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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Florencia Avila ou l'&#233;loquence du geste</title>
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		<dc:date>2025-01-31T21:26:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurence VITALIS</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ancienne &#233;l&#232;ve de Marcel Marceau, la mime Florencia Avila habite le monde po&#233;tiquement et le quartier Simplon en particulier. Elle y partage son art du langage silencieux. &lt;br class='autobr' /&gt; Elle vit tant d'aventures qu'il semble impossible d'en faire l'inventaire complet : mime, com&#233;dienne, directrice artistique de la compagnie Les &#201;l&#233;phants roses, elle &#233;crit des spectacles, donne des conf&#233;rences, met en sc&#232;ne, joue, produit, transmet l'art du silence. Elle danse, peint, voyage, co-dirige le festival (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH126/img_5754-29d56.jpg?1787827018' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ancienne &#233;l&#232;ve de Marcel Marceau, la mime Florencia Avila habite le monde po&#233;tiquement et le quartier Simplon en particulier. Elle y partage son art du langage silencieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle vit tant d'aventures qu'il semble impossible d'en faire l'inventaire complet : mime, com&#233;dienne, directrice artistique de la compagnie Les &#201;l&#233;phants roses, elle &#233;crit des spectacles, donne des conf&#233;rences, met en sc&#232;ne, joue, produit, transmet l'art du silence. Elle danse, peint, voyage, co-dirige le festival Mimesis, fait partie de l'&#233;quipe qui administre le Collectif des arts du mime et du geste en France. Aussi volubile dans la vie que silencieuse sur sc&#232;ne, Florencia Avila raconte avec bonheur et dr&#244;lerie les &#233;pisodes les plus cocasses de sa vie d'artiste. &#171; Sur le fleuve Amazone, un jour, j'&#233;tais embarqu&#233;e avec des familles et des voyageurs peu fortun&#233;s sur un modeste bateau de marchandises. J'ai tendu un hamac au-dessus du public et donn&#233; un spectacle, raconte celle qui a aussi jou&#233; sous des aurores bor&#233;ales en Norv&#232;ge. C'est ce que permet le langage universel du mime. Alors que je jouais, j'ai vu passer des dauphins roses ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venue d'Argentine, apr&#232;s une th&#232;se en psychologie &#224; l'universit&#233; nationale de C&#243;rdoba, parmi de nombreuses exp&#233;riences, elle passe trois ann&#233;es &#224; l'&#201;cole internationale du mimodrame de Paris o&#249; elle est l'&#233;l&#232;ve de Marcel Marceau, mime de grande renomm&#233;e. Prononcer le nom de celui qui l'inspire encore &#233;toile son regard d'une infinie tendresse. Comme la plupart des mimes, elle a appris avec un ma&#238;tre et s'est appuy&#233;e sur cette transmission pour affirmer sa singularit&#233;. Elle est sans cesse en &#233;volution et transmet &#224; son tour cet art.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Th&#233;&#226;tre Pixel comme deuxi&#232;me maison&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La voyageuse s'est pos&#233;e dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement en 2004, attir&#233;e par la mixit&#233; sociale, la pr&#233;sence dans le quartier Simplon et ses environs de personnes qui mettent en &#339;uvre ce qu'elle appelle &#171; de la r&#233;sistance culturelle &#187;. Son logis-atelier est &#224; proximit&#233; des structures avec lesquelles elle travaille. Parmi elles, le Th&#233;&#226;tre Pixel, qu'elle consid&#232;re comme sa deuxi&#232;me maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Florencia se sent bien dans son environnement, collabore avec plusieurs associations locales et a m&#234;me jou&#233; la M&#232;re No&#235;l pour les enfants du quartier. Que ce soit lors de ses tourn&#233;es internationales comme dans ce petit th&#233;&#226;tre de l'arrondissement, elle est en qu&#234;te dans ses spectacles (une quarantaine &#224; ce jour) de l'enchantement particulier au langage silencieux, &#224; la fois singulier et universel, et inscrit dans la grande tradition du