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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Laurence Laux, FONDUE dE street art</title>
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		<dc:date>2026-02-03T12:45:58Z</dc:date>
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		<dc:creator>Violaine Colmet Da&#226;ge</dc:creator>



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&lt;p&gt;De sa rue Ordener natale jusqu'au quartier de la Moskowa, Laurence Laux a toujours habit&#233; le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. C'est l&#224; qu'elle a assist&#233; aux d&#233;buts du street-art parisien. Institutrice de m&#233;tier, Laurence Laux a toujours baign&#233; dans le milieu de l'art. Son p&#232;re, Charles B&#233;zie, est un peintre passionn&#233; et reconnu et son mari, ancien typographe, est devenu, au tournant des ann&#233;es 1990 et sous le nom de Mosko, l'un des fers de lance d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de street artistes. Elle-m&#234;me trouve sa voie, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH99/dsc_0434_nxb-5af01.jpg?1787830478' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De sa rue Ordener natale jusqu'au quartier de la Moskowa, Laurence Laux a toujours habit&#233; le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. C'est l&#224; qu'elle a assist&#233; aux d&#233;buts du street-art parisien. Institutrice de m&#233;tier, Laurence Laux a toujours baign&#233; dans le milieu de l'art. Son p&#232;re, Charles B&#233;zie, est un peintre passionn&#233; et reconnu et son mari, ancien typographe, est devenu, au tournant des ann&#233;es 1990 et sous le nom de Mosko, l'un des fers de lance d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de street artistes. Elle-m&#234;me trouve sa voie, comme b&#233;n&#233;vole, au MUR (association Modulable-Urbain-R&#233;actif) d'Oberkampf sur lequel des artistes du monde entier r&#234;vent aujourd'hui de vider leurs bombes de peinture. Se d&#233;finissant comme calme, passionn&#233;e et un brin obsessionnelle, elle nous raconte dans le quartier de la Moskowa, les d&#233;buts de cet art urbain, au c&#339;ur du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Au c&#339;ur du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; des ann&#233;es 1970&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je suis n&#233;e dans une clinique situ&#233;e au croisement de la rue Ordener et du boulevard Ornano. Fille unique et d&#233;sir&#233;e. Nous habitions un petit appartement de 36m2 rue Ordener, ma chambre avait &#233;t&#233; install&#233;e &#224; la place de la salle de bains et je dormais sur trois coussins d&#233;pli&#233;s. C'&#233;tait rudimentaire mais mon p&#232;re avait bien am&#233;nag&#233; notre petit logement. J'ai beaucoup aim&#233; cet endroit dans lequel j'ai v&#233;cu jusqu'&#224; mes 17 ans. Peintre &#224; mi-temps, mon p&#232;re travaillait dans son vieil atelier de la rue Championnet, vers Guy M&#244;quet. Cet endroit, aujourd'hui disparu, &#233;tait compos&#233; de plusieurs ateliers et le voisin de mon p&#232;re, Jos&#233; Subira-Puig, un sculpteur talentueux et connu est devenu un grand ami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma m&#232;re &#233;tait une institutrice passionn&#233;e et travaillait &#224; l'&#233;cole rue Ren&#233; Binet (&#231;a s'appelait la Zone &#224; l'&#233;poque) et elle m'a donn&#233; la vocation : d&#232;s l'&#226;ge de 6 ans, j'ai su que je voulais exercer cette profession. J'ai gagn&#233; ma vie &#224; l'&#226;ge de 18 ans, en entrant &#224; l'&#233;cole normale d'institutrices et j'ai habit&#233; un joli studio rue du square Carpeaux. Par la suite j'ai enseign&#233; &#224; l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire Belliard puis &#224; l'&#233;cole maternelle Mont Cenis. Depuis que je suis &#224; la retraite, avec mes anciennes coll&#232;gues, on d&#238;ne ensemble r&#233;guli&#232;rement. Souvent au Safari ou &#224; la Timbale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai rencontr&#233; mon mari, G&#233;rard Laux, en vacances dans le Var. Il faisait de la voile et moi de la plong&#233;e sous-marine. Tous deux originaires du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, nous fr&#233;quentions le march&#233; du Poteau, &#231;a a accroch&#233; entre nous tout de suite. Trois mois plus tard, nous &#233;tions