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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Jean-Baptiste S&#233;cheret, un peintre en son atelier</title>
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		<dc:date>2024-11-29T14:31:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Sous son &#233;ternel bonnet de laine, l'&#339;il bleu p&#233;tillant, le peintre Jean-Baptiste S&#233;cheret, dont son galeriste dit de lui qu'il est un contemplatif, observe tout et voyage &#224; travers ses toiles, sans quitter son cher 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; Quelle chance de franchir la grille de la cit&#233; Montmartre-aux-artistes au 189 rue Ordener, la plus grande cit&#233; d'artistes d'Europe ! C'est gr&#226;ce au peintre Jean-Baptiste S&#233;cheret, qui y est install&#233; depuis 1987, que l'on d&#233;couvre les lieux et p&#233;n&#232;tre, au d&#233;tour des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/_n8a9693nbcopie-355e1.jpg?1787829913' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sous son &#233;ternel bonnet de laine, l'&#339;il bleu p&#233;tillant, le peintre Jean-Baptiste S&#233;cheret, dont son galeriste dit de lui qu'il est un contemplatif, observe tout et voyage &#224; travers ses toiles, sans quitter son cher 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelle chance de franchir la grille de la cit&#233; Montmartre-aux-artistes au 189 rue Ordener, la plus grande cit&#233; d'artistes d'Europe ! C'est gr&#226;ce au peintre Jean-Baptiste S&#233;cheret, qui y est install&#233; depuis 1987, que l'on d&#233;couvre les lieux et p&#233;n&#232;tre, au d&#233;tour des coursives, dans son atelier o&#249; se d&#233;ploient de magnifiques paysages. C'est le hasard qui a conduit dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; le jeune artiste, peintre et graveur, dipl&#244;m&#233; des Beaux-Arts et ancien r&#233;sident de la Casa de Vel&#225;zquez (l'&#233;quivalent &#224; Madrid de la villa M&#233;dicis). &#192; la recherche d'un atelier, Jean-Baptiste S&#233;cheret fait sa demande &#224; l'office des HLM qui g&#232;re le b&#226;timent, et un ami lui pr&#234;te un atelier, en attendant. Finalement, en 1989, l'atelier du peintre japonais Takanori Oguiss se lib&#232;re : sa veuve ne souhaite pas y vivre. Depuis, l'atelier d'Oguiss est plus ou moins rest&#233; en l'&#233;tat, avec sa mezzanine, son escalier en bois, sa vieille cuisini&#232;re sur le point de rendre l'&#226;me et son &#233;vier carr&#233;. &#171; En fait, j'ai pass&#233; quinze ans de ma vie devant ce carr&#233;, &#224; rincer mes pinceaux ou &#224; laver des pommes de terre &#187;, sourit le peintre. Il faut dire qu'avant de s'installer dans un appartement &#224; une rue de la cit&#233; des artistes, Jean-Baptiste a v&#233;cu dans ce m&#234;me atelier avec sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Portraits accroch&#233;s aux murs, reproductions de tableaux de ma&#238;tres offerts par son professeur et voisin Pierre Faure, presse &#224; gravure, tableaux grands formats rang&#233;s par taille, tables macul&#233;es de couleurs recouvertes de pots, de pinceaux, de pastels secs. L'espace est plein d'une effervescence artistique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Peindre d'apr&#232;s nature&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; 67 ans, Jean-Baptiste a donc v&#233;cu et travaill&#233; la plus grande partie de sa vie dans cette partie de l'arrondissement, dans un rayon de 150 m&#232;tres. D'ailleurs, par la verri&#232;re, derri&#232;re le feuillage des arbres, sur le trajet de son appartement actuel &#224; l'atelier, on aper&#231;oit le restaurant Pradel, o&#249; il a ses habitudes depuis tr&#232;s longtemps. Une sorte de cantine o&#249; se retrouvent habitants du quartier et r&#233;sidents de la cit&#233; des artistes. Le patron Coco le conna&#238;t bien, lui souhaite son anniversaire et dit de lui, lorsqu'on le lui demande, qu'il est fou : &#171; Mais heureusement qu'il y a encore des fous comme lui. &#187; S'il est tr&#232;s attach&#233; au 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, au point d'avoir fait partie de l'association qui a p&#233;titionn&#233; pour le