mime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque spectacle de Florencia Avila na&#238;t de l'&#233;criture au plateau (de la recherche sur sc&#232;ne en solo ou &#224; plusieurs) compl&#233;t&#233;e par l'&#233;criture sur table. Souvent, elle peint aux couleurs de ses r&#234;ves nocturnes une gouache tr&#232;s matinale qui symbolise et condense les id&#233;es de la narration qui suivra. Ainsi, par exemple, les gouaches de Voyage, de R&#234;verie ou d'&#201;l&#233;phants roses sont des traces de ces fructueux r&#233;veils et certaines ont re&#231;u des prix prestigieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois sur sc&#232;ne, elle souhaite que les spectateurs soient actifs et que les &#233;motions touchent leur &#226;me. Sa pr&#233;sence sc&#233;nique et son langage gestuel permettent alors &#224; chacun de se raconter son histoire, autant que de recevoir les intentions de l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mimer pour conna&#238;tre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le chemin des histoires sans paroles n'est pas le seul sur lequel marche Florencia, d'un pas souple et dansant. Elle pratique &#233;galement l'art de la rencontre, dans la vie de tous les jours, avec un sourire et un rayonnement partageur qui ouvrent les c&#339;urs. L'&#233;voquer &#233;claire les visages de ceux qui la connaissent ou l'ont crois&#233;e. Un moment install&#233;e au caf&#233; ou ailleurs, elle donne &#224; chacun le sentiment d'&#234;tre accueilli, prend le temps, s'int&#233;resse vraiment, converse, les oreilles ouvertes et attentives. Lorsqu'elle s'envole pour retourner &#224; ses nombreuses occupations, il reste dans son sillage un bonheur silencieux et apaisant. Brigitte Brisse, une &#233;l&#232;ve de son cours, parle d'elle ainsi : &#171; Elle sait partager son &#233;lan, son allant et avec Florencia, c'est bonjour &#224; la vie. Je viens au cours depuis trois ans et je viens de loin ! &#187; En cours comme en stage, sa bienveillance et son accompagnement aident &#224; progresser, &#224; d&#233;velopper confiance en soi et cr&#233;ativit&#233;. &#171; Suivre r&#233;guli&#232;rement ses cours donne de l'aisance dans les mouvements, exerce &#224; la pr&#233;cision, favorise la sensation d'&#234;tre bien dans sa peau &#187;, r&#233;sume son &#233;l&#232;ve, laquelle appr&#233;cie aussi l'engagement personnel du professeur, en plus de la transmission du mime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2012, son projet &#171; Mime au f&#233;minin &#187; a amen&#233; Florencia &#224; symboliser des arch&#233;types f&#233;minins, &#224; inventer les trente personnages qu'elle incarne dans son spectacle le plus r&#233;cent : Les Larmes de Lucy. L'histoire de l'art, les contes de f&#233;es et la culture populaire en ont inspir&#233; l'&#233;criture. En 2008, elle travaillait d&#233;j&#224; aux c&#244;t&#233;s de femmes en situation de pr&#233;carit&#233;, avec l'association Cultures sur cour, toujours dans son quartier des Amiraux-Simplon. C'est avec elles que Florencia a commenc&#233; ce projet, nourri aussi pendant un temps par une r&#233;sidence au centre FGO-Barbara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La repr&#233;sentation, l'utilisation de l'image des femmes, la manipulation de leur apparence comme de leur &#234;tre dans la soci&#233;t&#233;, dans les m&#233;dias y sont questionn&#233;es. Li&#233;s &#224; cette recherche, ses spectacles et ateliers (ouverts aux hommes) explorent la f&#233;minit&#233; en la r&#233;inventant et en proposant de s'affranchir des st&#233;r&#233;otypes, des dictats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ceux qui ont crois&#233; un jour la route de la d&#233;licieuse &#171; Madame Flor &#187;, personnage haut en couleur, d&#233;ambulant lors des f&#234;tes de quartier ou ailleurs, savent qu'elle est un joyeux po&#232;me qui s&#232;me la l&#233;g&#232;ret&#233; &#224; chaque pas, sans bruit et pourtant avec &#233;loquence et &#233;l&#233;gance du geste. Sur sc&#232;ne comme dans la vie, elle vit un art d'&#234;tre au monde, bien au-del&#224; de celui des mots.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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