<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://18dumois.info/spip.php?id_rubrique=1558&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1787821517</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Erik Satie, souvenirs d'un amn&#233;sique</title>
		<link>https://18dumois.info/erik-satie-souvenirs-d-un-amnesique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://18dumois.info/erik-satie-souvenirs-d-un-amnesique.html</guid>
		<dc:date>2025-09-06T08:26:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a cent ans disparaissait &#201;rik Satie, Montmartrois dans l'&#226;me, personnage &#233;nigmatique et compositeur c&#233;l&#233;br&#233; par les g&#233;n&#233;rations suivantes. Pour f&#234;ter cet anniversaire, retour sur la vie et l'&#339;uvre de ce pr&#233;curseur de g&#233;nie. &lt;br class='autobr' /&gt; L'histoire commence en 1866 &#224; Honfleur quand le courtier maritime Alfred Satie devient le p&#232;re d'un premier gar&#231;on, &#201;ric-Alfred-Leslie. Un pr&#233;nom qui rappelle son ascendance anglo-&#233;cossaise, par sa m&#232;re, Jane Leslie Anton, d&#233;c&#233;d&#233;e en 1872 alors que le jeune &#201;ric (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://18dumois.info/-histoire-1558-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L105xH150/satie-b7c22.png?1787829603' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a cent ans disparaissait &#201;rik Satie, Montmartrois dans l'&#226;me, personnage &#233;nigmatique et compositeur c&#233;l&#233;br&#233; par les g&#233;n&#233;rations suivantes. Pour f&#234;ter cet anniversaire, retour sur la vie et l'&#339;uvre de ce pr&#233;curseur de g&#233;nie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire commence en 1866 &#224; Honfleur quand le courtier maritime Alfred Satie devient le p&#232;re d'un premier gar&#231;on, &#201;ric-Alfred-Leslie. Un pr&#233;nom qui rappelle son ascendance anglo-&#233;cossaise, par sa m&#232;re, Jane Leslie Anton, d&#233;c&#233;d&#233;e en 1872 alors que le jeune &#201;ric n'a que six ans. Sa famille s'installe &#224; Paris mais lui est confi&#233; &#224; la garde de ses grands-parents &#224; Honfleur. Et c'est &#224; l'orgue de l'&#233;glise de ce port qu'affectionnent les impressionnistes que le petit Eric d&#233;couvre la musique. Second drame, sa grand-m&#232;re est retrouv&#233;e morte sur la plage. L'enfant est finalement envoy&#233; &#224; Paris, aupr&#232;s d'un p&#232;re devenu entretemps traducteur et &#233;diteur de musique et remari&#233; avec une demoiselle Barnetsche, passionn&#233;e de musique, pianiste et compositrice. &#201;ric n'&#233;chappe donc pas &#224; la formation musicale : on l'inscrit en piano au conservatoire de musique et de d&#233;clamation, institution qu'il d&#233;testera imm&#233;diatement. Cette p&#233;riode est n&#233;anmoins riche en d&#233;couvertes litt&#233;raires et musicales et verra na&#238;tre les premi&#232;res compositions de celui qui se fait alors appeler Erik, avec un K.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1887, apr&#232;s un passage rapide au service militaire qu'il se d&#233;brouille pour quitter en contractant volontairement une pneumonie, Erik Satie s'installe &#224; Paris, d'abord rue Condorcet puis &#224; Montmartre, au 6 rue Cortot. Il choisit l'endroit car il y &lt;i&gt;&#171; domine ses cr&#233;anciers &#187;&lt;/i&gt; et pr&#233;tend que la vue de sa fen&#234;tre &lt;i&gt;&#171; s'&#233;tend jusqu'&#224; la fronti&#232;re belge &#187;&lt;/i&gt;. Il donne tr&#232;s vite des cours de piano, y entame une vie de boh&#232;me, sympathise avec Jules Depaquit, le futur maire de