Pouvez-vous nous présenter votre liste ?
Je suis Danièle Obono, candidate à la mairie du 18e arrondissement pour la liste du Nouveau Paris populaire. Cette liste rassemble des Insoumises et des Insoumis, mais aussi des Ecologistes, avec deux élus sortants, Emile Meunier et Manal Khallouk, ainsi que des habitants et des habitantes qui portent, avec nous, l’envie de changer le 18e.
Quel dispositif pour faciliter l’accès au sport et à la culture de tous les mineurs ?
La question de la jeunesse est importante dans notre programme. Nous avons plusieurs mesures qui permettront l’accès à la culture et au sport de tous les mineurs. D’abord, une refonte totale du périscolaire. C’est un moment extrêmement important dans la vie des enfants. Cette refonte permettra d’inclure beaucoup plus d’activités créatives et prendra en compte les envies des enfants et des élèves. On ne les entend pas beaucoup dans la composition de ce temps qui est pourtant très important pour eux. Et nous voulons remettre au centre la participation des jeunes à travers la refonte des instances des conseils de quartier, où les jeunes devraient avoir toute leur place, mais aussi en participant à la troisième initiative que je prévois. Celle de grands Etats généraux de la culture et de l’art dans lesquels la jeunesse apportera aussi sa voix.
Avez-vous une proposition pour améliorer la participation citoyenne aux conseils de quartier ?
Oui, nous faisons de la refonte des conseils de quartier un axe prioritaire pour revitaliser la démocratie locale. Nous voulons en faire des instruments où les citoyennes et les citoyens ont le pouvoir. Celui de décider, d’interpeller. Pour cela, nous prévoyons d’instaurer un référendum d’initiative citoyenne communale qui permettra à chacune et chacun de porter des délibérations auprès du conseil d’arrondissement, y compris au Conseil de Paris. Nous ferons aussi en sorte que les conseils de quartier soient réunis en assemblée qui pourra avoir un budget. Les habitantes et habitants pourront décider de quelles mesures, de quels projets l’assemblée sera saisie. Et enfin, nous proposerons aussi que les citoyens aient la possibilité non seulement d’émettre un avis sur plusieurs projets urbains, mais aussi de s’opposer à des projets et de faire en sorte que la Mairie fasse de nouvelles propositions et reprenne le débat et la discussion avec les résidentes et résidents.
Pouvez-vous prendre position sur le projet Gare des mines ?
Nous sommes contre la construction de telles infrastructures. Nous pensons que, depuis plusieurs années à Paris, énormément de projets de ce type ont été développés, avec énormément de bureaux. Alors que nous avons besoin de logements, mais aussi d’espaces pour que chacune et chacun puisse respirer, tout simplement, et profiter de l’arrondissement. Il faut au contraire créer des espaces verts. Nous proposons d’en créer deux nouveaux dans le 18e qui seront aussi des espaces de création artistique et culturelle. Des projets sont portés actuellement par des structures qui occupent temporairement la Gare des mines. Cela doit être la base de projets qui devront aussi impliquer davantage les habitantes et habitants. Il s’agit d’un périmètre à la frontière de deux territoires. Il y a besoin de créer des ponts pour que toutes et tous, dans le 18e, puissent s’emparer de ces espaces et y trouver leur place. Ce sera le cas notamment dans la réflexion des Etats généraux de la culture et des arts dans le 18e.
Comment concilier la vie de quartier et les activités touristiques ? Comment lutter contre le surtourisme ?
Nous voulons lutter contre le sur-tourisme. Tout d’abord, il faut intervenir sur la prolifération des locations, par l’intermédiaire des plateformes numériques. Nous mettrons en place une brigade du droit au logement dont l’une des tâches importantes sera de faire en sorte que les annonces illégales d’Airbnb soient présentées devant la justice. Ceci afin de remettre sur le marché les biens en location, pour répondre à la crise du logement que subissent nos concitoyens. Il faut aussi agir sur le territoire. Effectivement, rendre Montmartre, rendre les espaces qui sont aujourd’hui victimes du surtourisme, à la fois aux habitants et aux habitantes mais aussi permettre que les touristes nombreux puissent avoir une expérience agréable. Or, ce n’est pas le cas aujourd’hui avec le surtourisme. Nous proposons notamment de refuser un label nouveau qui risquerait d’augmenter la présence du tourisme, d’expérimenter aussi la réservation obligatoire pour visiter des sites comme le Sacré-Coeur. Nous proposons également qu’une équipe municipale veille à ce que soient respectées les interdictions, par exemple d’utiliser des haut-parleurs dans les visites ou les terrasses sauvages.

Quatre candidats face au 18e du mois
Samir Belaïd
Éric Lejoindre
Thierry Guerrier
Un espace de liberté en sursis pour les jeunes migrants
Des chiffonniers de la rue Marcadet aux biffins de la porte Montmartre
La légende de Mulan adaptée au théâtre
Zelia, une couturière céleste
