Du 4 au 7 décembre, le Lavoir moderne parisien (LMP) vibrera, à l’occasion d’une animation joyeuse et créative. Mêlant les publics de tous âges, la Semaine classique se déclinera cette année sur la thématique de la fête. Son slogan « FEST : la musique, la fête ». Mélomanes, néophytes ou amateurs initiés seront invités à enchaîner les découvertes musicales, de la musique baroque à l’électronique et célébrer cet art autour d’un verre, de jeux ou de la fameuse « pizza de la semaine classique ».
Cette ouverture artistique est un peu l’ADN des fondateurs de l’évènement, Michèle Pierre et Paul Colomb. À l’image de leur association Les Pontons des arts, les deux violoncellistes parviennent à faire cohabiter toutes sortes d’esthétiques et à réunir des artistes qui ne sont pas enfermés dans leur pratique. Ils se produiront, avec leur duo Brady (photo), le samedi 6 décembre, lors de deux concerts, à 17 h 30 et à 20 h 30. L’occasion d’évoquer en musique La Vie d’après, un répertoire conçu comme une rêverie : une addition de tableaux qui construisent un récit sonore fantastique sur nos futurs possibles. Deux danseurs les rejoindront, dont Krystale Lustrée qui proposera au public en fin d’après-midi d’inventer des maquillages fluo. La danse sera également présente, traditionnelle revisitée, avec le Bal bretonporain (savant mélange d’un bal breton au son de la musique contemporaine), un duo flûte-clarinette, toujours le 6 décembre, à 12 h 30.
Découvrez les ondes Martenot
Des découvertes, il y en aura beaucoup d’autres : le 5 décembre par exemple, celle des ondes Martenot, un instrument inventé au XXe siècle et joué par Cécile Lartigau, une ondiste (oui, c’est comme cela que l’on nomme l’instrumentiste !). Ou encore, l’accordéon associé au synthétiseur, et manié par le compositeur Franck Krawczyk. Il naviguera voluptueusement entre les époques et les genres, accompagné de la soprano Marie Soubestre. Sans oublier les timbres shakespeariens de l’ensemble baroque The BanXhies, le 7 décembre à 16 h.
Le pianiste classique Gwendal Giguelay, qui aime taquiner le répertoire contemporain ou celui de l’improvisation, ouvrira les festivités le 4 décembre, avec un ciné-concert suivi d’un karaoké auquel tout le monde pourra participer, sans limite de répertoire. Pour témoigner de la vitalité de la création, le Ponton des arts a passé commande à deux créateurs : la coréenne Imsu Choi proposera une œuvre pour ondes Martenot et Paul Alkhallaf jouera Cent visages, une composition électronique à découvrir en clôture de festival. Il y en aura pour tous les goûts lors de cette semaine finalement pas si classique au LMP !

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