Pouvez-vous nous présenter votre liste ?
Je m’appelle Eric Lejoindre. Je suis la tête de liste de Le 18e est à vous, la gauche unie pour le 18e. C’est une liste composée du Parti socialiste, des Ecologistes, des Communistes, de Place publique. Bref, une liste de large rassemblement de la gauche, de la majorité actuelle aussi autour, pour Paris, de la candidature d’Emmanuel Grégoire qui mène la liste Paris est à vous.
Quel dispositif pour faciliter l’accès au sport et à la culture de tous les mineurs ?
L’enjeu pour nous, c’est que grandir, être jeune dans le 18e soit une chance. Une chance parce que l’on a la chance d’avoir un arrondissement extrêmement divers, extrêmement mixte, avec une vie associative extrêmement dynamique, aussi bien pour l’accès à la culture que pour l’accès au sport. Il y a des écoles au sein desquelles on a beaucoup travaillé sur les questions de mixité scolaire et de mixité sociale. Et donc, dans ce mouvement-là, on veut d’abord faire en sorte que les enfants aient accès, grâce au périscolaire, à des activités culturelles, à des sorties, à des activités sportives. Et puis on veut aider les familles, notamment les familles monoparentales, à avoir accès au sport associatif ou à la culture associative. C’est un des engagements qui est pris aussi par Emmanuel Grégoire à l’échelle parisienne. Être enfant, être jeune, grandir, s’émanciper dans le 18e, je crois que c’est une chance, et je crois que la Mairie a un rôle à jouer pour assurer que ce soit plus encore grâce à ce que nous sommes, à notre mixité et à notre capacité à être ensemble et, surtout, à notre immense mobilisation des acteurs associatifs, culturels et sociaux. C’est vraiment un engagement très important parce que le 18e est un arrondissement assez jeune, avec beaucoup d’enfants.
Est-ce que vous avez une proposition pour améliorer la participation citoyenne aux conseils de quartier ?
La participation citoyenne est au cœur de l’ensemble des politiques publiques que nous menons. C’est vrai que les conseils de quartier sont nés il y a assez longtemps maintenant et ils se sont vus, d’une certaine façon, concurrencés par toutes les réunions de concertation que nous menons sur tous les sujets différents – sur les aménagements de l’espace public, sur les grands projets urbains… – et puis aussi par d’autres conseils que l’on a créés comme le Conseil de la vie associative, le Budget participatif. Bref, il y a une foultitude de dispositifs de participation qui, effectivement, maintenant ne sont pas toujours complètement cohérents entre eux. Et ils ne permettent pas toujours d’aller toucher ceux qui sont le plus éloignés de la participation citoyenne : les jeunes notamment, qu’on entend assez peu dans ces réunions, les familles qui n’ont pas toujours le temps, les personnes âgées qui hésitent parfois à venir à ces réunions. Nous voulons rendre de la cohérence à tout cela, renouveler ce fonctionnement, avec toujours en tête une chose simple. Tous les projets que nous menons sont des projets concertés. D’ailleurs, il n’y a pas un projet dans le 18e qui n’ait été transformé grâce à la concertation. Mais oui, il faut rendre cela plus cohérent et le conseil de quartier doit rester un outil central dans cette cohérence.
Pouvez vous prendre position sur le projet Gare des mines ?
Le 18e a la chance d’avoir encore quelques grands projets urbains : le projet Gare des mines-Fillettes, mais aussi le projet Hébert, ou – j’espère qu’on arrivera à le décoincer – le projet Ordener-Poissonniers. Ce sont des projets que l’on construit avec les habitants, avec là aussi en tête quelques grandes priorités. D’abord, refaire des rues parisiennes. C’est l’enjeu central du projet Gare des mines-Fillettes. Ensuite, refaire de la mixité sociale, faire en sorte que l’on puisse amener plus d’habitants dans les quartiers qui en ont besoin. Plus de densité, là où c’est utile. Et beaucoup plus d’espaces verts aussi. L’équilibre des projets on l’a pensé avec le Conseil de Paris, ils ont été adoptés par la majorité sortante. Ils vont apporter beaucoup d’améliorations dans la vie quotidienne des habitantes et des habitants et ils vont contribuer à répondre au principal problème des Parisiennes et des Parisiens, dans tous les quartiers du 18e et, je crois, partout à Paris : comment faire pour se loger ? Or, si l’on veut que Paris reste une ville vivante, il faut que l’on ait la capacité d’avoir des familles des catégories populaires, des familles de la classe moyenne qui puissent continuer de s’y loger. C’est l’enjeu de ces grands projets urbains.
Comment concilier la vie de quartier et les activités touristiques ? Comment lutter contre le surtourisme ?
Le tourisme c’est d’abord la conséquence de l’attractivité
du 18e. C’est à la fois une chance pour nos commerces, pour notre activité. C’est aussi un partage. On aime bien, on est fiers de partager le 18e avec le monde. Mais ça peut être aussi une contrainte. L’enjeu pour nous, c’est d’abord de faire en sorte que nos quartiers soient à destination de ceux qui les habitent. Et notamment Montmartre, c’est d’abord un quartier où l’on vit. Le premier sujet pour nous est de lutter contre le principal problème du tourisme et du surtourisme dans le 18e, qui est la prédation du logement. L’enjeu est de réguler Airbnb, de remettre des logements sur le marché et de lutter contre les ventes à la découpe, c’est un enjeu central. Il faut s’assurer que nos quartiers – et notamment Montmartre – soient des quartiers habités. Cela permettra d’ailleurs de travailler sur le commerce qui est le deuxième grand sujet : comment faire pour que les commerces, et notamment à Montmartre, ne soient pas uniquement à destination des touristes, mais continuent à être à destination des habitants. Et enfin, il y a des sujets plus faciles, de plus petite ampleur, notamment la régulation des groupes touristiques et l’utilisation, par exemple, des sons amplifiés. On a déjà des outils qui sont en place. Il faut mieux réguler ce tourisme parce qu’il faut privilégier la vie de quartier. Et pour privilégier la vie de quartier, il faut qu’il y ait des habitants. Et pour qu’il y ait des habitants, il faut des logements. Voilà la priorité numéro un.

Quatre candidats face au 18e du mois
Danièle Obono
Samir Belaïd
Thierry Guerrier
Un espace de liberté en sursis pour les jeunes migrants
Des chiffonniers de la rue Marcadet aux biffins de la porte Montmartre
La légende de Mulan adaptée au théâtre
Zelia, une couturière céleste
