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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>L'agent triple de la villa L&#233;andre</title>
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		<dc:creator>Dominique Delpirou</dc:creator>



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&lt;p&gt;Figure du contre-espionnage fran&#231;ais durant la Seconde Guerre mondiale, Mathilde Carr&#233; alias &#171; la Chatte &#187; a activement particip&#233; au r&#233;seau de r&#233;sistance Interalli&#233; depuis la villa L&#233;andre. Avant de retourner sa veste en rejoignant un r&#233;seau britannique antinazi, puis les services secrets allemands. &lt;br class='autobr' /&gt; Quel Parisien, quel touriste fran&#231;ais ou &#233;tranger n'a pas un jour fl&#226;n&#233; dans la villa L&#233;andre ? L'une des impasses les plus ch&#232;res de Paris, ouverte en 1926 sous le nom de villa Junot, sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L136xH150/stephanieclement_18dumois_wip-illustration-mathildecarre-03-d918d.jpg?1787829589' class='spip_logo spip_logo_right' width='136' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Figure du contre-espionnage fran&#231;ais durant la Seconde Guerre mondiale, Mathilde Carr&#233; alias &#171; la Chatte &#187; a activement particip&#233; au r&#233;seau de r&#233;sistance Interalli&#233; depuis la villa L&#233;andre. Avant de retourner sa veste en rejoignant un r&#233;seau britannique antinazi, puis les services secrets allemands.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel Parisien, quel touriste fran&#231;ais ou &#233;tranger n'a pas un jour fl&#226;n&#233; dans la villa L&#233;andre ? L'une des impasses les plus ch&#232;res de Paris, ouverte en 1926 sous le nom de villa Junot, sur l'emplacement des anciennes bicoques insalubres du mythique maquis de Montmartre, et qui prit, en 1934, le nom d'un caricaturiste de talent, dont l'antis&#233;mitisme f&#233;roce contribua &#224; ternir l'image. Arr&#234;tons-nous devant le 8 bis o&#249; en 1939, au d&#233;but de la guerre, la maison est la propri&#233;t&#233; des Blavette, les beaux-parents de Roger Vailland. Celui qui n'est pas encore un &#233;crivain reconnu avait &#233;pous&#233;, en 1936, leur fille Andr&#233;e, une chanteuse de cabaret, surnomm&#233;e Boule. Il vient alors r&#233;guli&#232;rement &#224; la villa pour respirer l'air de la Butte et ne rejoindra la R&#233;sistance qu'en 1942, avant de se consacrer &#224; l'&#233;criture de Dr&#244;le de jeu dans un appartement du 11 de la rue des Abbesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, &#224; Alger, une femme r&#233;ussit &#224; entrer en contact avec un officier du deuxi&#232;me bureau, le service de renseignements de l'arm&#233;e fran&#231;aise. Depuis plusieurs ann&#233;es, Mathilde Lucie B&#233;lard, n&#233;e au Creusot, le 30 juin 1908, dans une famille d'origine jurassienne, enseigne le fran&#231;ais, avec son mari Maurice, aux confins du Sud alg&#233;rien. Ce qui fut une belle histoire d'amour se transforme en un mortel ennui pour cette femme myst&#233;rieuse aux ambitions secr&#232;tes. Le 18 septembre 1939, elle accompagne au port d'Oran son mari qui s'est port&#233; volontaire pour le Levant. Bon d&#233;barras. Pour Mathilde, &#171; &lt;i&gt;le soldat, le vrai, le courageux, c'est en France qu'il doit supplier d'&#234;tre affect&#233;, l&#224; o&#249; ses a&#239;eux se sont fait &#233;triller sans chouiner. Maurice est un l&#226;che. Maurice est un nul.