<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://18dumois.info/spip.php?id_rubrique=1459&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1787821517</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Catherine Nevannen, une vie consacr&#233;e &#224; l'&#233;cole</title>
		<link>https://18dumois.info/catherine-nevannen-une-vie-consacree-a-l-ecole.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/catherine-nevannen-une-vie-consacree-a-l-ecole.html</guid>
		<dc:date>2024-06-29T16:04:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'heure de la retraite a sonn&#233; pour Catherine Nevannen, l'&#233;nergique directrice de l'&#233;cole Simplon depuis son ouverture en 2004. Vingt ans d'engagement pour la mixit&#233; et l'acc&#232;s &#224; la culture pour tous. &lt;br class='autobr' /&gt; Si active et dynamique depuis le d&#233;but de sa carri&#232;re, Catherine Nevannen s'&#233;tonne que tout le monde lui demande si elle a des projets pour la suite. &#171; Je n'en ai pas m&#234;me si j'aimerais profiter du temps &#187;, r&#233;torque celle qui en a cruellement manqu&#233; et &#233;norm&#233;ment donn&#233; jusqu'&#224; maintenant. Un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-les-gens-1459-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH121/_n8a0171nb-b439c.jpg?1787830062' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='121' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'heure de la retraite a sonn&#233; pour Catherine Nevannen, l'&#233;nergique directrice de l'&#233;cole Simplon depuis son ouverture en 2004. Vingt ans d'engagement pour la mixit&#233; et l'acc&#232;s &#224; la culture pour tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si active et dynamique depuis le d&#233;but de sa carri&#232;re, Catherine Nevannen s'&#233;tonne que tout le monde lui demande si elle a des projets pour la suite. &#171; &lt;i&gt;Je n'en ai pas m&#234;me si j'aimerais profiter du temps&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;torque celle qui en a cruellement manqu&#233; et &#233;norm&#233;ment donn&#233; jusqu'&#224; maintenant. Un v&#339;u pieux sans doute pour cette femme qui, aux yeux d'Ana-Lia, enseignante depuis sept ans dans l'&#233;cole et devenue amie, &#171; &lt;i&gt;a vraiment incarn&#233; la mission du service public&lt;/i&gt; &#187;. Car avant Simplon, faute de poste dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Catherine Nevannen est pass&#233;e par la Nouvelle-Cal&#233;donie, o&#249; elle a enseign&#233; en brousse, avant de revenir dans l'arrondissement et de prendre la direction de l'&#233;cole de la rue du D&#233;partement de 2000 &#224; 2003. Entre temps, ses ann&#233;es &#224; l'&#233;cole Houdon avec l'&#233;quipe qui a mis en place l'am&#233;nagement du temps de l'enfant l'ont profond&#233;ment marqu&#233;e et influenc&#233;e. Ce n'est donc pas un hasard qu'elle soit arriv&#233;e &#224; Simplon, m&#234;me si au d&#233;part elle n'avait pas envie de venir dans &#171; &lt;i&gt;un quartier qui &#233;tait &#224; l'&#233;poque jug&#233; difficile&lt;/i&gt; &#187;. Pourtant, elle a tout de suite aim&#233; Simplon, cet endroit &#171; &lt;i&gt;o&#249; les gens sont adorables et o&#249; on a fait plein de projets&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une directrice inspirante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Installer l'&#233;tablissement scolaire dans le quartier et l'ouvrir aux parents d'&#233;l&#232;ves : voil&#224; l'un des premiers objectifs que s'est donn&#233; Catherine Nevannen il y a vingt ans. &#171; &lt;i&gt;Chaque fois qu'il y avait des incidents, je sortais voir les parents, explique-t-elle. On a v&#233;cu des p&#233;riodes difficiles, c&#8216;est comme la vie, mais il y a eu de tr&#232;s beaux moments.&lt;/i&gt; &#187; De tr&#232;s beaux projets &#233;ducatifs aussi, puisque l'&#233;cole a travaill&#233; avec l'association Simplon en f&#234;tes, particip&#233; aux f&#234;tes de quartier et &#224; la conception de Culture sur cour. Ana-Lia, pour qui Catherine a &#233;t&#233; un vrai mentor, le confirme : &#171; &lt;i&gt;Elle m'a transmis l'id&#233;e que l'&#233;cole n'est pas seulement un lieu o&#249; l'on apprend, mais aussi un formidable vecteur pour cr&#233;er du lien dans les quartiers populaires, gr&#226;ce &#224; une pratique instrumentale, un d&#233;veloppement de leur esprit critique et la transmission du collectif.