Depuis 2018, la chorale parisienne Flying MINT a adopté le 18e pour ses répétitions qui se déroulent au FGO Barbara, le lundi soir. Dans un répertoire inédit, fruit du travail du collectif, elle se produit régulièrement dans diverses salles de l’arrondissement : le Cent Quatre, le Point Ephémère, FGO et plus récemment le Shakirail.
C’est lors de résidences que s’écrivent les chansons que la vingtaine de choristes interprètent à capella ou sur une base électro. La chorale, dont les membres prônent la puissance de l’action collective, est issue d’un mouvement plus large initié par Gérald Kurdian qui développe depuis 2017 Hot Bodies of the Future !, un cycle de recherches sur les formes alternatives de sexualité et les micro-politiques queer. Dans ce cadre, l’artiste a initié Hot Bodies Choir, des chorales dont les participants et participantes composent leurs propres textes.
À l’intersection des genres
Le nom de Flying MINT – qui a été choisi par la chorale de Paris il y a deux ans, lorsqu’elle s’est autonomisée – s’inspire d’un groupe avant-gardiste allemand des années 1970, les Flying lesbians. Composé de sept femmes, il a été l’un des premiers groupes de rock féminin en Europe. Quant à MINT, c’est juste l’anagramme de meufs, intersexes, non-binaires et trans. Autant dire que la chorale est féministe et queer, comme le révèlent les thèmes abordés dans les chansons, en particulier les questions de genre, inspirées de discussions, d’expériences personnelles mais aussi de textes fondateurs du féminisme mis en musique.
La chorale envisage peut-être de s’élargir, mais les critères pour y entrer sont assez précis : les admissions se font à la suite d’ateliers d’écriture qui permettent au groupe de sentir la capacité des futurs choristes à s’intégrer. À suivre.

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