Pouvez-vous nous présenter votre liste ?
Je m’appelle Thierry Guerrier. Je suis la tête de liste de Changer Paris et le 18e arrondissement, avec Thierry Guerrier et Rachida Dati. Sur cette liste qui représente et reflète tous les quartiers du 18e, les classes sociales, les classes d’âge – de 25 ans aux seniors – il y a aussi des Européens, un Belge, une Italienne et une Allemande. Nous voulons représenter tout le 18e. Nous réunissons non seulement tous les quartiers et les différentes générations, mais aussi toutes les familles politiques de la droite et du centre, y compris des dissidents de Renaissance, bien sûr les LR, le Parti radical, le Modem et l’UDI, c’est important.
Quel dispositif pour faciliter l’accès au sport et à la culture de tous les mineurs ?
Je veux être le maire d’une ville apaisée, mais aussi d’une jeunesse qui puisse s’épanouir. Simplement à propos du sport et pour nous, il y a un constat d’échec considérable avec, par exemple, des équipements sportifs, aujourd’hui kidnappés puisqu’ils sont utilisés à d’autres vocations que le sport. Il faudra revoir toute la politique sportive. Avec un soutien aux associations sportives, culturelles et sociales qui est fondamental et sur lequel nous ne voulons pas revenir. Il y aura sans doute un audit, une évaluation de l’efficacité et des résultats. En ce qui concerne le sport, il faudra trois choses : réhabiliter les équipements sportifs qui en ont encore besoin, que ce soit des rings de boxe, ou l’insalubrité d’un certain nombre de lieux, notamment avec des cabines de douches qui sont, dans certains endroits, sans eau potable. Et puis, il faudra aussi être en capacité de parler en permanence avec les responsables d’associations. C’est fondamental. Il y aura un adjoint à la concertation qui sera en lien permanent avec les associations sportives.
Est-ce que vous avez une proposition pour améliorer la participation citoyenne aux conseils de quartier ?
Nous faisons le constat que la « démocratie participative » de l’équipe sortante est une supercherie, un mensonge. Les gens nous le disent. D’ailleurs, vous le voyez bien, les votations, c’est moins de 2 % de participation. C’est ridicule. Il faut donc rétablir une véritable démocratie locale. Cela passe par des conseils de quartiers revitalisés, qu’on va écouter. L’adjoint à la concertation dont je viens de vous parler devra rendre des comptes toutes les semaines sur sa capacité à dialoguer avec les responsables d’associations, les collectifs et les habitants eux-mêmes.
Pouvez-vous prendre position sur le projet Gare des mines ?
Nous ne voulons plus d’un Paris et d’un 18e moches. Ce n’est pas possible. Il faut que les quartiers aient une dynamique sociale qui permette aux gens qui pourraient accéder au logement intermédiaire d’en avoir envie. Regardez Chapelle International. Voilà en soi un beau projet. L’équipe sortante n’a même pas été capable de le réussir. C’est-à-dire qu’il y a des éléments : on a posé l’Arena, on a posé le campus et puis des bâtiments dont les logements intermédiaires ne se remplissent pas. On n’arrive pas à les vendre. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas d’intervention pour chasser les toxicomanes, pour chasser la vente à la sauvette et tous ces aspects. Évidemment, la propreté est un vrai sujet dans tout l’arrondissement. Nous commencerons d’abord par retrouver une politique qui permette aux gens d’avoir envie de venir dans le quartier, a fortiori dans ces tours, pour permettre une dynamique sociale d’une autre nature et positive.
Comment concilier la vie de quartier et les activités touristiques ? Comment lutter contre le surtourisme ?
Il n’y a pas de 18e arrondissement sans tourisme. Maintenant, il y a le surtourisme. Il faut établir un code de bonne conduite et il faut avoir la volonté politique de réguler, ce que ne fait pas l’équipe sortante. Elle ne régule pas. Il faut être en capacité, en amont, de discuter avec les tours-opérateurs et en aval, sur le terrain, notamment avec une police municipale dont vous savez que nous voulons la doubler en termes d’effectifs. Nous voulons aussi la former, l’armer et lui donner des missions très précises, notamment sur les aspects et les secteurs touristiques. Même si nous voulons que tout le 18e soit touristique. Il faut que sur ces endroits, en particulier Montmartre mais pas seulement, cette police municipale soit en capacité de faire appliquer ce code de bonne conduite, d’en suivre la réalisation. Cela veut dire qu’il faut des groupes un peu moins gros, cela veut dire qu’il faut interdire les haut-parleurs. Cela veut dire qu’il faut des toilettes publiques, pas un seul jeu de toilettes publiques. Il y a des moyens quand on a envie. Il faut aussi végétaliser le 18e, vous ne m’avez pas donné l’occasion d’en parler mais j’aurais énormément de choses à en dire.

Quatre candidats face au 18e du mois
Danièle Obono
Samir Belaïd
Éric Lejoindre
Un espace de liberté en sursis pour les jeunes migrants
Des chiffonniers de la rue Marcadet aux biffins de la porte Montmartre
La légende de Mulan adaptée au théâtre
Zelia, une couturière céleste
