Journal d’informations locales

Le 18e du mois

mars 2026 / Spécial municipales

Éric Lejoindre

Pouvez-vous nous présenter votre liste ?

Je m’appelle Eric Lejoindre. Je suis la tête de liste de Le 18e est à vous, la gauche unie pour le 18e. C’est une liste composée du Parti socialiste, des Ecologistes, des Communistes, de Place publique. Bref, une liste de large rassemblement de la gauche, de la majorité actuelle aussi autour, pour Paris, de la candidature d’Emmanuel Grégoire qui mène la liste Paris est à vous.

Pouvez-vous nous présenter votre liste ?

Je m’appelle Eric Lejoindre. Je suis la tête de liste de Le 18e est à vous, la gauche unie pour le 18e. C’est une liste composée du Parti socialiste, des Ecologistes, des Communistes, de Place publique. Bref, une liste de large rassemblement de la gauche, de la majorité actuelle aussi autour, pour Paris, de la candidature d’Emmanuel Grégoire qui mène la liste Paris est à vous.

Quel dispositif pour faciliter l’accès au sport et à la culture de tous les mineurs ?

L’enjeu pour nous, c’est que grandir, être jeune dans le 18e soit une chance. Une chance parce que l’on a la chance d’avoir un arrondissement extrêmement divers, extrêmement mixte, avec une vie associative extrêmement dynamique, aussi bien pour l’accès à la culture que pour l’accès au sport. Il y a des écoles au sein desquelles on a beaucoup travaillé sur les questions de mixité scolaire et de mixité sociale. Et donc, dans ce mouvement-là, on veut d’abord faire en sorte que les enfants aient accès, grâce au périscolaire, à des activités culturelles, à des sorties, à des activités sportives. Et puis on veut aider les familles, notamment les familles monoparentales, à avoir accès au sport associatif ou à la culture associative. C’est un des engagements qui est pris aussi par Emmanuel Grégoire à l’échelle parisienne. Être enfant, être jeune, grandir, s’émanciper dans le 18e, je crois que c’est une chance, et je crois que la Mairie a un rôle à jouer pour assurer que ce soit plus encore grâce à ce que nous sommes, à notre mixité et à notre capacité à être ensemble et, surtout, à notre immense mobilisation des acteurs associatifs, culturels et sociaux. C’est vraiment un engagement très important parce que le 18e est un arrondissement assez jeune, avec beaucoup d’enfants.

Est-ce que vous avez une proposition pour améliorer la participation citoyenne aux conseils de quartier ?

La participation citoyenne est au cœur de l’ensemble des politiques publiques que nous menons. C’est vrai que les conseils de quartier sont nés il y a assez longtemps maintenant et ils se sont vus, d’une certaine façon, concurrencés par toutes les réunions de concertation que nous menons sur tous les sujets différents – sur les aménagements de l’espace public, sur les grands projets urbains… – et puis aussi par d’autres conseils que l’on a créés comme le Conseil de la vie associative, le Budget participatif. Bref, il y a une foultitude de dispositifs de participation qui, effectivement, maintenant ne sont pas toujours complètement cohérents entre eux. Et ils ne permettent pas toujours d’aller toucher ceux qui sont le plus éloignés de la participation citoyenne : les jeunes notamment, qu’on entend assez peu dans ces réunions, les familles qui n’ont pas toujours le temps, les personnes âgées qui hésitent parfois à venir à ces réunions. Nous voulons rendre de la cohérence à tout cela, renouveler ce fonctionnement, avec toujours en tête une chose simple. Tous les projets que nous menons sont des projets concertés. D’ailleurs, il n’y a pas un projet dans le 18e qui n’ait été transformé grâce à la concertation. Mais oui, il faut rendre cela plus cohérent et le conseil de quartier doit rester un outil central dans cette cohérence.

Pouvez vous prendre position sur le projet Gare des mines ?

Le 18e a la chance d’avoir encore quelques grands projets urbains : le projet Gare des mines-Fillettes, mais aussi le projet Hébert, ou – j’espère qu’on arrivera à le décoincer – le projet Ordener-Poissonniers. Ce sont des projets que l’on construit avec les habitants, avec là aussi en tête quelques grandes priorités. D’abord, refaire des rues parisiennes. C’est l’enjeu central du projet Gare des mines-Fillettes. Ensuite, refaire de la mixité sociale, faire en sorte que l’on puisse amener plus d’habitants dans les quartiers qui en ont besoin. Plus de densité, là où c’est utile. Et beaucoup plus d’espaces verts aussi. L’équilibre des projets on l’a pensé avec le Conseil de Paris, ils ont été adoptés par la majorité sortante. Ils vont apporter beaucoup d’améliorations dans la vie quotidienne des habitantes et des habitants et ils vont contribuer à répondre au principal problème des Parisiennes et des Parisiens, dans tous les quartiers du 18e et, je crois, partout à Paris : comment faire pour se loger ? Or, si l’on veut que Paris reste une ville vivante, il faut que l’on ait la capacité d’avoir des familles des catégories populaires, des familles de la classe moyenne qui puissent continuer de s’y loger. C’est l’enjeu de ces grands projets urbains.

Comment concilier la vie de quartier et les activités touristiques ? Comment lutter contre le surtourisme ?