mari&#233;s. Rencontr&#233;s en juillet, install&#233;s ensemble en septembre, mari&#233;s le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; octobre ! Je n'avais jamais r&#234;v&#233; d'un grand mariage, &#231;a a &#233;t&#233; modeste et pr&#233;par&#233; en trois semaines, le temps minimum pour publier les bans ! Nous avons d&#233;jeun&#233; au restaurant La Prune D'ente, qui n'existe plus malheureusement, vers la porte de Clignancourt. On y mangeait bien et ce n'&#233;tait pas trop cher. C'&#233;tait simple : une grande tabl&#233;e suivie d'une soir&#233;e entre amis ! Nous avons emm&#233;nag&#233; dans la foul&#233;e, rue Montcalm. Notre fils est n&#233; l'ann&#233;e suivante, en 1984, notre fille trois ans plus tard.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un &#233;l&#233;phant de trois m&#232;tres de haut&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En 1987, nous avons eu le coup de foudre pour un appartement dans le quartier de la Moskowa. A l'&#233;poque, le quartier &#233;tait compl&#232;tement insalubre : il &#233;tait compos&#233; de maisonnettes dans un &#233;tat effroyable qui ont &#233;t&#233; d&#233;molies pour laisser place &#224; un terrain vague. G&#233;rard a eu l'id&#233;e de l'am&#233;nager et l'&#233;gayer. Pour en profiter, nous avons enlev&#233; les mauvaises herbes et il a fabriqu&#233; un chemin avec des palettes. Sur l'un des murs, il a alors entrepris la r&#233;alisation d'une &#339;uvre d'art avec du pl&#226;tre et de la peinture : un &#233;l&#233;phant en relief, avec un indien et une lance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre faisait 3 m&#232;tres de haut ! On a fait des f&#234;tes sur ce terrain vague, c'&#233;tait joyeux ! Comme le quartier &#233;tait v&#233;tuste et que de nombreux b&#226;timents &#233;taient vou&#233;s &#224; la d&#233;molition, G&#233;rard a eu l'id&#233;e de r&#233;aliser des pochoirs d'animaux de la savane, pour &#233;gayer l'endroit. C'est comme cela qu'il a commenc&#233; dans les ann&#233;es 1990. Il s'est inspir&#233; du quartier de la Moskowa pour trouver son nom d'artiste : Mosko. Aujourd'hui, son atelier se trouve &#224; Montreuil. Il cr&#233;e des tableaux et participe &#224; des expositions. Il est reconnu comme un pionnier du street art, comme J&#233;r&#244;me Mesnager. &#199;a a chang&#233; notre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mon c&#244;t&#233;, j'aimais beaucoup le street art mais j'avais besoin de me l'approprier. Il y a une quinzaine d'ann&#233;es, je me suis mise &#224; filmer les artistes et leurs performances. C'est ainsi que je suis devenue b&#233;n&#233;vole au MUR d'Oberkampf. C'est le premier mur officiel d&#233;di&#233; au street art, qui fonctionne avec une programmation. Un nouvel artiste vient peindre tous les mois sur ce mur de 8 m&#232;tres sur 3. J'interviewe les artistes et monte une courte vid&#233;o de 3 &#224; 4 minutes. Cela constitue les archives du MUR. J'ai appris la vid&#233;o sur le tas : j'en ai r&#233;alis&#233; plus de 200. Le choix des artistes est soumis &#224; un comit&#233;, dont je fais partie. Mosko et ses animaux sauvages y ont &#233;t&#233; expos&#233;s, J&#233;r&#244;me Mesnager et ses personnages. Insane 51 y a propos&#233; une &#339;uvre en 3D et Bordalo II, connu pour sa d&#233;marche &#233;cologique et ses sculptures &#224; base de d&#233;chets, y a r&#233;alis&#233; une souris en relief. En novembre, Codex Urbanus y a pr&#233;sent&#233; son &#339;uvre, un bestiaire d'animaux fantastiques.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De Paris au Portugal&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Aujourd'hui, il existe pr&#232;s de 60 murs, comme celui d'Oberkampf. On est all&#233; en inaugurer un r&#233;cemment &#224; Porto. Cela ouvre des horizons incroyables. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, des friches et diff&#233;rents espaces sont disponibles mais les &#339;uvres ne sont pas toujours bien mises en valeur. Certains murs restent chasse-gard&#233;e par certains groupes, m'a-t-on dit. Mais il existe encore des coins, comme le long de la voie ferr&#233;e ou sur la petite ceinture o&#249; les graffeurs peuvent se rendre facilement. Le street art &#233;volue bien : il est de plus en plus beau, de plus en plus impressionnant !&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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