Le 8 octobre dernier, les cinq mères de famille engagées dans cette enquête (voir n° 350) ont exposé leurs résultats devant un public attentif à la Salle Saint-Bruno. Le 18e du mois était présent à cette réunion. Retour sur cette recherche avec Rachida, Sadia, Nadja, Fatima et Ouhiba.
De quelle façon avez-vous commencé votre enquête ?
UPP Par notre autobiographie langagière, c’est-à-dire le récit personnel de chacune d’entre nous sur sa relation avec la langue maternelle. Pour toutes, cela avait un lien très fort avec l’enfance et nous avons compris que la langue parlée relève de l’intime. C’est comme un arbre généalogique de la langue qui relie les grands-parents, les parents et les enfants. Et parfois, un nœud dans l’arbre peut bloquer la transmission. (...)

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