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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Le boucher de La Chapelle</title>
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		<dc:date>2016-01-03T17:30:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



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&lt;p&gt;En 1879, Victor-Joseph Pr&#233;vost a assassin&#233; et d&#233;pec&#233; au moins deux personnes, dispersant des paquets sanglants dans tout le quartier. Il &#233;tait&#8230; gardien de la paix ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Les bijoux, c'est comme les femmes, leur possession suffit pour vous en d&#233;go&#251;ter &#187; d&#233;clare, sans vergogne, Victor-Joseph Pr&#233;vost, gardien de la paix attach&#233; au poste de l'&#201;vangile dans le quartier de La Chapelle, lors de son arrestation. Il est accus&#233; du double assassinat de sa ma&#238;tresse Ad&#232;le Blondin et du courtier en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH122/arton468-4f354.jpg?1787826335' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1879, Victor-Joseph Pr&#233;vost a assassin&#233; et d&#233;pec&#233; au moins deux personnes, dispersant des paquets sanglants dans tout le quartier. Il &#233;tait&#8230; gardien de la paix !&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Les bijoux, c'est comme les femmes, leur possession suffit pour vous en d&#233;go&#251;ter &#187; d&#233;clare, sans vergogne, Victor-Joseph Pr&#233;vost, gardien de la paix attach&#233; au poste de l'&#201;vangile dans le quartier de La Chapelle, lors de son arrestation. Il est accus&#233; du double assassinat de sa ma&#238;tresse Ad&#232;le Blondin et du courtier en bijouterie Alexandre Lenoble. Nous sommes alors en fin d'ann&#233;e 1879 et la France est depuis neuf ans sous le r&#233;gime de la Troisi&#232;me R&#233;publique. &lt;br class='autobr' /&gt;
La police est &#224; cette &#233;poque une institution tr&#232;s critiqu&#233;e. Cette ann&#233;e-l&#224;, le journal La Lanterne n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; publier une s&#233;rie d'articles d&#233;non&#231;ant toutes sortes d'abus et de brutalit&#233;s polici&#232;res (passages &#224; tabac lors d'interrogatoires, ligotages&#8230;). Le pr&#233;fet de police de Paris commet alors une grave erreur en portant plainte contre le journal car les t&#233;moignages recueillis confirment ensuite que les accusations sont fond&#233;es. Un violent d&#233;bat &#233;clate &#224; l'Assembl&#233;e nationale : le ministre de l'Int&#233;rieur et le pr&#233;fet de police d&#233;missionnent.&lt;br class='autobr' /&gt;
En mars 1879, Louis Andrieux, le nouveau pr&#233;fet de police de Paris, est nomm&#233;. Il a pour mission de redorer le blason de la police. L'affaire du policier assassin Pr&#233;vost tombe donc tr&#232;s mal. N&#233;anmoins les consignes sont claires. Ce dossier doit &#234;tre r&#233;gl&#233; au plus t&#244;t et de mani&#232;re d&#233;finitive. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette curieuse affaire a commenc&#233; vers 8 h du soir dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, le 10 septembre 1879.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Macabres d&#233;couvertes&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
La veuve Thi&#233;ry, une blanchisseuse r&#233;sidant au 163 rue de La Chapelle prend le frais devant chez elle lorsque son attention est attir&#233;e par un &#233;trange man&#232;ge. Elle observe depuis plusieurs minutes la silhouette d'un homme qu'elle pense conna&#238;tre et qui zigzague d'un c&#244;t&#233; &#224; l'autre de l'impasse du Pr&#233;-Maudit. Il est en train de regarder le caniveau puis d&#233;pose un paquet en y donnant de violents coups de pieds. Il s'agit d'un homme de haute taille portant une blouse et coiff&#233; d'une casquette d'ouvrier.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s que l'inconnu dispara&#238;t, pouss&#233;e par la curiosit&#233;, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Thi&#233;ry va voir de plus pr&#232;s et trouve alors un paquet sanglant envelopp&#233; de toile grossi&#232;re &#224; moiti&#233; enfonc&#233; dans une bouche d'&#233;gout. Boulevers&#233;e, elle se pr&#233;cipite, le paquet sous le bras chez son boucher puis chez son pharmacien. Les deux hommes sont cat&#233;goriques ; il s'agit bien d'un bras humain sectionn&#233; au coude et au poignet. &#171; Du beau travail &#187; pr&#233;cise m&#234;me le boucher.&lt;br class='autobr' /&gt;
La veuve se rend ensuite au commissariat de La Chapelle o&#249; elle raconte les circonstances de sa sinistre trouvaille. Le commissaire Adolphe Lef&#233;bure est d'autant plus &#233;tonn&#233; qu'il vient de recevoir le t&#233;moignage d'une jeune ouvri&#232;re qui a vu, elle aussi, un homme, jeter un objet dans une bouche d'&#233;gout en y donnant de violents coups de pied. Il ordonne alors qu'il soit proc&#233;d&#233; &#224; des recherches dans les &#233;gouts du quartier dans la limite des rues de La Chapelle, de l'Evangile et d'Aubervilliers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Agents et habitants sont mis &#224; contribution. Et, au petit matin, 77 morceaux d'un corps d'homme sont rassembl&#233;s. Toutefois il manque la t&#234;te, la main gauche et divers visc&#232;res. Le lendemain matin, la veuve Thi&#233;ry, encore sous le choc, se rend au poste de police du 17 rue de l'Evangile afin de faire enregistrer sa d&#233;position lorsque dans la salle o&#249; se tiennent les policiers, elle reconna&#238;t subitement l'homme qu'elle a aper&#231;u la veille au soir. Il s'agit du &#171; bel homme &#187;, un gardien de la paix que les habitantes de l'arrondissement ont ainsi surnomm&#233; en raison de sa prestance physique. Il s'appelle Victor-Joseph Pr&#233;vost mais le commissaire Lef&#233;bure refuse de la croire. Pr&#233;vost, n'est-il pas un agent &#224; la conduite irr&#233;prochable et d&#233;cor&#233;, de surcro&#238;t, de la m&#233;daille d'Italie ? Ses coll&#232;gues le consid&#232;rent m&#234;me comme un assez bon camarade mais lui reprochent son caract&#232;re renferm&#233;, son avarice, son go&#251;t prononc&#233; pour l'argent et&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.18dumois.info/spip/spip.php?page=ou_nous_trouver&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;(La suite dans le num&#233;ro de janvier 2016)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
Illustration : &#169; S&#233;verine Bourguignon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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