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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Henri Landier, artiste peintre</title>
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		<dc:date>2025-06-04T08:54:59Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Peintre et graveur, Henri Landier est install&#233; depuis soixante-dix ans &#224; Montmartre, un quartier qu'il n'a quitt&#233; que pendant cinq ann&#233;es pour s'engager dans la Marine Son &#339;uvre, compos&#233;e de gravures sur cuivre, bois ou pierre, de peintures &#224; l'huile ou d'aquarelles, est consid&#233;rable. De nombreuses expositions lui sont consacr&#233;es un peu partout dans le monde et il organise chaque ann&#233;e une exposition dans son atelier de la rue Tourlaque, qui f&#234;te ses cinquante ans cette ann&#233;e. L'occasion (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://18dumois.info/-mon-18e-vu-par-.html" rel="directory"&gt;Mon 18e vu par ...&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/202505_hexar_f400_0409-95ea7.jpg?1787824761' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Peintre et graveur, Henri Landier est install&#233; depuis soixante-dix ans &#224; Montmartre, un quartier qu'il n'a quitt&#233; que pendant cinq ann&#233;es pour s'engager dans la Marine Son &#339;uvre, compos&#233;e de gravures sur cuivre, bois ou pierre, de peintures &#224; l'huile ou d'aquarelles, est consid&#233;rable. De nombreuses expositions lui sont consacr&#233;es un peu partout dans le monde et il organise chaque ann&#233;e une exposition dans son atelier de la rue Tourlaque, qui f&#234;te ses cinquante ans cette ann&#233;e. L'occasion id&#233;ale pour aller &#224; sa rencontre et lui proposer de nous raconter son 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'atelier Lacouri&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mon p&#232;re &#233;tait ami avec Jean d'Esparb&#232;s, grand peintre de Montmartre avec Gen Paul. En 1953, quand j'ai manifest&#233; le d&#233;sir d'&#234;tre peintre, il m'a propos&#233; d'aller le voir. Il avait un atelier au 36 rue Saint-Vincent et quelques d&#233;pendances dans un grand jardin. Il a lib&#233;r&#233; un petit atelier de quatre m&#232;tres sur cinq dans lequel il n'y avait ni &#233;lectricit&#233;, ni chauffage, ni eau : c'&#233;tait vraiment une cabane de jardin. L&#224;, j'ai c&#244;toy&#233; des &#233;crivains et des po&#232;tes comme Marcel Aym&#233;, Pierre Mac Orlan ou Roland Dorgel&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, &#224; Montmartre, il y a avait encore beaucoup d'ateliers de peintres pas chers. Voil&#224; pourquoi beaucoup d'artistes y sont venus. Le grand atelier de gravure connu mondialement par les artistes &#233;tait celui de Roger Lacouri&#232;re, en haut du funiculaire, rue Foyatier. Il y a encore une entr&#233;e en ogive mais il y a vingt ans, c'est devenu un restaurant. Les artistes venaient avec leur cuivre, leurs gravures et les tireurs, les presses &#233;taient l&#224;. Picasso y a fait tirer toutes ses gravures et j'y ai vu Bernard Buffet, Tali Randall ou encore Zao Wou-Ki. Roger Lacouri&#232;re n'&#233;tait pas un cr&#233;ateur, mais un technicien extraordinaire. &#192; l'&#233;poque, j'&#233;tais jeune graveur, je n'avais pas les presses que j'ai maintenant et chez Lacouri&#232;re, j'&#233;tais vraiment l'enfant ch&#233;ri. J'&#233;tais le seul artiste qui avait les clefs pour venir travailler la nuit si je voulais &#234;tre tranquille, car dans la journ&#233;e, c'&#233;tait une ruche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De bistrots en rencontres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand j'avais vingt ans, je vivais avec une chanteuse, Monique Morelli, qui &#233;tait veuve et qui s'&#233;tait sp&#233;cialis&#233;e dans un r&#233;pertoire un peu difficile, celui des po&#232;tes. Elle chantait Aragon, Carco, Bruant, Corbi&#232;re et elle a fait un tr&#232;s beau disque sur Ronsard. Elle avait plut&#244;t un public d'intellectuels. On s'est mis ensemble pendant quelques ann&#233;es. L&#224; c'&#233;tait Montmartre et sa vie de boh&#234;me, on ne se couchait pas avant quatre heures du matin. C'est l&#224; que j'ai connu Ferr&#233;, Brassens, Brel, qu'on allait voir &#224; la sortie de leurs r&#233;citals et on picolait beaucoup. Mais pour travailler, ce n'&#233;tait pas possible, il y avait toujours du monde et on se couchait tard, donc je suis parti en dehors de Paris et en 1975, on m'a propos&#233; ce grand atelier rue Tourlaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, il y avait deux bistrots c&#233;l&#232;bres &#224; Montmartre : Chez Pomme, qui &#233;tait &#224; l'angle de la rue Lepic et de la rue Tholoz&#233;. Pomme &#233;tait une ancienne com&#233;dienne et une femme g&#233;n&#233;reuse qui avait ouvert un cabaret o&#249; j'y ai vu Piaf et Jacques Douai notamment. Il y avait aussi le cabaret Le Canari, dont le patron &#233;tait un personnage embl&#233;matique que j'ai peint avec son chapeau haut de forme blanc. C'&#233;tait aussi rue Tholoz&#233;. Ces deux cabarets &#233;taient au centre de la vie montmartroise, avant celui de Patachou. Monique chantait le r&#233;pertoire r&#233;aliste de la fin du 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Je lui ai dit un jour : &#171; Est-ce que tu connais les Chansons pour accord&#233;on de Mac Orlan ? &#187;. Elle les a beaucoup appr&#233;ci&#233;es et est all&#233;e voir Roger Mac Orlan. C'est elle qui me l'a pr&#233;sent&#233; et nous sommes devenus tr&#232;s intimes. J'ai fait un livre avec lui, Les chansons de la vieille lanterne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Pr&#233;vert, je l'ai rencontr&#233; &#224; l'occasion d'une exposition que j'ai faite sur des dessins de Paris des ann&#233;es 60. J'&#233;tais l&#224; et qui pousse la porte ? Pr&#233;vert. &#199;a a &#233;t&#233; le d&#233;but d'une grande amiti&#233; avec un homme et un po&#232;te merveilleux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'amour des rues montmartroises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si je n'aimais pas Montmartre je n'y serais pas revenu. C'est un quartier merveilleux, unique. On ne se croirait pas &#224; Paris car on y respire bien et ce n'est pas la vie de la grande ville. La rue Saint-Vincent, qui longe les vignes, la rue Cortot, l'avenue Junot&#8230; Les rues sont belles : j'ai maintenant une galerie pour les gravures rue des Trois fr&#232;res, et quand j'y vais, je prends la rue Durantin et je m'arr&#234;te tout le temps pour regarder les maisons et les commerces. Je projette d'ailleurs un jour de faire une exposition sur ces 800 m&#232;tres parce que c'est merveilleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai que &#231;a a chang&#233;, j'ai connu l'&#233;poque o&#249; y vivaient des gens tr&#232;s pauvres, mais on y vivait bien. Les forains venaient sur l'esplanade du boulevard de Clichy, il y avait de tout, les lutteurs de foire, les tirs &#224; la carabine, les boxeurs, des choses &#233;tonnantes comme des femmes presque nues dans des bo&#238;tes transparentes entour&#233;es de serpents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Victor Quintard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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