Le tourisme c’est d’abord la conséquence de l’attractivité
du 18e. C’est à la fois une chance pour nos commerces, pour notre activité. C’est aussi un partage. On aime bien, on est fiers de partager le 18e avec le monde. Mais ça peut être aussi une contrainte. L’enjeu pour nous, c’est d’abord de faire en sorte que nos quartiers soient à destination de ceux qui les habitent. Et notamment Montmartre, c’est d’abord un quartier où l’on vit. Le premier sujet pour nous est de lutter contre le principal problème du tourisme et du surtourisme dans le 18e, qui est la prédation du logement. L’enjeu est de réguler Airbnb, de remettre des logements sur le marché et de lutter contre les ventes à la découpe, c’est un enjeu central. Il faut s’assurer que nos quartiers – et notamment Montmartre – soient des quartiers habités. Cela permettra d’ailleurs de travailler sur le commerce qui est le deuxième grand sujet : comment faire pour que les commerces, et notamment à Montmartre, ne soient pas uniquement à destination des touristes, mais continuent à être à destination des habitants. Et enfin, il y a des sujets plus faciles, de plus petite ampleur, notamment la régulation des groupes touristiques et l’utilisation, par exemple, des sons amplifiés. On a déjà des outils qui sont en place. Il faut mieux réguler ce tourisme parce qu’il faut privilégier la vie de quartier. Et pour privilégier la vie de quartier, il faut qu’il y ait des habitants. Et pour qu’il y ait des habitants, il faut des logements. Voilà la priorité numéro un.

Photo : Thierry Nectoux

Dans le même numéro (mars 2026)

  • Au sommaire

    Toutes et tous aux urnes !

    D’ici quelques jours, les Parisiennes et les Parisiens inaugureront un nouveau mode de scrutin : deux votes distincts pour élire les maire de Paris et d’arrondissement. Nous avons choisi d’interviewer quatre candidats à l’élection locale et de vous présenter quelques « outsiders ». Campagne oblige, nous avons aussi laissé traîner nos guêtres dans quelques mobilisations autour des candidats. Le mois de mars est aussi l’occasion de mettre les femmes à l’honneur : rencontre avec les jeunes footballeuses de l’Olympique Montmartre, mise à l’honneur des autrices racisées, et une foultitude d’artistes féminines. Moins réjouissant mais essentiel, nous relayons l’appel à contribution du CIDFF de Paris qui entame un travail important pour recueillir la parole des femmes de plus de 60 ans, victimes de violences conjugales. Egalement au sommaire, le combat de Fleur Breteau, fondatrice du collectif Cancer colère, de la maison de santé Mathagon ou encore du Coucou crew, l’accueil de jour pour les jeunes migrants, tous deux menacés.
  • Spécial municipales

    Quatre candidats face au 18e du mois

    La rédaction
    Le 16 février, nous avons rencontré quatre candidates et candidats aux municipales pour un entretien filmé à la Maison de la conversation. Vous pouvez retrouver les vidéos sur notre chaîne YouTube.
  • Spécial municipales

    Danièle Obono

    Pouvez-vous nous présenter votre liste ? Je suis Danièle Obono, candidate à la mairie du 18e arrondissement pour la liste du Nouveau Paris (…)
  • Spécial municipales

    Samir Belaïd

    Pouvez-vous nous présenter votre liste ? Je suis Samir Belaïd, un enfant de la porte de Montmartre. Le nom de ma liste est Paris 18e apaisé (…)
  • Spécial municipales

    Thierry Guerrier

    Pouvez-vous nous présenter votre liste ? Je m’appelle Thierry Guerrier. Je suis la tête de liste de Changer Paris et le 18e arrondissement, (…)
  • La vie du 18e

    Repérer et accompagner nos aînées victimes de violences conjugales

    Alice Breton
    Un tiers des féminicides en 2024 concernent des femmes de plus de 60 ans. Pourtant, leur parole reste dans l’ombre. Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles CIDFF mène l’enquête pour recueillir leurs témoignages et devenir un laboratoire pilote d’actions concrètes.
  • Marx Dormoy

    Sauvé ! Le Bois Dormoy fait la fête

    Véronique Soulé
    Près de vingt ans après sa création, le Bois Dormoy est désormais protégé. Pour célébrer cette nouvelle vie et ses nouveaux aménagements, rendez-vous le 21 mars, jour du printemps.
  • PORTE D’AUBERVILLIERS

    Un espace de liberté en sursis pour les jeunes migrants

    Auriane Lebert, Léa Simond-Côte
    Accueil inconditionnel, gratuit et libre, l’association Coucou Crew offre aux jeunes migrants non accompagnés un espace de soins et de création. Mais les jours de son lieu ressource, La Case, sont comptés, avec l’arrivée prochaine des travaux du projet Gare des mines.
  • Histoire

    Des chiffonniers de la rue Marcadet aux biffins de la porte Montmartre

    Danielle Fournier
    En janvier 1884, plusieurs milliers de chiffonniers se rassemblent dans une de leurs cités, rue Marcadet. Cause du conflit avec le préfet Eugène Poubelle : l’ordonnance obligeant les propriétaires à déposer leurs ordures dans des « boîtes » couvertes. A l’heure où la gestion des déchets et la propreté des rues sont des enjeux électoraux, nous avons choisi de relire un article de Noël Monier paru en novembre 1995.
  • Culture

    La légende de Mulan adaptée au théâtre

    Sandra Mignot
    Disney en avait fait un film d’animation, Les Béliers parisiens, eux, adaptent la légende chinoise Mulan sur scène.
  • Les Gens

    Zelia, une couturière céleste

    Danielle Fournier
    Zelia règne sur sa boutique-atelier où elle crée de fabuleuses robes de mariée. L'aboutissement d’un parcours plein de rencontres saisies à pleines mains.

En kiosque

N° 350 - juillet-août 2026