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Le 18e du mois

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juin 2014 / Le dossier du mois

Tourisme : les bons plans du 18e

par Jacqueline Gamblin , Marie-Odile Fargier, Pierrick Yvon, Sylvie Chatelin, Thomas Sillas

Touristique, le 18e arrondissement ? Il passe plutôt pour un arrondissement familial et cosmopolite. Et pourtant si ! Plus d’un tiers des 29,3 millions de touristes qui ont visité Paris en 2013 sont venus dans le 18e. À cause d’un monument, le deuxième monument le plus couru de Paris : le Sacré-Cœur. En 2012, 10,5 millions de personnes l’ont visité. Il arrive devant le Musée du Louvre (9 660 600 visiteurs) et loin devant la Tour Eiffel (6 270 000). Sans détrôner toutefois la cathédrale Notre-Dame, qui a reçu 13 650 000 visiteurs la même année. Ce n’est pas seulement la basilique célèbre pour sa blanche coupole qui attire les visiteurs, mais aussi la magnifique vue sur Paris depuis son esplanade et les ruelles de la butte Montmartre tout autour de la place du Tertre et de ses peintres.
Deux autres secteurs attirent un grand nombre de visiteurs : le marché aux Puces, implanté sur la commune de Saint-Ouen mais qui déborde sur le nord du 18e, et le secteur de Pigalle pour sa réputation coquine… et parce que les cars de tourisme y déposent leurs passagers pour le Sacré-Cœur.
Pourtant le secteur touristique ne génère pas autant d’activité économique dans l’arrondissement que ce que ces chiffres de fréquentations pourraient faire espérer. En effet, sur les 1 770 hôtels de la capitale, très peu sont situés dans no­tre arrondissement : 71 seulement d’après les derniers chiffres connus (ce qui représente 5,6 % des chambres recensées dans l’ensemble du parc hôtelier parisien) contre 180 dans le 9e arrondissement pourtant bien plus petit, et 123 dans le 17e. Qui plus est, contrairement à la moyenne dans Paris où 60 % des hôtels sont classés trois ou quatre étoiles, ces catégories sont minoritaires dans le 18e : moins de dix quatre étoiles, moins de quinze trois étoiles, et beaucoup d’hôtels très modestes non classés qui accueillent surtout des déshérités dans des chambres de piètre qualité. Le prix moyen d’une chambre dans l’arrondissement est donc très inférieur à la moyenne dans la capitale : 99,10 € contre 171,80 € à Paris intramuros. Le 18e arrondissement comprend également trois résidences de tourisme (proposant de petits appartements meublés) sur les 64 que compte Paris, et trois auberges de jeunesse (l’auberge Yves Robert, le Montclair Hostel et le Village Hostel).
Un secteur est en pleine expansion mais plus difficile à mesurer : le logement chez l’habitant. Une trentaine de particuliers ont déclaré 47 chambres d’hôtes mais il en existe sans doute plus. En plein essor aussi, les meublés de tourisme pour des locations de courte durée, dont le nombre est là aussi difficile à évaluer (entre 11 000 et 18 000 sur tout Paris, chiffre inconnu dans le 18e)...
(Lire la suite dans le numéro de juin 2014)

Illustration : Séverine Bourguignon

Dans le même numéro (juin 2014)

n° 283

juin 2020