maintien du stade au bout de sa rue, l'arrondissement n'est pas vraiment son sujet, &#224; la diff&#233;rence de nombreux artistes qui l'ont habit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les portraits et les natures mortes presque abstraites, Jean-Baptiste S&#233;cheret a privil&#233;gi&#233; la peinture d'ext&#233;rieur, &#171; peindre d'apr&#232;s nature &#187;, s'int&#233;ressant aussi bien &#224; la construction de la Tour de la D&#233;fense, qu'aux bords de mer &#224; Trouville (sa r&#233;gion d'origine), &#224; des hauts fourneaux ou aux gratte-ciel new-yorkais. &#171; Je pense qu'il aime les choses fracassantes, comme les &#233;difices qui accrochent la lumi&#232;re &#187;, explique Mathilde Peskine, son &#233;pouse. Ce qui frappe dans l'&#339;uvre r&#233;cente de Jean-Baptiste S&#233;cheret, c'est l'absence d'&#234;tres humains. &#171; Faux, r&#233;torque Mathilde en riant. Il y a un motard de quelques millim&#232;tres sur le tableau du pont du Havre ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#339;il absolu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toujours pr&#233;occup&#233; par la mati&#232;re, Jean-Baptiste S&#233;cheret interroge ses ma&#238;tres, Courbet, Renoir ou Poussin. &#171; Je continue &#224; copier. J'ai une histoire &#233;trange avec Diog&#232;ne jetant son &#233;cuelle de mon cher Poussin, que j'ai commenc&#233; &#224; copier &#224; l'&#233;chelle originale en 1987 au Louvre. &#187; Apr&#232;s de nombreuses p&#233;rip&#233;ties, qui interrompent plusieurs fois son travail de copiste, l'artiste retourne au Louvre pour continuer d'interroger la toile par le pinceau : &#171; On d&#233;couvre l'intimit&#233; de quelqu'un, sa sensibilit&#233;, ses humeurs. On finit par comprendre, au point de trembler parfois devant l'ind&#233;cence de la d&#233;couverte. &#187; Le pinceau r&#233;v&#232;le donc, patiemment. De quoi parle-t-on avec un peintre ? De peinture bien s&#251;r, et pas seulement d'inspiration : on parle aussi technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s que le froid s'installe dans cet atelier un peu v&#233;tuste, Jean-Baptiste s'emballe, au sens propre : c'est-&#224;-dire qu'il s'enveloppe dans un papier bulle, ce qui fait sourire son voisin, le peintre et graveur Christos Karamisaris, rencontr&#233; &#224; la terrasse de chez Pradel. &#171; On nous a offert de nouvelles verri&#232;res pour les ateliers et nous avons un peu moins froid, mais la teinte du verre est jaune &#187;, explique Jean-Baptiste tout en ouvrant et refermant une fen&#234;tre pour en faire la d&#233;monstration. Quand ce d&#233;sastre est arriv&#233;, j'ai cr&#233;&#233; une association et fait signer tout le monde, mais on a perdu contre les HLM. &#187; Quel est donc ce drame ? Jean-Baptiste S&#233;cheret s'explique : &#171; Peu d'artistes de la cit&#233; profitent de la verri&#232;re du nord, qui diffuse une lumi&#232;re r&#233;guli&#232;re. Les verri&#232;res du sud sont plus solaires, celles du nord, comme la mienne, ce sont des reflets : quand le ciel est bleu, la lumi&#232;re est bleut&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de l'atelier ; quand la lumi&#232;re est grise, c'est l'&#233;clairage id&#233;al, tout est blanc. Mais les nouveaux verres donnent l'impression d'une abbaye cistercienne. Quinze m&#232;tres carr&#233;s de jaune, qui donnent une lumi&#232;re jaune : les couleurs ne sont pas pareilles. &#187; Le peintre a l'&#339;il absolu, comme un musicien peut avoir l'oreille absolue. D'apr&#232;s lui, cela vient de son p&#232;re, imprimeur, qui lui a appris les distinctions m&#234;me minimes de la couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'approche de l'hiver, l'artiste sort peu de son studio : il a peint de nouvelles toiles pour le prestigieux FAB Paris 2024, qui s'est tenu au Grand Palais du 22 au 27 novembre, en particulier une vue de New York, ville qu'il observe de loin et de haut, dans des s&#233;ries toutes diff&#233;rentes. &#171; Refaire permet de mieux comprendre le sujet &#187;, dit-il. Une fa&#231;on d'&#233;tudier toutes les variations de la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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