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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Zelia, une couturi&#232;re c&#233;leste</title>
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		<dc:date>2026-02-28T17:02:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier</dc:creator>



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&lt;p&gt;Zelia r&#232;gne sur sa boutique-atelier o&#249; elle cr&#233;e de fabuleuses robes de mari&#233;e. L'aboutissement d'un parcours plein de rencontres saisies &#224; pleines mains. &lt;br class='autobr' /&gt; Ind&#233;pendante, originale et fid&#232;le &#224; ses r&#234;ves d'ado, Z&#233;lia virevolte dans sa boutique de la rue d'Orsel, ouverte il y a quarante ans. Tr&#232;s grande, haut perch&#233;e sur des talons, elle re&#231;oit un client qui vient acheter un tablier, sort des tissus, fait des propositions, &#233;coute la demande du client avec la plus grande attention. Tout en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH115/_n8c3095nb-1dd30.jpg?1787824236' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Zelia r&#232;gne sur sa boutique-atelier o&#249; elle cr&#233;e de fabuleuses robes de mari&#233;e. L'aboutissement d'un parcours plein de rencontres saisies &#224; pleines mains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ind&#233;pendante, originale et fid&#232;le &#224; ses r&#234;ves d'ado, Z&#233;lia virevolte dans sa boutique de la rue d'Orsel, ouverte il y a quarante ans. Tr&#232;s grande, haut perch&#233;e sur des talons, elle re&#231;oit un client qui vient acheter un tablier, sort des tissus, fait des propositions, &#233;coute la demande du client avec la plus grande attention. Tout en vivant et parlant &#224; toute allure, la &#171; Queen du tablier &#187; comme elle se d&#233;signe &#8211; elle en&lt;br class='autobr' /&gt;
aurait fait 20 000 ici, dans son atelier &#8211; montre dans la partie accueil, entre canap&#233;, fauteuil et portants, les fameuses robes de mari&#233;e qui sont sa marque de fabrique. &#171; Je fais tout au feeling, me fiant &#224; mon seul &#339;il. &#187; Robes exotiques, robes pr&#233;cieuses, champ&#234;tres, baln&#233;aires, frileuses et douillettes pour les mariages d'hiver ou largement d&#233;collet&#233;es pour les &#233;pousailles de plein &#233;t&#233;, chaque mod&#232;le est unique et discut&#233; avec la cliente. L'exp&#233;rience parle pour celle qui est tout mouvement. &#171; Mon logo &#8211; Sur la terre comme au ciel &#8211;, je l'ai invent&#233; &#224; 11 ans. Je suis une pure autodidacte, sans formation, sans passage par une &#233;cole. &#187; Originaire d'un petit village de Picardie, entre vaches et betterave &#224; sucre, Z&#233;lia revient sur son enfance : &#171; Pour moi &#231;a commence un peu mal, j'arrive dix-sept ans apr&#232;s mes autres fr&#232;res et s&#339;urs, je suis la sixi&#232;me. C'&#233;tait Zola, pas de chauffage ni d'eau chaude, autant dire le Moyen &#194;ge. &#187; Pas de quoi d&#233;courager cette battante, amoureuse de sa libert&#233; qui, d&#232;s son plus jeune &#226;ge, alors qu'elle ne sait pas encore ce qu'elle va faire, r&#234;ve d'un autre monde. Elle croit aux f&#233;es, aux princesses ! Alors, tr&#232;s vite, Z&#233;lia va se d&#233;marquer. Elle se fixe l'objectif d'&#234;tre la premi&#232;re de la classe, motiv&#233;e par des profs auxquels elle rend hommage et se met &#224; fr&#233;quenter aussi les vieilles dames du coin qui lui apprennent le tricot. Et toujours, sortir de chez elle, lire &#171; beaucoup parce que c'est gratuit &#187; et cultiver un monde imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;v&#233;lation sur r&#233;v&#233;lation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Naissent alors des &#171; gilets tr&#232;s techniques, tr&#232;s color&#233;s &#187; qu'elle montre fi&#232;rement sur une photo d'&#233;poque, sortie