &#187; est &#171; &lt;i&gt;un patrimoine social majeur de Paris et un ensemble architectural singulier &lt;/i&gt; &#187;. Le d&#233;part de l'enseigne en 2021 et la mise en vente de l'&#238;lot ont donn&#233; naissance au projet de La Passerelle, port&#233; par le groupe Immobel France, s&#233;lectionn&#233; par la Mairie de Paris dans le cadre du programme &#171; inventer Paris &#187; et pr&#233;sent&#233; dans notre num&#233;ro 313 de 2023. Sont pr&#233;vus, la r&#233;alisation de 22 appartements en accession et de 8 logements sociaux ; de 2 700 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; de bureaux ; de 1 350 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; de commerces ; une r&#233;sidence h&#244;teli&#232;re de 800 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; ; un &#233;quipement culturel de 700 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;. Seule l'enseigne est encore visible depuis le m&#233;tro a&#233;rien. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>JEAN-CHARLES SKARBOWSKY, BOXEUR DE TAILLE</title>
		<link>https://18dumois.info/jean-charles-skarbowsky-boxeur-de-taille.html</link>
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		<dc:date>2024-05-04T12:48:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxime Renaudet</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir grandi &#224; Lamarck-Caulaincourt, Jean-Charles Skarbowsky s'est fait un nom en Tha&#239;lande en mettant au tapis les meilleurs nak muays de sa cat&#233;gorie. Mais aussi dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, o&#249; il est revenu pour enseigner son art. Portrait d'un champion qui a soif de rencontres. &lt;br class='autobr' /&gt; Le hasard fait parfois bien les choses. En 2019, alors qu'il cherche un lieu pour cr&#233;er un camp d'entra&#238;nement de muay-tha&#239; &#224; Paris, Jean-Charles Skarbowsky tombe sur un local au 135 rue Lamarck, &#224; quelques pas d'o&#249; il a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1447-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH126/_n8a6597nb-b3d2d.jpg?1714827694' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir grandi &#224; Lamarck-Caulaincourt, Jean-Charles Skarbowsky s'est fait un nom en Tha&#239;lande en mettant au tapis les meilleurs nak muays de sa cat&#233;gorie. Mais aussi dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, o&#249; il est revenu pour enseigner son art. Portrait d'un champion qui a soif de rencontres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le hasard fait parfois bien les choses. En 2019, alors qu'il cherche un lieu pour cr&#233;er un camp d'entra&#238;nement&lt;br class='autobr' /&gt;
de muay-tha&#239; &#224; Paris, Jean-Charles Skarbowsky tombe sur un local au 135 rue Lamarck, &#224; quelques pas d'o&#249; il a grandi. &#171; &lt;i&gt;Mon p&#232;re y a v&#233;cu presque toute sa vie, mes parents se sont rencontr&#233;s l&#224; et se sont mari&#233;s dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, explique-t-il d'embl&#233;e. Je me suis aussi mari&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et j'y mourrai.&lt;/i&gt; &#187; Avant &#231;a, Jean-Charles Skarbowsky a encore bien des choses &#224; transmettre, lui qui a d&#233;sormais deux salles &#224; son nom dans la capitale. Une rue Lamarck, donc, puis une seconde dans le 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, o&#249; il nous a donn&#233; rendez-vous quelques heures avant l'entra&#238;nement. Casquette d'un groupe de rap montreuillois sur la t&#234;te, blouson en cuir couleur camel sur le dos et sneakers blanches aux pieds : l'homme sait vivre avec son temps. Actif sur les r&#233;seaux sociaux, il n'est pas rare non plus de le voir sur la plateforme de vid&#233;os Youtube. Tant&#244;t pour raconter son parcours, tant&#244;t pour mettre une racl&#233;e au cr&#233;ateur de contenu qui l'a invit&#233;. Car il a beau avoir pris quelques kilos depuis la fin de sa carri&#232;re, l'homme de 49 ans est loin d'&#234;tre rouill&#233; et ses coups sont toujours aussi millim&#233;tr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;G&#233;n&#233;ration Bruce Lee&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, c'est sur le tard que Jean-Charles a appris cet art martial. N&#233; d'une m&#232;re qui a quitt&#233; la Roumanie &#224; 20 ans et d'un p&#232;re d&#233;c&#233;d&#233; trop t&#244;t, le gosse de Lamarck, fils unique, est biberonn&#233; aux films d'arts martiaux. &#171; &lt;i&gt;J'aimais bien imiter ce que je voyais dedans, se souvient-il. Comme Bruce Lee, je me disais qu'en devenant fort tu devenais beau. Pour moi &#234;tre le plus fort &#233;tait quelque chose d'important.&lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s avoir essay&#233; l'a&#239;kido et le kung-fu, qui lui apprennent la science du placement et du d&#233;placement, Jean-Charles le bagarreur se rend dans une salle du 12&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour tester le muay-tha&#239;, un art martial complet qui met l'accent sur le mental et qui donne le droit d'utiliser les poings, les coudes, les tibias et les genoux. Mais une fois encore, au bout de trois mois, il abandonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y retournera l'ann&#233;e suivante et cette fois-ci ce sera la bonne, malgr&#233; le scepticisme de sa m&#232;re. &#171; &lt;i&gt;Pour continuer ce type de sport, il faut que tu aies un lien avec quelqu'un &#224; l'int&#233;rieur de la salle, pr&#233;cise-t-il. Quelqu'un que tu as envie de revoir, qui t'apporte quelque chose et avec qui tu peux entretenir un lien amical ou paternel.&lt;/i&gt; &#187; Ce quelqu'un, ce sera Andr&#233; Zeitoun, un ma&#238;tre en la mati&#232;re qui va l'aider &#224; devenir un vrai nak muay*.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un aller simple pour Bangkok&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fruit du hasard, d&#233;j&#224;, cette rencontre avec son futur mentor va changer son adolescence et une partie de sa vie. Apr&#232;s quelques mois sous sa houlette, le jeune Skarbowsky participe &#224; son premier combat. &#171; &lt;i&gt;J'ai dit oui parce que sinon j'&#233;tais un l&#226;che. Je voulais qu'on sache que je n'avais pas peur d'en faire un&lt;/i&gt; &#187;, dit-il. La peur ne l'emp&#234;chera pas de gagner et d'encha&#238;ner treize victoires d'affil&#233;e. Puis &#224; 18 ans, comme Zeitoun avant lui, Jean-Charles s'envole pour la Tha&#239;lande afin d'apprendre aux c&#244;t&#233;s des meilleurs. Probl&#232;me, l'adaptation ne se passe pas tout &#224; fait comme pr&#233;vu. &#171; &lt;i&gt;Ce que je ne savais pas, c'est que pour s'entra&#238;ner dans un camp il faut y &#234;tre invit&#233;. En plus de &#231;a, je m'&#233;tais bless&#233; &#224; la plante du pied comme beaucoup, explique-t-il. Mais une fois remis, j'ai d&#233;cid&#233; de faire un combat dans un bar, tout seul, sans coach. J'ai gagn&#233; par KO au premier round, puis j'ai encha&#238;n&#233; les victoires. Du jour au lendemain, je suis devenu quelqu'un.&lt;/i&gt; &#187; Ce quelqu'un, il le deviendra aussi dans l'Hexagone quand il y retourne au milieu des ann&#233;es 90, devenant champion de France puis champion d'Europe des - 63,5 kg, &#224; seulement 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les jeunes de son &#226;ge &#233;tudient et sortent en bo&#238;te de nuit, lui s'entra&#238;ne sans rel&#226;che et encha&#238;ne les combats. Le travail paie, puisqu'il est sacr&#233; champion du monde dans la cat&#233;gorie des - 65 kg &#224; l'an 2000. Puis il retourne en Tha&#239;lande pour continuer son ascension. Celle-ci sera fulgurante, puisqu'il devient en 2003 le premier &#233;tranger &#224; &#234;tre class&#233; num&#233;ro un au Radja, un des stades mythiques de Bangkok, avant de remettre &#231;a trois ans plus tard, devenant une l&#233;gende au Pays du sourire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La m&#233;thode Skarbowsky&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de sa carri&#232;re, en 2006, Jean-Charles comptabilise 97 combats pour 75 victoires, dont 50 par KO. Ses victimes s'en souviennent mais ne lui en tiennent pas rigueur. Comme la l&#233;gende du muay-tha&#239;, Robert Kaennorasing, mis KO par Skarbowsky en 2000 lors d'un gala &#224; Las Vegas, avant de devenir son ami. &#171; &lt;i&gt;J'avais compris le truc : je frappais les gens pour me rapprocher d'eux, pour la reconnaissance, reconna&#238;t-il aujourd'hui. Car quelqu'un qui est fort, tu es attir&#233; par lui.&lt;/i&gt; &#187; Si c'est gr&#226;ce &#224; sa force physique et mentale qu'il a &#233;crit sa l&#233;gende en Tha&#239;lande, ce titi parisien le doit aussi &#224; son temp&#233;rament. Ouvert et avenant, il a adopt&#233; les us et coutumes locales. Au point de se faire tatouer un &#233;norme sak yant** dans le dos, r&#233;sultat d'une amiti&#233; nou&#233;e avec un ma&#238;tre tatoueur tha&#239;landais r&#233;put&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour en France apr&#232;s sa retraite sportive, il a eu &#224; c&#339;ur de transmettre son art. &#171; &lt;i&gt;Quand j'ai pris mon premier cours avec lui, je l'ai trouv&#233; dr&#244;le, il &#233;tait capable de faire des blagues en pleine s&#233;ance. Je me suis dit qu'il avait forc&#233;ment quelque chose &#224; donner&lt;/i&gt; &#187;, confie un de ses &#233;l&#232;ves, Christian, la cinquantaine. Ce dernier n'est pas le seul &#224; appr&#233;cier la m&#233;thode Skarbowsky. Enseign&#233;e en Tha&#239;lande, aux Etats-Unis et au Canada, elle fait aussi le bonheur des amateurs franciliens de muay-tha&#239;. Si vous voulez l'essayer &#224; votre tour, vous aurez peut-&#234;tre la chance de croiser l'ancienne l&#233;gende Robert Kaennorasing, reconverti entra&#238;neur, la star du MMA Baki et m&#234;me des rappeurs ou des reggaeman. Mais &#231;a, c'est une autre histoire&#8230; encore faite de rencontres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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