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coll&#232;gues de Catherine Nevannen ne sont pas les seuls &#224; avoir &#233;t&#233; marqu&#233;s par sa vision de l'&#233;ducation scolaire. Les parents &#233;galement, &#224; l'image de Jean-Christophe, p&#232;re de trois enfants, anciens &#233;l&#232;ves de l'&#233;cole. &#171; &lt;i&gt;Catherine a construit une &#233;cole o&#249; nos enfants ont pu s'&#233;panouir dans la s&#233;r&#233;nit&#233;, la joie, la confiance en soi et le bonheur, tout simplement. Elle a mis tous les moyens pour que les enseignants et les agents se mettent au service de leur bien-&#234;tre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car tr&#232;s vite Catherine propose des activit&#233;s p&#233;riscolaires culturelles et artistiques. En 2005, elle cr&#233;e m&#234;me l'association &#171; 4 &#224; 4 dix-huit &#187; avec les trois autres &#233;coles du quartier (rue des Amiraux, rue des Poissonniers et celle du 7 rue Championnet) avec un objet clair : mixit&#233; sociale et r&#233;ussite scolaire des &#233;l&#232;ves. Tr&#232;s rapidement, un p&#244;le musical voit le jour et avec lui une longue collaboration de onze ans avec la compagnie d'op&#233;ra comique, Les Frivolit&#233;s parisiennes, offrant chaque ann&#233;e des spectacles o&#249; les enfants dansent, jouent, chantent et se produisent dans le grand amphith&#233;&#226;tre de l'universit&#233; Clignancourt devant 600 personnes et &#224; la Halle Pajol. En parall&#232;le, elle met &#233;galement en place une pratique instrumentale (voir notre num&#233;ro 325) avec l'association nationale Orchestre &#224; l'&#233;cole, l'objectif &#233;tant qu'un projet soit labellis&#233; avant son d&#233;part et puisse perdurer ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;H&#233;ritage familial&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Issue d'une famille populaire, Catherine Nevannen a grandi entre deux milieux. Celui de son p&#232;re, fils d'ouvrier, devenu &#233;narque et haut fonctionnaire au minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, conscient qu'il ne poss&#233;dait pas la culture et les codes de son nouveau milieu et qui, &#224; travers ses enfants, voulait prendre une revanche sur la vie. Tr&#232;s attach&#233; &#224; la r&#233;ussite scolaire, il les fait grandir, elle et son fr&#232;re, dans le 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, &#224; quatre dans un deux-pi&#232;ces, dans &#171; &lt;i&gt;un arrondissement qu'il pensait bon pour nous&lt;/i&gt; &#187;. Catherine se rend compte que, contrairement &#224; elle, toutes ses amies font de la danse, de la musique et comprend tr&#232;s vite qu'il y a deux solutions : faire comme son p&#232;re en consid&#233;rant que ce n'est pas pour elle ou, au contraire, foncer vers ce milieu &#233;tranger. Elle a clairement choisi la seconde option. Pour elle-m&#234;me et pour les &#233;l&#232;ves dont elle a la charge, m&#234;me si elle souligne qu'elle a subi quelques petites humiliations &#224; la danse et toujours senti qu'elle n'&#233;tait pas de la m&#234;me extraction sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s'est enrichie de cette confrontation et s'est convaincue que la mixit&#233; au niveau de l'&#233;ducation et de la construction de sa vie est indispensable. Confrontation &#233;galement dans son milieu familial. Sa m&#232;re, assistante sociale, fille de colons en Indochine (son grand-p&#232;re industriel &#233;tait parti y installer les chemins de fer) avait men&#233; la grande vie. &#171; &lt;i&gt;Je me sens riche des r&#233;cits de ma m&#232;re qui a v&#233;cu une vie dor&#233;e de grande bourgeoise, affirme-t-elle. Mais aussi de ceux de mon grand-p&#232;re paternel qui travaillait dans une usine de haricots verts &#224; Quimperl&#233;, de mon p&#232;re qui a eu une vie chaotique et accident&#233;e et de tous les gens que j'ai rencontr&#233;s, ici, &#224; l'&#233;cole.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La reine de la bricole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; son d&#233;part, l'ancienne directrice de l'&#233;cole Simplon aimerait accompagner la nouvelle direction &#8211; si elle le souhaite &#8211; dans le prolongement de son action. En attendant, elle a &#233;t&#233; tout au plaisir des multiples f&#234;tes organis&#233;es en son honneur par son &#233;quipe, les parents, les associations du quartier et les &#233;l&#232;ves, pr&#233;sents et anciens. &#171; &lt;i&gt;Tous se sont cotis&#233;s pour m'offrir un v&#233;lo-cargo &#233;lectrique, s'extasie-t-elle dans un sourire radieux. Le tout, avec une petite caisse pour trimballer toutes les affaires de l'association car tout le monde sait que je bricole beaucoup : tous mes petits morceaux de bois.&lt;/i&gt; &#187; Une chose est s&#251;re, &#224; la retraite, Catherine Nevannen ne risque pas de s'ennuyer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