d'une valise blanche en carton, celle-l&#224; m&#234;me qu'elle trimbalait &#224; l'&#233;cole et qu'elle sort de dessous un petit meuble rempli de tissus. Ado, elle r&#233;cup&#232;re des bouts de laine et, avant la mode de l'upcycling (ou surcyclage), d&#233;coupe, adapte, s'invente des personnages. Il lui arrive aussi, d&#232;s le coll&#232;ge, de se changer deux fois par jour, ce qui inqui&#232;te un peu ses proches. Ses professeurs pensent qu'elle veut devenir artiste et finalement, une fois le bac en poche, elle se rend en stop au festival d'Avignon. L&#224;, r&#233;v&#233;lation, elle voit le march&#233; artisanal et d&#233;couvre qu'on peut gagner sa vie en faisant quelque chose avec ses mains. Apr&#232;s un passage &#233;clair &#224; la fac Paris 8 Saint-Denis, elle d&#233;cide de se rendre utile dans les backstages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouveau coup de baguette magique, nouvelle r&#233;v&#233;lation, elle rencontre Dan de Ticaret, celui qui a lanc&#233; le hip-hop et se rapproche de l'importation des fringues am&#233;ricaines. La voil&#224; propuls&#233;e dans un monde o&#249; elle c&#244;toie Higelin, Axel Bauer, Nilda Fernandez, Didier Lockwood et autres c&#233;l&#233;brit&#233;s, un monde dans lequel elle va s'&#233;panouir, ce Paris des ann&#233;es 80 dont elle dit que &#171; c'est un beau Paris &#187;. Elle habite alors square Carpeaux et s'installe dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour toujours !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De la &#171; fringue &#187; &#224; la robe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elle coud ses robes dans sa chambre de bonne et propose en 1984 un d&#233;fil&#233; au Palace, l'incontournable lieu de f&#234;te de l'&#233;poque. Christian Lacroix est l&#224;, il la remarque et l'encourage. Elle travaille alors dans le spectacle, habillant les artistes du Palace, cr&#233;ant les costumes de Un monde sans piti&#233;, le film d'Eric Rochant, ceux d'un op&#233;ra-rock tir&#233; des Pr&#233;cieuses ridicules. Elle saisit toutes les chances qui se pr&#233;sentent &#224; elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand vient la mode des d&#233;p&#244;ts-ventes o&#249; ses robes ont un grand succ&#232;s, la propri&#233;taire de la boutique lui fait un cadeau : un pr&#234;t pour qu'elle puisse acheter les murs - dans lesquels elle est toujours. &#171; Ce que je n'avais pas dans ma vie amoureuse (sa relation avec l'acteur et r&#233;alisateur Laurent Ledoyen, le p&#232;re de ses enfants, &#233;tant pour le moins chaotique), je me mets &#224; l'avoir dans mon activit&#233; professionnelle. &#187; C'est alors qu'elle encha&#238;ne les plateaux t&#233;l&#233; et qu'on la consid&#232;re comme une artiste. &#171; Une artisane &#187;, rectifie celle qui aime les artistes qui usent de leurs mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle comprend aussi qu'elle va s'&#233;panouir dans une activit&#233; qu'elle a choisi d'exercer dans la joie. On la voit virevolter entre l'entr&#233;e de la boutique et l'atelier du fond, une table avec deux machines &#224; coudre et l'indispensable planche &#224; repasser. C'est de &#171; la belle couture &#187;, des &#339;uvres originales et faites localement, robes de princesse pour berg&#232;re r&#233;alis&#233;es avec fantaisie par une &#171; Cendrillon derri&#232;re le fer &#224; repasser &#187;, sourit-elle. Maintenant que sa carri&#232;re est bien avanc&#233;e, elle a entrepris de ressortir tous les tr&#233;sors glan&#233;s au cours des ann&#233;es et s'est donn&#233; comme d&#233;fi de tous les utiliser : tissus, boutons, dentelles, tout doit dispara&#238;tre. Au plafond, trois anges (gardiens !) s'envolent. Pour Z&#233;lia, la libert&#233; n'est pas un vain mot !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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