la commune libre de Montmartre, dont il appr&#233;cie l'humour, croise Bruant, et joue du piano dans les cabarets qu'il fr&#233;quentera sa vie durant. Une grande partie de ses soir&#233;es, &#224; cette &#233;poque, se passe au Chat noir o&#249; Rodolphe Salis l'engage comme second pianiste. Il accompagne &#224; l'harmonium les premiers spectacles d'ombres et dirige parfois l'orchestre qui s'y produit. On le croise &#233;galement au piano de l'Auberge du clou, o&#249; il rencontre le jeune compositeur Claude Debussy qui le soutiendra pendant presque toute sa vie. Les Gymnop&#233;dies, que Satie compose &#224; Montmartre, seront orchestr&#233;es bien plus tard par Debussy. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Biqui&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en 1893 que l'on date sa liaison, la seule qu'on lui connut, avec Suzanne Valadon. Elle durera, d'apr&#232;s Satie, du &lt;i&gt;&#171; 14 janvier au 20 juin &#187;&lt;/i&gt; et ne sera pas, semble-t-il, r&#233;ciproque. Il lui &#233;crit de tr&#232;s nombreuses lettres jamais envoy&#233;es, compose la partition des Danses gothiques apr&#232;s l'une de leurs nombreuses disputes et lui d&#233;die une partition &lt;i&gt;&#171; Bonjour Biqui, bonjour &#187;&lt;/i&gt;. Elle fera de lui l'un de ses premiers portraits &#224; l'huile, ainsi que son profil pour illustrer la couverture d'Upsud, un ballet mystico-chr&#233;tien de 1892. Satie donne deux versions fantaisistes de leur s&#233;paration : selon la premi&#232;re, il aurait demand&#233; aux gendarmes de le d&#233;livrer de cette femme par trop insistante, selon la seconde, il l'aurait d&#233;fenestr&#233;e, mais elle aurait &#233;chapp&#233; &#224; la mort gr&#226;ce &#224; ses talents de trap&#233;ziste ! Satie d&#233;clarera bien plus tard qu'il trouve l'amour &lt;i&gt;&#171; tr&#232;s comique &#187;&lt;/i&gt;. Mais il a d&#233;j&#224; l'esprit ailleurs et il fonde, apr&#232;s sa rencontre avec le Sar P&#233;ladan, grand ma&#238;tre de la Rose-Croix, son propre ordre religieux, L'&#201;glise m&#233;tropolitaine de J&#233;sus-Conducteur, destin&#233;e &#224; combattre par l'art la soci&#233;t&#233; et dont il sera, d'ailleurs, le seul membre. Cet &#233;pisode mystique donne lieu &#224; quelques cr&#233;ations, &lt;i&gt;Les Sonneries de la Rose+Croix, une Messe des pauvres, Ogives, Vexations&#8230;&lt;/i&gt; Puis il ach&#232;te sept complets identiques en velours c&#244;tel&#233; qu'il portera pendant sept ans et commence &#224; produire des chansons pour les caf&#233;s-concerts et le music-hall : &lt;i&gt;La Diva de l'Empire, Poudre d'or, Allons-y chochotte&lt;/i&gt; et bien d'autres bijoux&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1898, sur les conseils de Bibi la pur&#233;e, un ami de Verlaine, il s'installe &#224; Arcueil-Cachan, dans la banlieue parisienne, au deuxi&#232;me &#233;tage d'une tr&#232;s sinistre maison au loyer modeste o&#249; il vivra jusqu'&#224; la fin de ses jours dans un extr&#234;me d&#233;nuement. Il n'en continue pas moins &#224; fr&#233;quenter les cabarets montmartrois et rentre &#224; pied le soir, en faisant quelques &#233;tapes d&#233;salt&#233;rantes. Il compose toute une s&#233;rie d'&#339;uvres dont les titres ou les annotations qui pars&#232;ment ses partitions, ressemblent souvent &#224; des devinettes. Que doit comprendre l'interpr&#232;te de &lt;i&gt;&#171; enfouissez le son, tr&#232;s perdu, sans orgueil &#187;, ou encore &#171; ouvrez la t&#234;te, du bout de la pens&#233;e, sur la langue &#187;&lt;/i&gt;. Satie postule trois fois pour l'acad&#233;mie des Beaux-Arts, mais &#233;choue : &lt;i&gt;&#171; Et cela me fit grosse peine &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chapeau melon et gu&#234;tres de cuir&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1905, Satie change encore d'apparence. Cette fois-ci, il &#233;trenne monocle, chapeau melon, faux-col et parapluie. Satie respectable ? Dans le m&#234;me temps, il d&#233;cide de changer de musique et, &#224; 40 ans, reprend des &#233;tudes musicales. Il s'inscrit &#224; la Schola Cantorum et obtient son dipl&#244;me au bout de trois ans d'&#233;tude, avec la mention &#171; tr&#232;s bien &#187; malgr&#233; le scepticisme de certains de ses professeurs : &lt;i&gt;&#171; C'est bien sage&#8230;trop sage pour vous &#187;&lt;/i&gt;. &#192; la m&#234;me &#233;poque, Satie commence &#224; s'impliquer &#224; Arcueil. A la suite de sa rencontre avec le futur maire de l'&#233;poque, Alexandre Templier qui est directeur du journal socialiste &lt;i&gt;L'Avenir d'Arcueil-Cachan&lt;/i&gt;, le musicien y tient une rubrique, puis s'occupe du patronage la&#239;c. Il organise m&#234;me une matin&#233;e artistique au profit des enfants qui remporte un franc succ&#232;s : il est nomm&#233; pr&#233;sident d'honneur du patronage ! En 1911, Maurice Ravel, rencontr&#233; &#224; Montmartre, milite pour sa re-d&#233;couverte et r&#233;v&#232;le les &#339;uvres du &lt;i&gt;&#171; g&#233;nial pr&#233;curseur qui parlait d&#233;j&#224;, voici un quart de si&#232;cle, l'audacieux jargon musical de demain &#187;&lt;/i&gt;. Cet int&#233;r&#234;t stimule Satie qui compose une soixantaine de pi&#232;ces pour piano en trois ans, dont sports et divertissements. Il retrouve la confiance de ses &#233;diteurs qui publient &#233;galement certaines de ses &#339;uvres de jeunesse. Sa rencontre avec Cocteau va donner un tour inattendu &#224; sa vie musicale. Elle le conduira &#224; participer &#224; la production du ballet Parade qui sera cr&#233;&#233; par les Ballets russes en 1917, au th&#233;&#226;tre du Ch&#226;telet dans des d&#233;cors de Picasso. Le spectacle obtient &lt;i&gt;&#171; un succ&#232;s de scandale &#187;&lt;/i&gt;, qui int&#233;ressera la jeune g&#233;n&#233;ration des compositeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;nigmatique Satie&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais Satie &#233;chappe &#224; toute cat&#233;gorisation : une nouvelle pi&#232;ce, Socrate, command&#233;e par la princesse Winnaretta Singer de Polignac, &#233;tonne par l'audace de son &#233;criture. Tout comme l'homme, la musique d'Erik Satie est inclassable et avance plus rapidement que toute tentative d'enfermement dans un genre. L'apparente simplicit&#233; de nombre de ses pi&#232;ces cache une originalit&#233; harmonique tr&#232;s en d&#233;calage avec l'&#233;poque. &lt;i&gt;&#171; II fallait un certain&lt;/i&gt; &#8220;cran&#8221; &lt;i&gt;pour coucher dix accords sur le papier, les r&#233;p&#233;ter quatre fois et intituler le tout Ogives &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit la musicologue Anne Rey dans une biographie de Satie. La jeune g&#233;n&#233;ration ne s'y trompe pas et vient chercher sa caution. En 1917 le Groupe des Six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Germaine Taillefer, Francis Poulenc) ; en 1923 le Groupe d'Arcueil (Henri Sauguet, Roger Desormi&#232;res, Henri Cliquet-Pleyel, Maxime Jacob) et des mouvements artistiques dont il sera le mentor sans jamais en faire vraiment partie. Il est d&#233;j&#224; ailleurs, plus loin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Son appartenance &#224; tous les genres est un autre trait frappant de la musique