&lt;/i&gt; &#187;(1). La future espionne se sent pousser des ailes d'aventuri&#232;re : apr&#232;s avoir regagn&#233; le continent, elle s'inscrit &#224; l'Union des femmes de France, suit des cours dans un dispensaire, fait un stage de chirurgie militaire et, lorsque les Allemands passent &#224; l'offensive, file comme infirmi&#232;re &#224; Beauvais. Mais la guerre se rapproche de Paris, il faut fuir ; c'est la d&#233;b&#226;cle et son flot humain sur les routes de France. Le 17 septembre 1940, un homme l'observe et lui fait les yeux doux au caf&#233; La Fr&#233;gate &#224; Toulouse. C'est un officier polonais, Roman Czerniawski, qu'elle d&#233;crit ainsi dans ses m&#233;moires : &#171; &lt;i&gt;Petite taille, maigre, muscl&#233;, un visage allong&#233; en lame de couteau, un nez un peu trop grand, des yeux gris vert qui avaient d&#251; &#234;tre clairs et assez beaux, mais, &#224; la suite d'un accident d'avion, ils &#233;taient rest&#233;s tr&#232;s rouges, des dents fausses ou mal rang&#233;es, des cheveux brun fonc&#233; et tr&#232;s coll&#233;s, une nonchalance toute slave et des attitudes d'enfant g&#226;t&#233; et c&#226;lin.&lt;/i&gt; &#187; Ayant gagn&#233; la confiance de Mathilde, Roman finit par se d&#233;voiler : il est, sous le nom de code d'Armand Borni, le chef d'un r&#233;seau de renseignements, le r&#233;seau Interalli&#233;, qu'il lui propose de rejoindre. Elle accepte avec enthousiasme et s'en va &#224; Vichy, o&#249; elle re&#231;oit une formation sommaire d'agent secret et retrouve l'officier qu'elle avait rencontr&#233; &#224; Alger. Intelligente et rus&#233;e, elle se fait remarquer en portant un manteau de fourrure noir et un petit chapeau rouge. On lui donne alors un surnom qui deviendra c&#233;l&#232;bre &#171; la Chatte &#187; (il para&#238;t qu'elle avait des yeux de chat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 novembre 1940, &#171; la Chatte &#187; est de retour &#224; Paris pour y d&#233;velopper le r&#233;seau dans les quatorze secteurs dessin&#233;s par Armand Borni en zone nord. Elle s'occupe principalement de l'envoi de messages, des recensions de la presse fran&#231;aise ainsi que du recrutement et de la formation des responsables de secteur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, nid d'espions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'hiver 40 est glacial. Mathilde se rend tous les lundis chez le concierge du num&#233;ro 1 de la rue Lamarck pour r&#233;cup&#233;rer et analyser les rapports d&#233;pos&#233;s par les agents, et tenter de retracer les mouvements des unit&#233;s allemandes dans le pays. Fin f&#233;vrier 1941, Roman l'envoie &#224; Vichy pour prendre connaissance de l'ordre de bataille allemand, tel qu'il est &#233;tabli par Vichy. Quand elle arrive &#224; la station thermale, l'ambiance est d&#233;l&#233;t&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Ils &#233;taient maintenant tous bien &#8220;envichys&#233;s&#8221;, &#233;crit-elle, on sentait que leur r&#233;sistance, leur enthousiasme &#224; tous fondaient. &lt;/i&gt; &#187; Mathilde est partout. Ses relations se sont multipli&#233;es. Un officier r&#233;sistant, Pierre de Froment, la charge de transmettre en Angleterre des informations recueillies par son r&#233;seau en zone interdite (Nord et du Pas-de-Calais). Le 10 mai, le premier message radio part pour Londres depuis le num&#233;ro 3 du square du Trocad&#233;ro o&#249; les deux agents, devenus amants, se sont install&#233;s. &#192; partir de ce moment, deux op&#233;rateurs radio enverront quotidiennement &#224; l'Intelligence Service des renseignements qui seront utilis&#233;s ensuite par la Royal Air Force pour d&#233;finir ses cibles. Tous les soirs, la BBC diffuse de nombreux messages personnels. Il ne faut pas louper ceux qui indiquent une livraison d'armes ou une mission &#224; accomplir. Ils commencent toujours par les m&#234;mes mots : &#171; &lt;i&gt;Au minist&#232;re de la Guerre &#224; Londres, la Chatte vous parle&#8230;&lt;/i&gt; &#187;. Quelques heures plus tard, un avion anglais s'envole vers la France et bombarde une usine allemande ou un d&#233;p&#244;t de munitions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas &#234;tre rep&#233;r&#233;s par les Allemands, Armand et Mathilde doivent fr&#233;quemment changer de domicile. Durant l'&#233;t&#233; 1941, ils installent leur poste &#233;metteur &#224; Montmartre, au&#8230; 8 bis de la villa L&#233;andre. Roger Vailland, qui se trouve &#224; Lyon, n'est pour rien dans ce choix. Les deux op&#233;rateurs radio du r&#233;seau ont tout simplement lou&#233; le dernier &#233;tage de la maison &#224; la famille Blavette. En octobre, Armand fait venir aupr&#232;s de lui une r&#233;sistante, Ren&#233;e Borni, qui n'est autre que sa ma&#238;tresse. Mathilde, d&#233;pit&#233;e, prend alors une chambre rue Cortot. Puis patatras, le 16 novembre 1941, alors qu'Armand a r&#233;uni &#224; la villa L&#233;andre les responsables d'Interalli&#233;, ils sont r&#233;veill&#233;s &#224; six heures du matin, en sursaut, par les agents de l'Abwher (le service du renseignement militaire de l'Allemagne). Certains ont r&#233;ussi &#224; s'&#233;chapper par les toits mais la plupart sont arr&#234;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette op&#233;ration d'envergure a pu &#234;tre mont&#233;e gr&#226;ce aux informations recueillies en octobre 1941 par un espion allemand dans un troquet du port de Cherbourg. Ce soir-l&#224;, apr&#232;s quelques verres, un docker qui assurait les transmissions entre les membres du r&#233;seau s'&#233;tait montr&#233; trop bavard&#8230; Mathilde &#233;chappe au coup de filet. Sur ce point les versions divergent. Pour les uns, elle aurait quitt&#233;, furieuse, la villa d&#232;s la fin du d&#238;ner, pour d'autres, elle aurait entendu dire dans le quartier que les Allemands allaient perquisitionner l'avenue Junot et se serait tenue &#224; l'&#233;cart de la r&#233;union. Quoi qu'il en soit, sa libert&#233; est de courte dur&#233;e. Voulant r&#233;cup&#233;rer des papiers compromettants rue Cortot, elle y est attendue par la Gestapo.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trahisons et double jeu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A-t-elle &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;e par Ren&#233;e, sa rivale ? Sous la torture ? Difficile &#224; dire. En tout cas, elle est incarc&#233;r&#233;e &#224; la la prison de la Sant&#233; puis conduite le lendemain &#224; l'h&#244;tel &#201;douard VII, si&#232;ge de la police secr&#232;te allemande, o&#249; elle est interrog&#233;e par un jeune officier allemand, Hugo Bleicher, en charge de remonter toute la fili&#232;re. Celui-ci lui pr&#233;sente tranquillement un ultimatum : &#171; &lt;i&gt;Nous savons beaucoup de choses sur vous. Le dixi&#232;me suffirait &#224; vous envoyer devant un peloton d'ex&#233;cution. Nous pouvons travailler ensemble, vous serez libre et n'aurez pas d'ennuis. Mais si vous me d&#233;cevez, vous serez ex&#233;cut&#233;e imm&#233;diatement et sans proc&#232;s.&lt;/i&gt; &#187; Mathilde commet, &#224; ce moment, selon ses propres mots &#171; &lt;i&gt;la plus grande l&#226;chet&#233; de sa vie &lt;/i&gt; &#187;. A-t-elle voulu se venger de la nouvelle compagne de Roman ? C'est peu probable. Elle dira plus tard que ce fut un instinct de survie : &#171; &lt;i&gt;Gagner la confiance de Bleicher semblait le moyen le plus s&#251;r de pouvoir m'&#233;vader un jour.