de Satie. En effet, il compose tout au long de sa vie un immense corpus de chansons, dans la veine des cabarets montmartrois o&#249; il fit ses premiers pas, effa&#231;ant ainsi la barri&#232;re entre musique populaire et savante. Paulette Darty, &lt;i&gt;&#171; la reine de la valse lente &#187;&lt;/i&gt;, amie de toujours de Satie, interpr&#232;te ses premiers petits chefs-d'&#339;uvres que sont &lt;i&gt;Je te veux, La Diva de l'Empire&lt;/i&gt; qu'il &#233;crit pour elle d&#232;s 1903, mais aussi, moins connues mais non moins exquises, &lt;i&gt;Tendrement , La chemise, J'avais un ami ou Poudre d'or. &lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Humaniste, surr&#233;aliste, avant-gardiste ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Satie est aussi un critique d'art incisif, un homme de plume et un dessinateur. Que ce soit son abondante correspondance avec ses proches ou ses connaissances ou des &#233;crits plus formels, Satie d&#233;concerte par ses calembours, ses acrostiches ou ses inventions pures, coutumier des lettres de d&#233;mission ou de louanges imaginaires. Satie serait-il surr&#233;aliste &#224; sa fa&#231;on ? Son int&#233;r&#234;t pour le mouvement Dada, son soutien sans faille &#224; Tristan Tzara, ses relations avec Picabia, Breton, Duchamp et tous ceux que son &#233;poque a pu compter de &#171; modernes &#187; expriment s&#251;rement son d&#233;go&#251;t pour une certaine forme d'art &#171; bourgeois &#187; et pour les mod&#232;les conservateurs. &lt;i&gt;&#171; Je suis venu au monde tr&#232;s jeune dans un monde tr&#232;s vieux &#187;&lt;/i&gt; &#233;crira-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son engagement aupr&#232;s des habitants d'Arcueil t&#233;moigne en tous cas de son humanisme. Il donne des cours de solf&#232;ge aux enfants, emm&#232;ne les plus d&#233;favoris&#233;s en sorties&#8230; Il s'inscrit d'abord au parti radical-socialiste apr&#232;s l'assassinat de Jaur&#232;s, puis au Parti communiste. En 1924, il compose encore deux ballets &#233;tonnants, &lt;i&gt;Mercure&lt;/i&gt;, deuxi&#232;me collaboration avec Picasso, puis &lt;i&gt;Rel&#226;che&lt;/i&gt;, sur un livret de son ami dada&#239;ste Picabia. Il participe enfin &#224; un projet d'avant-garde o&#249; images et sons sont intimement m&#234;l&#233;s, &lt;i&gt;Entracte&lt;/i&gt;, le film de Ren&#233; Clair, dans lequel il appara&#238;t sautant au ralenti sur le toit d'une maison chargeant un canon !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 1925, Erik Satie meurt &#224; 59 ans d'une cirrhose du foie &#224; l'h&#244;pital Saint-Joseph &#224; Paris. Son fr&#232;re Conrad et ses amis Milhaud, Wiener et Caby p&#233;n&#232;trent dans le pauvre logement o&#249; il passa les vingt-sept derni&#232;res ann&#233;es de sa vie et y d&#233;couvrent, outre un vieux piano aux p&#233;dales r&#233;par&#233;es avec une ficelle, une collection de parapluies, les costumes de velours rang&#233;s au-dessus d'une armoire, le tout recouvert de poussi&#232;re. Tous ses manuscrits sont soigneusement annot&#233;s et class&#233;s, ainsi que plusieurs milliers de petits billets rectangulaires, entass&#233;s dans des bo&#238;tes &#224; cigares, truff&#233;s de dessins et parfaitement &#233;nigmatiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Gardien myst&#233;rieux de ses contradictions, Satie sourit avec malice devant l'objectif de Man Ray en 1924, apostrophant le futur : bien malin qui saura redonner la m&#233;moire &#224; un amn&#233;sique&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sacr&#233; Satie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