&lt;/i&gt; &#187; Le soir m&#234;me, apr&#232;s avoir d&#233;nonc&#233; plusieurs agents de la r&#233;sistance qui ne savaient pas qu'elle avait &#233;t&#233; &#171; retourn&#233;e &#187; (elle permettra l'arrestation de plusieurs dizaines d'entre eux, qui finiront en camp de concentration), elle sort de prison et rejoint une chambre luxueuse &#224; l'h&#244;tel &#201;douard VII. Commence alors un &#233;trange double jeu. Gr&#226;ce &#224; l'&#233;metteur radio de la villa L&#233;andre et aux codes qu'elle a conserv&#233;s, elle se met bient&#244;t en contact avec les agents britanniques. Elle r&#233;cup&#232;re des informations aupr&#232;s des alli&#233;s, les transmet &#224; Bleicher qui lui demande, pour pi&#233;ger l'espionnage anglais, de transmettre de fausses informations &#224; Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une rencontre en d&#233;cembre 1941 va changer le cours des choses : Mathilde entre en contact avec un agent du Special Operations Executive (un service secret britannique) parachut&#233; en France, Pierre de Vaum&#233;court (nom de code Lucas), et tente de lui extorquer des renseignements. Tr&#232;s vite, celui-ci a des doutes sur elle et la force &#224; se d&#233;voiler. Elle avoue &#234;tre un agent double mais lui propose de travailler pour les Anglais et de devenir un agent triple. Vaum&#233;court accepte. Le 27 f&#233;vrier 1942, le couple part pour Londres. Sauf qu'en juillet, elle est arr&#234;t&#233;e par les Anglais &#224; la demande du gouvernement fran&#231;ais et emprisonn&#233;e jusqu'&#224; la fin de la guerre malgr&#233; ses protestations d'innocence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transf&#233;r&#233;e en France le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juin 1945, elle est jug&#233;e en 1949. Le r&#233;quisitoire du procureur est implacable : Mathilde Carr&#233; est jug&#233;e coupable de haute trahison et donc condamn&#233;e &#224; mort.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Prison, lib&#233;ration et grand &#233;cran&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le pr&#233;sident lit le verdict, &#171; la Chatte &#187; reste totalement impassible. Tr&#232;s curieusement, elle b&#233;n&#233;ficie quatre mois plus tard d'une remise de peine de la part du pr&#233;sident Vincent Auriol, avant d'&#234;tre lib&#233;r&#233;e le 7 septembre 1954, officiellement pour raisons de sant&#233;. Cette lib&#233;ration rapide a suscit&#233; bien des interrogations, qui pour la plupart restent encore sans r&#233;ponse. Y avait-il des choses &#224; cacher qui auraient fait l'objet de tractations entre les services secrets des trois pays concern&#233;s ? On a dit qu'elle avait rencontr&#233; un agent secret dans sa cellule. Si c'est vrai que se sont-ils dit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, apr&#232;s avoir men&#233; une vie discr&#232;te, Mathilde Carr&#233; est d&#233;c&#233;d&#233;e le 30 mai 2007, &#224; 8h15, quasiment aveugle, &#224; son domicile parisien du 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, &#224; l'&#226;ge de 98 ans. Elle a &#233;crit trois ouvrages qui ne contiennent aucune r&#233;v&#233;lation fracassante sur ses activit&#233;s d'espionnage : J'ai &#233;t&#233; la Chatte ; On m'appelait la Chatte ; Ma conversion. Lors de son proc&#232;s, elle affirma n'avoir jamais appartenu aux services du contre-espionnage allemand. Or, la consultation par le journal L'Express, en 2016, des archives des services secrets fran&#231;ais a permis de retrouver une fiche qui la d&#233;crit comme &#171; &lt;i&gt;une informatrice recrut&#233;e en janvier 1942&lt;/i&gt; &#187;. Son histoire a bien s&#251;r fascin&#233; les cin&#233;astes. Que ce soit Henri Decoin, qui lui a donn&#233; les traits de Fran&#231;oise Arnoul dans La Chatte (1958) et La Chatte sort ses griffes (1960) ou le r&#233;alisateur italien Leandro Castellani, qui confia en 1978 le r&#244;le &#224; l'actrice Catherine Spaak, dans une s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e. Ces r&#233;alisations donnent une image tr&#232;s romanc&#233;e du personnage car dans les faits, l'&#233;nigme de &#171; la Chatte &#187; reste enti&#232;re. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration St&#233;phanie Cl&#233;ment&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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